Témoignages d'étudiants
Les étudiantes et étudiants ci-dessous ont eu l'opportunité de partir en mobilité d'études ou de stage à l'étranger dans le cadre de leur cursus à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Découvrez leurs impressions, retours et conseils sur leur expérience de mobilité. Les opinions exprimées dans ces témoignages n'engagent que leurs auteur(ice)s et ne sauraient refléter la position de l'université.
Carte des témoignages disponibles
Témoignages Europe
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Allemagne (Freie Universität Berlin)
Félicie, Allemagne (2025-2026)
Félicie, étudiante en histoire, est partie en échange 4 mois à Freie Universität Berlin (Allemagne) pendant son année de Master 2 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Allemagne ?
Je voulais profiter de l'expérience proposée par le système Erasmus, n'ayant pas pu le faire avant dans mes études. Je voulais voir autre chose, sortir un peu du système français classique pour un moment, et l'Allemagne me donnait particulièrement envie pour tous les lieux historiques présents à Berlin, la proximité avec ma région d'origine en France, l'ambiance de la ville, les nombreux endroits pour faire la fête et la possibilité de parler d'autres langues.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Berlin ?
Pour les raisons énumérées ci-dessus.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de Freie Universität Berlin ?
Non jamais, mais car je ne m'étais pas renseignée plus que cela avant.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil au sein de l'université a été parfait. L'université accompagne ses étudiants en échange pour absolument toutes les démarches, questions, envoie des mails très utiles, est présente, organise de quoi s'intégrer, etc. Cependant, les logements étudiants mis à disposition ne sont pas arrangeants, très loin du centre-ville et les contacts avec l'organisme pour se loger (Studierendenwerk) ont été très désagréables, ils ont mis des mois à me rendre ma caution.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours pour apprendre l'allemand, niveau N1 (ils sont très bien à la Freie, surtout avec Hartmut Hapke).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 en anglais (sur le papier) et j'ai énormément progressé, oui.
Si la langue du pays était différente de la langue d’enseignement, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Je n'avais choisi aucun cours en allemand, ne le parlant pas en arrivant ; hormis des cours de langue pour l'apprendre justement.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Allemagne ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Je m'étais déjà rendue en Allemagne occasionnellement, mais seulement quelques jours à Berlin. La vie y est très agréable, on s'y sent bien, en sécurité, les courses sont beaucoup plus abordables.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les courses alimentaires sont beaucoup moins chères qu'en France, et beaucoup beaucoup moins qu'à Paris. Les logements restent cependant assez chers.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ et de l'aide FSDIE pour les boursiers du Crous.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je conseille de vivre quand même en centre ville de Berlin, même s'ils étudient à la Freie Universität. L'université est vraiment bien, les cours y sont très qualitatifs et je la recommande largement. Il n'est pas nécessaire de parler un très bon allemand en amont.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Allemagne est différente de la France ?
Très différent, le respect des règles est très marqué voire trop parfois ; la bureaucratie allemande a été un point négatif de mon expérience, car très exigeante. Mais la vie est aussi plus agréable qu'en France car les gens respectent davantage l'espace de chacun, on s'y sent plus en sécurité (surtout dans les transports, en tant que femme, selon mon expérience).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur allemand ?
Les cours sont entièrement basés sur la participation et les interactions, ce n'est pas possible de rester passif, ce qui est très différent du système francais. On nous demande aussi beaucoup plus de travail en amont, plus de lectures, et donc d'autonomie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a fait gagner en indépendance, en confiance en moi et a été très enrichissante, sur le plan linguistique, amical, découverte, etc. Sur le plan professionnel, cela permet d'ouvrir de nouveaux horizons, de s'améliorer dans d'autres langues et compétences.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir ma deuxième année de master à Paris 1, rendre mon mémoire, effectuer un stage.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travailler dans un beau musée.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pas pour le moment.
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Autriche (Université de Vienne)
Myriam, Autriche (2021-2022)
Myriam, étudiante en économie, est partie en échange 5 mois à l’université de Vienne (Autriche) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Autriche ?
Depuis le début de ma licence je savais que je voulais faire une mobilité internationale. J'avais envie de découvrir un autre système éducatif et de m'immerger dans une autre culture. J'ai choisi l'Autriche car je cherchais une destination germanophone, sans pour autant partir en Allemagne.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Vienne ?
J'ai choisi Vienne car c'est une ville que j'avais déjà visité pendant mes vacances et que j'avais adoré. Je voulais y retourner pour un plus long séjour pour découvrir la ville sous un autre angle et pouvoir vivre "comme une Autrichienne" pendant quelques mois.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Vienne ?
Non, pas vraiment.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
C'était excellent ! J'ai trouvé mon logement sur Facebook par un particulier assez facilement mais beaucoup de mes amis ont préféré prendre des logements étudiants pour être entourés d'autres étudiants. L'université de Vienne nous contacte 3/4 mois avant notre départ pour nous partager toutes les informations et une semaine d'intégration est organisée au début du semestre. Pour rencontrer des étudiants, ce n'est pas compliqué étant donné que tous les étudiants Erasmus sont là pour la même chose.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours de stratégie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 en anglais et B1 en allemand. Concernant l'anglais, j'ai surtout progressé sur ma fluidité de parole et sur les conversations informelles. Pour l'allemand, j'ai aussi pu apprendre du vocabulaire et avoir des vraies conversations.
Avez-vous pris des cours d’allemand sur place ?
J'ai choisi de prendre mes cours qu’en anglais pour être sûre de suivre mais le choix est plus restreint. Il y a beaucoup plus de cours proposés en allemand.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Autriche ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà venue 3 jours en vacances. Vienne est une ville très sécurisée où les habitants sont extrêmement respectueux des règles. Ils savent aussi très bien s'amuser et de nombreux endroits sont dédiés à ça. C'est une très belle ville à taille humaine où il fait bon vivre.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
C'est assez similaire à Paris. Le repas moyen au restaurant est autour de 10 euros (mais les restaurants étudiants proposent des formules à 6 euros). Les loyers sont moins chers (environ 400 euros/mois pour une chambre en résidence). Autrement, les prix des vêtements, des courses sont identiques à Paris.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai touché seulement la bourse Erasmus de 200 euros/mois.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Foncez ! Vienne est une ville incroyable, vraiment belle et les Autrichiens sont accueillants. Les cours sont faciles à suivre et l'université de Vienne accompagne ses étudiants internationaux durant tout le semestre.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Autriche est différente de la France ?
Il y a peu de différences, la culture est assez similaire. C'est vrai que l'Autriche et surtout Vienne ont gardé une dimension historique, avec un grand respect et une reconnaissance profonde pour l'histoire de leur pays.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur autrichien ?
Il y a peu d'heures de cours par semaine, par contre il y a beaucoup de lectures à faire individuellement pour suivre le cours. Les cours sont plutôt des moments de discussions entre le professeur et les élèves.
Il y a aussi le sytème TD / Amphi avec des cours obligatoires et d'autres non. Les professeurs sont aussi beaucoup plus approchables (tutoiement, on les appelle par leur prénom...).Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a apporté une expérience très enrichissante qui valorise mon parcours scolaire. Sur le plan personnel, c'est un moment vraiment à part dans mon cursus scolaire. Découvrir une autre ville et y étudier fait grandir.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon master.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Diplômée et avec un CDI.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui ! Erasmus m'a donné envie de vivre à l'étranger à court ou long terme, soit retourner en Autriche ou un pays anglophone.
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Belgique (Université libre de Bruxelles)
Justine, Belgique (2025-2026)
Justine, étudiante en double licence droit-histoire, est partie en échange 4 mois à l’université libre de Bruxelles (Belgique) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Belgique ?
Je souhaitais partir à l’étranger pour pouvoir avoir des matières qui n’étaient pas disponibles avec mon cursus que je suivais. Je voulais avoir une réelle spécialisation dans le droit européen.
Pourquoi avez-vous choisi Bruxelles ?
J’ai choisi Bruxelles car elle est la capitale européenne par excellence. C’est une ville internationale avec une culture très intéressante. La présence d’institutions européennes dans la ville est quelque chose qui me plaisait beaucoup.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université libre de Bruxelles ?
Non, je n’avais jamais entendu parler de l’ULB.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Tout s’est très bien passé. Le comité d’accueil pour les étudiants Erasmus m’a suivi très attentivement le long de mon séjour. Je ne me suis jamais sentie seule ! Et se faire des amis était simple car les réunions organisées par le département Erasmus nous ont permis de faire de belles rencontres !
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était celui de Droit de l’Union européenne. Mais j’ai aussi beaucoup aimé celui de Comparative Law.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J’avais un niveau anglais C1. J’avais un seul cours en anglais (celui de Comparative Law). Le reste se faisait en français.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Belgique ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, c’était ma première fois en Belgique. Je pense que l’on sous-estime beaucoup sa différence avec la France. J’ai vécu une vraie différence culturelle. La culture flamande est quelque chose que je ne connaissais pas ou très peu. La vie sur place est très agréable. Bruxelles est une ville qui est très vivante de jour comme de nuit ! Mais les alentours sont aussi magnifiques, comme la ville de Gent qui est un bijou de l’architecture flamande !
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Je pense que le prix de la vie est assez similaire à celui de Paris. On peut trouver des logements un peu moins chers. Mais le prix de la vie est relativement similaire à celui de notre capitale.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui j’ai pu bénéficier de la bourse Erasmus+ que nous verse l’université.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je pense qu’il ne faut surtout pas avoir de préjugés ! Car vous risqueriez d’être surpris par la Belgique. C’est devenu ma destination de cœur. La sympathie et la générosité des Belges n’est pas un mythe. Elles vous feront vous sentir chez vous très vite :)
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Belgique est différente de la France ?
Dans un premier temps, l’histoire du pays. La Belgique a trois langues officielles qui sont le français, l’allemand et le flamand. La culture est marquée par cette division linguistique. De même pour la nourriture et les paysages qui, selon les régions, changent du tout au tout.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur belge ?
Oui. En Belgique, les TD ne sont pas possibles pour les étudiants Erasmus. On a donc que des CM, ce qui nous permet d’avoir du temps pour visiter la ville et ses alentours. De plus, je trouve qu’au sein de la communauté étudiante il y a beaucoup moins de compétition et plus d’entraide.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cela m’a permis de confirmer mes préférences. Grâce a cet échange, j’ai pu confirmer mon choix de continuer en master de droit européen. Et mon Erasmus m’a permis de faire une réelle spécialisation que mon double diplôme (droit-histoire) ne permet pas. J’ai été plongée dans les études européennes aussi bien sur le plan juridique qu’historique.
Quels sont vos projets à court terme ?
D’intégrer un master en droit européen. Et de refaire un Erasmus, cette fois-ci en Allemagne pour apprendre la langue.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
J’aimerais travailler dans une institution européenne. Ou alors dans un cabinet d’avocat spécialisé dans le droit européen.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, j’aimerais beaucoup. J’aimerais vivre en Allemagne, en Belgique ou aux Pays-Bas !
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Croatie (Université de Zagreb)
Pauline, Croatie (2020-2021)
Pauline, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l’université de Zagreb (Croatie) pendant son année de Licence 3 (année 2020-2021).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Croatie ?
La première raison qui m'a motivée à demander une mobilité était l'anglais. Il n'y a rien de mieux que d'être obligé de parler une langue pour s'améliorer. Également, l'expérience humaine : rencontrer des personnes de cultures différentes, qui ont une manière de penser différente, etc. Aussi, étudier en anglais : je visais le master de droit international donc maitriser l'anglais est impératif ainsi qu’avoir des notions d'autres droits que le droit français. J'ai choisi la Croatie un peu au hasard : j'étais partie en vacances là-bas l'année précédente et avais aimé le climat. Également, je savais que l'Italie, l'Espagne ou les Pays-Bas étaient très demandés et j'ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté.
Pourquoi avez-vous choisi Zagreb ?
Zagreb est la capitale de la Croatie. C’est donc intéressant d'un point de vue économique, culturel, social. Mais je me suis surtout focalisée sur les cours proposés par l'université, ceux de l'université de Zagreb s'intégraient bien dans mon projet de master et il y avait un large panel de choix. En plus, il n’y avait aucune autre ville proposée en Croatie pour l'EDS.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Zagreb ?
Non, jamais.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L’intégration s'est extrêmement bien passée, malgré la situation de Covid. L'administration était très réactive et répondait directement aux questions que nous avions par mail, même pour des questions ne concernant pas directement l'université. D'elle-même, elle nous a envoyé de nombreux documents nous expliquant en détail toutes les formalités administratives que les étudiants Erasmus doivent accomplir. Je ne me suis basée que sur ces documents et n'ai eu aucun autre problème administratif. En termes de sociabilité, les associations Erasmus étaient très actives. De nombreuses activités, week-ends et voyages d'intégration ont été organisés et m'ont permis de rencontrer beaucoup d'étudiants, Erasmus comme croates (ce qui était très enrichissant). Pour les logements, j'ai d'abord été en résidence (qui est très peu chère, 100e/mois maximum pour la meilleure résidence). Celle dans laquelle j'étais était propre, neuve et de très bonne qualité. Cependant, les 2 autres à disposition des étudiants le sont moins (j'ai pu m'y rendre car je connaissais des gens y résidant). Leur prix est moins élevé (entre 50 et 80e/mois). J'ai décidé ensuite d'intégrer une colocation afin d'avoir ma propre chambre (en résidence, chambres partagées à 2). Le logement n'était pas très cher comparé aux prix parisiens mais représente un plus gros budget (330e/mois, charges incluses). Néanmoins, il faut s'y prendre longtemps à l'avance sinon les sites louant des appartements pour Erasmus sont très chers par rapport à ce qu'un local pourrait trouver.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai aimé tous les cours que j'ai choisis, mais plus particulièrement le cours d'histoire du droit international, ayant un intérêt particulier pour le droit international.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
B2 (j'ai passé le TOEFL avant de partir). J'ai progressé surtout en termes d'aisance, avant j'avais une bonne compréhension de l'anglais, écrite comme oral, mais je n'aurais pas osé participer ou parler avec des étrangers, maintenant je tiens de longues conversations avec des étrangers en anglais. Cependant, j'ai progressé mais un de mes regrets est d'être restée avec beaucoup de Français. Il y avait au moins la moitié des Erasmus qui étaient français, donc assez compliqué de ne pas parler français.
Avez vous pris des cours de croate ?
Non le croate est une langue difficile et je n'ai appris que les mots de base (bonjour, merci...).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Croatie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la 2ème fois que j'allais en Croatie, mais la première dans le cadre de mes études. La vie était géniale : peu chère, les locaux parlent très bien anglais et sont plutôt accueillants, c'est un petit pays (et puisque la vie est peu chère) il est très facile de se déplacer dans tout le pays. J’ai donc pu visiter les grandes villes de Croatie et également les pays alentours (Hongrie, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, République tchèque, jusqu'en Autriche !).
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie est très peu chère par rapport à Paris. On peut facilement bien manger pour 5-6 euros grand maximum. Les courses coûtent à peu près le même prix qu'en France mais pour la vie sociale, c'est moins cher : on peut aller au café ou au restaurant pour moins cher qu'en France (50 centimes le café par exemple). On peut partir en week-end dans un grande villa avec piscine pour 100 euros les 2 jours.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, de la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De travailler l'anglais avant de partir, de revoir les bases et surtout de bien regarder toutes les formalités à accomplir. Certaines sont à effectuer en amont du départ, d'autres conditionnent l'accès aux cours, etc. Pour être en résidence, c'est plusieurs mois à l'avance qu'il faut formuler la demande, sinon il n'y a plus de place.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Croatie est différente de la France ?
Oui : mœurs vraiment différentes, la Croatie est sortie de la guerre il n'y a pas si longtemps et est longtemps restée fermée. C'est une destination touristique depuis peu. On ressent cela parfois.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur croate ?
Oui : en Croatie, les cours sont beaucoup plus participatifs, il n'y a pas de cours magistral, uniquement des sortes de TD où l'on est maximum 10 étudiants, on doit rendre quelques projets de groupes, on n'a pas forcément de partiel final et encore moins à l'écrit (sur 6 matières suivies, j'ai eu 2 examens terminaux : l'un était sous forme de questions orales/entretien de 15 min environ avec le professeur, l'autre était fait en groupe avec tous les étudiants et l'on nous posait des questions de cours. Toutes les autres matières ont été notées en contrôle continu et avec un gros travail à rendre, souvent une présentation orale sur un sujet choisi, accompagné d'un essai écrit sur le même sujet).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Déjà l'anglais. Ensuite l'autonomie, mais surtout sur le plan professionnel, j'ai compris que je voulais et étais capable de partir à l'étranger dans ma vie professionnelle. J'ai rencontré des gens de cultures totalement diverses (Brésiliens, Russes...). Ouverture d'esprit, sociabilité : je suis moins timide et vais plus vers les gens.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite, si cela est possible, repartir l'année prochaine. Déjà : effectuer un stage de 2 mois à l'étranger (peut-être en Espagne) et repartir en Erasmus dans les pays d’Europe de l'est si cela m'est permis. Après le master, je souhaite effectuer un VIA (volontariat international en administration) de 1 voire 2 ans.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Juriste de droit international en administration (consulat, secrétariat général des Affaires européennes, Commission européenne...).
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, pourquoi pas en Croatie, mais je suis motivée à m'expatrier dans un pays d’Europe de l'est.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
Je trouve que le programme Erasmus+ est plutôt abouti : bourses, facilité de candidature, les administrations d'accueil comme d'envoi sont assez réactives et répondent à nos demandes et nos interrogations. Néanmoins, les mobilités à l'étranger ne sont pas forcément valorisées (image que l'on fait toujours la fête, etc.) mais elles apportent beaucoup de choses professionnellement comme personnellement.
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Danemark (Université de Copenhague)
Emma, Danemark (2021-2022)
Emma, étudiante en science politique, est partie en échange 4 mois à l’université de Copenhague (Danemark) pendant son année de Master 1 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Danemark ?
J'ai choisi de partir à l'étranger car je voulais avoir l'opportunité d'améliorer mon anglais en vivant en immersion dans un pays anglophone ou dans lequel les gens parlent très bien anglais. Avec le Covid qui restreignait les échanges hors Europe, les pays du nord de l'Europe, connus pour leur très bon niveau d'anglais, m'ont semblé être une destination de choix. En plus c'était l'occasion pour moi de découvrir le mode de vie des pays nordiques, qui sont réputés pour être ceux où les gens sont le plus heureux au monde !
Pourquoi avez-vous choisi Copenhague ?
Je ne connaissais pas Copenhague mais je n'en avais entendu que du bien. La ville avait l'air très jolie, paisible et regorgeant d'activités. Je n'ai pas hésité longtemps !
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Copenhague ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université de Copenhague a été très active avant et pendant le séjour. J'ai reçu plein de mails concernant des évènements d'intégration, de parrainage, et des aides pour trouver un logement. En plus l'université est toujours très réactive quand on les contacte par mail. J'avais souvent besoin de leur poser des questions sur divers sujets et ils m'ont toujours répondu très rapidement !
Quel était votre cours préféré ?
J'ai beaucoup aimé mon cours intitulé "Forced and Unforced Immigration", un cours très intéressant et interactif (comme tous les cours au Danemark d'ailleurs !)
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 en arrivant mais mon anglais était très "scolaire". Au Danemark j'ai pu pratiquer l'anglais dans un usage plus courant (discussions entre amis, interactions avec un professeur ou divers interlocuteurs de la vie quotidienne, etc.), ce qui me manquait cruellement !
Avez vous pris des cours de danois ?
Non je n'avais que des cours en anglais. Il ne me semble pas que c'était possible de suivre des cours en danois pour les étudiants étrangers.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Danemark ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma première fois au Danemark. La réputation du pays d'être l'un des pays où les gens sont les plus heureux au monde est totalement méritée ! Le mode de vie est très différent de celui de la France. Là-bas on peut sentir que les gens sont sereins, heureux, tranquilles. Tout le monde se déplace à vélo, aime manger sain, reste poli, fait du sport, ne se soucie pas du regard des autres. C'est difficile à expliquer mais là-bas tout est "bien fait", je veux dire que la ville est organisée de sorte à ce qu'il y fasse bon vivre, à ce que les gens ne soient pas constamment sur les nerfs et irritables : les métros circulent 24h/24h, les pistes cyclables sont sécurisées (aucun risque de se retrouver sur la route au milieu des voitures), les rues sont propres, etc.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Aïe les sujets qui fâchent... C'est le gros bémol de la vie là-bas... Au Danemark les gens gagnent beaucoup mieux leur vie qu'en France et donc les prix sont bien différents de chez nous... Une chambre étudiante environ 900€, une bouteille d'eau 3€, une boisson chaude et une collation dans un Expresso House 15€, la livraison d'un Uber Eats est aussi chère que la commande elle-même, etc. Bref la vie est chère mais il y a toujours moyen de trouver des prix "raisonnables" et de se débrouiller mais clairement là-bas je n'ai pas passé mon temps dans les restaurants, il a fallu faire des choix !
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui j'ai bénéficié d'une bourse Erasmus+ (que j'ai reçue bien après mon retour du Danemark).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous en avez la possibilité je vous conseille de profiter de Copenhague durant les beaux jours, en venant soit un peu plus tôt, soit en restant un peu plus longtemps, la ville est très agréable en été, ça vaut vraiment le coup. Aussi concernant le logement, je vous conseille vivement de passer par la Housing Foundation de l'université qui vous communiquera une liste des chambres étudiantes à pourvoir dans les résidences étudiantes de Copenhague. Ne cherchez surtout pas à trouver un logement par vos propres moyens (ce que moi j'ai fait par exemple ...), vous risquez de tomber de haut en voyant les prix et en vous faisant refouler parce que vous ne cherchez un logement que pour quelques mois. A Copenhague, 95% des étudiants étrangers vivent dans des "student dorms" qui sont souvent très modernes, proposant des activités sportives et des évènements étudiants. C'est selon moi la meilleure option en termes de logement !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Danemark est différent de la France ?
La culture danoise est très différente de la culture française notamment en raison du mode de vie plus serein qui règne là-bas.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur danois ?
Les cours à Copenhague n'ont rien à voir avec les cours en France. Pas de cours magistraux là-bas mais des cours interactifs où les échanges avec le professeur et entre étudiants sont vivement encouragés.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a surtout permis d'améliorer mon anglais et de prendre l'habitude de participer en cours.
Quels sont vos projets à court terme ?
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Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
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Envisagez-vous de vous expatrier ?
J'ai beau avoir beaucoup aimé vivre là-bas pendant 4 mois, mais je ne pense pas vouloir m'expatrier à Copenhague car j'aime trop le mode de vie "latin" et puis je ne crois pas réussir à survivre aux hivers danois où la nuit tombe à 15h !
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Espagne (Université de Saint-Jacques-de-Compostelle)
Clémence, Espagne (2017-2018)
Clémence, étudiante en géographie, est partie en échange 5 mois à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Espagne ?
J'ai choisi de partir à l'étranger pour améliorer mon niveau d'espagnol, et avoir une expérience d'autonomie à l'étranger. Je considère que vivre à l'étranger me permettait d'apprendre un espagnol parlé, du quotidien, qui ne peut pas être enseigné dans un cours de langue. J'ai choisi donc l'Espagne pour rester en Europe. Comme je partais lors de ma Licence 3, je ne voulais pas partir pendant un an parce qu'il y avait l'entrée en master notamment, je ne me voyais pas aller très loin de la France. De plus, partir en Espagne c'était partir avec le programme Erasmus donc un semestre à l'étranger très facile à organiser : pas de visa à obtenir, la même monnaie utilisée, la carte de couverture médicale universelle, et un pays proche de la France pour rentrer si besoin. De plus, j'ai reçu la bourse Erasmus.
Pourquoi avez-vous choisi Saint-Jacques de Compostelle ?
Je voulais aller en Espagne mais je ne voulais pas choisir les grandes villes comme Madrid ou Barcelone. Je me suis imaginée arriver à l'université à Paris pour un semestre, et la fac est très grande, il y a beaucoup de monde, la ville est très grande aussi, donc ça me paraissait plus dur de rencontrer des gens. Dans une petite ville, à taille humaine, ça me paraissait plus simple, et ça me rassurait aussi. J'ai choisi Saint-Jacques de Compostelle pour deux raisons : premièrement c'est la fac qui proposait les cours qui m'intéressaient le plus. Deuxièmement, une amie de ma sœur avait fait un Erasmus là-bas et elle m'a grandement conseillé cette ville.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle ?
Je ne connaissais pas du tout l'université de Saint-Jacques de Compostelle avant de m'intéresser aux échanges Erasmus que proposait Paris 1.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon enseignant référent Erasmus en Espagne a été très disponible dès mon arrivée. Je l'ai rencontré dès le lendemain de mon arrivée, il m'a conseillé sur les cours que je voulais choisir, qui m'intéresseraient. Nous étions très peu en classe, moins de 10 étudiants donc les professeurs ont été très à l'écoute, et toujours attentifs pour voir si je comprenais bien tout, si j'arrivais à suivre. Le bureau Erasmus de l'université a aussi été accueillant et disponible. Il nous fournissait des informations claires et en temps voulu concernant les documents Erasmus à envoyer (feuille d'arrivée, feuille de départ, contrat pédagogique). L'inscription générale à la fac a été plus compliquée parce que tous les membres de l'administration et tous les documents étaient exclusivement en galicien (il n'y avait pas de version espagnole ou anglaise). Ce sont vraiment les profs qui m'ont aidé à m'orienter dans l'université et à accéder par exemple à l'ENT de la fac. Concernant le logement, j'ai reçu des propositions de chambre en résidence étudiante, mais j'ai préféré trouver de mon côté une colocation en ville (je l'ai trouvé via un groupe Facebook). Pour s'intégrer et rencontrer des amis, ça a vraiment été grâce aux associations Erasmus, ils organisaient régulièrement des sorties pour visiter la ville, des voyages et des soirées.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai aimé tous mes cours mais particulièrement mon cours de géographie sociale et culturelle car il s'organisait vraiment autour de l’échange entre chaque étudiant après lecture de textes.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Avant mon arrivée en Espagne, j'avais un niveau B1/B2. J'avais suivi des cours d'espagnol à Paris 1 avant de partir donc je pouvais communiquer, j'étais au point sur les conjugaisons mais je manquais cruellement de vocabulaire du quotidien, et je n'osais pas prendre la parole. J'ai beaucoup progressé parce qu'il a bien fallu que je parle à l'oral sans préparer mes phrases avant. Lors du test de langue en ligne à la fin du semestre, j'avais toujours le niveau B2 mais je sais que mon niveau a beaucoup progressé, je parle maintenant avec aisance à l'oral et je comprends beaucoup mieux à l'oral comme à l'écrit.
Avez vous pris des cours d'espagnol sur place ?
Comme Saint-Jacques de Compostelle est situé en Galice, mes cours étaient donnés en galicien. Même si la langue est proche de l'espagnol, il m'a fallu un temps d'adaptation. Je n'ai pas suivi de cours de galicien là-bas, d'une part parce que pour les Erasmus c'était les cours d'espagnol qui étaient mis en valeur, et d'autre part parce que je ne trouvais pas très utile d'apprendre le galicien. Aujourd'hui je le regrette un peu, je peux comprendre assez bien les textes en galiciens et les gens qui le parlent mais je ne peux dire aucune phrase car je ne connais pas la conjugaison. Je fais mon mémoire de Master sur l'identité galicienne et quand j'ai voulu l'apprendre, je n'ai trouvé aucun cours à Paris.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Espagne ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà allée en Espagne en vacances mais je n'étais jamais allée en Galice, je ne connaissais rien de cette région. J'ai adoré la vie sur place, je me sentais vraiment comme à la maison, Saint-Jacques de Compostelle est une petite ville donc je me déplaçais tout le temps à pied, j'ai voyagé dans la région et les paysages sont vraiment magnifiques. La ville a une ambiance très paisible, mais elle s'anime tard le soir quand tous les étudiants sortent, c'est une ville très étudiante. On prend le temps de vivre ! De plus, la Galice est très fière d'être différente du reste de l'Espagne donc vivre là-bas, ça n'avait rien à voir avec Barcelone ou l'Andalousie que j'avais déjà visitées.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
L'Espagne est un pays moins cher que la France en général, et comme je n'étais pas dans une grande ville, la différence du coût de la vie comparé à Paris était énorme. Par exemple, mon loyer était de 165 euros par mois (grand appartement, chambre de 15m²). Mes courses de nourriture pour une semaine me coûtaient environ 20 euros. De plus, pour les sorties, quand on commande un verre dans un bar on vous donne les tapas gratuitement, et toutes les entrées en boite de nuit étaient gratuites.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus, j'ai reçu un peu plus de 500 euros pour un semestre de 5 mois.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je conseille premièrement à tous les étudiants de se lancer dans cette aventure. J'ai des amis de licence qui étaient tentés et qui au final n'ont pas envoyé de dossier Erasmus, je pense qu'ils sont passés à côté de quelque chose de super. Pour tous ceux qui veulent partir en Espagne, ce pays a vraiment une super ambiance, quelle que soit la ville, une atmosphère festive et détendue. Les personnes sont très avenantes, les Espagnols vous tutoient très rapidement, et c'est très facile d'échanger avec eux. Je conseille pour l'Espagne de choisir une petite ville, pour trouver peut-être une expérience plus "authentique" et sortir un peu des sentiers battus et des lieux très touristiques comme Madrid ou Barcelone, de choisir un endroit que vous ne connaissez pas du tout et auquel vous n'auriez pas pensé. Enfin bien sûr, je conseille d'aller à Saint-Jacques de Compostelle, parce que c'est tout simplement la meilleure ville d'Espagne !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Espagne est différente de la France ?
D'un point de vue culturel, l'Espagne est très proche de la France. Il y a la même culture d'aller prendre un café en terrasse, ou de faire des repas entre amis, mon mode de vie là-bas était très similaire à celui que j'ai en France, sauf que je faisais tout avec 2 ou 3 heures de décalage. Ce n'est pas un mythe, les Espagnols mangent très tard, vers 22h-23h, et ils sortent très tard après, mais c'est assez facile de se mettre dans le rythme. Je me suis sentie tellement à l'aise en Espagne que je n'avais parfois pas vraiment l'impression d'être à l'étranger, en tout cas je n'étais pas dépaysée, c'était vraiment comme à la maison.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur espagnol ?
L'enseignement était assez différent, mais je pense que cela était en partie lié à ma filière. En effet, en géographie, nous étions au maximum 7 étudiants en classe, donc nous avions le temps de lire les textes ensemble en classe, d'en débattre librement. Dans 3 de mes cours, les enseignants ne nous ont pas fait de partiels parce que nous avions été assidus et que nos notes et notre niveau lors du contrôle continu était satisfaisants. Mais c'est vrai que ce modèle n'est pas applicable à des classes de 30 personnes. Sinon, les cours étaient intéressants et les sujets bien approfondis, je n'ai pas senti que le niveau était plus "bas" qu'en France. Enfin, les étudiants espagnols ont une proximité avec leurs professeurs qui n'existe pas en France : tout le monde se tutoie en cours, les étudiants font même des blagues au professeur, etc. Je me suis même fait reprendre parce que je vouvoyais mon prof ! Mais là aussi, je pense que cela est en partie dû au fait que nous étions très peu d'étudiants et que par conséquent une ambiance plus conviviale est plus facile à installer.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a beaucoup apporté. Avoir suivi un cours de géopolitique en Espagne a confirmé mon choix d'orientation. Mon professeur de géopolitique de là-bas m'a même aidé à constituer mon dossier pour le master de Paris 1. Actuellement en master, je réalise un mémoire sur l'identité galicienne, avec l'aide de ce même prof de géopolitique qui est mon co-directeur de mémoire. Donc sur le plan académique, cet échange a été vraiment déterminant, et j'ai choisi comme continuité d'orienter mon sujet de mémoire sur la Galice. Sur le plan professionnel, je pense que je vais pouvoir vraiment valoriser mon niveau d'espagnol, et d'autre part cette expérience a confirmé ma volonté de travailler à l'étranger. Sur le plan personnel, la liste de tout ce que ça m'a apporté serait trop longue, mais ça a été une expérience qui a marqué un tournant dans ma vie sur plusieurs plans, et ça m'a donné encore plus envie de voyager.
Quels sont vos projets à court terme ?
A court terme, je vais donc réaliser mon mémoire sur l'identité galicienne, en partant cette fois en Argentine pour étudier la plus grande communauté galicienne qui vit à l'étranger. A défaut d'avoir trouvé des cours de galicien, j'aimerai bien l'an prochain commencer à apprendre le portugais qui est assez proche du galicien.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, je me vois travailler et vivre à l'étranger, dans un pays hispanophone de préférence, ou au moins d'utiliser l'espagnol dans mon travail.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, dans un pays d'Amérique latine, ou plus tard en Espagne (pour me rapprocher de la France si j'ai déjà passé quelques années sur un autre continent).
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Estonie (Université de Tartu)
Marie, Estonie (2017-2018)
Marie, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l’université de Tartu (Estonie) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Estonie ?
J'ai toujours souhaité partir à l'étranger et Erasmus était la meilleure formule. Je ne voulais pas partir dans les gros pays où tous les Français vont comme l’Angleterre ou l’Espagne. Et pour être tout à fait honnête, je n'avais pas les résultats pour, alors j'ai un peu joué la stratégie en choisissant un pays où la demande n'allait pas être trop élevée.
Pourquoi avez-vous choisi Tartu ?
Tartu est LA grosse ville étudiante d'Estonie et l'université est très renommée. Étant parisienne, j'aimais assez l'idée d'aller dans une ville plus petite.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Tartu ?
Très vaguement. Et en poussant mes recherches pour savoir où je souhaitais partir, l'université de Tartu revenait régulièrement dans les pays baltes.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bon accueil et grosse communauté internationale. Les étudiants estoniens en tant que tels ne sont pas tellement bavards. Les logements sont directement donnés par l'université donc pas de problème à ce niveau-là. Je recommande fortement les dortoirs étudiants. Certes, vous êtes deux par chambre (quoique possibilité de louer une chambre entière), mais c'est là que vous vous ferez tous vos amis et que l'ambiance est. Les rares personnes qui ont souhaité louer un appartement indépendant (hors logement universitaire) disaient eux-mêmes le regretter.
Quel était votre cours préféré ?
Droit humanitaire (pas du tout mon domaine de prédilection et pourtant j'ai adoré). Dans l'ensemble, j'ai adoré tous mes cours puisque le système est très différent de la France. Les cours et l'apprentissage sont beaucoup plus libres. Pas de dissertation forcée une fois par semaine. En Estonie, il y avait une grosse importance donnée sur la participation orale mais sans forcer les étudiants. Dans mon cours de droit humanitaire par exemple, notre seule vraie notation était sur un mini mémoire, avec sujet au choix. Il est plus facile de travailler quand on fait ce que l'on aime.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais déjà un très bon niveau d'anglais et je ne pense pas avoir progressé. La vraie différence est que je pratique l'anglais tous les jours maintenant car je suis encore très proche d’amis anglophones ou internationaux.
Avez vous pris des cours d'estonien ?
L’Estonie a pendant longtemps été occupée par l'URSS. Les générations les plus âgées parlent encore le russe. J'ai pris des cours de russe simplement parce que je pense que c'est plus intéressant pour le futur que l'estonien.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Estonie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, première fois en Estonie et j'ai adoré la vie sur place.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
L'alimentation et les sorties ne sont pas chères (je crois que cela a augmenté depuis). Une pinte coûte environ 3€ et un paquet de cigarettes 5€.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ études. Il me semble que j'ai perçu 700€ au début et 200€ après le retour.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
D'y aller. Les dossiers administratifs font un peu peur mais ça vaut le coût. Un vrai conseil serait de ne pas hésiter à prendre les logements universitaires car c'est là que tout se passe.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Estonie est différente de la France ?
L’Estonie est une population assez fermée car encore un peu bridée par l'occupation russe qui n'est pas si vieille. Ne vous attendez pas forcément à vous faire des amis estoniens.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur estonien ?
Paradoxalement, la pédagogie estonienne se fonde assez sur l'orale et la participation libre de chacun. Il n’y a pas ou peu de travail d'un cours sur l'autre mais plutôt des recherches personnelles pour participer la fois d'après.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Très honnêtement, j'ai eu ma licence avec mention grâce à une pédagogie qui me convenait plus et donc des meilleures notes. Je suis revenue habiter en Estonie un an après mon Erasmus et j'y ai travaillé pendant un an. Malheureusement, avec le Covid-19, nous sommes rentrés. D'un point de vue personnel, j'en ressors avec beaucoup de bons souvenirs et de très bons amis encore aujourd'hui. Et même un bébé né à Tartu avec le papa rencontré pendant mon Erasmus.
Quels sont vos projets à court terme ?
J'habite maintenant au pays de Galles et y travaille.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
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Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pourquoi pas tenter un autre pays mais j’envisage aussi un retour en France.
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Finlande (Université d'Helsinki)
Manon, Finlande (2024-2025)
Manon, étudiante en double licence science politique - histoire, est partie en échange 4 mois à l’université d'Helsinki (Finlande) pendant son année de Licence 3 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Finlande ?
Dès le début de ma double licence, j'avais le projet de partir à l'étranger. Je voyais un séjour Erasmus comme une opportunité de m'enrichir sur les plans humain et personnel, sans compter le "plus" que cela représenterait pour mes futures candidatures en Master. Je tenais à partir au sein d'un pays d'Europe du Nord : en effet, je souhaitais rester en Europe, tout en découvrant un pays possédant une culture, une langue et un climat très différents de la France. Mon vœu s'est donc concrétisé avec mon départ en Finlande, qui était d'ailleurs mon premier choix !
Pourquoi avez-vous choisi Helsinki ?
La ville d'Helsinki est très agréable ! C'est une capitale à taille humaine, près de la mer, depuis laquelle on peut se rendre facilement dans n'importe quelle région de la Finlande, voire dans d'autres pays - Estonie et Suède notamment. L'université d'Helsinki est réputée, les cours proposés sont divers et variés et on y propose de nombreuses activités. Bonus : les habitants de la ville parlent globalement très bien anglais, ce qui est pratique car le finnois n'est pas une langue aisée à maîtriser !
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Helsinki ?
J'avais déjà entendu parler de l'université d'Helsinki dans le cadre de l'alliance Una Europa, mais sans plus.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon accueil s'est très bien déroulé : l'université avait prévu une journée d'intégration afin de nous permettre d'être accompagnés dans nos démarches administratives (titres de transport, numéro d'identité finlandais, etc.). Les associations étudiantes (ESN et autres) ont organisé de nombreux événements pour nous permettre de faire la connaissance des autres étudiants internationaux, de découvrir l'université d'Helsinki et plus largement nous faire visiter la ville. L'ambiance était vraiment agréable !
Quel était votre cours préféré ?
J'ai suivi six cours différents - en histoire moderne et contemporaine ainsi qu'en science politique - et j'ai apprécié chacun d'entre eux ! Les thématiques étaient très différentes de ce que l'on étudie en France. Je pense que le cours qui m'a le plus marqué était celui intitulé "Social media, AI and extended reality", où l'on a étudié l'impact des nouvelles technologies sur nos sociétés contemporaines et nos modes de gouvernance (communication politique, démocratie participative, discours de haine sur les réseaux sociaux, etc.). Le cours était organisé autour d'ateliers et nous devions rédiger un papier de recherche pour la fin du semestre, c'était vraiment passionnant !
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Les langues d'enseignement proposées étaient essentiellement le finnois, le suédois (les deux langues officielles de la Finlande), ainsi que l'anglais ! J'ai suivi l'ensemble de mes cours en anglais, ce qui m'a réellement permis de progresser. Avant d'arriver, j'avais un niveau B2 et en repartant, j'avais un bon C1. Je pense que le fait de "vivre" en anglais m'a surtout permis d'être plus à l'aise dans l'usage de la langue : j'osais plus prendre la parole, j'avais moins peur de me tromper ou de ne pas trouver mes mots. C'est surtout sur ce point là que j'ai vu une différence.
Avez vous pris des cours de finnois ?
Je n'ai pas suivi de cours en finnois, ni en suédois.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Finlande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la première fois que je me rendais en Finlande et dans un autre pays d'Europe tout court, d'ailleurs. J'ai adoré vivre à Helsinki, mais le climat n'est pas pour tout le monde : j'y étais pendant l'automne et l'hiver et, rapidement, les températures ont chuté autour de zéro et le soleil a commencé à se lever vers 10h pour se coucher vers 16h.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie à Helsinki est assez cher : la nourriture pour commencer, car la plupart de la viande et des fruits/légumes sont importés. Les musées sont également assez chers : même pour les étudiants, il faut compter une entrée entre 12 et 20€ selon les lieux. Heureusement, la bourse Erasmus aide un peu !
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié d'une bourse Erasmus d'un montant d'environ 800€, qui a ensuite été revalorisé à 1300€, la Finlande étant l'une des destinations où le coût de la vie est le plus élevé en Europe.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
En ce qui concerne le logement, si vous souhaitez vous assurer une place, je vous conseille de faire une demande auprès de HOAS. Les appartements "Unihome" - l'autre service proposé par l'université d'Helsinki - sont généralement attribués aux étudiants restant en Finlande pendant un an. Si votre échange ne dure qu'un semestre, vous n'aurez donc que très peu de chances d'obtenir une place. Sur une note plus sympa, n'hésitez pas à visiter les nombreuses petites îles qui sont près d'Helsinki. On peut s'y rendre facilement en bateau et la plupart valent vraiment le coup d'œil !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Finlande est différente de la France ?
La Finlande est radicalement différente de la France : les rythmes de vie ne sont pas les mêmes (horaires du lever, du coucher, des repas). La langue n'a également rien à voir !
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur finlandais ?
Je dirais qu'il y en a plusieurs : en Finlande, le système de notation va de 0 à 5 et il suffit d'obtenir un 1 pour valider la matière. Contrairement au système français, les examens de fin de semestre ne sont pas très valorisés : les enseignants préfèrent généralement nous faire préparer des exposés ou rédiger des essais sur des sujets de notre choix. Les formats des cours sont également différents : pour certains, nous sommes une cinquantaine, pour d'autres, à peine 10 ! Mais les cours magistraux tels qu'on les connaît en France n'existent pas là-bas : dans tous les cours, les étudiants participent et prennent la parole pour partager des réflexions ou poser des questions.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
En ce qui concerne mon projet académique, je dirais que mon séjour a largement contribué à confirmer mon intérêt pour la communication politique ! Les cours que j'ai suivis et les essais que j'ai rédigés ont constitué de vrais atouts au moment de mes candidatures en Master, puisqu'il m'ont permis d'étoffer mes centres d'intérêt. J'ai également pu mettre en avant mes expériences de volontariat, puisque durant mon échange, j'ai été assistante dans des cours de français niveau débutant dispensés au sein de l'université d'Helsinki. C'est une expérience que j'ai adorée et c'est grâce à ça que j'ai rencontré l'essentiel de mes amis finlandais ! Sur le plan personnel, les gains sont aussi considérables : maturité, rencontres humaines, autonomie, etc.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je suis en première année de Master Action publique (APTER), toujours au sein de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ! J'espère être diplômée l'année prochaine et pouvoir entrer sur le marché du travail (ou bien préparer les concours de la fonction publique).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Vaste question !
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pas pour le moment, mais à voir ce que l'avenir me réserve :)
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Grèce (Université Aristote de Thessalonique)
Manon, Grèce (2025-2026)
Manon, étudiante en double licence histoire-science politique, est partie en échange 4 mois à l'université Aristote de Thessalonique (Grèce) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Grèce ?
J'ai choisi de partir à l'étranger pour sortir de ma zone de confort. Je vis avec mes parents et mes frères et sœurs, je suis très proche d'amis à moi qui vivent à Paris. Je voulais apprendre à vivre seule et me mettre dans une situation de table rase pour gagner en maturité. J'ai choisi de partir en Grèce parce que j'ai déjà eu la chance de visiter le pays, que j'ai adoré. Je ne parle pas grec mais cela ne pas empêché de me sentir très à l'aise à Thessalonique.
Pourquoi avez-vous choisi Thessalonique ?
J'ai choisi Thessalonique car c'était l'une des rares villes à m'être accessible avec mon double cursus. Cette ville est un carrefour entre plusieurs pays, ce qui est idéal pour profiter de votre Erasmus pour visiter d'autres pays (Turquie, Géorgie, Bulgarie, etc.).
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Aristote de Thessalonique ?
Non, jamais.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Je recommande ABSOLUMENT cette université, les étudiants grecs ont formé une association spécialement pour accueillir les étudiants en Erasmus. Cette association a organisé des évènements d'intégration très diversifiés, anime un groupe WhatsApp pour aider les étudiants en difficultés, organise des voyages... La ville de Thessalonique accueille énormément d'étudiants en Erasmus mais pour autant les étudiants grecs sont très bienveillants et aidants. L'administration de l'université est très réactive et très bienveillante, même chose pour les professeurs qui veulent sincèrement vous guider et vous rendre la vie le plus facile possible. Pour mon logement, je n'ai pas fait très bonne pioche mais je sais que c'est plus une exception que la réalité. J'ai rencontré des gens à qui je me suis beaucoup attachée, même si au début je n'y croyais pas du tout.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était "Contemporary History of fascism and the far-right". Même si le cours est donné en grec, le professeur nous guide pour rendre un essai en anglais en fin de semestre. C'est l'occasion de travailler en autonomie tout en profitant d'un vrai soutien pédagogique.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Je suis arrivée en parlant anglais à un niveau C1. Pour autant j'ai bien sûr progressé, sur le vocabulaire académique notamment. Une amie est arrivée en étant niveau B2 et c'était largement suffisant, elle a énormément progressé elle aussi.
Avez vous pris des cours de grec ?
Non je n'ai pas pris de cours de grec, même si je sais que l'université en propose pour les élèves en Erasmus.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Grèce ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà venue en Grèce mais jamais à Thessalonique. J'ai adoré la vie là-bas, je m'y suis sentie très en sécurité, je rentrais seule chez moi vers minuit/1 heure du matin sans inquiétude. C'est une ville étudiante, il y a énormément de bars, de cafés, d'endroits pour sortir si c'est que vous cherchez. Si vous voulez un Erasmus plus calme, c'est aussi une ville qui est, je trouve, extrêmement agréable à explorer, il y a plein de sites culturels (monuments, musées...) qui sont géniaux.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
J'ai aussi choisi la Grèce pour le coût de la vie, si vous avez un budget limité c'est un super plan ! Pour le logement, surtout en colocation, vous pouvez trouver un appartement bien placé, bien isolé et sans problème de construction pour 350 euros par mois. Il faut chercher un peu et ne pas avoir peur de contacter des propriétaires locataires sur des sites de particulier à particulier, mais vous trouverez sans trop de problème.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse de mobilité Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous voulez faire un échange dans cette université (faites-le), je vous conseille de bien vous renseigner sur les cours qui sont donnés en anglais et ceux en grec pour être sûr d'avoir des modalités d'enseignement qui vous conviennent. Il est tout à fait possible de choisir un cours qui est donné en grec, les enseignants sont très arrangeants et vous proposeront un examen de fin de semestre en anglais, soit sur table, soit en rendant une dissertation. Si vous voulez partir à Thessalonique, il fait froid en décembre/janvier, mais il fait bien meilleur qu'à Paris sur la même période :)
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Grèce est différente de la France ?
J'ai principalement fréquenté d'autres étudiants en Erasmus, donc je ne saurais pas faire un bon compte-rendu de la réalité de la culture grecque, mais je me suis toujours sentie à mon aise et je n'ai pas vécu de chocs culturels.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur grec ?
Les standards académiques de mon université d'accueil sont très différents de Paris 1 : les cours demandent moins de travail et le volume horaire est bien plus faible.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Je souhaite poursuite des études en Relations internationales. Faire un Erasmus m'a permis d'avoir une première expérience de la vie à l'international. Sur le plan académique, le fait de faire un Erasmus est valorisé pour la sélection en Master. Sur le plan personnel, je me suis épanouie, j'ai grandi et j'ai pris confiance en moi. C'est une expérience que je recommande totalement et qui vous permettra de vous sentir mieux, de gagner en maturité et en capacité de recul.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite poursuivre en Master d'histoire des Relations internationales.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je voudrais travailler dans le domaine de la sécurité défense.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui je l'envisage, en Grèce notamment, mais aussi en Espagne par exemple.
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Hongrie (Université Loránd Eötvös)
Carlotta, Hongrie (2025-2026)
Carlotta, étudiante en droit, est partie en échange 4 mois à l’université Loránd Eötvös (Hongrie) pendant son année de Master 2 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Hongrie ?
J’ai choisi de partir à l’étranger car je voulais vivre l’expérience d’aller étudier dans un autre pays et dans une autre langue pour quelques mois. Je pense que c’est une des expériences les plus enrichissantes dans un parcours universitaire.
Pourquoi avez-vous choisi Budapest ?
C’était une ville que j’avais déjà eu l’occasion de visiter et que j’avais beaucoup aimée.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Loránd Eötvös ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Lors des premiers jours, il y a eu plusieurs réunions avec le responsable des relations internationales et tous les autres élèves en échange. Il y avait aussi plusieurs organisations étudiantes qui organisaient des sorties, des activités, etc. J’ai trouvé mon logement via Facebook, mais il y a plusieurs sites internet où il est possible d'en trouver un.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était "Consumer protection".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
La langue d’enseignement était l’anglais et j’avais un niveau C1 en arrivant. J’ai beaucoup progressé.
Avez vous pris des cours de hongrois ?
J’ai fait le choix de ne pas suivre des cours de hongrois.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Hongrie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J’avais déjà eu l’opportunité de visiter Budapest. Je pense que c’est une parfaite destination pour un Erasmus en Europe, car la ville n’est pas trop grande (pas petite non plus), ce qui permet de se déplacer sans problème et assez rapidement. La vie est très agréable (surtout les premières semaines de septembre où il fait encore beau). Il fait assez froid l'hiver mais c’est supportable.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les courses alimentaires ont plus ou moins le même prix qu’en France. Les logements sont moins chers.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je vous conseille de ne pas habiter en centre-ville (pas non plus trop loin), car souvent le soir ça devient très bruyant. J’ai beaucoup aimé l’ELTE, tous les professeurs étaient très disponibles et les cours très intéressants.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Hongrie est différente de la France ?
Oui, la Hongrie est très différente de la France mais je pense qu’il faut voir cette expérience d’un coté positif : celui de découvrir une nouvelle culture.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur hongrois ?
La majeure partie des cours à Budapest étaient basés sur la participation et l’interaction en cours, avec beaucoup de travaux de groupe. Souvent les professeurs donnent aux élèves des lectures à faire avant leurs cours.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m’a permis de me confronter à un système universitaire différent de celui en France ou en Italie. Elle m’a permis de développer mes compétences linguistiques (notamment le vocabulaire juridique anglais) et de rencontrer beaucoup de personnes de nationalités différentes.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mes études en droit franco-italien.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Vivre dans une grande ville et exercer une profession qui me passionne.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui.
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Irlande (Trinity College Dublin)
Salomé, Irlande (2017-2018)
Salomé, étudiante en géographie, est partie en échange 8 mois au Trinity College Dublin (Irlande) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Irlande ?
Partir en Erasmus était un objectif depuis de nombreuses années. Je voulais étudier la géographie sous un nouvel angle. Découvrir une autre culture, universitaire et en général, ainsi que rencontrer des étudiants venant du monde entier. J'ai envisagé l'Irlande premièrement pour la langue, étant suffisamment fluent en anglais. Et j'ai finalement choisi le pays grâce à ce qu'on m'avait raconté du pays en général, n'y étant jamais allée moi-même, mais ayant des proches qui m’avaient fait part de leur expérience.
Pourquoi avez-vous choisi Dublin ?
Une seule université permettait un échange en géographie en Irlande. J'aurais toutefois probablement choisi Dublin de toute façon, celle-ci étant la capitale et la plus grande ville du pays.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de Trinity College Dublin ?
Oui.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil s'est globalement bien déroulé. L'université met en place un certain nombre d'évènements pour aider les étudiants internationaux à s'intégrer, et il est facile de rencontrer de nouvelles personnes si on le souhaite. L’inconvénient le plus important fut de trouver un logement, la ville connaissant une réelle crise immobilière, l'université n'a pas / ne pouvait pas être d'une grande aide.
Quel était votre cours préféré ?
"History of Irish Cartography".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'étais "fluent" (C2). J’ai particulièrement progressé en prononciation et en vocabulaire.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Irlande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. J'ai beaucoup aimé. Dublin offre toutes les attractions d'une grande ville (musées, cinémas, bars, etc..) ainsi que la possibilité de rester proche de la nature, randonnées et ballades dans la campagne irlandaise étant possibles en à peine 30 minutes de "RER".
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Plutôt élevé. Le logement spécifiquement est très cher (minimum 750€ par mois pour une chambre individuelle en centre-ville). Le travail est également assez précaire : la vie là-bas fonctionne beaucoup à la semaine, pour le loyer comme pour le salaire, ce qui veut aussi dire que l'on peut se faire mettre à la porte rapidement. Pour les petits boulots, j'ai travaillé dans un bar, les nuits, et il n'existe pas de majoration pour le salaire de nuit.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui. J’ai bénéficié de la bourse Erasmus+, ainsi que de ma bourse du Crous sur critères sociaux.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De se préparer bien en avance, particulièrement pour le logement, c'est-à-dire de commencer à regarder avant même d'avoir la réponse (celle-ci pouvant être un peu tardive face à la demande). Je leur conseillerais aussi d'essayer au maximum de visiter le pays : celui-ci est assez petit pour se permettre des allers-retours dans la journée un peu partout, et le paysage vaut la visite. Se renseigner au possible sur les cours offerts, c'est une superbe opportunité pour découvrir votre matière d'une nouvelle façon.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Irlande est différente de la France ?
La nourriture est différente : l'Irlande a une culture plus internationale et moins de spécialités du pays. Les gens sont très gentils mais il peut être plus compliqué de vraiment les connaître.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur irlandais ?
Absolument. Les classes sont beaucoup plus petites : il existe des filières pour seulement 10 étudiants par exemple. Les cours font rarement plus de 50 minutes, l'idée d'un amphi de 4 heures leur parait incongrue. La division entre cours d'amphi et TD est moins systématique.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
La transition au retour n'a pas été sans soucis mais de manière générale je suis extrêmement heureuse de mon expérience. Académiquement, celle-ci m'a permis de découvrir une nouvelle façon d'aborder ce que j'étudie, tout en me confortant dans ce que je souhaitais poursuivre comme spécialité professionnelle. Personnellement j'ai fait des rencontres très enrichissantes, créé des liens qui existent toujours et je l’espère continuerons d'exister pour longtemps. Mais j'ai également appris sur les liens à distance, avec ma famille et mes amis en France.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon master, possiblement faire une thèse. Retourner visiter l'Irlande.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Épanouie, avec un travail dans la cartographie à l'international.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, possiblement en Irlande, mais je n’exclue aucun pays.
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Islande (Université d'Islande)
Louis, Islande (2024-2025)
Louis, étudiant en cinéma, est parti en échange 4 mois à l’université d’Islande pendant son année de Master 2 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Islande ?
J'aime voyager, mais je n'avais jamais vraiment vécu à l'étranger pour une longue durée. J'étais curieux de découvrir l'expérience, surtout dans un pays vraiment différent de la France. L'Islande a l'avantage de remplir cette condition, en plus d'être une île magnifique et fascinante sous plein d'aspects. Bénéficier d'une aide financière grâce au programme Erasmus est aussi une opportunité intéressante pour visiter ce pays particulièrement cher. Enfin, c'est l'une des rares destinations d'Erasmus où l'anglais est la langue principalement utilisée (on peut évidemment apprendre l'islandais si l'on veut, mais tous les habitants parlent bien l'anglais).
Pourquoi avez-vous choisi Reykjavik ?
C'est avant tout l'Islande qui m'intéressait : Reykjavik est la seule ville où un partenariat était proposé.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Islande ?
Non. D'ailleurs, j'étais étudiant en master de cinéma, et l'université de Reykjavik ne proposait pas ce genre de cursus. (Il me semble qu'il y a une faculté de cinéma, mais les cours sont en islandais). J'ai donc pris des cours de littérature et de culture islandaise.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil était correct, l'université fait le minimum pour que les étudiants Erasmus se rencontrent et se sentent accueillis (tuteurs, soirées, etc). Il y a les mêmes activités que dans n'importe quel échange universitaire, il n'y a qu'à rejoindre les principaux groupes Facebook et WhatsApp Erasmus pour être au courant de ce qu'il se passe.
À titre personnel, je trouve que l'Islande n'est pas le pays dans lequel il est le plus facile de sociabiliser, à cause de deux choses : tout est cher (les bars, les boîtes, les activités qui ne sont pas en extérieur) et la météo est souvent difficile. J'ai fait le premier semestre, et il fait nuit tôt dès octobre. Le temps est mauvais (on est quand même en Islande), ce qui donne envie de faire plutôt des activités en intérieur... sauf que tout est cher. Cela reste une opinion issue de mon expérience propre, mais je pense que c'est bien d'avoir ça en tête avant de faire l'Erasmus. Si on a vraiment peur de la solitude et qu'on déteste le mauvais temps, je déconseillerais. À noter que j'ai quand même réussi à me faire des ami.es (je ne veux pas dresser un portrait trop sombre non plus) - mais ils et elles étaient d'accord avec ce constat.
Un autre retour d'expérience, là aussi très personnel, mais qui peut être utile : j'ai trouvé le niveau en anglais (celui des étudiants Erasmus aussi bien que des Islandais) globalement assez élevé. Beaucoup d'étudiants en échange viennent de pays d'Europe du Nord ou étudient l'anglais, et ont choisi de venir en Islande parce que c'est l'une des rares destinations où il est possible de pratiquer dans cette langue.
Quel était votre cours préféré ?
"The Old Norse-Icelandic Literary Corpus – Overview and Main Questions" : un cours de Torfi Tulinius (super prof, et sympathique) sur la vieille littérature islandaise, c'est-à-dire les sagas et les poèmes mythologiques. Ça reste accessible parce que c'est juste une introduction. En même temps, c'est assez pointu parce que c'est conçu pour un master d'étudiants en histoire voulant se spécialiser dans le Moyen Âge scandinave (ce n'est pas mon cas, mais le cours est ouvert à celles et ceux qui veulent). J'ai l'impression d'avoir intégré énormément de choses sur les légendes islandaises, comme sur l'histoire du pays. C'est très cool d'avoir ça en tête quand on voyage dans l'île.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'ai la sensation d'avoir fait de gros progrès, sachant que j'avais un niveau B2 avant la mobilité. La plupart de mes profs étant islandais. L'anglais n'était pas leur langue maternelle, et il était assez facile de suivre leur cours, même au début de mon Erasmus.
Avez-vous pris des cours d’islandais ?
J'étais trop occupé avec l'anglais pour apprendre l'islandais, d'autant que les cours d'islandais avaient l'air assez exigeants. Toutefois, l'islandais est une langue assez incroyable, et je pense que m'y serais mis si j'étais resté un an. (Evidemment, l'intérêt purement pratique d'apprendre cette langue est limité, parce que tous les Islandais parlent anglais. Ceci dit, ça peut aider pour nouer le contact avec eux).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Islande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma première fois en Islande. Une partie de ce que je pense sur la vie étudiante en Islande est résumé par ce que je disais sur la rudesse économique et météorologique du pays. Ce n'est pas la destination idéale si vous tenez à un certain confort matériel et social. Mais ce serait trop négatif de résumer mon expérience de l'Islande à ça : l'énorme avantage de ce pays est que vous pouvez partir dans n'importe quelle direction, vous arrêter où vous voulez et faire une randonnée mémorable. La ville de Reykjavik est passable, avec quelques choses intéressantes quand même ; tout le reste de l'Islande est incroyable, même à deux pas de Reykjavik. En ce qui concerne les Islandais, on peut entendre dire qu'ils sont froids, distants, voire antipathiques. J'ai trouvé ça assez injuste : dans toutes les interactions que j'ai eu avec eux, ils ont toujours été chaleureux et ouverts. Mais j'avoue que je n'ai pas réussi à sympathiser durablement, et de ce que j'ai entendu c'est souvent le cas pour les étrangers qui ne vivent pas vraiment longtemps dans le pays. Bref, ils sont sympas mais plutôt rares.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
C'est cher. Je payais 800€ de loyer dans une colocation sympa juste à côté de l'université. J'ai pas trouvé beaucoup moins cher ailleurs, et les tarifs de logements de l'université ne sont pas beaucoup mieux dans mes souvenirs. Tous les produits coûtaient plus cher qu'en France, même les produits locaux tels que la viande de mouton et le poisson. Les seules exceptions sont les sucreries et les entrées de piscine (il faut donc y aller).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse de base pour les mobilités Erasmus (n'étant pas boursier en France). Ce n'était pas énorme par rapport au coût de la vie islandaise, mais c'est quand même bienvenu.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si je n'avais qu'un seul conseil à donner à quelqu'un qui part en Islande, ce serait d'aller dans les piscines. C'est l'expérience islandaise par excellence, ils y vont comme s'ils allaient au bistrot. Pas pour nager dans des couloirs, mais pour discuter en pataugeant dans les divers bassins d'eau chaude, à l'extérieur. Il y a très souvent des saunas en accès libre. Et comme dit précédemment, c'est assez peu cher - même moins cher qu'en France pour le même genre de piscine. Celle où j'allais le plus souvent, à Reykjavik, coûtait environ 7€50. On peut vraiment faire face aux difficultés de la vie islandaise grâce aux piscines et aux randonnées.
Sinon, pour se déplacer hors Reykjavik, le moins cher et le plus pratique, c'est la location de voiture. On se retrouve vite à payer de grosses sommes quand on voyage en car, et on reste sur la route principale alors que l'intérêt de l'Islande c'est justement de vadrouiller dans des endroits déserts et magnifiques. Dans Reykjavik, les bus sont chers et peu fiables. La marche est la meilleure solution, je trouve. Pour gagner en vitesse, si besoin, il y a les trottinettes en libre-service qui ne sont pas trop chères.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Islande est différente de la France ?
C'est très différent de la France, mais on reste en Europe. Ou en Occident, puisque la culture islandaise est assez influencée par le Canada et les États-Unis (on y retrouve certaines marques, les gros 4x4, le côté "villes faites pour la voiture"). C'est aussi très scandinave, on trouve en Islande de nombreux Suédois, Danois et Norvégiens. Un point qui limite pas mal le dépaysement, c'est que tout le monde maîtrise l'anglais. Les Islandais ont conscience que les touristes ne parlent pas leur langue, et comme ils sont gentils, ils mettent pas mal de panneaux en anglais.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur islandais ?
Il y avait beaucoup de sorties pédagogiques organisées (mais peut-être parce qu'on était des étudiants Erasmus). J'ai trouvé aussi qu'il y avait un peu plus d'échanges entre les profs et les étudiants durant les cours. Même si j'avais peu d'heures, les devoirs à rendre, les travaux d'évaluation pour la fin de semestre étaient aussi assez nombreux - clairement plus que dans mon master de cinéma. Mais comme les exigences n'étaient pas non plus très élevées, j'ai pu rester détendu au cours de cette mobilité.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, cette mobilité dans un pays hautement volcanique a confirmé mon envie d'écrire mon mémoire sur Katia et Maurice Krafft, deux volcanologues cinéastes. Je pense que mon séjour en Islande m'a surtout influencé sur le plan personnel : mon imaginaire s'est enrichi de plein de belles choses islandaises, et on apprend logiquement beaucoup de choses sur soi en voyageant.
Quels sont vos projets à court terme ?
J'ai obtenu mon master l'année dernière, et j'ai trouvé du travail comme photographe et régisseur. Je pense tenter les concours pour des écoles de cinéma en France, ou quitter mon activité actuelle pour voyager, quand j'en aurai marre.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Difficile de répondre à cette question... sans doute pas en Islande.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne pense pas m'expatrier, mais cette mobilité en Islande m'a donné envie de visiter des pays en y séjournant plusieurs mois, quitte à y trouver un travail. J'aurai notamment envie de retenter l'expérience en Islande, pour aller dans des endroits de l'île que je n'ai pas eu le temps de visiter. J'aimerais bien découvrir la vie en Islande dans une autre ville que Reykjavik. Par contre, vivre là-bas indéfiniment serait très différent, et ça ne me donne pas spécialement envie.
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Italie (Université de Naples - Frédéric II)
Diane, Italie (2018-2019)
Diane, étudiante en droit, est partie en échange 10 mois à l'université de Naples - Frédéric II (Italie) pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Italie ?
J'ai toujours été très enthousiaste à l'idée de pouvoir étudier à l'étranger. J'étais curieuse de vivre à l'étranger, de découvrir une nouvelle culture et d’apprendre une nouvelle langue. J'étais passionnée par l'Italie depuis toujours, je rêvais de parler italien.
Pourquoi avez-vous choisi Naples ?
J'ai choisi Naples parce que j'en avais eu des bons échos d'anciens étudiants partis dans le cadre d’Erasmus+. L'université de Naples est réputée en Italie. Elle n'exigeait pas un niveau de la langue minimum et proposait un cours intensif à la rentrée. Par ailleurs, ça me plaisait que la ville soit située au bord de la mer.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Naples - Frédéric II ?
Oui.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bien ! Une réunion d'accueil a été organisée au début de l'année pour tous les étudiants Erasmus. Nous avons eu la possibilité de nous inscrire à un cours intensif d'italien selon notre niveau. Il avait lieu tous les jours pendant trois semaines. Ces cours ont permis de tisser des liens d'amitié entre les étudiants. Une agence indépendante de l'université aide les étudiants sur place à trouver un logement. Les associations Erasmus organisent également quelques évènements d'intégration.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours de droit international public (diritto pubblico comparato). Il s’agissait de la dernière année du professeur. Le cours était rythmé par des interventions sur des thèmes variés de professeurs d'autres universités. J’ai également assisté à d’autres cours passionnants sur le droit matériel de l’UE ou encore sur le droit européen des biens culturels.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en italien lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
A mon arrivée, j’avais un niveau A2-B1 et à la fin de l’année, je suis passée à un niveau C1-C2 selon les compétences.
Avez-vous pris des cours d'italien sur place ?
Je n’ai pas pris de cours supplémentaires d’italien que ceux proposés par l’université à l’arrivée mais presque tous les cours étaient en italien.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Italie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà allée en Italie mais jamais à Naples. J'ai adoré y vivre ! La vie y est trépidante, les activités culturelles sont riches, la région est très belle et puis il y a le Vésuve. Cependant, la vie peut y être parfois pesante.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de vie était accessible pour nous venant de Paris. La pizza coûte 3,50 euros (ou 5 euros sur place). Le prix des aliments de base n'est pas très élevé.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai pu bénéficier de la bourse Erasmus+ (comme tous les étudiants partant dans ce cadre) et du complément ministériel du Crous.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Il faut y aller sans apriori ni préjugés et ne pas avoir peur de l'inconnu ! Naples est une ville unique. L'université est excellente et il est intéressant de découvrir le système universitaire italien.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Italie est différente de la France ?
Culturellement, j'ai pu découvrir l'Italie du Sud qui se distingue de l'Italie du Nord. L'échange culturel est extrêmement riche. J'ai été frappée par le partage d'idées et à quel point les évidences pour les uns peuvent diverger pour les autres.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur italien ?
J’ai pu observer que le rapport des étudiants avec les professeurs était différent et que les compétences écrites sont moins travaillées qu’en France.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Pendant ma mobilité à Naples, j'ai découvert un fort intérêt pour le droit européen dans lequel j'aimerais me spécialiser. J'ai développé un goût pour l'étranger, je n'hésiterais pas à demander des stages ou des échanges hors de France. J'ai réalisé mon attrait pour le droit international dont la spécialisation m'effrayait par sa généralité avant mon année Erasmus. Sur le plan personnel, je pense avoir développé une certaine capacité d'adaptation, d'écoute et d'observation.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, j'aimerais valider mon master 1 à Paris 1 puis effectuer un stage dans l'idéal à l'étranger.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Idéalement, j'adorerais parler plusieurs langues dans une même journée dans mon travail, conseiller et raisonner peut-être sur des questions européennes, qui sait ?
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Aucune idée.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
J'aimerais remercier l'université d'avoir retenu mon dossier pour mon départ en Italie. Cette année d'échange a été l’une des plus belles années de ma vie. J'adore l'Europe et je recommanderais à chaque étudiant d'en faire un. Aller dans une ville inconnue pour y étudier dans une langue étrangère est une chance incroyable. Merci ! Je pense que seules ces expériences de partage et de rencontre de l'autre peuvent permettre une connaissance et un rapprochement sincère et durable entre les différents pays.
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Lettonie (Université de Lettonie)
Sirine, Lettonie (2024-2025)
Sirine, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l’université de Lettonie pendant son année de Licence 3 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Lettonie ?
Je poursuis un parcours internationaliste, et ai toujours été attirée par les pays de l’Est. À défaut de pouvoir étudier en Russie, la Lettonie était un bon compromis.
Pourquoi avez-vous choisi Riga ?
C’est la capitale de la Lettonie, et cette université est réputée comme la meilleure du pays. Il est aussi préférable de se diriger vers les grandes villes car en dehors il n’y a pas grand mouvement.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Lettonie ?
Je l’ai trouvée par hasard.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Le logement a été aisément trouvé, il était indiqué sur le site de notre université Paris 1. C’était un établissement ressemblant à une auberge, le prix était très abordable, et non loin de la fac. Pour ce qui est des rencontres, l’intégration est difficile pour les étrangers. Les Lettons sont assez méfiants. Il est néanmoins aisé de nouer des amitiés avec les autres étudiants en échange.
Quel était votre cours préféré ?
Droit international public.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J’étais déjà très performante en anglais, mais pratiquer des cours techniques m’a fait progresser !
Avez vous pris des cours de letton ?
Je n’ai pas pris l’initiative d’apprendre le letton.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Lettonie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C’était en effet la première fois que je posais les pieds dans un pays de l’Est ! La météo est assez difficile en hiver, mais à partir du printemps c’est très doux. Un des gros avantages de la Lettonie est l’opportunité de voyager tout autour à bas prix.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
C’est abordable, un peu moins coûteux qu’en France. Par exemple, les forfaits de transports en commun s’élèvent à 20€ par mois. Mon loyer me coûtait 275€ en résidence étudiante. Les courses s’élevaient à environ 80€ par mois.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J’ai bénéficié de la bourse Erasmus+ ainsi que de l’aide à la mobilité du Crous, ce qui a largement couvert mes dépenses sur place.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Venez accompagnés ! Il est difficile de s’intégrer en tant qu’étranger. Et prévoyez des voyages une fois sur place.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Lettonie est différente de la France ?
La culture y est bien différente, bien que ce soit en Europe. On y retrouve quand même des éléments comme les gens en terrasse quand il fait beau.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur letton ?
Les cours étaient plus interactifs ! En tant qu’étrangers on bénéficiait d’une proximité avec les enseignants. C’était évidemment moins strict qu’en France, mais il faut prendre en compte que les cours sont en anglais.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Une autonomie exacerbée et une capacité d’adaptation. Le fait de prendre des initiatives aussi. Ça apporte un point de vue extérieur sur nos études qui peut faire du bien. Sur le plan personnel, je sais à présent que les pays de l’Est ne me conviennent pas ! Et sans cette expérience j’aurais eu des regrets.
Quels sont vos projets à court terme ?
Continuer sur un Master 2 en Droit international économique, passer le barreau l’année prochaine.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Au soleil avec tous mes diplômes en poche.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Évidemment ! Je dirais l’Espagne, la Turquie ou la Thaïlande. Faire du droit comparé.
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Luxembourg (Université du Luxembourg)
Marion, Luxembourg (2019-2020)
Marion, étudiante en administration économique et sociale, est partie en échange 6 mois à l’université du Luxembourg pendant son année de Licence 3 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Luxembourg ?
Je souhaitais avoir une expérience à l'étranger, pour voir le fonctionnement d'une autre université. J'ai choisi le Luxembourg car le pays est francophone et une partie des cours (si ce n'est l'entièreté pour certaines UFR) est en français.
Pourquoi avez-vous choisi cette ville ?
Il n'y a qu'une université au Luxembourg.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Luxembourg ?
Non, je l'ai découverte sur leur site internet (très bien fait).
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université du Luxembourg prend grand soin de ses étudiants Erasmus (ils souhaitent attirer car c'est une université très jeune). L'université s'est chargée de me trouver un logement universitaire (très propre et spacieux par ailleurs !). L'équipe administrative est très à l'écoute. J'ai été surprise par la simplicité des démarches. Le personnel est très réactif à vos demandes/remarques. Au niveau des amis c'est un peu plus compliqué. Le Luxembourg est un petit pays et les élèves se connaissent souvent depuis la petite enfance. Il faut avouer qu'il est assez compliqué de s'intégrer (d'autant plus que les élèves parlent souvent luxembourgeois entre eux), mais cela constitue un défi et c'est ça aussi l'expérience Erasmus !
Quel était votre cours préféré ?
Macro-économie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Français (langue natale).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Luxembourg ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce fut mon premier long séjour.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les prix sont quasi-similaires à Paris intra-muros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
La bourse de base Erasmus+ (sans critères sociaux).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
C'est un très bon choix. Cependant, il faut avoir conscience que c'est un pays du Nord. L'ambiance n'est pas la même qu'en Espagne par exemple. Si vous aimez le calme, la propreté et la rigueur, vous apprécierez le Luxembourg !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Luxembourg est différent de la France ?
Ça ressemble beaucoup à la France. La seule différence est que les Luxembourgeois ont un niveau linguistique très élevé par rapport à nous. Ils parlent français, allemand, luxembourgeois et anglais (puis parfois une autre langue supplémentaire).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur luxembourgeois ?
La pédagogie est très différente de celle de Paris 1. Les professeurs entretiennent une relation souvent amicale avec les élèves. Professeurs et élèves sont mis sur un pied d'égalité. Si un élève souhaite intervenir de manière quelque peu virulente durant l'amphi, il ne sera pas renvoyé de cours (contrairement à en France).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
La mobilité fut courte (1 mois) en raison du virus. Mais il y a quand même eu des apports. J'ai appris à vivre en colocation avec des gens issus de divers horizons et cela s'est révélé très enrichissant. Aussi, avant cette expérience je pensais que toutes les universités d'Europe fonctionnaient de la même manière, avaient la même pédagogie… et en fait pas du tout !
Quels sont vos projets à court terme ?
Intégrer un Master 2.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travailler à l'étranger (Luxembourg ou Allemagne).
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, Luxembourg ou Allemagne.
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Norvège (Université d'Oslo)
Chloé, Norvège (2025-2026)
Chloé, étudiante en droit, est partie en échange 4 mois à l'université d'Oslo (Norvège) pendant son année de Master 1 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Norvège ?
Je voulais avoir une expérience internationale, surtout dans le cadre de mon master de droit international général. La Norvège me semblait intéressante. Au-delà du parcours académique, le pays et sa nature m'intéressaient, et la découverte d'une autre culture. Également le fait que cela soit un pays très intégré dans le système européen et pourtant ne faisant pas partie de l'Union européenne.
Pourquoi avez-vous choisi Oslo ?
C'est la capitale, cela me semblait plus intéressant qu'une ville en périphérie.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Oslo ?
Oui, je pensais faire un second master dans cette université.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bon accueil, il y avait une semaine d'intégration où l'on a été parrainés par des étudiants norvégiens. Plein d'activités pour rencontrer d'autres étudiants, et beaucoup d'aide pour comprendre la vie sur place et mieux s'intégrer.
Quel était votre cours préféré ?
"Human-rights and counter terrorism".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
C1. Je pense que mon anglais oral est plus fluide.
Avez vous pris des cours de norvégien ?
Je n'ai pas pris de cours de norvégien, mais il y en avait qui étaient offerts spécialement pour les étudiants internationaux.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Norvège ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était la première fois. J'ai bien aimé mais j'ai trouvé la ville assez peu vivante, surtout hors week-end. J'ai adoré voyagé autour de la Norvège et dans différentes régions, mais la vie dans la ville-même beaucoup moins.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Très élevé. Les résidences étudiantes sont assez abordables (entre 500 et 600€ par mois pour une chambre seule, avec cuisine partagée, parfois salle de bain privée). Par contre le coût de la vie comme les courses est très élevé. Il y a des marques "premier prix" qui permettent d'économiser un peu mais c'est compliqué, il faut prévoir un budget. La moindre sortie est également très coûteuse, vraiment très chère.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Prenez un cours de langue, la charge de travail est vraiment légère et cela est toujours apprécié de connaître la langue du pays. Prévoyez un bon budget car tout est très cher mais c'est dommage de partir et de ne pouvoir rien faire une fois sur place. Utilisez "Too Good To Go" pour la nourriture, cela m'a sauvé mon Erasmus. Assistez à la semaine d'intégration, c'est là où j'ai rencontré tous mes amis. Et n'ayez pas peur de la colocation, globalement j'ai eu des bons retours, même de la part de personnes qui ne s'entendaient pas avec tous leurs colocataires, cela permet de rencontrer du monde tout de même.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Norvège est différente de la France ?
Oui, la vie est assez différente surtout à l'arrivée de l'hiver, où les Norvégiens restent beaucoup chez eux (car il fait froid et tout le temps nuit). Tout le monde est très sportif, j'avais l'impression de voir un Norvégien courir un marathon à chaque fois que je tournais la tête dans la rue. Tout est très cher car tout est importé. La seule chose abordable est le saumon finalement... La nature est considérée comme un trésor, et à raison. Ils ont une culture de laisser les endroits par lesquels ils sont passés intacts, voire en meilleur ordre qu'avant leur passage. Ils ne ferment pas leurs portes car le taux de criminalité est très bas. Tout est fait de façon électronique, tout est sur des applications, j'ai du en téléchargé au moins une dizaine pour tout avoir (plans de l'université, tickets de transport, etc).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur norvégien ?
Oui, j'avais 6h de cours par semaine, et tous mes examens étaient "open book". Je n'avais aucun devoir à part les "midterms" et les partiels de fin de semestre. "Open book" veut dire que j'avais accès à toutes les sources dont j'avais besoin, y compris mes cours. Si ce n'était pas ça, c'était un essai à rendre, et le sujet était donné dès le début du semestre...
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai beaucoup appris d'une autre culture, j'ai voyagé, j'ai rencontrés de nombreuses personnes extraordinaires. Académiquement cela m'a dissuadé d'y aller faire une autre année en master car je n'ai pas vraiment aimé les enseignements (et j'ai aussi suivi la moitié des enseignement du master que je voulais, pendant mon échange).
Quels sont vos projets à court terme ?
Intégrer le Master 2 administration internationale et faire en même temps un DU de criminologie l'année prochaine. Ensuite faire un second master à l'étranger pendant un an.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Aucune idée.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, pas encore d'idée de pays, je songe à passer les concours du ministère des affaires étrangères de catégorie B, mais donc je n'aurais pas vraiment de choix d'affectation. Sinon j'aimerais faire mon second master à Montréal ou Amsterdam.
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Pays-Bas (Université de Leiden)
Chloé, Pays-Bas (2025-2026)
Chloé, étudiante en histoire, est partie en échange 5 mois à l’université de Leiden (Pays-Bas) pendant son année de Master 2 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi aux Pays-Bas ?
Je souhaitais effectuer une expérience académique à l’international et pratiquer mon anglais. Les Pays-Bas sont assez proches de la France et de ma famille, mais me permettaient de découvrir une nouvelle culture.
Pourquoi avez-vous choisi Leiden ?
Mon université d’échange proposait des cours variés et en accord avec mon parcours universitaire et mes choix professionnels futurs.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Leiden ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L’intégration universitaire s’est très bien passée grâce a une journée d’intégration qui m’a permis de rencontrer la plupart des amis que je me suis fait. Pour le logement, même si des logements universitaires étaient proposés, j’ai choisi de prendre une colocation extérieure à l'université, ce qui m’a permis de rencontrer des personnes en dehors de la fac et de ne pas être seule lors des premiers jours sur place, avant le début des cours.
Quel était votre cours préféré ?
Un cours sur les musées et la muséologie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
C1 en anglais. Je pense avoir principalement progressé dans le parler de tous les jours, avec un parler beaucoup plus fluide.
Avez vous pris des cours de néerlandais sur place ?
Non.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois aux Pays-Bas ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce n’était pas ma première fois. J'avais visité les Pays-Bas une première fois en tant que touriste et l'expérience est bien différente. On reste des étrangers mais les gens sont très accueillants et compréhensifs.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Assez cher, entre le prix des logements et de la nourriture, ainsi que des transports.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, de la bourse de mobilité Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous ne prenez pas de logement universitaire, prenez-vous-y à l'avance pour trouver un logement local : il y a une crise du logement très intense au Pays Bas. N’hésitez pas à faire du bénévolat même si vous ne parlez pas la langue locale, l'anglais est omniprésent dans la vie de tous les jours. Voyagez le plus possible : la ville la plus loin que j'ai faite était à 3 heures de route. Tout est très accessible en train.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que les Pays-Bas sont différents de la France ?
Très différent en termes de nourriture, de traditions, de langue et de pensées. Mais les personnes sont accueillantes bien que plus réservées.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur néerlandais ?
L'enseignement néerlandais est beaucoup plus tourné sur l’échange entre élèves et professeurs, même au niveau licence et encore plus en master. Ils encouragent également les visites extérieures : de nombreux cours intégraient des sorties personnelles, comme des visites de musées, de collections ou d'archives.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, cette mobilité a renforcé mon idée de travailler plus tard dans les musées. Sur le plan personnel, elle m'a permis d'acquérir une première expérience de vie en colocation et hors du foyer familial. J'étais seule pour la première fois et je vivais seule.
Quels sont vos projets à court terme ?
Candidater à des masters en patrimoine et médiation culturelle ou en préparation à l'agrégation.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas encore.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
J'aimerais beaucoup revenir aux Pays-Bas.
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Pologne (Université Jagellonne de Cracovie)
Marylou, Pologne (2025-2026)
Marylou, étudiante en double licence histoire-science politique, est partie en échange 4 mois à l'université Jagellonne de Cracovie (Pologne) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Pologne ?
J'ai choisi de partir en Erasmus afin d'améliorer mon niveau d'anglais en pratiquant directement auprès d'autres étudiant·e·s internationaux, également pour enrichir ma culture et mes relations personnelles, redécouvrir la Pologne et me créer des souvenirs précieux. J'ai choisi la Pologne car j'avais déjà eu l'occasion d'y aller pour un court séjour en 2021 et j'avais beaucoup apprécié le pays en général.
Pourquoi avez-vous choisi Cracovie ?
J'avais déjà pu me rendre à Cracovie quatre jours lors d'un précédent voyage et j'avais eu un réel coup de cœur pour cette ville. C'est une ville historique vivante, étudiante et avec un passé très intéressant à découvrir. J'avais très envie d'y retourner afin d'expérimenter la vie là-bas sur du plus long terme.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Jagellonne de Cracovie ?
Non, pas du tout, mais on m'avait dit que c'était une très bonne université.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil au sein de l'université s'est plutôt bien déroulé. J'ai reçu des mails qui indiquaient comment s'inscrire administrativement. Pour les inscriptions pédagogiques, c'était plus compliqué car le site utilisé n'est pas très facile à comprendre : il m'a fallu me rendre directement auprès des professeur·e·s pour rejoindre leurs cours, mais ils acceptent tout le temps les nouveaux élèves. Pour l'intégration, je suivais le compte Instagram de l'ESN de mon université qui avait notamment créé un groupe WhatsApp pour le semestre et organisait plusieurs événements d'intégration tout au long du semestre.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai assisté à un cours sur l'histoire de l'Europe centrale et notamment de la Pologne qui était très bien construit et très intéressant. Le professeur était super bien et c'était vraiment enrichissant d'étudier l'histoire polonaise.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Je détenais un petit niveau B2 en anglais, je n'étais pas très à l'aise à l'oral et pas très sûre de moi. J'ai vraiment beaucoup progressé, notamment au travers des cours mais surtout par les discussions avec mes ami·e·s venant toustes de pays différents. Je me sens beaucoup plus à l'aise, j'ai enrichi mon vocabulaire et je suis capable de tenir des conversations beaucoup plus facilement qu'à mon arrivée en septembre.
Avez vous pris des cours de polonais ?
J'ai pris mes cours en anglais, ne parlant pas du tout polonais. Nous avions aussi la possibilité de prendre des cours de polonais, mais j'ai préféré me concentrer sur l'anglais.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Pologne ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà venue à Cracovie, mais je n'avais pas vraiment pu expérimenter la vie sur place. J'ai adoré cette ville, elle est plutôt concentrée autour du centre historique et du quartier juif, ce qui la rend accessible et permet de ne pas perdre des heures dans les transports. Au début du semestre, il faisait un temps plutôt correct. En janvier, il faisait vraiment froid mais au moins, j'ai eu de la neige de décembre à janvier !
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est vraiment peu cher en général. J'ai pu avoir un super appart en colocation pour environ 400€. Il y a plein de cafés et bars très sympas avec des tarifs hyper raisonnables. Les trains pour voyager en Pologne sont vraiment accessibles car la carte étudiante permet une remise de 50% sur chaque billet, ce qui m'a permis de visiter d'autres villes pour quasiment rien.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus + études et de l'aide FSDIE-CVEC à la mobilité internationale.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je dirais de ne pas hésiter à découvrir ce pays, la vie n'est pas chère, la ville est très "safe", les cours sont intéressants et on peut voyager facilement.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Pologne est différente de la France ?
C'est différent de la France sur les modes alimentaires forcément, mais les spécialités locales sont pour la plupart super bonnes. La Pologne est un pays assez conservateur mais cela ne se ressent pas trop dans une ville comme Cracovie qui est assez touristique.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur polonais ?
Mes cours de science politique se composaient uniquement d'une présentation orale et d'un essai à rendre. Les cours d'histoire étaient plutôt des CM, avec le professeur qui fait son cours. Les cours duraient tous 1h30, ce qui est vraiment beaucoup plus court qu'en France. Les partiels ont lieu sur le dernier cours du semestre.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité a enrichi mes connaissances historiques notamment sur l'histoire de la Pologne et aussi sur la Shoah. Je me suis liée d'amitié avec des étudiant·e·s de la faculté d'art, ce qui a renforcé mon envie de demander des masters en culture et politique culturelle en revenant à Paris. Sur le plan personnel, j'ai rencontré des personnes adorables et avec qui j'ai pu partager des moments géniaux. J'ai pu découvrir plein de cultures et j'ai commencé à apprendre l'allemand auprès de mes amies à qui je vais rendre visite en mai !
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, j'espère obtenir un master en politiques culturelles et gestion de projets culturels. J'ai aussi pour projet de rendre visite à mes amies allemandes en mai et à une amie espagnole à Madrid en septembre. Je songe également à refaire un échange ou un stage à l'étranger afin de continuer d'améliorer mon anglais.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, j'espère pouvoir travailler dans le monde de la culture et potentiellement avec une dimension européenne.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je l'envisage pour plus tard, j'aimerais potentiellement aller vivre en Allemagne après mon master.
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Portugal (Université de Lisbonne)
Carla, Portugal (2024-2025)
Carla, étudiante en économie, est partie en échange 4 mois à l’université de Lisbonne (Portugal) pendant son année de Licence 2 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Portugal ?
Je voulais avoir une expérience à l'étranger, découvrir un nouveau pays et voyager durant mes études, donc le semestre était une excellente opportunité.
Pourquoi avez-vous choisi Lisbonne ?
J'ai choisi Lisbonne pour son beau temps !
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Lisbonne ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
C'était plutôt agréable, j'étais dans la seule classe "section anglaise", donc tous les étudiants en échange étaient dans ma classe, ce qui était plus facile pour rencontrer des amis. Au niveau du logement, je trouve que Lisbonne est une ville assez simple pour se loger en tant qu'étudiante en échange.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours de langue portugaise.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau B2 en anglais. J'ai pu pratiquer l'anglais durant ce semestre et je suis maintenant plus à l'aise, à l'oral notamment.
Avez vous pris des cours de portugais ?
J'ai pris un cours de portugais niveau débutant (A1), j'ai donc maintenant les bases de la langue.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Portugal ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était ma première fois au Portugal. La vie est très agréable, les Portugais sont accueillants, et il fait bon vivre grâce au soleil. Lisbonne est une ville internationale, il y a beaucoup d'étrangers et de touristes, donc on est dans un environnement cosmopolite.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Je pense que Lisbonne a des prix légèrement plus bas que la France. Un plat au restaurant tourne entre 15 et 20€. Cependant, si l'on s'éloigne de la capitale, cela reste moins cher.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je recommande à 100% d'étudier à Lisbonne. C'est une ville parfaite pour un échange, il y a beaucoup d'étudiants internationaux. On est à seulement 15/30min de la plage, donc parfait pour bronzer après les cours !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Portugal est différent de la France ?
Je pense que c'est assez similaire car l'on reste en Europe, mais les Portugais sont très solaires.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur portugais ?
Il y a moins de charge de travail là-bas. Le point positif est que dès le début du cours, les professeurs nous donnent les dates des examens, ce qui nous permet de mieux nous organiser.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cet échange m'a apporté que de belles choses, notamment des nouveaux amis des quatre coins du mondes. J'ai aussi beaucoup voyagé, notamment au Portugal, en Espagne, au Maroc et à Madère, ce qui était une des raisons pour lesquelles je voulais partir.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je veux repartir en échange durant mes années de master.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je souhaite travailler dans des institutions internationales comme la Banque mondiale ou l'OCDE.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne sais pas vraiment, mais peut être que plus tard dans ma carrière j'irais vivre au Moyen-Orient, au Liban.
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République tchèque (Université Charles de Prague)
Maeva, République tchèque (2025-2026)
Maeva, étudiante en économie, est partie en échange 4 mois à l’université Charles de Prague (République tchèque) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en République tchèque ?
Je voulais absolument avoir une expérience universitaire à l'étranger. C'est un véritable plus académiquement et personnellement parlant.
Pourquoi avez-vous choisi Prague ?
J'ai choisi la République Tchèque car j'avais déjà visité la ville de Prague et j'avais énormément apprécié la ville. Et c'est aussi une ville au centre de l'Europe qui est reliée à toute les grandes villes européennes, ce qui m'a permis de beaucoup voyager.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Charles de Prague ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'inscription a été fluide, par internet et sans trop de problèmes. L'accueil au sein de l'université s'est très bien déroulé. Il y a eu une journée d'intégration pour nous présenter l'université et la vie en tant qu'étudiant international à Prague, et aussi pour rencontrer d'autres étudiants. Ils ont aussi organisé des soirées de rencontres, etc. Les campus universitaires sont aussi faciles d'accès, j'ai eu la chance d'être logée dans le centre à 5 minutes de mon campus.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré a été "International Trade", c'était une matière très intéressante avec un très bon professeur qui était toujours là en cas de problème !
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Les cours que j'ai suivis étaient enseignés en anglais et étant bilingue, cela n'était pas un problème. Cette insertion m'a permis de parler pleinement anglais, et me donne aujourd'hui envie de tout poursuivre en anglais.
Avez vous pris des cours de tchèque ?
Je n'ai pas pris de cours de tchèque, sachant que c'est une langue très difficile et fastidieuse. Mais j'ai réussi à apprendre deux-trois phrases afin de communiquer un minimum dans la ville.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en République tchèque ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non, j'ai déjà effectué un voyage en famille à Prague, une très belle ville. La vie sur place est assez animée, surtout en hiver pour les festivités de Noël. La vie étudiante est très riche, j'ai pu faire de nombreuses rencontres mémorables.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie sur place est peu cher. Les logements étudiants rattachés à l'université coûtaient entre 100 et 200 euros par mois, puis les logements étudiants privés allaient de 200 à 700 euros. On peut facilement trouver un logement accessible. Puis, le réseau de transport est très développé et l'abonnement pour 3 mois m'a coûté seulement 15 euros. Dans les bars, la pinte de bière n'était jamais plus de 4 euros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai pu bénéficier d'une bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Cette université propose des cours très intéressants, avec de bons professeurs toujours à l'écoute, surtout pour les élèves internationaux. L'administration est aussi facilement joignable. La charge de travail est raisonnable et nous laisse le temps de visiter les alentours. Je conseillerais de loger dans le centre de la ville pour profiter au maximum de la vie étudiante. Pour les soirées et activités, n'hésitez pas à vous tourner vers les associations et organisations Erasmus, mais parfois pour voyager c'est plus rentable de s'organiser soi-même. Je vous conseillerais de prendre un sac à dos de voyage pour voyager plus facilement dans les villes voisines, et justement de profiter de la position géographique de Prague pour beaucoup voyager à prix cassé. Il y a des trains ou cars peu chers qui vous emmènent partout !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la République tchèque est différente de la France ?
J'ai trouvé que la République Tchèque avait une population assez fermée, qui ne sourit et n'interagit pas trop.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur tchèque ?
La présence aux cours n'est pas suivie, on est libre de venir ou non. En France, c'est un peu plus cadré, surtout pour les TD. La longueur des cours est plus courte à Prague, c'est plus aux alentours de 1h30 de cours et 1h30 de TD.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, cela m'a permis de suivre pour la première fois tous mes cours dans une autre langue et de découvrir d'autres manières d'apprendre et d'étudier. Sur le plan personnel, j'ai fait de très belles rencontres avec des personnes avec qui je garde toujours contact, et je pense pour longtemps. C'était aussi un moyen pour moi d'être plus sociable, de plus m'ouvrir aux autres.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, j'aimerais étudier dans une école de commerce, dans un cursus en anglais, et partir à l'international pour d'autres échanges universitaires.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, j'aspire à être consultante en stratégie dans une entreprise des "Big Four".
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, mais je ne sais pas encore où !
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Roumanie (Université Alexandru Ioan Cuza de Iași)
Claire, Roumanie (2021-2022)
Claire, étudiante en géographie, est partie en échange 6 mois à l’université Alexandru Ioan Cuza de Iași (Roumanie) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Roumanie ?
Je souhaitais réellement progresser en anglais. Lors du 3e appel, en Europe, il restait des places en Roumanie avec des enseignements en anglais et beaucoup de facilités pour partir.
Pourquoi avez-vous choisi Iași ?
Iasi n'est pas la capitale, mais pas inactive pour autant, bien au contraire. C'est une ville très étudiante, faite pour des étudiants. La ville se trouve dans la région de Moldavie, une des plus anciennes de Roumanie avec une culture encore très conservée.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université Alexandru Ioan Cuza de Iași ?
Comme la première université roumaine.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'intégration s'est faite très simplement étant donné que nous étions pour la plupart dans une résidence étudiante pour les Erasmus. Nous étions en colocation et il était très facile de parler avec les personnes dans les espaces communs. Il y a également l'association 'ESN', qui existe dans toutes les villes étudiantes, qui avait organisé quelques évènements pour l'intégration et la découverte de la ville.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré a été "Ecology". L'enseignant-chercheur nous faisait le cours spécialement pour nous en anglais et traitait de sujets très diversifiés. Il nous a également emmené en sortie de terrain avec d'autres étudiants roumains pour découvrir une belle forêt roumaine et ses interactions écologiques.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais une assez bonne compréhension de l'anglais, ce qui m'a permis de partir, mais un très mauvais niveau d'expression orale et écrite. Cette mobilité m'a fait énormément progresser, il m'est maintenant possible de parler et écrire avec fluidité.
Avez vous pris des cours de roumain ?
Cela était possible mais j'ai fait le choix de ne pas apprendre le roumain (même si nous avons appris les bases naturellement).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Roumanie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma deuxième expérience en Roumanie, j'y avais passé 1 mois avec une association auparavant. La vie sur place n'est pas stressante, on se sent en sécurité dans les villes, on trouve de tout dans les supermarchés. Le climat est le même qu'en France mais avec plus d'extrêmes. Les Roumains sont très sympas, même si pas extrêmement ouverts aux premiers abords.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est inférieur à celui de France, nous pouvions bien manger pour moins de 2€ par repas. Une boîte d'œufs bio coûte 1,50€ et le pain 0,30€, un ticket de bus 0,25€. Le logement en résidence 80€ par mois. Le LEI roumain tend à augmenter doucement (tant mieux pour eux !).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
La bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De profiter de la résidence étudiante et aller à la réunion de rentrée pour tout bien comprendre pour le reste du semestre. Ne pas hésiter à aller voir les professeurs directement et à bien rester en communication avec eux. Profiter du système ferroviaire roumain, très lent mais peu cher, qui permet de bien découvrir le pays et les autres pays d’Europe de l'est.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Roumanie est différente de la France ?
La Roumanie n'est pas si éloignée de la France, surtout dans les villes. Il y a un doux mélange entre influence américaine, les anciens pays latins, et de l'ancien régime communiste. La culture moldave est aussi encore très présente. Effectivement le milieu rural ressemble à la France des années 50 avec des charrettes pour se déplacer.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur roumain ?
Les cours sont à plus petits effectifs avec des professeurs très proches des élèves et qui parlent beaucoup de leurs recherches. Ils nous demandent notre avis en cours. Le fonctionnement global reste le même, si ce n'est que vous aurez beaucoup de travail à faire en autonomie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Le choix des masters s'est fait durant ma mobilité et elle a clairement orienté mon choix sur un master avec du terrain et plus de concret. J'en retire également beaucoup d'exemples que j'utilise pour mettre en regard des exemples étudiés en cours. J'ai moins de difficulté à travailler en anglais, ce qui peut être indispensable dans beaucoup de milieux professionnels. D'un point de vue personnel j'en retire beaucoup de choses : de la confiance aux autres et en moi-même, la découverte de beaucoup d'émotions et une ouverture d'esprit. Une envie également d'être utile et de voyager sans empreinte carbone.
Quels sont vos projets à court terme ?
Faire un master et m'enrichir d'expériences associatives et professionnelles.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
En France. Partir dans un autre pays, permet tant d'apprécier le sien que de voir ce qui pourrait y être amélioré et de vouloir y contribuer efficacement.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pas pour le moment.
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Royaume-Uni (Université d'Édimbourg)
Antonin, Royaume-Uni (2024-2025)
Antonin, étudiant en philosophie, est parti en échange 4 mois à l'université d'Édimbourg (Royaume-Uni) pendant son année de Master 1 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Royaume-Uni ?
J'avais envie d'étudier à l'étranger depuis des années. Déjà au lycée, j'avais regardé pour étudier au Royaume-Uni, mais les prix m'en avaient dissuadé. Alors quand, en M1, j'en ai eu la possibilité, j'ai sauté sur l'occasion. J'ai choisi le Royaume-Uni parce que je voulais aller dans un pays où je parlerais le plus souvent possible la langue, à la fois pour les cours et la vie quotidienne, et pas un pays où les cours seraient en anglais et la vie quotidienne dans une autre langue. Et aussi parce que c'est un pays qui m'intéressait culturellement plus que les États-Unis. J'ai hésité avec l'Irlande, mais mon cœur était plus emballé par l'Écosse.
Pourquoi avez-vous choisi Édimbourg ?
Parce que l'université d'Édimbourg permettait un échange en philosophie et que j'avais beaucoup d'images en tête de la ville. Un de mes films préférés, "Trainspotting", se passe dans cette ville (il faut aimer les comédies noires, mais Ewan McGregor jeune en vaut la peine). Et rien qu'en allant voir des photos sur internet, on peut voir le style architectural, qui est tout simplement magnifique, avec les hauteurs qui font encore un peu médiévales et le nord de la ville dans un style fin XVIIIe. J'avais aussi envie de visiter le reste du pays, et Édimbourg est un bon point de départ vers le reste du pays, puisque c'est la capitale.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université d'Édimbourg ?
Oui, j'avais déjà vu passer quelques livres de philosophie des éditions de l'université.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Tout s'est super bien passé ! Le personnel administratif de la résidence m'a bien aidé, et la "Welcome Week" permet de découvrir plein d'associations et propose plein d'activités pour rencontrer des gens. J'ai me suis fait beaucoup d'ami·es : des Français·es, des Allemands et des locaux. Allez voir l'association GEAS de jeux de rôle, ils sont super !
Quel était votre cours préféré ?
"Feminist Theory".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 au global (j'étais en cours d'anglais N5 à Paris 1 Panthéon-Sorbonne), mais l'expression orale était un peu plus difficile (c'est toujours le plus compliqué, j'avais un peu honte de parler en public). Ce qui a beaucoup changé, c'est qu'aujourd'hui, j'ai beaucoup plus d'aisance pour parler en anglais, je ne me sens plus gêné et je sais me débrouiller même quand je ne connais pas les mots nécessaires. Et j'ai surtout compris une chose : l'accent, tout le monde s'en fiche, sauf nous-mêmes.
Avez vous pris des cours d'anglais sur place ?
Non.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Royaume-Uni ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, c'était la première fois. J'ai adoré la vie sur place. On sent que la ville est culturellement active (allez à la foire aux livres de la librairie Lighthouse !), mais ce n'est pas aussi stressant que Paris, c'est beaucoup plus chaleureux et apaisant. La ville est belle et parfaite pour s'y balader, les pubs sont des lieux aussi géniaux qu'on peut l'imaginer (allez faire des "pub quizzes" avec vos amis, c'est super amusant), et les habitants sont très gentils. Le rythme de vie est très agréable.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
C'est plus cher qu'en France. J'avais la "chance" d'être dans une résidence où le petit-déjeuner et le dîner étaient compris, mais le prix du loyer était très cher (un peu moins de 1 000 £, donc presque 1 200 €, heureusement donc que je n'avais pas à faire les courses). L'université a d'autres résidences, dont beaucoup qui sont moins chères, mais la répartition des résidences se fait selon les places disponibles. Édimbourg a malheureusement la même crise du logement qu'à Paris. Pour un restaurant, comptez 15 £, ce qui fait environ 18 €.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous avez peur de ne rien comprendre à l'accent écossais, ne vous inquiétez pas, la très grande majorité des gens ont un accent britannique beaucoup plus neutre.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Royaume-Uni est différent de la France ?
Oui. Un exemple qui peut sembler paradoxal quand on voit les politiques conservatrices du Royaume-Uni, c'est que les gens sur place sont beaucoup plus ouverts sur les questions LGBT. En fait, de manière générale, il y a une ouverture beaucoup plus grande, parce que comme l'anglais est une langue parlée à peu près partout dans le monde, il y a énormément d'internationaux. Et les gens n'ont pas les mêmes horaires, il fait nuit beaucoup plus tôt (en décembre, il fait nuit noire à 16 h ou 16 h 15 tout au plus), ce qui fait qu'ils se rassemblent à l'intérieur, c'est très chaleureux.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur britannique ?
Oui. Sur le plan administratif, c'est beaucoup plus simple, les personnels sont très réactifs, et pour le choix des cours, il n'y a qu'à envoyer le formulaire avec nos choix et c'est fait ! Sur le plan pédagogique, vu que je suivais des cours de 3e et 4e année, je n'avais pas de cours magistraux, seulement des séminaires (l'équivalent de nos TD avec une quarantaine d'étudiants) et des "tutorials" (des groupes d'étude de 10 à 15 personnes). Le rapport à l'enseignant est beaucoup plus proche, il y a beaucoup plus d'échanges sur les lectures d'articles, c'est très stimulant.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Assez directement, sur le plan académique, j'ai découvert de nouvelles idées qui ont fait bifurquer ma recherche. Maintenant je travaille sur l'injustice affective, un concept que j'ai découvert là-bas ! Sur le plan personnel, ça a été une expérience incroyable, un des meilleurs moments de ma vie, je crois n'avoir jamais été aussi heureux.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon Master 2, peut-être préparer l'agrégation, travailler en librairie ou en bibliothèque. Et partir en vacances en Écosse cet été (je dois absolument visiter Inverness, le grand manque de mon échange).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Soit de retour à Marseille, soit en Écosse, parce que ce pays me manque décidément trop.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Totalement, même si pour l'instant, le Royaume-Uni restreint ses accès, j'ai toujours l'espoir de pouvoir retourner là-bas pour une période plus longue.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
N'ayez pas peur de partir même en master, ça ne vous mettra pas en retard sur la rédaction de votre mémoire. Foncez, c'est une super expérience !
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Serbie (Université de Belgrade)
Clara, Serbie (2018-2019)
Clara, étudiante en management, est partie en échange 5 mois à l’université de Belgrade (Serbie) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Serbie ?
Je souhaitais un pays où je ne connaissais rien et où je devais obligatoirement me servir de l'anglais pour discuter ! Un pays que personne n'allait connaitre et qui me permettrait de m'ouvrir à une nouvelle culture.
Pourquoi avez-vous choisi Belgrade ?
Seule ville possible dans ce pays - c'est la capitale.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Belgrade ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Parfaitement bien, je me suis fait beaucoup d'amis grâce à l'association ESN (Erasmus Student Network).
Quel était votre cours préféré ?
Management des Ressources Humaines.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Apparemment B1/B2 avant le départ, aujourd'hui je peux dire que la progression est clairement visible ! Je me sens beaucoup plus à l'aise et je pense avoir un B2 confirmé sans prétendre au C1 (car je n'ai jamais passé de test le confirmant).
Avez vous pris des cours de serbe ?
Non.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Serbie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, j'ai pensé que c'était une ville fantastique, j'y retournerai.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Très peu cher, 5€ un repas complet au restaurant, c'est incomparable avec le coût de la vie en France.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
D'y aller sans se poser de question, il y fait bon vivre ! Faites confiance aux pays de l'Est !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Serbie est différente de la France ?
Incomparable. La culture vient de l'empire Ottoman, Belgrade est une ville pleine d'histoire ! Mais c'est au niveau de la gastronomie et de la politique que les différences sont majeures. C'est un pays qui se construit encore sur plusieurs points.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur serbe ?
Oui ! Les examens se font tous à l'oral, il y a beaucoup de travaux de groupe, pas d'amphis et uniquement des TD. Le système est intéressant.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Apports humains - on grandit toujours d'une expérience pareille, on ne s'en remet pas, on a qu'une envie : recommencer. Sur le plan professionnel, l'autonomie, l'indépendance et la confiance en soi en sont les résultats.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon master 2.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Partout et nulle part.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Potentiellement au Royaume-Uni, mais la France c'est bien aussi. Je reviens d'une expatriation au Canada déjà :) Je fais une pause maintenant.
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Suède (Université de Stockholm)
Emma, Suède (2024-2025)
Emma, étudiante en économie, est partie en échange 4 mois à l'université de Stockholm (Suède) pendant son année de Master 1 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Suède ?
J’ai choisi de partir à l’étranger afin de sortir de ma zone de confort et découvrir une nouvelle culture. Cette expérience me permettait aussi de progresser en langues et de m’ouvrir à des façons de penser différentes. J'ai choisi ce pays car la Suède est reconnue pour ses valeurs d’égalité, de respect de l’environnement et de bien-être qui correspondent à mes propres valeurs. Vivre en Suède me permettait de découvrir un mode de vie différent entre nature et modernité. De plus, j'ai toujours eu un attrait pour les pays scandinaves.
Pourquoi avez-vous choisi Stockholm ?
J’ai choisi Stockholm pour la qualité de son système éducatif et son approche pédagogique souvent plus interactive et axée sur la réflexion. Étant étudiante en économie, l'université de Stockholm est très réputée pour la qualité de ses enseignements.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Stockholm ?
Oui, pour sa reputation en économie.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon accueil au sein de l'université de Stockholm s’est très bien déroulé. J’ai pu bénéficier d’un logement situé à seulement 10 minutes à pied de l’université, grâce au partenariat avec Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Je résidais dans la résidence Lappis où vivaient de nombreux étudiants à la fois internationaux et suédois. Cela a vraiment facilité mon intégration et m’a permis de créer rapidement des amitiés. Par ailleurs, dans ma classe, j’étais la seule étudiante étrangère, ce qui a rendu l’expérience particulièrement immersive.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai adoré le cours d'économétrie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'étais B2/C1 en anglais. Je pense être C1 désormais, car en Suède tout le monde parle parfaitement anglais !
Avez vous pris des cours de suédois ?
j'ai suivi un cours de suédois, mais je n'ai pas vraiment progressé…
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Suède ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, c’était ma première fois en Suède. J’ai trouvé la vie sur place très agréable, notamment à Stockholm, qui offre un équilibre unique entre ville et nature. La présence de nombreux espaces verts, la proximité de l’eau et la qualité de l’air rendent le cadre de vie particulièrement apaisant. J’ai aussi apprécié le mode de vie local, qui met l’accent sur le bien-être et le respect de l’environnement.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie en Stockholm m’a semblé globalement plus élevé qu’à Paris. J’estimerais qu’il est environ 20 à 30% plus cher, notamment pour la nourriture et les sorties. Par exemple, faire ses courses revient rapidement à plus cher qu’en France, et les restaurants ou bars ont des prix assez élevés.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je conseillerais aux étudiants intéressés par un échange à l'université de Stockholm de bien se préparer en amont, notamment sur le coût de la vie à Stockholm, qui peut être assez élevé.
Je recommande aussi d’essayer d’obtenir un logement étudiant, par exemple dans une résidence comme Lappis, car cela facilite énormément l’intégration et permet de rencontrer rapidement d’autres étudiants, internationaux comme locaux. Sur place, il ne faut pas hésiter à aller vers les autres, même si les Suédois peuvent sembler réservés au premier abord. Participer aux activités proposées par l’université est un bon moyen de se faire des amis. Enfin, je conseille de profiter pleinement de l’environnement exceptionnel qu’offre la Suède, en explorant la nature et en découvrant le mode de vie local.Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Suède est différente de la France ?
Oui. En Suède, les interactions sociales sont souvent plus réservées et moins spontanées qu’en France, notamment avec des personnes que l’on ne connaît pas. Cependant, une fois le contact établi, les échanges se passent bien !
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur suédois ?
Le format des cours est assez différent : en Suède, les étudiants suivent généralement un seul cours à la fois pendant une période d’environ un mois, ce qui permet de se concentrer pleinement sur une matière. J’ai également remarqué qu’il y avait beaucoup d’entraide entre les étudiants, avec un esprit de collaboration plus développé qu’en France. Par ailleurs, l’évaluation repose en grande partie sur des travaux réguliers ("assignments") à rendre tout au long du cours, en plus des examens finaux. Cela demande un travail continu, mais permet aussi de mieux assimiler les notions au fur et à mesure.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité en Suède a été très enrichissante tant sur le plan académique que personnel. Elle m’a permis de progresser significativement en anglais grâce à une pratique quotidienne, que ce soit en cours ou dans la vie de tous les jours. J’ai également fait de nombreuses rencontres avec des étudiants internationaux et suédois. Cette expérience m’a aussi donné l’opportunité de découvrir un pays magnifique ainsi que d’autres destinations proches comme le Danemark. Sur le plan professionnel, cette mobilité a eu un impact concret : le bon niveau d’anglais que j’ai acquis m’a permis de trouver plus facilement une alternance à mon retour.
Sur le plan personnel, j’ai gagné en autonomie, en confiance en moi et en capacité à m’adapter à un nouvel environnement.Quels sont vos projets à court terme ?
Obtenir mon Master 2 Finance responsable et continuer de me former dans mon alternance.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, je me vois avoir construit un parcours professionnel solide dans mon domaine d’études avec une autre expérience à l’international si possible. J’aimerais occuper un poste à responsabilités qui me permette de mettre en pratique les compétences acquises au cours de mon parcours académique et de mes expériences.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Non, pas pour le moment.
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Suisse (Université de Zurich)
Louane, Suisse (2025-2026)
Louane, étudiante en double licence histoire-science politique, est partie en échange 4 mois à l'université de Zurich (Suisse) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Suisse ?
Je souhaitais découvrir une nouvelle culture, renforcer mes compétences linguistiques en allemand et en anglais. L'université de Zurich, avec son aspect international remplissait ces critères. J'ai également fait plusieurs échanges en suisse alémanique et le côté allemand de la Suisse m'avait séduit.
Pourquoi avez-vous choisi Zurich ?
Zürich est une ville cosmopolite, tournée vers l'international et entourée de montagnes. Il est également simple de se déplacer dans toute la Suisse en peu de temps et l'aéroport international n'est pas loin de la ville. Ce sont des atouts que j'ai appréciés.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Zurich ?
Oui.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'administration et le bureau des relations internationales sont très accueillants, toujours présents pour nous aider, et ce de manière rapide. Tout est très bien expliqué, que ce soit par mail ou sur le site de la fac/mobilité. Nous recevons une bourse du canton de Zurich de 2200 francs suisses quelque soit la durée de l'échange (un ou deux semestres). Je vous conseille de participer aux événements d'intégration afin de vous faire des amis. Il est un peu difficile de trouver un logement abordable, la fac propose cependant des chambres dans des logements universitaires. A titre personnel, j'avais contacté des anciens étudiants de Paris 1 qui étaient allés à Zürich et ils m'ont ajouté sur des groupes WhatsApp pour trouver un logement. C'est ainsi que j'ai obtenu une chambre dans une colocation.
Quel était votre cours préféré ?
"Causes and consequences of war" (science politique).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Allemand C1 et anglais C1, j'ai davantage échangé en anglais car le dialecte suisse allemand est compliqué. Oui, j'ai renforcé mes compétences.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Suisse ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non ce n'était pas ma première fois car j'habite à proximité de la Suisse avec mes parents et j'avais déjà fait des échanges en Suisse alémanique quand j'étais au collège et au lycée. La vie était agréable, tout est propre et bien organisé. Les Suisses apprécient l'ordre.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est très élevé. Un expresso vaut entre 3 et 5 francs (≈ 3,3€ à 5,5€) environ. Cependant, les billets de train sont avantageux avec des offres comme celle "demi-tarif".
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, une bourse de mobilité (environ 1100 euros) et une bourse du canton de Zürich (pas sur critères sociaux = 2200 francs).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Ne tardez pas trop à chercher un logement, cela peut être périlleux. Soyez prêt à travailler autant voire plus qu'à Paris selon les crédits/cours que vous prenez (malgré moins d'heures par semaine).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Suisse est différente de la France ?
Oui : sur les heures de repas, la ponctualité, le rapport à l'environnement ou au tri sélectif par exemple...
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur suisse ?
Oui, le système scolaire est très différent : moins d'heures de cours, plus de travail en autonomie et à la maison ; professeurs plus accessibles et compréhensifs dans la globalité ; énormément de lectures d'articles à faire (surtout en anglais) ; pas de partiels très longs : soit des QCM courts ou des rendus finaux ; beaucoup plus d'échanges et de discussions pendant les cours.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Acquisition/renforcement d'une rigueur académique, consolidation de mes compétences linguistiques, découverte d'une nouvelle culture et d'un nouveau système scolaire. Sur le plan personnel, j'ai appris à m'ouvrir davantage aux autres, être moins timide.
Quels sont vos projets à court terme ?
Intégrer un master en Relations internationales.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans un pays étranger, en tant que représentante des intérêts de la France au sein d'une organisation internationale.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, sûrement dans un pays germanophone ou anglophone.
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Turquie (Université du Boğaziçi)
Callixte, Turquie (2024-2025)
Callixte, étudiante en histoire, est partie en échange 4 mois à l'université du Boğaziçi (Turquie) pendant son année de Master 1 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Turquie ?
Étudiante en relations internationales, le semestre de mobilité internationale est prévu dans le cadre de notre parcours. Ce semestre me semblait nécessaire de toutes façons pour donner du sens à mon cursus académique et à mes appétences pour l'international. Comme je souhaite me spécialiser dans les pays du pourtour méditerranéen, je voulais faire ma mobilité dans cette région. Je ne connaissais alors pas bien la Turquie mais, comme elle était l'un des rares pays de la région où un partenariat était établi, je m'y suis intéressée et me suis rapidement passionnée pour ce pays au carrefour de l'Europe et de l'Asie.
Pourquoi avez-vous choisi Istanbul ?
Il y avait 2 universités partenaires dans lesquelles je pouvais aller en Turquie. La deuxième (Galatasaray) étant une université en langue française et très similaire au système scolaire que nous connaissons, je voulais plutôt aller à Boğaziçi, dont les enseignements m'intéressaient davantage.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Bosphore ?
J'avais entendu parler de cette université par les étudiants d'années passées du même Master et qui avaient aussi apprécié leur semestre.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accompagnement administratif des étudiants internationaux s'est beaucoup amélioré récemment dans cette université, pour aider notamment aux procédures administratives de demandes de visa. Un réseau de Erasmus Student Network est très actif à Boğaziçi, ce qui favorise clairement le contact initial entre étudiants internationaux et avec d'autres étudiants de l'université. Le logement est un point assez complexe sur lequel l'université n'aide pas, mais les réseaux Erasmus sont très utiles pour trouver des pistes.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai découvert l'écologie économique lors de mon semestre de mobilité et ai beaucoup apprécié ce cours, qui a même influencé mon cursus futur.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
La langue d'enseignement était l'anglais, j'avais un niveau C1 à mon arrivée mais l'environnement anglophone m'a clairement permis de progresser.
Avez vous pris des cours de turc ?
J'ai pris des cours de turc, ce que je recommande clairement pour la vie quotidienne et s'intégrer davantage au-delà des cercles d'étudiants internationaux.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Turquie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Je n'étais jamais allée en Turquie et je me suis passionnée pour le pays. La culture, l'histoire et le mode de vie ont rendu mon séjour inoubliable. Istanbul est une ville très vivante et cosmopolite. Cependant, il faut être averti de la situation politique du pays qui impacte la vie quotidienne et peut représenter une charge mentale conséquente.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est légèrement inférieur à celui en France mais reste assez similaire en raison de l'inflation récente.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Je n'ai touché que la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Pour commencer, je recommande clairement une mobilité à Boğaziçi ou plus généralement en Turquie. Si vous en avez la possibilité, prenez des cours de turc et ne vous limitez pas aux cercles d'étudiants Erasmus. Istanbul mérite d'y passer du temps, après 5 mois de mobilité je n'avais pas fini de visiter la ville. Mais Istanbul n'est pas représentatif de toute la Turquie, donc je recommande clairement de voyager dans le pays. Enfin, je pense qu'il est nécessaire de se renseigner sur la situation politique et d'être conscient qu'en tant qu'étudiant international, nous sommes épargnés mais que la réduction des droits pèse sur la société même si nous n'y sommes pas directement confrontés.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Turquie est différente de la France ?
La culture est différente mais Istanbul reste quand même très occidentale comme ville. La spécificité du pays vient de sa position de carrefour entre l'Europe et l'Asie, ce qui se ressent beaucoup dans la culture. Évidemment, la richesse de la culture turque la rend très différente de la France mais je ne dirais pas pour autant que c'est un dépaysement total.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur turc ?
L'enseignement est très différent à Boğaziçi de ce qu'on connaît en France, car les cours sont faits sur le modèle anglo-saxon. Il y a peu de cours magistraux, la majorité des enseignements sont sur un format séminaire, privilégiant le dialogue et la discussion des étudiants entre eux, autour de matériels communs.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Je reste très attachée à la Turquie et ce semestre m'a énormément apporté sur le plan académique par la qualité de la majorité des cours dispensés, professionnel car il m'a confirmé ma volonté de travailler sur cette région et personnel car j'ai été très touchée par la culture turque et y ai fait des expériences inoubliables.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je finis actuellement mon Master 2 et souhaite m'orienter dans les métiers de la gestion de projets dans le domaine de l'aide publique au développement.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je n'ai pas d'idées claires de mon projet à long terme mais je suis persuadée que je retournerai en Turquie ou dans les pays voisins pour mon parcours professionnel.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
L'expatriation est clairement une option pour mon futur et les pays méditerranéens continuent de me passionner.
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Ukraine (Université nationale - Académie Mohyla de Kiev)
Laura, Ukraine (2019-2020)
Laura, étudiante en science politique, est partie en échange 4 mois à l’université nationale - Académie Mohyla de Kiev (Ukraine) pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Ukraine ?
Je n'avais pas effectué de mobilité étudiante à l'étranger et cette année était la dernière pour partir. L'Ukraine était une des destinations restantes en septembre 2019 pour un départ au second semestre et je m'y étais déjà rendue en tant que touriste quelques années auparavant. J'ai donc pensé que Kyiv serait la destination parfaite pour approfondir mes connaissances du pays et de l'Europe de l'Est hors Union européenne, compléter mes connaissances universitaires et apprendre une nouvelle langue.
Pourquoi avez-vous choisi Kiev ?
Kyiv est une très belle ville d'Europe de l'Est, peu connue et donc peu touristique mais avec un grand patrimoine, une double culture, beaucoup d'activités. C'est aussi une ville très étudiante qui évolue très rapidement et qui présente tous les avantages d'une capitale avec de grands espaces.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université nationale - Académie Mohyla de Kiev ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Le logement a été directement géré par le service des relations internationales de l'université, qui a été très réactif, ce qui m'a permis d'avoir une chambre en résidence universitaire. L'université étant à taille humaine, il est très aisé de rencontrer des étudiants ukrainiens, qui sont d'ailleurs très curieux, puisque peu d'étudiants étrangers y étudient. Un système de "buddy" a été mis en place pour que les étudiants internationaux puissent être guidés par des étudiants de l'université dans leurs démarches administratives et de la vie quotidienne, ce qui fut très utile. Des activités ont été organisées et je me suis rapidement fait des contacts avec mes camarades de classe, d'autres étudiants en échange et à la résidence.
Quel était votre cours préféré ?
Certainement un cours portant sur le concept de génocide en droit, avec un professeur très compétent et captivant, ce qui m'a permis de découvrir un pan de l'histoire ukrainienne que j'ignorais et d'opérer un retour sur des événements internationaux connus en passant par le droit.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais déjà un niveau C1-C2 en anglais en partant, mais la pratique quotidienne de l'anglais m'a sans doute permis de m'exprimer à l'oral avec davantage d'aisance.
Avez vous pris des cours d'ukrainien ?
J'ai suivi des cours d'ukrainien, trois fois par semaine pendant 1h30. Ce début d'apprentissage m'a été très utile pour comprendre et me faire comprendre, que ce soit au sein de l'université avec le personnel ou dans la vie de tous les jours, puisque l'anglais n'est pas encore très répandu. Je recommande de connaître l'alphabet cyrillique avant le départ pour être au moins en mesure de déchiffrer, ce qui s'avère très utile dans les transports.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Ukraine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce n'était pas ma première fois en Ukraine, je m'y suis rendue seule en 2017. Cet échange a été une expérience différente, par la longueur du séjour sur place et mes activités, mais surtout le contact avec la population a été plus approfondi. J'ai pu découvrir des lieux et des coutumes qu'on ne remarque généralement pas lorsqu'on s'y rend comme touriste. Les démarches administratives sont un peu complexes au premier abord, mais l'équipe de l'université est très disponible pour aider les étudiants en échange. Le coût de la vie est très abordable comparé à celui de Paris, ce qui permet de découvrir beaucoup de choses pendant le séjour. La vie à Kyiv est très animée mais il faut savoir où trouver l'information que l'on recherche et ne pas hésiter à demander, pour trouver des événements culturels ou des lieux spécifiques par exemple, car tout est majoritairement écrit en ukrainien ou en russe.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie en Ukraine est très abordable par rapport à la France, y compris à Kyiv. Un trajet en métro ou en bus coûte 30 centimes d'euros, un café ne dépasse jamais plus d'un euro, un repas dans une chaine de restaurants ukrainiens entre 3 et 5 euros, le loyer mensuel pour une chambre en résidence universitaire (cuisine et sanitaires partagés) une petite centaine d'euros. Les plus gros postes de dépenses sont pour le visa, la carte de séjour (obligatoire) et les vols Paris-Kyiv.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Il me semble plus intéressant d'avoir de bonnes bases en ukrainien ou en russe avant d'envisager un échange à Kyiv-Mohyla, car l'extrême majorité des cours est proposée en ukrainien (possibilité, selon les professeurs, de rendre les travaux en russe dans certains cas), la plupart des communications et l'équivalent de l'ENT le sont aussi. Dans tous les cas, être capable de rapidement lire le cyrillique est indispensable pour s'orienter et communiquer (dans le métro, au musée, pour faire des achats). Il est important de s'assurer avant le départ que les cours souhaités seront bien proposés lors de la période de l'échange, car des variations sont à prévoir et peuvent être difficiles à remplacer en cas de suppression d'un cours.
Kyiv demeure une destination encore peu connue des étudiants internationaux, il y en a très peu à Mohyla (nous étions quatre en échange lorsque j'y étais) ce qui permet d'être en complète immersion. La découverte de la ville et de la culture orthodoxe fut passionnante, les étudiants et l'équipe enseignante ont été très accueillants. Ce n'est pas une destination particulièrement festive, les cours sont exigeants, les modalités d'évaluation sont différentes (/100) avec une large part consacrée à l'expression orale. Je recommande totalement cette destination pour les étudiants curieux, qui n'ont pas peur de sortir des sentiers battus et d'aller vers les autres.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Ukraine est différente de la France ?
Le contact avec les gens peut paraître un peu plus difficile à établir qu'en France au premier abord, c'est pourquoi il ne faut pas hésiter à aller spontanément se présenter, poser des questions, demander de l'aide ou proposer des activités. D'un point de vue strictement culturel, l'usage des deux langues (l'ukrainien et le russe) est chose commune, cependant, dans certains cas, il convient d'être compréhensif et de faire des efforts pour utiliser l'une ou l'autre, et faire preuve de finesse lorsqu'on souhaite aborder des sujets sensibles.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur ukrainien ?
Le format des cours n'est pas le même, car l'université différencie les "séminaires" et les cours ("lectures") à proprement parler. La participation orale fait partie intégrante de la notation (prise de parole spontanée en plus des présentations/exposés), une préparation sérieuse des cours est requise (lectures obligatoires et complémentaires à réaliser chaque semaine) et les devoirs écrits d'un cours sur l'autre ne sont pas rares, en plus du partiel en fin de semestre. La notation est sur 100 points.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cet échange m'a permis d'assouvir en partie ma curiosité pour les pays de l'Est et d'en apprendre un peu plus sur l'Ukraine. J'y ai noué de réelles amitiés, ai pu commencer l'apprentissage d'une langue que je souhaite perfectionner et ai pu gagner en connaissances grâce à des cours que je n'aurais pas pu suivre en France.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je prépare les concours administratifs de la fonction publique française.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
A l’étranger.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, peu importe où.
Témoignages hors Europe
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Afrique du Sud (Stage - Consulat Général de France au Cap)
Naomi, Afrique du Sud (2019-2020)
Naomi, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 6 mois au Consulat Général de France au Cap pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi en Afrique du Sud ?
Je suis passionnée par l'Afrique du Sud depuis de nombreuses années. Je souhaitais tout particulièrement réaliser un stage au Consulat général de France au Cap afin de renforcer mes connaissances sur l'histoire, la société et la culture de ce pays.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
L'année précédente, en 2019, lors de mon séjour en Afrique du Sud dans le cadre de mon Master 2 recherche, j'avais organisé un événement caritatif pour le Mandela Day à l’Alliance française du Cap, au nom de l’ONG française 2AEAS dont je suis membre, en soutien à la Denis Goldberg Foundation, et en coopération avec le Consulat Général de France au Cap. La soirée a été très appréciée par le Consulat, ce qui m'a permis d'y obtenir un stage.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée en Afrique du Sud ?
J'avais déjà séjourné à plusieurs reprises au Cap (13 mois au total) donc l'adaptation n'a posé aucun problème. En arrivant, j'ai logé chez des amis sud-africains le temps de me trouver un studio, ce qui a été très rapide. Cependant, l'Afrique du Sud étant un pays avec des inégalités sociaux-économiques et un taux de criminalité extrêmement important, les conditions de vie sont, selon moi, très pesantes et oppressantes au quotidien.
Et dans votre organisme d’accueil ?
Je me suis très bien entendue avec l'ensemble de l'équipe du Consulat Général de France au Cap, tout particulièrement ma tutrice de stage, la Consule Adjointe et le Consul Général.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais déjà un bon niveau d'anglais en arrivant grâce à mes précédents séjours en Afrique du Sud. Je ne pense pas avoir particulièrement progressé.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
J'ai eu l'opportunité de prendre des cours d'Afrikaans dans le cadre de mon stage au Consulat Général de France au Cap (qui représente l'une des 11 langues officielles du pays).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Afrique du Sud ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non, il s'agissait de ma cinquième fois. J'avais déjà vécu 13 mois en Afrique du Sud cumulés au total. Le Cap est une très belle ville et l'Afrique du Sud un pays très intéressant. Cependant, les inégalités socio-économiques et le taux de criminalité importants rendent selon moi les conditions de vie oppressantes et difficiles à supporter sur le long terme.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Au Cap, le coût de la vie est un peu moins élevé qu'en France. Etant donné qu'il y a beaucoup d'Européens qui y résident et qu'il s'agit d'un endroit touristique très en vogue, les loyers peuvent être équivalents à une grande ville française (hors Paris).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Je conseillerais à un étudiant de Paris 1 qui a une opportunité de stage en Afrique du Sud de s'y rendre car une expérience à l'étranger est extrêmement enrichissante, tant du point de vue professionnel que personnel. Cela lui permettra de découvrir de nouvelles cultures et d'acquérir une expérience à l'étranger, qui est un énorme avantage sur un CV. L'Afrique du Sud étant un pays compliqué à vivre (criminalité, pauvreté, inégalités sociaux-économiques, etc.), l'étudiant devra cependant bien prendre conscience de ces conditions de vie, qui peuvent parfois être pesantes, mais pas dangereuses si l'on reste vigilant. Avec une expérience professionnelle dans ce pays, l'étudiant pourra montrer à un employeur qu'il est autonome, entreprenant et capable d'assurer des missions en dehors de sa zone de confort.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l’Afrique du Sud est différente de la France ?
Oui, c'est complètement différent, bien que le Cap reste une ville avec beaucoup d'influences culturelles européennes, notamment en raison de la présence de beaucoup d'Européens.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail sud-africain ?
Oui.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Mon stage au Consulat Général de France au Cap m'a permis d'obtenir un stage à l'UNESCO, à la suite duquel j'y ai été embauchée en tant qu'Assistante de Programme. Ce stage à l'étranger m’a permis de consolider mes compétences et savoirs professionnels, de renforcer mes compétences relationnelles, de vivre des expériences uniques et de rencontrer des personnes intéressantes qui ont un parcours atypique. A travers mes missions et rencontres, j’ai également pu consolider mon projet professionnel futur. Je me suis aussi rendue compte que je souhaite vivre en France sur le long terme.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je viens d'être embauchée en tant qu'Assistante de Programme à l'UNESCO. J'ai pour projet d'effectuer une thèse en Histoire dans quelques années.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Professeur des Universités en Histoire.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Sur le court terme, oui, pour gagner en expérience professionnelle. Sur le long terme, je souhaite vivre en France, ce que j'ai compris lors de mes mobilités internationales.
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Arabie saoudite (Stage - Mission de Défense de l'Ambassade de France)
Dina, Arabie saoudite (2019-2020)
Dina, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 4 mois à la mission de Défense de l'Ambassade de France en Arabie saoudite pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi en Arabie saoudite ?
Le stage s'inscrivait dans le cadre du Master 2 CIAMO (spécialité Sécurité et Défense). Je souhaitais partir pour un pays du Moyen-Orient, en mutations profondes.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
Candidature spontanée.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée en Arabie saoudite ?
Mon arrivée a été organisée par la Mission militaire de Défense (MDD). Les militaires m'ont intégrée tel un camarade à leur équipe. J'ai donc été rapidement intégrée. Le logement est au sein de l'ambassade.
Et dans votre organisme d’accueil ?
J'ai été intégrée parfaitement à la MDD. J'ai été présente à l'équipe et j'ai pu donc travailler avec tout le monde.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'ai progressé en arabe et en anglais.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Je n'ai pas pris de cours d'arabe.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Arabie saoudite ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Il s’agissait de ma première fois en Arabie saoudite. La vie sur place est coûteuse, mais il faut s'intégrer à la société et discuter avec les Saoudiens pour mieux connaître et comprendre le fonctionnement. Toutefois, la vie est aussi très différente en termes de mobilité, il faut en tenir compte.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie sur place est équivalente à une grande ville européenne telle que Londres ou Paris. Mais, il est possible de trouver des supermarchés peu chers, il faut éviter les lieux d'expatriés comme Carrefour, etc. Le Uber est très peu cher. Tous les musées et les lieux culturels sont payants, environ 20€.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Parler l'arabe et avoir une forte adaptabilité.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Arabie saoudite est différente de la France ?
Totalement différente. La société a encore des traits bédouins, tout en étant très occidentalisée.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail saoudien ?
Le vendredi, jour saint, il n'y a aucune d'administration qui travaille. Certaines s'arrêtent durant les heures de prières, en journée de travail. Il est important d'en tenir compte pour circuler ou contacter.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Une expérience terrain et une maturité.
Quels sont vos projets à court terme ?
Un autre stage au Moyen-Orient.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans la haute fonction publique.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, dans la région ANMO (Afrique du Nord et Moyen-Orient).
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Argentine (Université de Buenos Aires)
Enora, Argentine (2025-2026)
Enora, étudiante en études du développement, est partie en échange 4 mois à l’UBA (Argentine) pendant son année de Master 2 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Argentine ?
Cela faisait déjà plusieurs années que je souhaitais faire un échange (Erasmus ou international). Cette envie s'est renforcée lors de mes choix de licence/master tournés vers l'international. Je souhaitais partir en Amérique latine parce que c'est une région du monde qui m'intéresse particulièrement et dont j'ai étudié les enjeux lors de mes études. L'Argentine m'attirait davantage pour son histoire, les paysages et le fait que ce soit l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine. J'ai une amie qui y avait déjà été en échange et elle avait beaucoup aimé, ce qui était aussi rassurant.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Buenos Aires ?
Buenos Aires est la capitale, ce qui permet plus facilement de se déplacer dans le reste de l'Argentine mais aussi dans d'autres pays, notamment l'Uruguay. C'est une ville dynamique, très étudiante et ouverte à l'international. Cela permet de faire des rencontres et de profiter avec des étudiants venus du monde entier.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Buenos Aires ?
Oui, je la connaissais de nom car c'est l'une des meilleures universités d'Amérique latine et aussi l'une des plus grandes.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université met en place un système de "tuteur.ice", ce qui permet, avant même d'arriver là-bas, d'avoir un premier contact. Cette personne est là pour nous accueillir lors de la réunion de rentrée et répondre à nos questions. Pour le logement, l'université n'en propose pas. J'avais le contact d'une propriétaire là-bas, ce qui a donc facilité les choses, mais en général c'est assez facile de trouver une chambre dans une colocation grâce aux groupes français Facebook / Whatsapp, etc. Le fait d'être en colocation permet d'avoir des premiers liens avec d'autres étudiants avant de faire des rencontres à l'université. Il existe aussi des associations étudiantes très actives (BAIS), qui organisent chaque semaine des activités, des soirées et des week-ends pour les étudiants internationaux.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était celui de "Politique économique et droits humains". On était très peu d'élèves et majoritairement des étudiants internationaux. C'est un cours qui s'intéresse plus particulièrement à la période de la dictature de Videla et permet une réflexion sur les enjeux des droits humains et les liens avec les politiques économiques pendant cette période. Pendant ce cours, on a rencontré le fils d'un couple de disparus pendant la guerre et on a aussi visité un lieu de mémoire de la dictature. Ce cours permet vraiment de comprendre la place de la mémoire en Argentine et de mieux connaître les enjeux de ce pays.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en espagnol lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Je suis arrivée avec un niveau B2, avec une capacité de compréhension solide. Au début, c'était assez difficile de suivre les cours notamment à cause de l'accent argentin qui est très différent de l'espagnol qu'on apprend en France, avec en plus des mots et des expressions très spécifiques. Mais au fur et à mesure, on s'y habitue et la compréhension s'améliore. Je pense avoir progressé notamment dans l'expression orale : au début je réfléchissais à chaque phrase avant de commencer une interaction, puis en repartant, j'étais capable d'avoir des conversations complétement improvisées.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Argentine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma première fois en Amérique latine. Je conseille l'Argentine comme pays pour une première approche de ce continent car c'est l'un des pays les plus européanisés de la région. Cela permet d'avoir quelques repères malgré la distance et le dépaysement. Les Argentins sont très accueillants avec les Européens et sont très bienveillants quand on s'applique à parler espagnol. C'est un pays où la météo est plutôt agréable (malgré quelques tempêtes et un été très humide), et la vie là-bas est plus tranquille qu'en France.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
En général, le coût de la vie est moins élevé qu'en France. Cependant, le cours de la monnaie varie beaucoup et très vite, ce qui peut être assez déstabilisant, surtout au début. Quand j'y étais, 1€ valait 1700 pesos argentins, mais en arrivant, c'était plus proche des 1600 et ça a pu monter jusqu'à 1800. Les restaurants sont moins chers qu'en France (on s'en sort facilement pour 6-10€). Par exemple, une empanada (une des spécialités les plus populaires en Argentine) coûte en moyenne entre 1000-2000 pesos, soit à peine 1€. Par contre, le prix des courses est très proche des prix en France, surtout les fruits/légumes et les produits importés. Les loyers sont moins chers qu'à Paris, même si ceux à Buenos Aires sont considérés comme très chers pour les Argentins. La majorité des loyers des étudiants était entre 350 et 450€. Certains payaient en euro, d'autres en dollars, et c'était assez fréquent de payer en cash mais très peu en pesos (à cause de l'inflation).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai pu bénéficier de la bourse FSDIE/CVEC et de la bourse AMI, en plus de la bourse du Crous que j'ai toute l'année.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Avoir un niveau assez solide en espagnol pour ne pas se rajouter des difficultés en plus de la différence d'accent. Certains étudiants français sont arrivés avec un niveau B1 et ont vraiment eu du mal à s'accrocher pendant les cours. Ne pas trop écouter les clichés sur l'Amérique latine et plutôt venir voir par soi-même, car beaucoup de choses sont fausses, notamment sur la sécurité (en tout cas pour l'Argentine). Profiter un maximum pour voyager : l'Argentine est un pays immense avec de nombreux paysages différents et des particularités culturelles selon les régions. Ça permet aussi de découvrir autre chose que Buenos Aires, qui ne représente pas l'ensemble du pays. Pour la faculté d'économie de l'UBA : ne pas prendre des cours trop difficiles, le niveau est assez élevé et les professeurs sont exigeants même s'ils sont compréhensifs. La politique de l'université est de traiter les étudiants internationaux comme tous les étudiants et ils ne font pas toujours de différence dans la notation.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Argentine est différente de la France ?
L'Argentine est un pays très européen par sa population, ses pratiques et une partie de sa culture. Cependant, il existe de nombreuses différences. La nourriture n'est pas la même et on ne trouve pas toujours les aliments que l'on a l'habitude de consommer (notamment ceux issus de l'importation) et ce n'est pas toujours simple de trouver ses repères au début. La monnaie aussi est un réel dépaysement : payer en cash est plus répandu que le paiement par carte (certains magasins n'acceptent que le cash), parler en milliers de pesos, garder en tête le taux de change et se déplacer avec plusieurs billets qui ne valent pas grand chose est assez déstabilisant.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur argentin ?
Les cours se font en général dans des salles de 40-60 élèves. Le format des cours est assez similaire mais les étudiants participent plus et sont davantage sollicités. Les étudiants sont plus proches des professeurs qu'en France, il n'y a pas la même hiérarchie et les professeurs paraissent plus accessibles. Le format d'examen est aussi différent : les dissertations sont très rares et la plupart du temps les examens sont sous forme de QCM ou de questions de rédaction courte. On a 2 examens par matière avec un rattrapage pour chacun. Cela pouvait changer selon les matières et les universités, mais en général il y avait au moins 2 examens.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Étant en master d'études du développement international, partir en mobilité dans un pays encore considéré comme "en développement" permet de comprendre les enjeux différents des pays "développés" et d'avoir un point de vue depuis le terrain. Cela me permet donc d'avoir une vision plus globale des enjeux de développement, ce qui me semble utile dans la poursuite de mon parcours. Au niveau personnel, ça m'a énormément apporté. Le fait d'être capable de quitter mon pays et mon entourage m'a permis de développer un vrai sens de l'adaptabilité. Je pense que ça m'a aussi permis d'augmenter ma confiance en moi, puisque cela représente un vrai défi dont tout le monde n'est pas capable, mais que j'ai réussi. Le fait de rencontrer autant de monde venu de pays différents offre une culture plus ouverte et une facilité à communiquer et créer des liens avec des personnes que l'on aurait jamais rencontré autrement. Même de retour en France, j'ai l'impression d'être plus attentive aux autres et davantage capable de discuter avec n'importe qui.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je suis actuellement en stage en Espagne, l'objectif est donc de finir ce stage et par la suite de trouver une activité qui me permette de mettre en application ce que j'ai appris. Pour l'instant j'aimerais poursuivre le fait de vivre à l'étranger.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je n'ai pas d'idée précise de ce que je veux faire à long terme. J'espère dans l'idéal travailler dans la diplomatie et le développement, avec un lien important avec l'international et notamment l'Amérique latine.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Dans les années futures, j'aimerais vivre à l'étranger, je pense davantage en Europe. Même si j'ai adoré mon séjour en Argentine, je ne me vois pas vivre à long terme aussi loin. Par contre, partir travailler sur un temps défini d'une ou deux années en Amérique latine me plairait beaucoup.
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Australie (Université de Melbourne)
Mody, Australie (2022-2023)
Mody, étudiant en droit, est parti en mobilité 5 mois à l’université de Melbourne (Australie) pendant son année de Master 2 (année 2022-2023).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Australie ?
Étant un étudiant en droit international, je souhaitais découvrir la culture juridique anglo-saxonne. C'est pourquoi j'ai postulé pour le Master 2 Global Business Law and Governance, une formation proposant un échange universitaire vers plusieurs destinations. J'ai été finalement choisi pour intégrer la section Melbourne de ce Master.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Melbourne ?
Melbourne est une ville étudiante très diverse. C'est une très belle opportunité afin de rencontrer des étudiants provenant du monde entier. De plus, Melbourne est à proximité de nombreuses réserves et forêts où il est possible de rencontrer de nombreux animaux. Admirateur de la nature, je ne pouvais pas manquer cette opportunité.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Melbourne ?
Oui, l'université de Melbourne est assez réputée en droit.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Cela s'est très bien passé. L'université de Melbourne propose des navettes gratuites afin de récupérer les nouveaux arrivants à l'aéroport. De nombreux logements étudiants sont mis à disposition des étudiants internationaux. Bien que ces logements soient plutôt chers, ces appartements sont neufs, bien équipés, et très bien placés dans la ville. Concernant l'intégration, l'université organise avant le début des cours de nombreux évènements afin que les nouveaux arrivants sympathisent et s'intègrent. Je conseille fortement d'y prendre part, c'est le meilleur moyen de se faire des amis rapidement.
Quel était votre cours préféré ?
"English Professional Speaking". Il s'agissait d'un cours réservé aux étudiants étrangers destiné à améliorer leur utilisation de l'anglais à l'oral. Les cours consistaient en des petits travaux de groupe où l'on devait préparer des mises en situations dans un milieu professionnel. Les cours étaient intuitifs et l'enseignante très pédagogue. De plus, j'ai pu sympathiser avec de nombreux étudiants au sein de ce cours.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau d'anglais proche du C1. Cependant, j'éprouvais quelques difficultés à l'oral. Ces 5 mois m'ont permis de corriger ces difficultés, je peux désormais discuter facilement en anglais.
Avez-vous pris des cours d’anglais sur place ?
Tous les enseignements étaient dispensés en anglais, c'est pourquoi j'ai pris le cours d'English Professional Speaking afin de faciliter mon adaptation.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Australie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, il s'agissait de la première fois. Melbourne est une ville assez paisible et sûre. De manière générale, le climat à Melbourne était plutôt pluvieux avec beaucoup de vent. Nous avons pu voir le soleil qu'à la fin de mobilité vers le mois de novembre. Melbourne a une ambiance assez conviviale, c'est une ville où il est très facile de se faire des amis. La ville dispose d'un réseau de transport développé, il est aisé d'accéder en transports à la plage ou aux réserves.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie à Melbourne est très chère. Le logement représente la part la plus importante des dépenses. Je devais payer chaque semaine plus de 210 euros pour mon logement, ce qui est assez coûteux pour une résidence étudiante. La nourriture également est chère. Par exemple, un kebab coûte environ 11 euros à Melbourne, contre 6 euros à Paris (avant inflation). Les salaires sont néanmoins plus hauts, un petit job étudiant en hospitality est suffisant pour couvrir toutes ces dépenses.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse régionale de mobilité, ainsi que d'un supplément exceptionnel. L'ensemble des bourses équivalait à un montant de 1500 euros. Cependant, notre mobilité a débuté dès le mois de juillet pendant les grandes vacances. Par conséquent, les bourses de mobilité sont arrivées tardivement vers le mois de novembre. C'est pourquoi j'ai dû travailler à temps partiel dans un restaurant afin de pouvoir payer mon loyer.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
N'hésitez pas à voyager pendant votre temps libre. L'Australie dispose de paysages divers, allant des magnifiques plages aux forêts tropicales, il y en a pour tous les goûts. Ce pays regorge de nombreux animaux, c'est l'endroit parfait pour les rencontrer dans leurs habitats naturels. Soyez vigilants néanmoins, évitez de vous rapprocher trop près des kangourous !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Australie est différente de la France ?
Melbourne est une ville très occidentalisée, on n'est pas dépaysé quand on y arrive pour la première fois.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur australien ?
L'enseignement à Melbourne est typique des enseignements anglo-saxons : les enseignants envoient les matériels pédagogiques avant les cours afin que les étudiants puissent les préparer et interagir avec l'enseignant pendant le cours. Ce qui implique par conséquent plus de charge de travail à la maison, mais des enseignements plus vivants en contrepartie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a beaucoup appris. J'ai pu me familiariser avec la culture juridique des pays anglo-saxons. Travailler dans un restaurant australien m'a permis de développer mes capacités de communication en anglais. Enfin, cette mobilité m'a permis de gagner en maturité et en confiance, il s'agissait de la première fois que je quittais la maison de mes parents pendant une période aussi longue.
Quels sont vos projets à court terme ?
J'envisage de passer le concours du Ministère des Affaires Etrangères l'année prochaine.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
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Envisagez-vous de vous expatrier ?
Travailler dans la diplomatie et dans les relations internationales implique nécessairement de voyager. Je serai donc vraisemblablement amené à devoir m'expatrier au cours de ma carrière !
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Brésil (Université fédérale de Rio de Janeiro)
Carla, Brésil (2024-2025)
Carla, étudiante en histoire, est partie en échange 4 mois à l’université fédérale de Rio de Janeiro (Brésil) pendant son année de Master 1 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Brésil ?
Au départ, j'avais pour projet de partir en Italie. Mais j'ai candidaté au 3e appel de l'université en septembre et toutes les destinations n'étaient plus disponibles. Ayant des origines portugaises et travaillant sur l'histoire du monde lusophone, le Brésil m'a semblé être une destination cohérente vis-à-vis de mon parcours universitaire. J'avais quelques a priori sur le Brésil avant de partir, car c'est un pays qui est souvent décrit comme dangereux en plus d'être très loin de la France. J'ai décidé de ne pas écouter ma peur et de me lancer !
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Rio de Janeiro ?
Choisir Rio de Janeiro m'a semblé être une évidence. Je voulais absolument être à côté de la mer. Mais c'est aussi une ville festive, ouverte sur l'international et qui possède une vraie identité.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) ?
Non, je n'en avais jamais entendu parlé.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Au départ, je me suis sentie un peu perdue car la culture est différente et l'organisation administrative est plus souple. Mon intégration s'est finalement très bien déroulée ! Les Brésiliens que j'ai rencontrés ont toujours été très ouverts et accueillants, que ce soit le personnel administratif, les professeurs ou les étudiants. J'ai suivi le cours de portugais pour les étrangers à l'UFRJ, ce qui m'a permis de rencontrer d'autres étudiants en échange (beaucoup de Français mais pas uniquement) qui sont rapidement devenus mes amis. Dans mes cours d'histoire, il y avait peu d'étudiants internationaux mais les Brésiliens étaient très accueillants et venaient souvent d'eux-mêmes me parler. À Rio, j'ai logé dans un appartement avec d'autres étudiantes et la propriétaire, je n'ai pas eu de mal à trouver.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était le cours de portugais. Le professeur était absolument génial et le cours était très interactif. Il m'a vraiment permis de progresser en peu de temps.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Tous mes cours étaient en portugais. J'avais déjà des bases en portugais mais j'ai vraiment progressé grâce à cet échange. Outre les cours en portugais, le fait de communiquer quotidiennement avec des locuteurs natifs m'a permis d'acquérir une aisance à l'oral. Je craignais de ne pas réussir à bien suivre les cours en portugais, mais les professeurs ont été très patients et compréhensifs.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Brésil ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma première fois dans le pays et j'ai adoré la vie sur place. La mentalité est différente et les gens prennent vraiment le temps de vivre. Ils sont plus tranquilles. Il y a énormément de choses à faire : les plages, les randonnées, les marchés... La ville est très grande et on a jamais le temps de s'ennuyer.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie est moins chère qu'en France, néanmoins les prix sont plus élevés dans la zone sud de Rio puisque c'est touristique et que ce sont des quartiers globalement plus aisés. Les Uber ne sont vraiment pas chers (quelques euros) et on peut manger à partir de 3-4 euros. Je payais ma chambre environ 300 euros par mois (ce qui est assez cher).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai obtenu une bourse de 600 euros pour le semestre (aide FSDIE-CVEC à la mobilité internationale).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je leur conseillerais de ne pas hésiter à partir ! Il faut bien sûr faire attention puisqu'il y a beaucoup de vols, etc. Mais pour ma part, tout s'est bien passé et le fait de partir aussi loin m'a vraiment permis de découvrir une culture totalement différente.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Brésil est différent de la France ?
Les Brésiliens sont, je trouve, beaucoup plus ouverts. Ils n'ont pas de difficulté à parler avec des inconnus à la plage, voire même dans la rue. Ce qui m'a aussi marqué, ce sont les vendeurs ambulants : brochettes, plats, boissons, pop-corn, açai, etc. Les Cariocas détestent la pluie par contre, personne ne sort quand il pleut.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur brésilien ?
Le lien entre les professeurs et les élèves n'est pas le même. Il y a moins de rapport hiérarchique et davantage d'échanges. Les professeurs sont aussi plus souples. Par exemple, j'avais un cours le soir et tout le monde apportait son repas de la cantine pour manger pendant le cours et ça ne dérangeait pas les professeurs ! Pour les contrôles, en général c'était des QCM, des exposés, et plus rarement des DM.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité a d'abord contribué à mes recherches académiques puisque j'ai réalisé une partie de mon mémoire sur le Brésil à partir de mes observations de terrain. Sur le plan professionnel, la mobilité m'a permis de maîtriser la langue portugaise, ce qui est valorisé dans les entreprises, et aussi de pouvoir justifier d'une certaine connaissance du monde lusophone. Sur le plan personnel, le fait de vivre dans un pays si différent de la France m'a permis de mieux me connaître, mais aussi d'être plus sereine, tant dans mes interactions sociales que dans ma vie en général. C'est une expérience qui demande beaucoup d'efforts parce qu'elle demande de se plonger dans l'inconnu total, mais on en ressort grandi et avec beaucoup moins d'appréhension.
Quels sont vos projets à court terme ?
J'envisage d'intégrer une école de journalisme.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
J'aimerais être correspondante si possible dans un pays d'Amérique latine.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, si possible au Brésil.
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Canada (Université de Montréal)
Sixtine, Canada (2018-2019)
Sixtine, étudiante en histoire, est partie en échange 4 mois à l’université de Montréal (Canada) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Canada ?
J'ai envoyé mon dossier pour demander à partir au Canada alors que j'étais encore en Erasmus. En 2017, j'ai effectué un échange à Venise pendant ma double-licence en histoire et en sciences politiques : tout se passait tellement bien, tant au niveau des cours que de la colocation et des nouveaux amis que j'ai pu me faire sur place que je ne voulais pas rentrer en France. Je voulais de nouveau partir pour mon master, ce qui était autorisé puisque nous avons tous droit à un échange par cycle (licence/master/doctorat). Le Canada s'est imposé d’emblée : je vivais la douceur des températures italiennes, je voulais alors tester son opposé : l'hiver canadien et ses -30°C.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Montréal ?
Je connaissais déjà Montréal pour y être allée. Mais mon échange précédent m'a appris combien une ville est différente lorsqu'on y vit : c'est l'expérience sur le long terme que je recherchais. Montréal a pour avantage d'être un grand pôle culturel, notamment pour les spectacles vivants, les musées et le divertissement en général. Pour une étudiante en M1 Patrimoine et Musées comme moi, c'était la destination idéale. Sans compter que mon mémoire de recherche de M1 portait sur les relations intergouvernementales Canada/Québec/Montréal - je m'étais donc déjà assez avancée sur ma liste d'archives à consulter sur place pour savoir que la plupart se trouvaient à Montréal et non à Ottawa.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Montréal ?
Oui, car l'UdeM (Université de Montréal) est extrêmement bien classée, que ce soit par le Times Higher Education ou les autres, notamment en histoire et en recherche.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon arrivée s'est extrêmement bien passée. J'étais pourtant relativement inquiète à ce sujet car je suis arrivée à moitié malade à Montréal, une semaine avant le début des cours. Il s'agissait du second semestre (hiver 2019) et je m'inquiétais un peu de n'avoir aucune activité d'intégration car contrairement à septembre, ce n'était pas la rentrée pour tout le monde. Mais j'ai vite été rassurée sur ce point : l'UdeM met en place à chaque nouveau semestre des ateliers, visites du campus et de la bibliothèque, soirées, restos, workshops, parrainages avec des étudiants (prise de contact avant même l'arrivée sur place) & co. Des tote-bags, agendas, mugs et autres goodies de l'UdeM qui sont disponibles à la boutique de la fac étaient également distribués à la rentrée des étudiants internationaux - dont le "Manuel de survie des étudiants" qui récapitule absolument tout ce qui est à notre disposition (où, quand, qui, comment, etc.). Sans compter qu'un professeur de la fac est attribué à chaque étudiant dès l’arrivée : il est là pour répondre à toutes nos questions tout au long du semestre... et parfois aussi pour prendre des cafés ensemble pour nous aider, sans prise de tête !
Côté logement j'étais en colocation sur le campus (à 5 minutes en bus, 15 minutes à pieds... ou plus selon le verglas, la poudreuse et le vent). Nous étions 5 étudiants dans notre colocation (mais plutôt 10 en réalité car notre appartement au second étage de la maison partageait la porte d'entrée avec une autre colocation de l'UdeM/HEC Montréal/Polytechnique au rez-de-chaussée) : j'en ai gardé un excellent souvenir, tout en rires, en jeux, en soirées Netflix sur les canapés, en ateliers "gâteaux sans levure" (un produit inexistant de l'autre côté de l'océan) et en soirées bougies enveloppés dans des plaids lorsque l'électricité a sauté par -30°C dehors).
Quel était votre cours préféré ?
"L'histoire aujourd'hui" dispensé par Michelle Dagenais. Un bon mixte entre théorie et cas pratique, jonglant avec les historiographies et surtout les politiques actuelles : déboulonner les statues, les rapports changeants entre histoire et mémoire, l'histoire publique et l'histoire dans le public, les limites de l'histoire, etc.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
De tous mes cours, je n'en avais qu'un seul en anglais. L'UdeM est avant tout une université francophone mais il est évidemment possible de prendre des cours en langue étrangère. J'étais donc bilingue en français et j'avais un niveau C1 en anglais (IELTS : 7.5/9).
Avez-vous pris des cours de langue sur place ?
Le Canada est bilingue, j'ai donc choisi d'avoir des cours en français et en anglais.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Canada ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce n'était pas ma première fois au Canada ou à Montréal. Mais j'ai beaucoup apprécié d'y vivre plusieurs mois. La vie étudiante est très riche en activités et la vie culturelle et sportive est incroyablement dense et variée en évènements. Il y en a pour tous les goûts. Certains pensent que partir en hiver au Canada revient à ne rien pouvoir faire car il fait trop froid : mais contrairement à Paris et son humidité, c'est un froid sec qui est à Montréal. Et c'était particulièrement agréable, une fois bien couverte, de partir patiner entre amis sur les lacs gelés de Montréal. Alors il y a certes eu des jours où la fac était fermée car les -39°C de la dernière tempête ont fait sauter les canalisations du campus et qu'ils devaient les réparer ; il y en a eu d'autres où il fallait mettre deux leggings sous le pantalon chaque matin avant de sortir dehors et mettre son portable chargé à 100% à l'intérieur de ses gants pour espérer que les 5 minutes dehors pour rejoindre la fac ne le déchargerait pas (faux espoir, prenez le câble de recharge avec vous). Mais c'est une expérience de vie plus qu'autre chose. Cela en devient drôle de voir tout le monde, prof compris, retirer ses bottes fourrées résistant à -40°C et rester simplement en chaussettes de ski en cours car s'il fait mortellement froid dehors, tout est mortellement surchauffé à l'intérieur. C'est aussi drôle de tirer au sort entre colocataires qui devra sortir les poubelles par -15 alors que la neige nous arrive jusqu'aux cuisses et qu'il faut presque nager dedans. Le tout est d'être bien entouré et de partager ces moments avec des amis sur place. Cela crée en tout cas des souvenirs pour la vie.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie sur place n'est pas plus chère qu'à Paris : c'est juste extrêmement différent. Si le loyer n'est pas très cher (nous étions 5 dans l'appartement en colocation et chacun payait 520$ canadiens, donc 330 euros/mois pour chaque chambre de 25m², toutes équipées en lit king size, bureau, chaise, tables de nuits, armoire, miroir, rideaux opaques, rangements - et les parties communes, à savoir salon/cuisine/entrée de l'appartement au second étage/entrée du rez-de chaussée de la maison/salle de bain/cave/terrasse). Hormis les vêtements d'hiver et de protection pour affronter le froid et ses températures négatives, tout ce qui est lié aux magasins a des prix similaires aux nôtres. Cependant, la nourriture est bien plus chère que chez nous (surtout pour les produits frais). De ce point de vue-là, cela ressemble assez aux Etats-Unis. Enfin, l'alcool est excessivement cher - et ne se vend plus à partir de 21h.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De ne pas se décourager face aux paperasses administratives à remplir, tant pour Paris 1, pour l'UdeM que pour les services de l'immigration ! C'est démesurément long, remarquablement lent et incroyablement répétitif. Mais une fois sur place, on oublie tout cela !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Canada est différent de la France ?
Chaque pays a sa propre essence et sa propre culture. Le Canada est multiculturel et est officiellement bilingue. Il se distingue évidemment de la France : il est vrai que la région de Québec s'appelait auparavant « La Nouvelle France » ; pour autant, il ne faut pas s'attendre à retrouver une France bis de l'autre côté de l'Atlantique. L'intérêt serait d'ailleurs moindre... Si Montréal rassemble un nombre impressionnant de Français (ils habitent tous sur Le Plateau), ce n'est finalement pas pire que Londres. Montréal est un mixte parfait de la culture européenne et américaine concentrées en une seule ville : cela se voit notamment au niveau de l'architecture et des arts.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur canadien ?
Ni le format, ni la pédagogie, ni le nombre de cours ne fonctionnent de la même façon qu'en France. Les cours fonctionnent en séminaires ou (plus rarement) en TD. Nul cours magistral (ou du moins, pas en niveau master qui est le cycle 2 à l'UdeM). Cela rendait le format des cours, en plus petit comité (de 5 à 15 personnes max), très interactif, vivant et presque personnel (cours à 7 personnes). Il y avait toute une dimension « débat », confrontation d'idées, argumentation, qui était très intéressante. Nous n'étions pas du tout dans une logique de cours où le professeur enseigne en déblatérant son cours mais dans un format où chacun contribue à faire avancer la thématique du cours par des discussions qui partent de lectures à avoir fait pour le jour J (d'où la nécessité impérative de venir préparé(e) en cours).
Enfin, les crédits ECTS ne sont pas les mêmes : il faut donc prendre en compte la conversion des crédits internationaux à l'avance pour comprendre combien de cours nous sommes autorisés à suivre. En cycle 2 (master), le maximum était de 3 cours (ce que j'ai pris, j'ai tenu une semaine avant de passer à deux cours, ce qui était le plus conseillé). La charge de travail personnel est bien plus conséquente au Canada qu'en France (toujours deux à cinq lectures pour une séance, dont certaines peuvent faire 225 pages en anglais voire un livre entier de 482 pages).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Partir à l'étranger m'a permis d'acquérir une véritable autonomie que je n'avais pas lorsque j'étais à Paris. Une fois sur place, il faut se débrouiller seul(e) dans un pays qui n'est pas le nôtre, n'a pas la même langue (l'anglais et le québécois, ce n'est pas du français...) et n'offre pas les mêmes repères. C'est un peu le baptême du feu, et c'est incroyable. Y avoir goûté une fois m'a donné envie de repartir. Et si je n'avais pas eu la contrainte de faire mon M2 à Paris, je serai repartie aussitôt pour un autre pays. C'est aussi un formidable moyen pour rencontrer des personnes de tout horizon, et de mêler des nationalités des quatre coins du monde. Grâce à mes échanges et aux amis qu'ils m'ont donné, je sais désormais que s'il me prenait l'envie de partir pour la Grèce, l'Australie, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne ou les États-Unis, je n'y serai pas seule.
Sur le plan académique, cet échange m'a été d'un grand secours : c'est grâce à lui que j'ai compris que la recherche n'était définitivement pas une voie faite pour moi. J'ai mené mes recherches en histoire au Canada (en sillonnant les villes pour y trouver mes archives, parfois par -30°C en emmenant avec moi certains amis fidèles qui m'ont beaucoup soutenue... et ont bravé le froid avec moi). Et malgré tout, le côté solitaire et démesurément lent de la recherche m'a fait horreur. Je ne pense pas que je l'aurais réalisé aussi rapidement si j'étais restée à Paris où j'ai tous mes repères, ma famille et mes amis de toujours.
Enfin, d'un point de vue professionnel, un échange à l'étranger est toujours extrêmement bien perçu - d'autant plus aujourd'hui où cela est désormais devenu une norme. J'ai notamment pu le réaliser lors de mes différents stages où les RH et chefs de service en venaient toujours, lors de l'entretien, à me parler d'expériences à l'étranger en insistant combien ils trouvaient cela « essentiel ».
Quels sont vos projets à court terme ?
Terminer mon second M2 cette année pour compléter mon parcours et mes compétences, survivre au coronavirus et m'insérer sur le marché du travail d'ici quelques mois.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
A la tête de mon service dans une direction du patrimoine culturel d'une grande marque ou d'une institution publique.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, je retournerais bien vivre quelques temps au Canada, en Italie ou en Écosse.
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Chili (Université du Chili)
Marie-Sara, Chili (2018-2019)
Marie-Sara, étudiante en droit, est partie en échange 6 mois à l'université du Chili (Santiago, Chili) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Chili ?
J'ai choisi de partir car je souhaitais avoir l'occasion de voyager tout en étudiant. Je souhaitais partir dans un pays hispanophone mais pas en Europe afin d'être dépaysée le plus possible. L'Amérique latine m'ayant toujours attirée, c'était la solution parfaite. Qui plus est, je suis étudiante en droit de l'environnement et l'offre de cours dans cette spécialité a réduit mes choix. Le Chili offre une possibilité immense de voyage, une pluralité incroyable de paysages entre désert et glacier qui m'a beaucoup motivée dans mon choix.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Santiago ?
Santiago était la seule ville proposée au Chili. Néanmoins, en quittant Paris, je souhaitais quand même être dans une grande ville pour l'offre culturelle, festive, etc. De primes abord, Santiago ne m'attirait pas forcément mais les alentours de la ville offraient des possibilités de sortie le week-end : randonnées, thermes, à 1h30 de la mer.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Chili ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Quelques mois avant mon arrivée, l'université m'a envoyé un guide de l'étudiant pour expliquer comment la rentrée, les cours, l'année allaient se dérouler. Iels donnaient également des conseils pour la vie sur place, quelques mots de jargon chiliens, les bonnes adresses, un aperçu des prix, etc. L'université avait également mis en place un système de partenariat/buddy avec un.e étudiant.e. On nous a donc attribué, après avoir rempli un formulaire sur nos goûts, un.e buddy. C'était très bien puisqu'on a pu échanger avec elles/eux avant d'arriver, ils/elles nous ont présenté leurs ami.e.s et aussi aiguillé avant notre arrivée ainsi que sur place.
L'université a également organisé une semaine d'intégration avec les autres étudiant.e.s internationaux.ales : activités sportives, goûter, visite du Parlement, cours de mise à niveau en droit chilien, etc. Enfin, à Santiago, il y a plusieurs associations qui organisent des activités pour les étudiant.e.s étranger.es : la fête du Miércoles Po’, des week-ends aux alentours de Santiago pour faire du surf ou découvrir une ville, des sorties culturelles, etc. Il n'y a pas de logement avec l'université mais dans le guide il y avait des adresses pour pouvoir se renseigner.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours de "Derecho del Medio Ambiente" (droit de l’environnement).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau B2/C1 quand je suis arrivée. J'ai surtout progressé pour ce qui est de l'espagnol conversationnel et l'oral. Toutefois, il faut savoir que je parlais l'espagnol (castillan) mais le chilien est assez différent : accent, des mots typiquement chiliens qui peuvent être déroutants. Malgré mon niveau, c'était assez difficile de comprendre au début mais on s'habitue rapidement.
Avez-vous pris des cours d'espagnol sur place ?
Non, mais j'avais suivi un cours avec Paris 1 avant de partir.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Chili ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui et plus largement sur le continent américain. J'avais un peu une idée fantasmée de la vie en Amérique latine, donc en arrivant, j'ai été un peu étonnée. Finalement, la vie à Santiago est assez similaire de celle dans n'importe quelle capitale occidentale. La ville n'est pas du tout dangereuse mais il faut faire attention dans certains endroits comme partout. Il y a plein de choses à faire : théâtre, concerts, sorties aux alentours (ski, rafting, randonnées, etc.), musées, etc.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie à Santiago est chère ! Je ne m'y attendais pas. Les prix sont similaires à la France. Les transports sont très chers (sauf les Uber/Cabify). Les loyers sont entre 300 et 500€ par mois. La nourriture (sauf marché) est assez chère aussi. Les prix dans les bars et restaurants sont également assez similaires à la France : 3/4€ pour un coca, 10/15€ le plat.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous partez au 2ème semestre, ce sera l'hiver et il fait vraiment très froid. Pensez-y. Nous sommes toustes tombé.e.s malades. La ville est très polluée, l'air est parfois difficilement respirable. La vie étant chère, pensez à votre budget avant de partir surtout si vous comptez voyager. Ne vous inquiétez pas pour la langue, on s'habitue et progresse très vite. Les étudiant.e.s de l'université sont vraiment bienveillant.e.s et iels vous aideront toujours pour les cours !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Chili est différent de la France ?
D'un point de vue culturel, il n'y a pas tant de différences. La France et le Chili restent des pays de culture latine. Mais, il y a évidemment des différences notamment sur la ponctualité. Au Chili, les gens font également moins attention à leur apparence. J’ai trouvé que les Chilien.ne.s étaient moins honnêtes que les Français.e.s et pouvaient parfois être assez hypocrites avec les étranger.es notamment dans les relations amicales/amoureuses. Le Chili traversait et traverse une crise politique et sociale assez forte. Les inégalités sont très grandes. Les questions liées à l'avortement soulèvent régulièrement les foules.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur chilien ?
Oui, énormément. Il y a beaucoup d'interactions avec les professeur.e.s. Les cours durent moins longtemps (45min à 1h30) et nous sommes moins nombreux.ses dans les amphis. Il y a énormément de lectures à faire chez soi. Les examens sont souvent sous forme de QCM ou de réponses courtes.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Ma mobilité a été très bénéfique pour moi à tous ces niveaux. J'ai pu effectuer un stage en plus de mes cours au centre de recherche en droit de l'environnement car le Chili possède 3 tribunaux environnementaux. J'ai pu développer mes compétences théoriques. Sur le plan personnel, j'ai pu voyager énormément : Chili, Bolivie, Brésil, Argentine, Uruguay. Tous ces voyages ont été des expériences incroyables et inoubliables. J'ai rencontré des personnes du monde entier et pu échanger avec de nombreuses cultures. J'ai également découvert au Chili une thématique qui a changé mes projets pour le futur et a été mon sujet de mémoire : l'écoféminisme.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon Master 2 droit de l'environnement, passer le barreau, partir vivre 1 an au Maroc et travailler pour la Ceinture Verte.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travaillant dans une ONG écoféministe.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, au Maroc ou au Brésil.
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Chine (Université Fudan)
Arthur, Chine (2025-2026)
Arthur, étudiant en mathématiques, est parti en échange 4 mois à l'université Fudan (Chine) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Chine ?
Je souhaitais évoluer dans un environnement académique différent afin d’être confronté à d’autres méthodes pédagogiques et d’aborder les disciplines que j’étudie sous un angle nouveau. L’ouverture culturelle constituait également un objectif central. Étudier en Chine permet non seulement de découvrir une société et un système éducatif très éloignés du cadre européen, mais aussi de démontrer une réelle curiosité intellectuelle ainsi qu’une capacité d’adaptation dans un contexte exigeant. Par ailleurs, l’Asie m’a toujours particulièrement intrigué, et cette expérience représentait pour moi une occasion unique de mieux comprendre sa culture et ses modes de pensée.
Pourquoi avez-vous choisi Shanghai ?
J’ai choisi Shanghai car la ville représente l’un des principaux centres académiques et économiques de Chine. Shanghai offre également une forte ouverture internationale : la présence d’étudiants et d’institutions venues du monde entier permet de travailler dans un contexte véritablement global tout en étant plongé au cœur de la culture chinoise. La localisation de la ville constitue aussi un avantage important, car elle offre de nombreuses possibilités de voyager et de découvrir différentes régions de Chine et d’Asie.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Fudan ?
D’abord à travers les classements internationaux des universités, puis en approfondissant mes recherches, j’ai constaté que cette université figurait parmi les meilleures de Chine.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Tout s'est très bien passé, l'intégration était très simple car on est facilement mélangé avec les autres étudiants internationaux. J'ai eu la chance de me faire quelques amis chinois qui m'ont permis d'apprendre beaucoup de choses sur la culture. Toutefois, mon groupe d'amis était principalement international puisque les logements étudiants ne sont pas mélangés entre étudiants internationaux et chinois. Le logement était très correct et très abordable, ce qui constitue un grand avantage comparé aux autres pays d'échange. J'ai payé environ 9600 yuan (1200€) de loyer pour l'entièreté de mon séjour (en colocation ; si appartement entier, on tourne autour de 2200€). Le fait d'être en colocation m'a permis de rencontrer de très bons amis et est un facteur d'intégration certain. Il existe aussi d'autres options pour le logement sur place mais je conseille vivement d'habiter dans la résidence étudiante qui est collée à un excellent service de restauration universitaire.
Quel était votre cours préféré ?
J’ai particulièrement apprécié le cours de "Regression Analysis" car il proposait une approche rigoureuse et quantitative des statistiques. Le cours ne se limitait pas à l’utilisation d’outils, mais cherchait à comprendre en profondeur les fondements des modèles de régression. Cette dimension théorique, combinée à des applications concrètes sur des données réelles, m’a permis de mieux saisir comment les méthodes statistiques peuvent être utilisées pour analyser et interpréter des phénomènes économiques ou financiers. Le travail sur projet a également été très formateur, car il demandait de mobiliser à la fois des compétences théoriques et pratiques pour construire et interpréter un modèle. Toutefois, c'était la matière qui était la plus dure et nécessitait donc beaucoup de travail.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'ai énormément progressé en anglais. C'est selon moi le meilleur moyen de s'améliorer car c'est la manière la plus naturelle d'apprendre la langue. Aujourd'hui, je n'ai plus peur de parler anglais, j'ai gagné beaucoup en aisance dans l'usage de cette langue.
Avez-vous pris des cours de chinois sur place ?
Malheureusement, je n'ai pas pu prendre de cours en chinois. L'université proposait un cours de chinois en visioconférence très compliqué à suivre étant donné le nombre de personnes et la complexité de la langue, notamment dans l'apprentissage des prononciations. J'ai appris trop tard que je pouvais suivre certains cours d'introduction au chinois sans forcément y être inscrit (nécessitant l'accord du professeur).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Chine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma première fois en Chine et j'ai adoré la vie sur place. Tout est très abordable, il y a un très bon confort de vie. La nourriture est excellente bien que différente de la culture française. C'était particulièrement fascinant de voir la différence de décor de la Chine. En étant à Shanghai, les buildings dominent la vue et tout s'illumine la nuit, ce qui est très impressionnant. Si on veut plus classique, Shanghai se situe à 20 minutes de train de villes plus traditionnelles où il y a beaucoup de temples chinois, très pratique pour visiter le week-end.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie à Shanghai reste globalement très abordable, ce qui constitue un avantage important. Comme mentionné précédemment, les logements étudiants sont relativement peu coûteux comparés à ceux de Paris ou d’autres grandes métropoles. De plus, la nourriture est généralement très accessible, avec des repas qui coûtent souvent entre 1 et 5 euros selon l’endroit. Enfin, l’euro étant une monnaie plus forte que le yuan, le budget mensuel nécessaire pour vivre sur place reste généralement inférieur à celui requis en France.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non je n'ai pas bénéficié d'une bourse.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je recommanderais d’abord de choisir une colocation dans les dortoirs du campus. J’étais initialement sceptique avant d’arriver, notamment parce que la chambre était assez petite (environ 8 m²) et que j’avais des doutes sur la cohabitation avec des colocataires. Cependant, avec un peu de chance, cette expérience peut permettre de rencontrer d’excellentes personnes qui deviennent rapidement de très bons amis. Ensuite, il est utile de s’entourer d’étudiants internationaux, car c’est l’un des meilleurs moyens de progresser en anglais au quotidien. Enfin, il faut profiter pleinement du pays. Avec le recul, je regrette de ne pas avoir davantage voyagé, notamment parce que j’avais choisi des matières demandant beaucoup de travail. Pourtant, il existe un très grand nombre d’endroits à découvrir, que ce soit à Shanghai même ou dans d’autres villes de Chine.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Chine est différente de la France ?
Oui, la Chine est culturellement très différente de la France sur plusieurs aspects. Tout d’abord, les normes sociales et les modes d’interaction sont différents : la société chinoise accorde généralement une place importante au collectif et à l’harmonie sociale, alors que la culture française valorise davantage l’expression individuelle. Enfin, le rapport au travail et aux études peut aussi apparaître plus intense, avec une forte valorisation de l’effort et de la réussite académique. Vivre dans cet environnement permet donc de découvrir d’autres façons de penser et d’organiser la vie sociale.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur chinois ?
Oui, il y avait beaucoup plus de projets de groupe qu’en France, ce qui impliquait un travail plus régulier tout au long du semestre et davantage de collaboration entre étudiants. J’ai également remarqué une place plus importante accordée à l’apprentissage par cœur, notamment pour certains contenus théoriques comme les preuves mathématiques. Par ailleurs, l’évaluation reposait souvent sur un mélange de projets, de devoirs et d’examens, ce qui répartissait davantage le travail sur toute la durée du semestre plutôt que de le concentrer uniquement sur un examen final.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette expérience a confirmé mon intérêt pour des domaines comme les statistiques, l’économétrie ou la modélisation, qui occupent une place importante dans mon parcours. Sur le plan professionnel, avoir étudié à l’étranger constitue une expérience valorisante, car elle démontre une capacité d’adaptation, une ouverture internationale et une aptitude à évoluer dans un environnement académique et culturel très différent. Sur le plan personnel, cette mobilité a été particulièrement enrichissante. Elle m’a permis de découvrir une nouvelle culture, de rencontrer des étudiants venant de nombreux pays et de développer une plus grande autonomie. Vivre plusieurs mois dans un pays aussi différent m’a aussi appris à m’adapter rapidement à de nouvelles situations et à gagner en confiance.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, je souhaite poursuivre mes études dans un domaine technique comme les mathématiques appliquées, les statistiques ou l’économétrie, afin de continuer à développer les outils quantitatifs que j’ai appris en MIASHS et pendant cet échange. J’apprécie particulièrement l’aspect technique de ces disciplines. Toutefois, je pourrais également m’orienter vers un parcours plus commercial où ces compétences techniques sont utilisées dans un contexte professionnel et économique.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas précisément.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, sans problème. J'aimerais m'expatrier en Chine, à Singapour ou en Thaïlande.
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Colombie (Université du Rosaire)
Coralie, Colombie (2024-2025)
Coralie, étudiante en double licence économie-géographie, est partie en échange 4 mois à l'université du Rosaire (Colombie) pendant son année de Licence 3 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Colombie ?
J'avais déjà fait un échange culturel à Guadalajara au Mexique, quand j'avais 15 ans. J'avais adoré cette expérience mais elle m'avait semblé trop courte (1 mois). Dès que j'ai su que j'avais la possibilité de partir un voire deux semestres dans un pays latino-américain, j'ai sauté sur l'occasion ! D'autant plus que je suis passionnée par les enjeux migratoires andins depuis le début de mes études supérieures.
Pourquoi avez-vous choisi Bogota ?
C'était la seule ville en Colombie qui avait un partenariat en économie et en géographie avec l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Rosaire ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Au niveau du logement, ça s'est fait via le bouche à oreille. L'université du Rosario a mis en place un système de parrainage pour permettre aux étudiants colombiens de rencontrer les étudiants étrangers, mais ça n'a pas franchement marché.
Quel était votre cours préféré ?
"Geografía humana" (géographie humaine).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en espagnol lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau B2-C1. Oui j'ai progressé, bien sûr, d'autant plus que j'avais appris l'espagnol castillan et le colombien est franchement différent !
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Colombie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. J'ai adoré la vie sur place (le marché pour aller manger, les nombreuses épiceries de proximité, l'ambiance dans les rues).
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Pas très cher, beaucoup moins cher qu'en France (les courses, les loyers).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Venez un an, un semestre c'est trop court !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Colombie est différente de la France ?
Oui, la Colombie est très différente de la France : nourriture différente (parfois un peu compliqué pour les personnes végétariennes), sens de la fête, type de danse (salsa bien sûr), boissons différentes, manière de se comporter différente... C'est un pays différent quoi.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur colombien ?
Oui, en Colombie l'éducation est beaucoup plus interactive, il y a beaucoup d'oraux et les Colombiens sont beaucoup plus à l'aise à l'oral que les étudiants étrangers. Il y a beaucoup plus de dialogues entre les professeurs et les étudiants, et il y a moins cette relation hiérarchique qu'on peut retrouver dans l'enseignement supérieur français.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'en ai appris beaucoup plus sur les relations colombo-vénézuéliennes et sur le "tapón del darién". Ma passion et ma spécialisation régionale se sont renforcées et concrétisées.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon master de géographie, parcours géopolitique.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans une ONG, au sien d'un bureau géographie de la région andine. À l'AFD sinon ?
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Non.
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Corée du Sud (Université Sungkyunkwan)
Angelo, Corée du Sud (2025-2026)
Angelo, étudiant en sciences sociales, est parti en échange 4 mois à l’université Sungkyunkwan (Corée du Sud) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Corée ?
J'ai choisi de partir à l'étranger pour m'ouvrir à une autre culture, une nouvelle manière d'apprendre et aussi faire de nouvelles connaissances. La Corée du Sud était mon choix prioritaire puisque j'avais déjà commencé à apprendre la langue et m'étais intéressé à sa culture. C'est un pays humainement riche, magnifique et assez éloigné de l’Europe pour promettre une expérience différente.
Pourquoi avez-vous choisi Séoul ?
Séoul est vraiment le cœur de la Corée du Sud : les événements, les grandes écoles, les sites touristiques, les lieux de loisirs pour les jeunes, tout est concentré dans la capitale.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Sungkyunkwan ?
Oui, dans des articles sur les meilleures universités sud-coréennes.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L’accueil est formidable, la journée de présentation présente tout ce qu'il faut savoir, et pour toute autre question concernant les lieux/logement/l'intégration, l'administration ou l'association des étudiants étrangers se fera un plaisir de répondre très rapidement. Pour les amis, tout est fait pour s'en faire, essayez juste d'aller à un maximum d'événements d'intégration au début du semestre.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours de "Gender and power" et celui de "Sociology of marriage and family".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
Mon niveau de langue en anglais en partant était B2/C1. À l'issue du semestre, j'ai progressé jusqu’à un niveau C1/C2, surtout à l'oral.
Avez vous pris des cours de coréen ?
Non, le nombre de crédits accordé aux langues ne me l'a pas permis.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Corée du Sud ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, la vie sur place est extrêmement bien organisée (même lorsque l'on ne parle pas coréen). Séoul est une ville propre dans laquelle on se sent en sécurité à toute heure. La vie sur place est vraiment parfaite pour avoir un bon équilibre entre vie universitaire et loisirs de jeune en échange.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Sur place, une fois le logement payé, la vie est bien moins chère qu'en France. Un repas dans un restaurant local coûte entre 5 et 10€ en fonction de son emplacement.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui (aide FSDIE-CVEC à la mobilité internationale et aide à la mobilité internationale du Crous).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je conseillerais de venir sans stress et avec l'esprit ouvert. Malgré la distance, tout se passe très bien et tout le monde revient avec l'envie de rester plus longtemps. L’intégration à la ville et à la culture se fait naturellement, cela demande néanmoins de comprendre et de mettre en place plusieurs normes de politesse et de conduite simple.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Corée du Sud est différente de la France ?
Oui, la Corée du Sud est culturellement assez différente de la France, notamment dans les modes de vie. La société est plus collective et hiérarchisée, avec une grande importance accordée au respect, à l’âge et aux règles de politesse.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur coréen ?
Oui, j’ai observé plusieurs différences avec l’enseignement supérieur en Corée du Sud, où les cours sont moins magistraux et où il existe un suivi plus personnalisé avec les professeurs. Le volume de cours y est également plus léger, mais chaque matière comporte généralement deux examens : un partiel au milieu du semestre ("mid-term") et un examen final à la fin du semestre.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, j'ai découvert de nouvelles approches et des connaissances locales. Sur le plan personnel, je suis revenu avec l'esprit rempli de bon souvenirs et de nouveaux amis aux quatre coins du globe.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, rejoindre un master de préparation aux concours de la fonction publique ou de géopolitique.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, je me vois au début de ma carrière professionnelle, probablement à Paris après la fin de mes études. J’aimerais avoir acquis une première expérience solide avant d'évoluer dans un environnement international.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, j'aimerais essayer la vie dans un autre pays, sûrement dans un pays anglophone ou d’Asie de l'est (Taïwan, Chine et bien sûr Corée du Sud).
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Côte d'Ivoire (Stage - Forces françaises en Côte d'Ivoire)
Victoire, Côte d'Ivoire (2020-2021)
Victoire, étudiante en science politique, a réalisé un stage de 6 mois aux forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI) pendant son année de Master 2 (année 2020-2021).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi en Côte d'Ivoire ?
Étant en Études Africaines, je cherchais un stage sur le continent africain.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
Sur le groupe Facebook "Communauté européenne du stage".
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée en Côte d'Ivoire ?
Très bien puisque ce n'était pas ma première fois en Afrique de l'Ouest donc je savais ce qui m'attendait. Je n'ai pas eu à rechercher de logement sur Abidjan car celui-ci est pris en charge par les FFCI. A noter que le prix moyen des loyers à Abidjan est équivalent au prix moyen des loyers de Paris.
Et dans votre organisme d’accueil ?
Un peu compliqué au début car j'étais totalement inconnue au milieu militaire.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Le français étant ma langue maternelle, je n'ai pas rencontré de soucis.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Côte d'Ivoire ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était ma première fois dans ce pays. J'ai adoré vivre en Côte d'Ivoire qui est un pays riche culturellement. Les diverses régions offrent des paysages et des ambiances totalement différentes et les Ivoiriens sont pour la plupart très accueillants.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les loyers ne sont pas donnés, entre 600 et 800 euros pour un studio dans le nord de Cocody (quartier d'Abidjan). Les restaurants étant tenus par des expatriés, les prix sont également élevés. Si vous avez un petit budget, il vaut mieux se rendre dans les maquis ivoiriens où un plat vous reviendra au maximum à 2 500 CFA (environ 4 euros).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Je leur conseille de plutôt trouver un stage sur Abidjan, car les autres grandes villes du pays sont un peu excentrées et proposent moins d'activités.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Côte d'Ivoire est différente de la France ?
Oui, de par les nombreuses ethnies, la Côte d'Ivoire possède une richesse historique et culturelle.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail ivoirien ?
Non car je travaillais avec un organisme français.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a permis de renforcer ma spécialisation sur l'Afrique subsaharienne mais aussi de découvrir un milieu qui m'était jusqu'ici inconnu et qui ne m'attirait pas forcément.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite trouver une expérience professionnelle plus longue sur le continent africain.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans une ONG ou dans un institut culturel français en Afrique.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui au Gabon, en République Démocratique du Congo, au Rwanda ou au Burundi.
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Égypte (FESP - Université du Caire)
Margaux, Égypte (2020-2021)
Margaux, étudiante en économie, est partie en échange 9 mois à la FESP - Université du Caire (Égypte) pendant son année de Licence 3 (année 2020-2021).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Égypte ?
J'ai toujours eu des envies d'ailleurs et l'expérience que propose un échange non seulement sur le plan culturel mais aussi personnel est unique dans une vie. Cela donne un avant-goût d'une velléité d'expatriation ou d'avenir professionnel. L'Egypte, de par son histoire, sa culture et ses paysages, est un pays dont on peut retirer quelque chose pour soi-même du fait du dépaysement et difficile d'accès pour une carrière professionnelle. C'est dans cette optique que j'ai choisi la destination de mon échange : un pays dans lequel je pourrai difficilement vivre/travailler autre que pendant mes études.
Pourquoi avez-vous choisi Le Caire ?
Le Caire a un côté mystique avec ses pyramides aux portes du désert. C'est une ville qui grouille de jour comme de nuit, remplie de paradoxes, peuplée par des Hommes profondément hospitaliers et une culture pharaonique encore bien présente. J'aime plutôt les villes des pays dits du 'Sud' et Le Caire incarne ce caractère.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Caire ?
Non et à tort ! Le niveau y est plus que correct et plus de sérieux de la part des élèves dans les études, à mon sens.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Les Egyptiens ont la culture de l'hospitalité. Vous trouverez toujours quelqu'un pour vous guider dans vos démarches ou itinéraires. Cependant, je pense qu'il faut être plutôt audacieux(se) pour choisir cette destination puisque nos repères européens ne sont plus et que la débrouille guidera votre échange. Concernant les liens amicaux, les élèves de la faculté sont très accueillants et se soucient de votre bien-être dans leur classe. Il est aussi très facile de vous lier d'amitié avec des Egyptiens(ne)s en dehors de la faculté, il suffit d'être ouvert(e) à la rencontre.
Quel était votre cours préféré ?
Macroéconomie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Les cours se font en français et en anglais principalement. La vie courante est en anglais et/ou dialecte égyptien. J'ai progressé en anglais et j'ai débuté le dialecte.
Avez vous pris des cours d'arabe ?
Je n'ai pas pris de cours de dialecte, mon entourage m'a enseigné les basiques.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Égypte ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était ma première fois en Egypte. Du fait du change favorable pour les Européens, la vie est très facile car il y a une culture du service. Beaucoup de choses deviennent abordables en Egypte qui le sont moins en France.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Par exemple, se déplacer uniquement en Uber, dans la limite du raisonnable, est tout à fait abordable. Aller au restaurant plusieurs fois par semaine ou encore des week-ends en dehors du Caire aussi. Pour environ 200€ par mois, on peut avoir un grand appartement en colocation dans un quartier agréable.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui la bourse MIC : 700€/ mois + 530€ d'aide à l'installation (visa, billets d'avion).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Oubliez vos aprioris sur le pays, les gens, les stéréotypes de violences et dangers en tout genre. Allez voir par vous-même.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Égypte est différente de la France ?
C'est presque diamétralement opposé. La culture, la place de la religion, l'organisation, le tempérament des gens, la vision de la vie, tout !
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur égyptien ?
Puisque la FESP est une succursale de l’Université du Caire, le fonctionnement reste globalement le même qu'à Paris 1 ainsi que le contenu des cours.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Puisque l'enseignement est globalement similaire à celui de Paris 1, je n'ai pas forcément tiré quelque chose de ce point de vue-là. Par rapport à mon projet professionnel (finance d'entreprise), je ne suis pas sûre que cet échange m’ait permis de beaucoup plus m'aiguiller sur la question. Finalement, c'est surtout sur le plan personnel que cet échange m'a apporté : d'un point de vue ouverture d'esprit, sens de la débrouille, capacité à se créer un réseau social seule.
Quels sont vos projets à court terme ?
Intégrer le master que je souhaite en fin d'année universitaire.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Difficile de répondre. C'est tellement sujet aux rencontres et opportunités qui se créent. Peut être à l'étranger ou en France, c'est certainement mon travail qui me guidera. Mais la France est belle ;)
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Comme répondu précédemment, mon travail m'emmènera là où il doit m'emmener. Mes rencontres aussi. Je ne suis pas fermée à vivre en début de carrière à l'étranger. Mais ce qui est sûr, c'est que je souhaite passer une partie de ma vie en France.
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États-Unis (Université de New York)
Alice, États-Unis (2019-2020)
Alice, étudiante en management, est partie en échange un semestre à l'université de New York (États-Unis) pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi aux États-Unis ?
Après un Erasmus à Berlin, je souhaitais partir dans un pays anglophone et découvrir sur plusieurs mois le mode de vie américain et son type d'enseignement.
Pourquoi avez-vous choisi New York ?
J'avais un attrait particulier pour la ville de New York au niveau culturel.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de New York (NYU) ?
Oui, c'est une des plus anciennes universités de New York qui possède une grande renommée internationale.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université met en place des "onboardings", avec des journées d'intégration et de visite du campus. Les travaux de groupe n'ont commencé qu'à mi-semestre, mais ont facilité les contacts plus approfondis avec les étudiants américains. J'ai trouvé un appartement indépendamment de l'université.
Quel était votre cours préféré ?
"Political Strategy and Campaign Management".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 (7,5/9 à l'IELTS). J'ai progressé sur le vocabulaire technique de mes cours notamment grâces aux lectures régulières à effectuer en amont.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois aux États-Unis ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce n'était pas la première fois. La vie sur place était très riche et il y a un grand réseau d'expatriés français. La ville parait chère au premier abord mais finalement il est assez facile de trouver des bons plans pour les repas, les sorties, etc.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les loyers de mes amis et moi avoisinaient tous environ 1300-1400$ pour Manhattan (Lower Manhattan, East et West Village, etc.), et Williamsburg. Les musées étaient souvent gratuits avec la carte étudiante NYU. Les supermarchés comme Trader Joe's permettent de faire des courses à des prix raisonnables. Mealpal permet de déjeuner pour des prix abordables. Il existe aussi de nombreuses bonnes adresses pour les restaurants et sorties. Comme dans toutes les villes, tout dépend des quartiers !
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Préparez-vous à avoir beaucoup de travail si vous partez comme moi en "Graduate School". Attention à ne pas rester entre Français, c'est quelque chose de très facile à New York mais c'est sympa de rencontrer des locaux (mais pas si facile, donc il faut vous-même proposer des sorties).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que les États-Unis sont différents de la France ?
Assez différent au niveau des comportements, mais New York (qui ne représente pas très bien les États-Unis) est assez cosmopolite et on rencontre toutes sortes de personnes.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur américain ?
A NYU, j'avais énormément de travail personnel et très peu d'heures de cours (3 cours de 2h par semaine). Il faut être beaucoup plus autonome qu'en France.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Un atout supplémentaire grâce au renom de l'université dans le monde, des cours utiles et opérationnels, et une meilleure capacité à se débrouiller et à oser.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je commence en janvier un stage au sein de Bpifrance dans le pôle développement du Fonds de fonds.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
J'ai plusieurs idées en tête, et je prévois de continuer à travailler dans l'écosystème start-up en France et à l'étranger.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pourquoi pas vivre quelques années à New York, Berlin ou Madrid (entre autres !).
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Inde (Université de Pondichéry)
Godefroy, Inde (2021-2022)
Godefroy, étudiant en administration économique et sociale, est parti en mobilité 4 mois à l'université de Pondichéry (Inde) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Inde ?
Plusieurs raisons :
1. Améliorer mon niveau en anglais
2. Une forte envie de voyager/de voir le monde
3. L’Inde est un pays très intrigant, avec une riche culture, que je voulais découvrir. Je voulais voir comment ce peuple vivait, pour ensuite comparer leur mode de vie avec celui occidental.
4. Pour obtenir un double diplôme (franco-indien).Pourquoi avez-vous choisi Pondichéry ?
Je n’avais pas le choix de la ville. Donc ce fut un choix par défaut. Mais compte tenu de son histoire, la ville de Pondichéry (ancien comptoir français), constituait une destination intéressante pour comprendre une partie des relations franco-indiennes.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler l'université de Pondichéry ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
J’ai logé sur le campus. J’avais une chambre attitrée. L’intégration s’est bien faite pour deux raisons. La première, parce que j’étais avec 5 autres étudiants français, donc je n’étais pas seul. La deuxième, parce que les étudiants et les professeurs indiens étaient très bienveillants avec nous. Ils nous parlaient facilement (ils étaient très ouverts), et nous aidaient souvent.
Quel était votre cours préféré ?
Le droit du travail (Labour Law).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J’étais environ niveau B2 en anglais. Je pense qu’à la fin j’avais plutôt un niveau C1. J’ai surtout progressé sur le vocabulaire. Je maîtrisais plutôt la grammaire. Mais j’ai appris de nouveaux mots, que je réutilisais à l’oral et à l’écrit lors des examens.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Inde ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. Le campus était très grand. Je me déplaçais en scooter à l’intérieur même du campus. Plus globalement, la vie sur place était assez agréable. Le coût de la vie étant bas en Inde, je pouvais facilement me déplacer, je mangeais quasiment tout le temps au restaurant, je faisais du shopping, je visitais des lieux. La météo était très bonne aussi, voire un peu trop chaude par moments (+35 degrés certains jours). Je me suis fait des amis indiens à l’université. J’étais très heureux de la vie là-bas.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est faible. 1€ = 85 roupies. 100 euros = 8500 roupies. J’ai par exemple acheté un scooter d’occasion en bon état à 280€ (que j’ai revendu 150€ à la fin de mon séjour). J’avais donc un fort pouvoir d’achat.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Mobilité Île de France et l’aide à la mobilité internationale du Crous.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
1. Bien faire ses vaccins avant de partir en Inde.
2. Être très patient avec l’administration indienne (qui peut être très lente et compliquée).
3. Faire attention sur la route si vous conduisez un scooter (mieux vaut payer un tuk-tuk si vous ne vous sentez pas prêt pour conduire un véhicule là-bas). J’ai vu de mes propres yeux des accidents graves.Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Inde est différente de la France ?
Oui très différente. La culture indienne est une culture orientale, aux antipodes de la culture occidentale française. D’un point de vue de la religion, la France repose historiquement sur une tradition chrétienne, alors que l’Inde possède une religion polythéiste, l’hindouisme (avec un grand nombre de dieux et déesses différents). La nourriture est aussi très différente. En France, nous mangeons du bœuf, mais les Indiens considèrent la vache comme sacrée et ne la mangent pas. D’ailleurs, je crois que l’Inde est l’un des plus grands pays végétariens. De mémoire, 30% de la population est végétarienne, ce qui est incomparable avec la France. D’un point de vue politique, la France est un État unitaire, alors que l’Inde est un État fédéral avec 28 États. Enfin, je dirais que la société française est beaucoup plus individualiste que celle indienne. Même s’il a été aboli, l’Inde a longtemps reposé sur le système des castes, un système très particulier et propre à l’Inde. Tous ces éléments font que la France et l’Inde sont des pays très différents, sur quasi tous les plans.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur indien ?
En France, les examens sont faits pour nous faire réfléchir, avec des cas pratiques, des questions de réflexion, etc. Alors qu’en Inde, les examens étaient souvent sous la forme de questions spécifiques, où je devais répondre à des notions vues en cours. C’était davantage du par cœur que de la réflexion.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique : j’ai obtenu un diplôme indien. J’ai pu utiliser ce projet d’études à l’international pour consolider mon CV en vue des candidatures en Master.
Sur le plan professionnel : cette mobilité a conforté mon désir de travailler dans le commerce [international si possible].
Sur le plan personnel : j’ai vécu une expérience humaine très intéressante, notamment en rencontrant des étudiants indiens de mon âge. Je n’avais jamais quitté l’Europe, donc ce fut un grand pas pour moi en Inde.Quels sont vos projets à court terme ?
L’année prochaine j’effectue une césure entre mon M1 et mon M2. Je compte faire un séjour linguistique en Asie ou en Océanie, d’environ 4-5 mois. L’Inde m’a donné ce goût pour la découverte. Je souhaite surtout perfectionner mon anglais.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas. Peut-être responsable de zone export en Asie.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne pense pas.
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Indonésie (Universitas Indonesia)
Otman, Indonésie (2024-2025)
Otman, étudiant en management, est parti en échange 4 mois à l’université d'Indonésie pendant son année de Licence 3 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Indonésie ?
J'avais envie depuis quelque temps de casser la routine de ma vie d'étudiant universitaire en France, j'ai donc eu l'opportunité de candidater en septembre lors du 3e appel pour un échange durant ma L3. L'Indonésie a été mon seul choix, car c'est celui qui correspondait à mes moyens financiers, à mes valeurs et qui proposait également une université réputée en Asie du Sud-Est (top 4 dans mes souvenirs), avec des infrastructures modernes.
Pourquoi avez-vous choisi Jakarta ?
Jakarta est la ville la plus moderne d'Indonésie et j'avais connaissance du fait que les Indonésiens étaient des personnes accueillantes. Également tout n'était pas cher et Jakarta est une ville bien située si l'on veut voyager dans d'autres pays d'Asie.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Indonésie ?
Non, jamais.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Sincèrement, je suis venu durant une période de crise économique et donc nous n'avons pas vraiment eu d'intégration (pas de voyage, pas de rencontre entre étudiants). Je sais juste qu'ils accueillaient les étudiants lors de leur venue à l'aéroport. Trouver le logement a été un peu compliqué, donc prenez contact avec des étudiants déjà sur place car vous aurez besoin de leur aide lors de votre venue. Il y a une arnaque quand vous sortez de l'aéroport, prenez toujours un "Grab" sur votre téléphone car certains vous proposeront de réserver pour vous à un prix trois fois plus cher que l'initial.
Quel était votre cours préféré ?
Je dirais que "Consumer Behavior" était une matière passionnante avec beaucoup de projets de groupe.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau B1+ avant de venir, ce qui n'était pas parfait et un peu compliqué au début. Mais après deux semaines, j'ai senti une grande amélioration de mon anglais grâce aux camarades indonésiens qui avaient un excellent niveau d'anglais. Maintenant, je suis B2 et je peux discuter sans trop de problèmes en anglais.
Avez-vous pris des cours d'indonésien ?
Je n'ai pas eu de cours de bahasa, tous les cours étaient en anglais.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Indonésie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Il s'agissait de ma première fois sur place. Sincèrement, j'ai été choqué par la chaleur et la pollution qui faisaient mauvais ménage au début. Depok, qui est la ville où l'on avait cours, est plutôt tranquille, il y a un centre commercial et beaucoup de restaurants. Sinon, il n'y a pas énormément d'activité : il faut aller à Jakarta pour ça.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Je payais maximum 500 euros par mois hors voyage, avec un loyer de 170 euros tout compris, 6 euros de forfait, 30 euros de transports (beaucoup de "Grab" car je bougeais beaucoup), 150 euros de nourriture, et ensuite les activités et achats prenaient le reste du budget (les vêtements et appareils coûtent moins cher en Indonésie).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai reçu une aide FSDIE de 1300 euros comme je suis boursier (sinon c'était 600 euros dans mes souvenirs) et 800 euros d'aide à la mobilité internationale du Crous. Parfois, l'université d'accueil donne une aide de 1300 euros pour votre échange mais cela dépend de la période (malheureusement j'ai pas eu cette aide car c'était une période de crise en Indonésie à ce moment-là).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Selon moi, il faut être débrouillard car c'est très différent de la France. Il faudra donc s'adapter à la culture (et aux normes) et s'ouvrir aux gens. Les Indonésiens sont des personnes accueillantes, il ne faudra donc pas être timide, sinon l'échange sera long. Sinon, prenez un logement proche de la faculté car il vaut mieux marcher vers la fac que prendre les transports à chaque fois (normalement, on est à 15-20 min de la fac à pied). Sur les normes, les Indonésiens sont souvent en retard, et tout se fait lentement. Pour les projets de groupe, il faut se mettre en tête qu'ils aiment travailler à la dernière minute, donc soyez préparés mentalement.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Indonésie est différente de la France ?
Oui, en France on est très honnête, on hésite pas à dire ce que l'on pense de tout, et rien ne nous paraît irrespectueux si on le dit avec honnêteté et bienveillance. En Indonésie, ils sont plus dans le paraître, ils ne vont jamais dire s'ils ont un problème, donc il faut faire attention à ça. Pour ceux qui aiment les sessions "vannes", attention à s'adapter à chaque personne, car en France on est généralement OK sur ça, mais en Indonésie, ils peuvent mal le prendre et arrêter de discuter avec vous sans vous le dire. Évitez d'être trop honnête dès le début, ça pourra vous jouer des mauvais tours.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur indonésien ?
En Indonésie, ils aiment les devoirs de groupes, qui comptent généralement pour plus de 50% de la note globale, donc choisissez bien vos groupes. Un petit conseil, évitez de vous retrouver qu'entre étrangers, car les règles sont plutôt vagues et il vaut mieux être avec des étudiants indonésiens. Les cours sont comme en CM en France, rien de surprenant, et vous avez 2 partiels généralement faciles (révisez malgré tout).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Amélioration de l'anglais, CV plus international, rencontres et amélioration de soi.
Quels sont vos projets à court terme ?
Faire une césure l'année prochaine.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travailler dans le pilotage de performance dans une entreprise industrielle axée vers l'énergie renouvelable.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, en Malaisie, en Indonésie ou au Moyen-Orient.
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Japon (Université Keiō)
Mathilde, Japon (2024-2025)
Mathilde, étudiante en histoire, est partie en échange 6 mois à l'université Keiō (Japon) pendant son année de Master 1 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Japon ?
Étudiante en relations internationales, un échange à l'étranger était obligatoire dans le cadre de ma formation. J'ai choisi le Japon car j'apprends le japonais, que je me spécialise dans l'Asie du Nord-Est et que j'ai commencé un mémoire abordant le Japon.
Pourquoi avez-vous choisi Tokyo ?
Tokyo étant la capitale du Japon, il y est plus simple de trouver des structures adaptées aux étudiants internationaux. Il y a également plus de choses à voir et faire en dehors des cours.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Keiō ?
J'avais déjà entendu parler de l'université car certaines personnalités politiques japonaises y ont étudié. Elle bénéficie également d'une grande réputation.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'intégration à l'université s'est déroulée sur une journée avec une session d'accueil et une visite du campus. Je m'étais inscrite à un programme de "buddy", ce qui m'a permis de rapidement avoir des connaissances japonaises pour m'aider à l'université et participer à des activités de groupe. Pour le logement, je n'ai pas pris celui proposé par l'université (trop cher et trop loin), donc j'ai trouvé une "sharehouse" de mon côté. C'est un peu plus risqué, mais cela vaut le coup si on connaît déjà un peu l'environnement.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était un cours sur les relations contemporaines entre la Chine et le Japon, qui s'inscrivait dans la continuité de mes cours en France et qui a donné lieu à une simulation.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'ai suivi des cours en anglais car mon niveau de japonais n'était pas assez bon. J'avais déjà un bon niveau en anglais donc je n'ai pas particulièrement progressé.
Avez-vous pris des cours de japonais sur place ?
J'ai pris trois cours de japonais, afin d'avoir une journée de cours intensifs en japonais une fois par semaine. J'ai beaucoup progressé dans la langue, que ce soit à l'oral ou à l'écrit.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Japon ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la première fois que je venais au Japon. La vie sur place était très agréable. Il est était facile d'acheter à des prix abordables (alimentation, vêtements, produits électroniques), d'autant plus que le Yen était alors faible par rapport à l'Euro. Les transports étaient pratiques et faciles à utiliser. En tant que fille, il était aussi possible (et très agréable) de se promener dans n'importe quel quartier à n'importe quelle heure, même la nuit, sans être inquiète de quoi que ce soit. La praticité des transports (avion, train, bus de nuit...) m'a aussi permis de beaucoup voyager dans le pays pour des prix abordables.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Je n'ai plus de prix exact en tête mais il y avait de nombreux magasins "discount" où je pouvais faire mes courses hebdomadaires pour environ 12 euros. Ma chambre en "sharehouse" me revenait à moins de 300 euros par mois, bien qu'elle soit située en plein cœur du quartier historique d'Asakusa. Le prix des transports monte cependant rapidement car on paie la distance parcourue, il n'existe pas de forfait. En tant qu'étudiant, on a droit à une réduction sur le trajet domicile - école si on en fait la démarche.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié d'une bourse de mobilité, qui a uniquement servi à payer une partie du vol aller-retour.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Ne pas hésiter à chercher des logements par soi-même afin de ne pas être enfermés avec d'autres étudiants dans des résidences à l'écart de Tokyo. Lors de la demande de visa, faire la demande pour avoir le droit de travailler. Même si on ne l'utilise pas, cela peut toujours servir car l'université transmet parfois des offres pour enseigner l'anglais à des enfants et il est facile de faire des petites missions dans l'événementiel en tant qu'étranger. Dès son arrivée, il est mieux de se déclarer dans la mairie d'arrondissement et d'ensuite demander un numéro de téléphone local ainsi qu'un compte bancaire japonais. Cela aide beaucoup au quotidien. Enfin, concernant les cours, il faut savoir que l'université Keio fonctionne par loterie, peu importe la filière dont on est issu. Il faut donc prévoir plusieurs plannings au cas où, car certains cours sont très demandés (notamment ceux d'histoire où liés à la culture japonaise).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Japon est différent de la France ?
Oui. Que ce soit par sa langue, son alimentation ou le mode de vie, il y a très peu de points communs entre la France et le Japon. Ayant déjà séjourné en Corée, le choc culturel a été assez léger de mon côté, mais j'encourage ceux qui veulent se rendre au Japon à se renseigner sur la culture locale (pourquoi pas en lisant des livres ou en suivant des "streamers" sur place).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur japonais ?
Au Japon, les cours sont affectés par loterie. Un cours a généralement lieu deux fois par semaine. Certains cours durent 3 heures au lieu d'1h30 et ont donc lieu uniquement sur une moitié de semestre. Certains cours étant dispensés par des Occidentaux et d'autres par des Japonais, je n'ai pas vraiment pu observer les spécificités propres aux Japonais en terme de cours. Comme en France, la plupart des cours exigent qu'on lise avant chaque séance des textes, sur lesquels on travaille. L'exercice de dissertation n'existe pas.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan personnel, cette expérience était incroyable. J'ai appris plein de choses grâce à des cours intéressants, fait plein de rencontres et visité pleins d'endroits. L'échange n'a pas modifié mes objectifs académiques et professionnels mais comme j'ai pu travailler sur place, j'ai découvert l'environnement professionnel japonais, ce qui était très enrichissant en termes d'adaptabilité interculturelle.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, j'aimerais retourner au Japon dans le cadre d'un VIA ou d'un VIE pour deux ans. Ensuite, j'aimerais travailler sur place dans le cadre d'un emploi lié aux relations internationales, ou alors revenir en France pour trouver un travail lié à l'Asie du Nord-Est, de préférence au MEAE ou au MINAAC.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans dix ans, je me vois travailler à Paris ou Tokyo pour le MEAE (en tant que fonctionnaire ou contractuelle).
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Possiblement, mais pas pour de nombreuses années car même si j'adore voyager et vivre à l'étranger, j'aime aussi revenir en France et revoir mes proches.
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Koweït (Stage - Ambassade de France)
Sabrine, Koweït (2019-2020)
Sabrine, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 6 mois à l’Ambassade de France au Koweït pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi au Koweït ?
J’ai choisi de faire un stage à l’étranger dans le cadre de mon Master car je voulais découvrir les métiers liés à la coopération internationale et à la diplomatie dans la région du Moyen-Orient. Étant déjà familière avec la région du Maghreb et celle du Levant, je voulais découvrir la région du Golfe. C’est pour cette raison que mon choix s’est porté sur le Koweït.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
J’ai trouvé mon stage sur le site de l’emploi public qui recensent tous les stages du MEAE dans les domaines politique et culturel.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée au Koweït ?
Mon arrivée à Koweït City s’est bien passée, j’ai logé au Centre français d’archéologie et de sciences sociales (CEFAS) qui se trouve à proximité de l’ambassade. Le CEFAS, centre dédié à la recherche et à la coopération scientifique avec les pays du Golfe est aussi un lieu de convivialité où vivent stagiaires et chercheurs. Ces derniers m’ont beaucoup aidé à m’intégrer et à me familiariser avec mon nouvel environnement.
Et dans votre organisme d’accueil ?
A l’ambassade, mon arrivée et mon intégration se sont également bien déroulées, les membres de mon service m’ont aidé à m’adapter à mon environnement de travail, ils ont également su être à l’écoute et me conseiller notamment lors de certains moments de doutes.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
La langue de travail était le français (l’anglais occasionnellement).
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Étant donné que j’avais fait un stage de langue arabe de neuf mois à l’IFPO d’Amman en Jordanie l’année précédent mon stage, mon niveau d’arabe était C1.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Koweït ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c’était ma première fois au Koweït. Je n’ai pas particulièrement apprécié la vie sur place, le pays n’offre pas énormément de destinations à découvrir, la société est clivée entre nationaux et travailleurs étrangers et malheureusement je n’ai pas eu l’occasion de pratiquer la langue arabe car les Koweïtiens, lorsqu’ils sont accessibles, préfèrent parler en anglais ou en français pour les Francophones.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie sur place est très élevé, le plus cher étant le logement. J’ai eu la chance de loger au CEFAS et de bénéficier d’un logement à faible coût. Cependant certains stagiaires payaient une colocation 800 euros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui j’ai bénéficié de la bourse de mobilité de la Région Île-de-France et de l’Aide à la mobilité internationale.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Préparez votre arrivée à l’aéroport de Koweït City car la demande de visa est un peu complexe. Assurez-vous de pouvoir loger au CEFAS, cela facilitera grandement votre stage. Le Koweït n’est pas un pays particulièrement animé, cependant il permet de voyager dans la région à faible coût.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Koweït est différent de la France ?
Bien sûr, le Koweït est culturellement différent de la France et même d’autres pays du monde arabe. Les pays du Golfe ont une culture qui leur est propre et c’est en ça que le séjour peut y être intéressant. On y découvre un autre visage de la culture arabe entre modernité et conservatisme.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail koweïtien ?
Non, pour ce qui est de mon environnement de travail, il n’y avait aucune différence avec la France puisque j’étais dans une institution française, la seule différence était le début de semaine qui commençait le dimanche et non le lundi.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Ce stage, bien qu’il ait été écourté à cause de la crise sanitaire, m’a permis de découvrir le fonctionnement d’une emprise française à l’étranger et de découvrir et me familiariser avec différents dossiers de la coopération bilatérale franco-koweïtienne. Sur le plan personnel, j’ai pu découvrir une nouvelle facette de la culture arabe et d’un autre mode de vie.
Quels sont vos projets à court terme ?
Postuler à une offre de Volontariat International dans un pays du monde arabe.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
J’espère être en poste dans le domaine de la coopération culturelle dans une emprise française dans un pays du monde arabe.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui !
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Liban (Université Saint-Joseph de Beyrouth)
Baptiste, Liban (2018-2019)
Baptiste, étudiant en science politique, est parti en échange 5 mois à l’université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Liban ?
Un intérêt particulier pour le Moyen Orient, la volonté d’apprendre l’arabe, et la possibilité de voyager dans les pays de la région.
Pourquoi avez-vous choisi Beyrouth ?
Beyrouth est la ville la plus étudiante du Liban, et l’USJ est l’université qui me correspondait le plus.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Saint-Joseph de Beyrouth ?
Non, pas avant de découvrir l’établissement dans la liste des échanges proposés par Paris 1.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L’accueil était très bien organisé, convivial, des “parrains” et “marraines” nous ont guidé dans l’université, dans Beyrouth, nous ont aidé pour les démarches administratives, les forfaits téléphoniques, etc. L’intégration entre les étudiants Erasmus+ s’est faite très naturellement. Concernant le logement, il est facile de trouver des places dans des colocations grâce aux différents groupes Facebook. Il faut juste être vigilant car certains propriétaires peuvent en profiter pour faire payer plus cher, ou ne pas rendre la caution, etc.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours d’arabe était le meilleur à mon goût, très interactif, avec une excellente professeure.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous pris des cours sur place ?
La langue d’enseignement était majoritairement le français, exceptés certains cours en anglais. Ce n’était donc pas suffisant pour progresser en anglais. Je me suis toutefois inscrit en arabe niveau A2, ce qui m’a permis de progresser surtout à l’oral.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Liban ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C’était ma première fois au Liban. J’ai adoré y vivre pendant un semestre, Beyrouth est une ville tellement riche et intéressante à visiter, et aussi pour sortir avec des amis. Le Liban est également un pays merveilleux à découvrir, et assez petit pour avoir le temps d’en visiter une bonne partie.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Moins cher que le niveau de vie français sur certains aspects comme le logement (cela dépend tout de même des quartiers de Beyrouth) ou le transport. Mais faire ses courses dans un supermarché de type « occidental » revient vite à très cher, la plupart des produits étant issus de l’importation. Mais il est facile de se nourrir sans se ruiner dans des « bouis-bouis » un peu partout dans le pays.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Foncez, n’hésitez pas, ce pays est merveilleux.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Liban est différent de la France ?
Une culture très différente sous beaucoup d’aspects, avec beaucoup de communautés distinctes et également des codes sociaux très différents. Mais ça reste un pays très « occidental » et qui de par son histoire avec la France, reste très accessible pour un Français.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur libanais ?
Oui, la formation y est pour la plupart des cours beaucoup moins académique, plus centrée sur le travail personnel (beaucoup plus de dossiers et d’exposés dans toutes les matières). Les cours ont un contenu bien moindre qu’à Paris 1.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Personnellement, cela m’a permis d’ouvrir mon esprit à une nouvelle culture, et m’a donné un tout nouveau regard sur le Liban, le Moyen-Orient et le monde arabe. Professionnellement, même si l’arabe ne me sert pas au quotidien, cette expérience permet de prouver mon ouverture d’esprit et mon intérêt pour les enjeux du Moyen-Orient.
Quels sont vos projets à court terme ?
Terminer mon Master 2 développement et aide humanitaire.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je n’en ai aucune idée pour le moment, mais il est certain que j’adorerais retourner au Liban.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
J’aimerais effectuer des stages/volontariats à l’étranger soit en Amérique du Sud (Argentine, Pérou) ou au Moyen-Orient (Jordanie, Liban).
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Maroc (Université euro-méditerranéenne de Fès)
Mickaël, Maroc (2018-2019)
Mickaël, étudiant en tourisme, est parti en échange 5 mois à l’université euro-méditerranéenne de Fès (Maroc) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Maroc ?
Les enseignements en patrimoine, découvrir un pays et une culture que je ne connaissais pas. Je souhaitais également avoir une nouvelle expérience à l'étranger avant de rentrer dans la vie active.
Pourquoi avez-vous choisi Fès ?
Par défaut, parce que l'université partenaire était à Fès. Elle aurait été à Rabat, je serais allé à Rabat.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF) ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bien. Accueil très chaleureux de la part de l'université. En rupture totale avec ce que l'on peut avoir en France et à Paris.
Quel était votre cours préféré ?
"Préservation des sites culturels".
Compétences linguistiques
Avez-vous pris des cours d'arabe sur place ?
Non car le français reste largement utilisé au Maroc mais apprendre quelques phrases et quelques mots utiles en arabe auprès de mes camarades était une expérience enrichissante.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Maroc ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. La vie sur place est très différente de la vie en France. Certains aspects peuvent être déroutants et s'y adapter est très difficile (surpayer la vie sur place car européen et ne parlant pas la langue, conduite que j’ai trouvée calamiteuse, se faire accoster constamment dans les ruelles des médinas, mendicité des enfants, etc.). Mais d'autres sont largement positifs comme l'entraide et les traditions.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Pas cher. J'ai sous-loué un appartement de 110m2 à 350€ par mois. Le litre de gasoil est à moins d'un euro, les autoroutes ne sont pas chères (10€ l'aller-retour Rabat-Fès), la nourriture locale peu chère également (2€ pour deux melons, quelques tomates, plusieurs poivrons et oignons). Attention toutefois à ne pas surpayer les dépenses à prix variables (parkings, hôtels, pourboires, etc.).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j’ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Avoir son propre véhicule pour profiter pleinement de la ville et du pays malgré la conduite dangereuse (université éloignée du centre-ville et pas de transports en commun).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Maroc est différent de la France ?
Oui. Le Maroc est un pays musulman et est, par conséquent, culturellement très éloigné de la France. Vivre le ramadan au Maroc est sûrement ce qui caractérise le plus cette différence culturelle (horaires des cours et des commerces adaptés, pas de femmes sur les plages pendant cette période, ville déserte à la rupture du jeun (19h), et ville bondée toute la nuit).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur marocain ?
Pas tellement, beaucoup des enseignants sur place étaient français et les Marocains avaient souvent vécu ou étudié en France. Cependant, nous étions 8 dans la classe contre les amphis de 120 ou les TD d'une vingtaine de personnes en France. La pédagogie était donc forcément un peu différente et la proximité avec les enseignants aussi sans pour autant qu'il s'agisse de différences culturelles.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Que du positif. Les cours enseignés représentent un plus dans mon apprentissage même si c'est surtout le fait de vivre dans un pays comme le Maroc qui m'a le plus appris. Le fait de voyager énormément en quelques mois est également très enrichissant, d'autant plus lorsque que l'on étudie le tourisme.
Quels sont vos projets à court terme ?
Trouver un emploi en promotion de destination ou valorisation du patrimoine en France ou à l'étranger.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Certainement au bout du monde dans le secteur du tourisme.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, peu importe le pays. J'espère changer de ville ou de pays tous les 2-3 ans afin de continuer l'apprentissage des cultures à travers le monde. A mon sens, après 2-3 ans dans une ville, celle-ci n'a plus rien à nous apprendre, c'est pourquoi j'ai cette philosophie même si ce n'est pas toujours simple de repartir de zéro régulièrement.
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Mexique (Tec de Monterrey)
Jennifer, Mexique (2021-2022)
Jennifer, étudiante en droit, est partie en échange 10 mois à l'ITESM - Institut de technologie et d'études supérieures de Monterrey (Mexique) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Mexique ?
Je souhaitais connaitre une nouvelle culture et apprendre l'espagnol. J'ai toujours été attirée par le Mexique, par la musique, la nourriture et l'ouverture d'esprit des locaux. J'avais aussi envie de me faire mon propre avis sur le pays.
Pourquoi avez-vous choisi Monterrey ?
Dans mon cas je n'ai pas pu choisir la ville dû au Covid, mais si c'était à refaire je ferais le même choix. La ville de Monterrey, est certes une ville industrielle, mais il y a énormément de choses à faire et étant une ville étudiante il y est plus facile selon moi de s'y retrouver et de se faire des amis aussi bien mexicains qu'étrangers. C'est aussi une ville très sécurisée, notamment la zone Tec (zone du campus).
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'ITESM ?
Non je ne connaissais pas cette université, mais c'est une des meilleures du Mexique.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Pour le logement j'ai tout trouvé via Facebook, avant mon départ on m'a aussi mis dans un groupe d'étudiants étrangers où on voyait des offres (d'anciens étudiants étrangers laissant leur appartement etc.). Ce groupe était géré par un organisme nommée Good Life, qui organisait de nombreuses activités pour nous (sorties, voyages, soirées, activités en tout genre). Il a donc été facile pour moi de me faire des amis surtout parmi les internationaux et par la suite des Mexicains se joignaient aussi aux activités.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était "Juicios Orales", un cours mêlant droit pénal/procédure pénale et histoire du droit pénal mexicain. J'ai pu faire un faux procès avec de vrais policiers et l'expérience était incroyable. J'avais aussi un cours intitulé "Institutions et Organismes internationaux" qui m'a beaucoup plu, puisqu'on voyait concrètement l'application des lois sur les populations et nous avions souvent des devoirs pratiques (reconstitution de réunion du Conseil de l'ONU par exemple).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en espagnol lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Mon niveau d'espagnol était un petit B2, j'ai drastiquement progressé puisque je suis maintenant trilingue. J'ai choisi de prendre tous mes cours en espagnol.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Mexique ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, c'était ma première fois au Mexique. J'ai trouvé l'accueil des locaux incroyable, les paysages fous et la nourriture très bonne. Il fait très bon vivre au Mexique, même si en hiver il faut se couvrir !
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie y est très faible. Je payais mon appartement 380 euros par mois, ce qui est cher pour là-bas (35m2 - tout compris - 10 minutes à pied de l'université - meublé). Un vol d'avion pouvait être de 30 euros entre chaque ville et les Uber de quelques centimes pour de longue distance.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse du Crous en plus de la bourse Île-de-France.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Se renseigner en avance sur les visas nécessaires selon la durée de la mobilité et écouter les locaux.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Mexique est différent de la France ?
Les gens sont plus ouverts, plus sociables et accueillants.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur mexicain ?
J'avais beaucoup moins d'heures de cours, plus de temps libre et des devoirs nécessitant moins de temps de préparation. Les professeurs disposent tous d'un PowerPoint, ce qui facilite la prise de note. Il y a aussi beaucoup plus de pratique que de théorie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Grâce à cette mobilité, j'ai pu être acceptée dans le Master de mon choix : Droit international général à Paris 1 mais aussi trouvé un emploi nécessitant d'être bilingue/trilingue. Sur le plan personnel ça a été une expérience incroyable qui m'a permis de mieux me connaitre, me dépasser et gagner énormément en autonomie.
Quels sont vos projets à court terme ?
Faire un Master 2 toujours en droit international et par la suite travailler dans une organisation internationale.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travailler pour une organisation internationale, à l'étranger.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, je ne sais pas encore. Je dois continuer de voyager pour trouver.
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Népal (Stage - Bikalpa Art Center)
Mathilde, Népal (2018-2019)
Mathilde, étudiante en arts, a réalisé un stage de 3 mois au Bikalpa Art Center (BAC) pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi au Népal ?
Je connaissais déjà le pays, j'y avais fait 5 mois d'humanitaire l'année précédente, durant mon année de césure. Intéressée par la jeune création et la scène artistique contemporaine des pays d'Asie du Sud, c'était pour moi une première expérience de m'immerger dans le marché de l'art asiatique et découvrir la scène locale.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
Une amie effectuait son stage au même moment dans cette structure.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée au Népal ?
Très bien, un logement m'était déjà attribué dès mon arrivée. Le loyer était très peu cher (environ 100/150 euros).
Et dans votre organisme d’accueil ?
Parfait, tous les repas étaient fournis par la structure (matin, midi, soir + thé/café à volonté). Je travaillais néanmoins à la népalaise donc 6j/7.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail (anglais) lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Correct, du moins assez pour discuter et communiquer mes idées.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Non, mais mon maître de stage me transmettait tous les jours un mot nouveau (sous forme de jeu).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Népal ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non. J'adore, j'aimerais m'y installer.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Très peu cher.
1€ = 121 roupies
Loyer moyen : 200 euros/mois pour 45 m² + rooftop + jardin
Budget nourriture 1 mois : 50 euros
Transports en commun : quelques centimes
Visa : 90 euros (3 mois).Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, l’Aide à la mobilité internationale (Crous) et la bourse de mobilité de la Région Île-de-France.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
D'y rester au moins 3 mois et de prévoir 1 mois afin de visiter le pays. Malgré sa taille, sa richesse autant culturelle qu’historique est incroyable. Néanmoins, les transports en commun sont assez rustiques, si la personne a le mal des transports, je déconseille.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Népal est différent de la France ?
Très différent, mais il est très facile de s'adapter à ce mode de vie.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail népalais ?
Oui.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cela m'a permis de grandir et me donner les clefs d'un professionnalisme que j'aurais difficilement eu si tôt en France. Une grande autonomie.
Quels sont vos projets à court terme ?
Faire un stage de 6 mois au Brésil.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je n'aime pas me projeter autant, mais j'aimerais continuer à voyager et pouvoir travailler dans des centres d'art indépendants dans les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, au Népal mais je me laisse le temps d'y réfléchir et de concevoir mon projet.
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Palestine (Université de Birzeit)
Carl, Palestine (2018-2019)
Carl, étudiant en histoire, est parti en échange 5 mois à l’université de Birzeit (Palestine) pendant son année de Master 2 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Palestine ?
Pour apprendre une nouvelle langue et découvrir cette région du monde si particulière.
Pourquoi avez-vous choisi Birzeit ?
Au-delà de choisir la ville, j'ai choisi de découvrir les Territoires palestiniens. Je voulais comprendre moi-même la situation sur place en discutant et en échangeant avec la population locale, sans préjugés ni jugement et tout en apprenant la langue.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Birzeit ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil a été admirable sur tous les points. Je n’ai eu aucune difficulté à me faire des amis et la facilité à trouver un logement en location à Ramallah m'a permis de rencontrer de nombreux Palestiniens.
Quel était votre cours préféré ?
Histoire de la Palestine.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
A1. Suite à cette expérience, je suis A2 / B1. Les cours (hormis les cours de langue) se déroulaient en anglais, ce qui m'a permis d'approfondir cette langue.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Palestine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Il s'agissait de ma première fois. Ce fut l'expérience la plus enrichissante de ma vie sur le plan personnel. Nous avons tendance à parler de la Palestine qu'à travers des mots violents, "guerre", "occupation", "colonisation", "apartheid". Si l'occupation incarne une triste réalité de la vie en Palestine, on ne peut réduire ce pays qu'à travers la vision nauséabonde de la guerre. Derrière le mur, il y a aussi des personnes, des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants, avec les mêmes rêves, les mêmes aspirations, le même goût pour la vie, souvent même un goût bien plus prononcé que le nôtre.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Faible. Le logement coûte 250 euros par personne par mois pour 80m2 avec 3 chambres.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Avoir l'envie, la motivation et le caractère pour surpasser des moments de stress (douane à l'aéroport de Tel Aviv, checkpoint, actualités). Avoir une force de caractère pour pouvoir vivre dans un pays sous occupation et savoir prendre le recul nécessaire. Mettre tous ses préjugés de côtés, refuser le logement proposé par l'université pour vivre à Ramallah en colocation, rencontrer, échanger et partager avec les Palestiniens.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Palestine est différente de la France ?
Oui. La religion dominante est différente avec des codes et des coutumes tout aussi différentes des nôtres. La famille est la base des rapports sociaux. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la Palestine est un pays ouvert avec de nombreux bars et restaurants donnant accès à des boissons alcoolisées.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur palestinien ?
Non.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai pu, grâce à ce séjour, approfondir la langue arabe et étoffer mon CV grâce à une expérience hors du commun. Sur le plan personnel, j'ai appris l'abnégation, j'ai appris à hiérarchiser les choses importantes de la vie. J'ai appris à vivre intensément et à savourer chaque moment.
Quels sont vos projets à court terme ?
Travailler dans la diplomatie.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
A l’étranger dans le monde arabe.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, dans la région Afrique du Nord / Moyen-Orient.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
Si vous partez réaliser un Erasmus à l'Université de Birzeit en Territoires palestiniens, vos sentiments seront mis à l'épreuve, les extrêmes vous atteindront en plein cœur et il vous sera parfois difficile de trouver un sens sur ce qui vous entoure.
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Pérou (Université de Lima)
Solveig, Pérou (2024-2025)
Solveig, étudiante en droit, est partie en échange 11 mois à l’université de Lima (Pérou) pendant son année de Master 2 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Pérou ?
J'ai choisi de partir en Amérique du Sud car j'ai toujours été fascinée par ce continent et ses cultures. Je parle couramment l'espagnol, donc je me sentais en confiance d'aller étudier le droit dans un pays hispanophone. J'avais également postulé à Bogota et à Buenos Aires, mais j'ai finalement choisi le Pérou pour les cours, et car Lima est au bord de la mer. Le Pérou est un pays rempli d'histoire, de cultures et de régions très différentes et aussi belles les unes que les autres.
Pourquoi avez-vous choisi Lima ?
Lima est une des plus grandes villes d'Amérique latine et, de ce fait, joue un rôle important dans le droit sud-américain. L'université de Lima proposait des cours spécifiques sur le droit pénal et la criminologie, ce en quoi je me suis spécialisée. De plus, d'un point de vue purement personnel, le fait que Lima soit au bord de la mer m'attirait beaucoup.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Lima ?
Oui, j'ai depuis longtemps des ami.e.s péruvien.ne.s qui m'en avaient parlé.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil était extrêmement bon. L'université s'est chargée de mon visa, et lors de mon arrivée à l'aéroport, l'université de Lima avait prévu un chauffeur privé jusqu'à mon logement. Il y avait également des activités d'intégration. Pendant tout mon échange, j'ai été très bien accompagnée.
Quel était votre cours préféré ?
Criminologie et droit pénal spécial.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en espagnol lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1. J'ai progressé, surtout à l'écrit.
Avez-vous pris des cours d'espagnol sur place ?
Non.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Pérou ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, je n'avais jamais été au Pérou auparavant mais je connaissais l'Amérique du Sud. La vie est très agréable, le climat est gris de mai à octobre, mais il fait très beau de novembre à avril.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
C'est moins cher que la France. Lima est cependant beaucoup plus chère que le reste du Pérou. Je dirais que le coût de la vie à Lima est de 30% moins cher qu'en France.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Il faut avoir un bon niveau d'espagnol pour aller étudier en droit, mais dans d'autres filières, un très bon niveau d'espagnol n'est pas obligatoire. Il faut se renseigner sur les réalités sociales et politiques d'Amérique latine et du Pérou, en comprenant son histoire et sa société actuelle. Le Pérou est un pays très riche en culture et en histoire, mais c'est aussi un pays qui a une réalité historique difficile.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Pérou est différent de la France ?
Oui, c'est très différent mais aussi très facile d'adaptation. Le Pérou est une destination très intéressante, culinairement, culturellement et juridiquement parlant. Aussi, pour les étudiants de l'EDS, les normes et morales peuvent être très différentes, ce qui parfois peut être déroutant. Il ne faut pas juger et essayer de comprendre pourquoi est-ce que les normes sont comme ça dans ce pays.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur péruvien ?
Oui, il y a beaucoup de travaux de groupe, ce qui est très rare dans les études en France.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai écrit mon mémoire sur le droit international aux épreuves de la justice restaurative des mineurs au Pérou et en Colombie. Aujourd'hui, je travaille en Colombie, notamment dans des programmes de justice restaurative de mineurs.
Quels sont vos projets à court terme ?
J'aimerais continuer à travailler en Amérique du Sud sur les thèmes de justice pénale des mineurs. J'envisage aussi de rentrer à Paris pour passer le barreau, mais un peu plus tard.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
De retour à Paris ou encore en Colombie, au Brésil ou au Mexique. J'aimerais travailler dans la haute fonction de la justice pour la justice restaurative et les programmes alternatifs à la justice pénale traditionnelle.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je suis actuellement expatriée à Bogota, en Colombie.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
Faire cet échange a été une énorme chance dans ma vie. J'ai rencontré de nouvelles personnes qui aujourd'hui comptent beaucoup pour moi, j'ai pu visiter 6 pays d'Amérique latine, et j'ai vécu dans un pays aussi merveilleux que le Pérou. Vivre cette expérience m'a permis de comprendre les dynamiques des pays latinos, et de vivre encore un peu plus longtemps sur ce continent que j'aime tant.
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Sénégal (Stage - Alliance française de Kaolack)
Louise, Sénégal (2019-2020)
Louise, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 5 mois à l’Alliance française de Kaolack pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi au Sénégal ?
J'étais dans un master de coopération internationale orienté vers l'Afrique et avais envie de découvrir la coopération culturelle en Afrique subsaharienne.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
J’ai cherché des stages en Alliance française et ai envoyé une candidature spontanée à l'Alliance française de Kaolack.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée au Sénégal ?
Cela s'est bien passé. Mon maître de stage m'a accueilli à l'aéroport à Dakar et on a pris un taxi jusque Kaolack ensemble. J'étais installée dans un appartement prêté par l'AFK, avec une colocataire qui était en volontariat dans l'Alliance également.
Et dans votre organisme d’accueil ?
Très bien. Le personnel de l'Alliance a été très gentil et accueillant avec moi.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Français, donc c'était ma langue maternelle.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Je n'ai pas pris de cours de wolof, je ne suis restée que quelques semaines sur place en raison du Covid (état d'urgence au Sénégal, rapatriement en France). J'ai appris un petit peu avec mes collègues et je comptais apprendre plus au fur et à mesure mais je n'ai pas pu sur place. Je prends des cours cette année à l'Inalco.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Sénégal ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était la première fois. La vie était différente, notamment parce que Kaolack est une ville assez pauvre. Il faisait également très chaud. Je ne suis pas restée assez longtemps pour me faire une véritable idée mais j'ai apprécié ma vie là-bas, j'y ai passé des bons moments et était très bien accompagnée par mes collègues.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Je n'ai pas d'exemples précis mais le coût de la vie est assez bas, surtout sur les produits locaux.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
D'apprendre quelques mots/phrases de wolof pour pouvoir au moins saluer au début, puis apprendre un petit peu au fur et à mesure. De se préparer à la chaleur en amenant des vêtements amples et légers, aux moustiques, et ne pas oublier de faire les vaccins.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Sénégal est différent de la France ?
Oui c'est un pays différent du point de vue culturel. Même si l'on parle français au Sénégal ce n'est pas le cas de tout le monde. A Kaolack notamment, la plupart des gens parlent wolof et souvent très peu le français, il faut s'adapter. C'est aussi un pays majoritairement musulman et Kaolack, une ville très marquée par la religion.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail sénégalais ?
Je travaillais dans une alliance française et donc dans un établissement français, mais une association de droit local. Le directeur était français et je n'ai pas vu de grandes différences dans la gestion. Un élément important était cependant la différence par rapport à l'informatique, un outil parfois moins bien utilisé, surtout par les personnes plus âgées.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité (même si elle a été écourtée par la crise sanitaire) m'a permis de valider mon M2 CIAMO et donc d'obtenir mon master. Elle m'a aussi permis d'avoir une expérience dans le milieu de la coopération culturelle en Afrique par le biais du travail au sein d'une alliance française au Sénégal et m'a appris beaucoup de choses sur ce travail et ce type d'organisation (j'étais assistante au pôle culturel de l'alliance). Sur le plan personnel cette mobilité m'a permis de découvrir le Sénégal, que j'avais très envie de visiter, et m'a donné envie d'y retourner. J'ai aussi rencontré des personnes très intéressantes, auxquelles je suis attachée, et que j'espère revoir !
Quels sont vos projets à court terme ?
Je suis actuellement en M2 recherche en Histoire de l'Afrique, donc je compte valider ce M2 puis peut-être repartir pour un stage, un service civique ou une mission d'assistante de français à l'étranger. Je songe aussi à passer l'agrégation.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Sans doute dans l'enseignement (ou enseignement-recherche), en histoire.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne sais pas encore. Pourquoi pas.
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Taïwan (Université nationale Chengchi)
Juliette, Taïwan (2021-2022)
Juliette, étudiante en histoire, est partie en échange 5 mois à l’université nationale Chengchi (Taïwan) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi à Taïwan ?
Je voulais partir à l'étranger pour faire l'expérience d'une éducation dans un autre pays ; j'ai choisi Taïwan parce que c'est un pays sinophone et aussi parce qu'en raison du COVID il s'agissait de l'une des dernières destinations encore ouvertes en Asie.
Pourquoi avez-vous choisi cette ville ?
Taipei était le seul choix de ville pour Taïwan.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université nationale Chengchi ?
Non, pas avant la mobilité.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Tout s'est très bien déroulé grâce à la coordinatrice en or qui était responsable des échanges internationaux à NCCU. Pour le logement, il y a un dortoir international propre et confortable à deux pas de l'université, mais aussi la possibilité de louer une chambre dans les dortoirs de la fac pour les plus petits budgets. Les professeurs sont bienveillants et de nombreux cours sont dispensés en anglais donc il n'y a pas de souci à se faire si l'on ne parle pas (très bien) chinois. Pour ce qui est des amis, les étudiants de NCCU sont ouverts, accueillants, curieux et respectueux ; de mon côté, j'ai fait de très belles rencontres de personnes avec qui je suis encore en contact aujourd'hui ! Si on est un peu plus timide, on peut se tourner vers la (nombreuse) communauté des étudiants en échange (il y a pas mal d'étudiants français, mais aussi britanniques et d’ailleurs en Europe).
Quel était votre cours préféré ?
Histoire de l'Asie du Sud.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
C1/C2. Pas vraiment, mais c'était beaucoup plus aisé de suivre les cours.
Avez-vous pris des cours de chinois sur place ?
Oui ! Trois heures de cours par semaine étaient obligatoires dans mon cas (on a reçu une bourse du gouvernement taïwanais pour notre échange sur place donc c'était un cas un peu spécial), mais il y a bien sûr l'opportunité de s'améliorer en chinois !
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois à Taïwan ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la première fois. Par bien des aspects, la vie est assez similaire à la vie en France mais il y a aussi de grandes différences. Celle qui m'a le plus marqué, c'est la fréquence à laquelle les gens mangent dehors (au restaurant) ; pratiquement tous les jours, voire à tous les repas, et c'est dû au fait que les prix sont vraiment très peu chers. Il y a aussi énormément de choses à faire et à voir, que ce soit dans la ville même (centres commerciaux, musées, parcs) qu'ailleurs (randonnés dans les montagnes qui entourent la ville, les temples, etc.).
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Moins élevé qu'en France. On peut bien manger au restaurant pour des prix allant entre 2€ et 10€. L'électronique est un peu moins chère également (une paire d'écouteurs entre 5 à 10 €), pareil pour les forfaits téléphoniques (30€ pour plusieurs mois de 5G). Les transports : moins de 1€ pour un trajet pour Taipei.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, une bourse du gouvernement taïwanais.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Le climat est tropical et il peut faire vraiment très chaud et très humide donc prendre des vêtements légers et de l'antimoustique ! Les moustiques sont abominables. Par contre toutes les boutiques sont très climatisées donc emporter quand même des gilets / vestes. L'université est située un peu en dehors de la ville donc si vous voulez prendre un appartement en plein centre, c'est important de vérifier la distance et le trajet à l'avance (vous pouvez mettre plus d'une heure pour venir parfois donc si vos cours sont très tôt ou très tard, il faut prendre ça en compte). Pour les courses, je recommande d'acheter les fruits et légumes dans les marchés de rue et non au supermarché parce que les prix peuvent monter très vite. À NCCU, le campus est très grand donc si vous avez cours dans les bâtiments qui se situent dans les montagnes, n'hésitez pas à prendre les bus roses de la fac qui vous évitent une montée à pied de 15 minutes tout en sueur (le voyage coûte 1 NTD, ce qui revient à 3 centimes d’euro).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que Taïwan est différent de la France ?
Bien sûr, la culture n'est fondamentalement pas la même, la langue et les coutumes de même.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur taïwanais ?
L'enseignement taïwanais est très axé autour du séminaire, c'est-à-dire autour du dialogue entre professeurs et élèves. Il n'y aura quasiment jamais de cours magistraux mais bien presque toujours des TD ; ce sont des cours qui sont structurés autour de la participation de l'élève et de ce que chacun a à apporter à la matière.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, j'ai pu enfin étudier exclusivement de l'histoire asiatique ce qui est vraiment dur à trouver en licence à Paris 1. C'était donc enrichissant sur ce point de vue-là. Sur le plan personnel, c'est toujours une excellente expérience de pouvoir vivre en autonomie dans un pays étranger car ça permet de développer son indépendance et son adaptabilité.
Quels sont vos projets à court terme ?
?
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans une ambassade de France en Asie.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, peu importe le pays.
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Thaïlande (Thammasat University)
Dorine, Thaïlande (2025-2026)
Dorine, étudiante en droit, est partie en échange 4 mois à l’université Thammasat (Thaïlande) pendant son année de Master 2 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Thaïlande ?
J'ai choisi de partir en Thaïlande car l'offre de cours est exceptionnelle pour une étudiante comme moi qui suis dans un master délocalisé à Bucarest alliant aussi bien le droit international public que les affaires internationales. Cet échange me permettait d'étudier des matières qui n'étaient pas inscrites dans mon programme, me permettant d'ajouter des spécialisations à mon parcours académique dans chaque domaine du droit international (des affaires ou public). Par ailleurs, je souhaitais vivre une expérience en Asie pour me permettre de découvrir de nouveaux droits tout en m'ouvrant d'autres portes pour une future carrière.
Pourquoi avez-vous choisi Bangkok ?
La ville de Bangkok m'attirait pour sa culture, son coût de la vie et sa chaleur humaine.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université Thammasat ?
Oui, j'en avais entendu parler lorsque j'étais en licence à l'Université Jean Moulin Lyon III.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
J'ai beaucoup aimé l'accueil à l'université. L'université est mon plus beau souvenir de la Thaïlande car j'étais partie pour étudier des matières que je rêvais d'étudier et je n'ai pas été déçue. Les professeurs sont hautement qualifiés, la plupart sont des professeurs thaïlandais issus de formations d'excellence. Un de mes professeurs avait même étudié à Cambridge. S'agissant de l'intégration, j'ai beaucoup aimé l'esprit de bienveillance qui règne au sein de l'université. S'agissant du logement, tout le monde trouve facilement car les étudiants vivent tous dans la même résidence.
Quel était votre cours préféré ?
Droit de la mer, Arbitrage singapourien (SIAC), ASEAN politics (ANASE).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Anglais et oui car tous les étudiants, y compris les Thaïlandais suivent le programme en anglais. Les cours sont dispensés par des professeurs dont l'anglais est parfait. Nous avons même eu l'intervention de professeurs américains et anglophones, alors j'ai beaucoup progressé.
Avez-vous pris des cours de thaï sur place ?
Je n'en ai pas pris car je n'ai pas pour objectif de vivre en Thaïlande, mais certains ont appris un peu la langue, c'est toujours enrichissant.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Thaïlande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était la première fois et j'ai beaucoup aimé la vie sur place. Les gens sont très accueillants et la vie est agréable. Bangkok est une très très grande ville mais c'est très international alors on est jamais perdu.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Manger à la cantine de l'école (des dizaines et des dizaines de locaux cuisinent toute la journée à l'école, c'est délicieux, il y a des produits, des plats, et des desserts incroyables) ne coûte pas cher. Manger local ("street food") est abordable. Se faire livrer est moins cher également. On peut manger/boire pour 1 euro. La vie coûte moins cher qu'en France, c'est sûr. Néanmoins, c'est une ville développée et touristique, donc si on se rend dans un "mall", les prix sont comparables à la France : repas à 10-13 euros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de l'aide FSDIE-CVEC et de l'Aide à la mobilité internationale.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Ne pas hésiter car Thammasat était une des plus belles expériences de ma vie.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Thaïlande est différente de la France ?
Bien sûr, l'Asie est différente donc la Thaïlande l'est aussi. La culture est magnifique, il y a beaucoup de temples et de musées à visiter. Il y a aussi, comme au Japon, une culture "cute" également.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur thaïlandais ?
Je trouve que leur façon d'enseigner est supérieure à la nôtre car en France, j'ai le sentiment qu'on laisse moins de place à la vraie réflexion, car les étudiants sont examinés sur leur capacité à retenir leur code civil ou des arrêts de justice. Évidemment, il faut apprendre mais j'ai été dans un environnement de travail très sain et j'ai beaucoup appris en ayant la possibilité de réaliser des mémoires de recherches très poussées et de réaliser des travaux de groupes très pertinents dans certaines matières. D'autres se basent sur le système français avec le même type d'examen. Il y a donc différents types d'examens selon les matières. Comme les étudiants choisissent librement ce qu'ils étudient, chacun choisit ce qui lui correspond le mieux. Aussi, l'excellence en France semble parfois inatteignable alors qu'en Thaïlande, un élève qui bosse dur peut obtenir des scores très élevés (même si ce n'est pas pour autant facile) alors que chez nous, il y a le célèbre "20 c'est Dieu, 19 c'est trop près de Dieu, 18 c'est le professeur, 17 c'est trop près du professeur et 16 c'est le maximum en droit").
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai acquis des spécialités juridiques qui me permettent de postuler à des postes auxquels je n'aurais pas pu postuler auparavant directement car je n'aurais pas étudier les matières clés.
Quels sont vos projets à court terme ?
Valider le semestre 2 de mon Master 2 et devenir juriste dans le domaine des fusions - acquisitions des sociétés/arbitrage singapourien (domaines juridiques découverts à Thammasat).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
En Asie.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Singapour par exemple ou l'Europe.
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Tunisie (Université de Tunis)
Emmanuel, Tunisie (2018-2019)
Emmanuel, étudiant en histoire, est parti en échange 5 mois à l’université de Tunis (Tunisie) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Tunisie ?
Pour approfondir mes connaissances sur l'étude de l'Histoire dans un pays du Maghreb, observer sa situation contemporaine et pour me familiariser avec les langues arabes.
Pourquoi avez-vous choisi Tunis ?
En raison de son université, de la présence de plusieurs ressources (bibliothèque nationale par exemple) et plusieurs centres d'enseignement, dont l'IBLV (Institut Bourguiba des Langues Vivantes) où j'ai pu progresser en langue arabe classique.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Tunis ?
Non. J'en ai entendu en parler pour la première fois quand j'ai fait part à mes enseignants de ma volonté de partir dans un pays du Maghreb.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
J'ai été superbement accueilli par mon enseignant référent de Tunis, qui a pris soin de rendre ma vie universitaire la plus fluide possible. Les lacunes dans la coordination entre les administrations des deux instituts ont été plus que compensées par le personnel universitaire qui m'entourait, toujours soucieux de mon cas.
Quel était votre cours préféré ?
"Histoire du Maghreb médiéval".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en langue arabe lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous pris des cours sur place ?
J'avais un niveau débutant en arrivant. Les cours de langue et les fréquentations quotidiennes m'ont permis de faire d'importants progrès à la fois en arabe classique et en dialecte tunisien. J’ai pris des cours à l'IBLV (Institut Bourguiba des Langues Vivantes).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Tunisie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'avais passé deux semaines à Djerba (dans le cadre d'un stage archéologique) quatre mois auparavant. J'ai simplement adoré la vie sur place (même si elle requiert évidemment une volonté d'adaptation), et j'ai l'impression qu'elle a influencé positivement mon évolution personnelle.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie coûte généralement trois fois moins cher qu'en France. Cela concerne en particulier le logement, l'alimentation d'origine locale (qui constitue l'essentiel de l'alimentation quotidienne), les vêtements et les objets de consommation courante. Les transports coûtent encore moins (même si moins voire beaucoup moins efficaces qu'en France). Les produits importés d'Europe coûtent plus cher qu'en France.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J’ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits (650€/mois).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Allez-y ! L'expérience est plus qu'agréable et très enrichissante, que ce soit sur le plan académique ou personnel. Le séjour demande au début, comme toute mobilité à l'étranger, une volonté et un temps d'adaptation et de connaissance, mais qui ne représente rien d'insurmontable.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Tunisie est différente de la France ?
Oui.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur tunisien ?
Pas tellement, le format des cours et de l'enseignement reste calqué sur le modèle français. J'ai par contre remarqué des différences au niveau de la recherche, à travers la participation à des séminaires/colloques de recherche : la façon de poser les questionnements autour d'un sujet peuvent parfois changer.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique/professionnel : amélioration de mes compétences dans la langue de mes sources (arabe), observation des conditions contemporaines d'une partie de l'espace géographique objet de mes études, éléments et instruments d'analyse plus pointus, conviction de continuer dans un parcours de recherche. Sur le plan personnel : essentiellement l’avancement dans mon parcours de croissance et définition de moi-même en tant qu'adulte.
Quels sont vos projets à court terme ?
Terminer mon parcours en master d'Histoire du monde méditerranéen médiéval (spécialisation Histoire du Maghreb aux débuts de l'Islam).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne sais pas.
Envie de partager votre expérience ?
Chaque parcours de mobilité est unique et votre témoignage peut éclairer d'autres étudiantes et étudiants qui envisagent de partir à l'étranger. Que vous ayez étudié dans une université partenaire de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ou effectué un stage à l'international, racontez-nous vos découvertes, vos défis, vos réussites et contribuez à valoriser la mobilité étudiante !