Témoignages d'étudiants
Les étudiants ci-dessous ont eu l'opportunité de partir en mobilité d'études ou de stage à l'étranger dans le cadre de leur cursus à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Découvrez leurs impressions, retours et conseils sur leur expérience de mobilité. Les opinions exprimées dans ces témoignages n'engagent que leurs auteurs et ne sauraient refléter la position de l'université.
Carte des témoignages disponibles
Témoignages Europe
-
Allemagne (Freie Universität Berlin)
Félicie, Allemagne (2025-2026)
Félicie, étudiante en histoire, est partie en échange 4 mois à Freie Universität Berlin (Allemagne) pendant son année de Master 2 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Allemagne ?
Je voulais profiter de l'expérience proposée par le système Erasmus, n'ayant pas pu le faire avant dans mes études. Je voulais voir autre chose, sortir un peu du système français classique pour un moment, et l'Allemagne me donnait particulièrement envie pour tous les lieux historiques présents à Berlin, la proximité avec ma région d'origine en France, l'ambiance de la ville, les nombreux endroits pour faire la fête et la possibilité de parler d'autres langues.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Berlin ?
Pour les raisons énumérées ci-dessus.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de Freie Universität Berlin ?
Non jamais, mais car je ne m'étais pas renseignée plus que cela avant.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil au sein de l'université a été parfait. L'université accompagne ses étudiants en échange pour absolument toutes les démarches, questions, envoie des mails très utiles, est présente, organise de quoi s'intégrer, etc. Cependant, les logements étudiants mis à disposition ne sont pas arrangeants, très loin du centre-ville et les contacts avec l'organisme pour se loger (Studierendenwerk) ont été très désagréables, ils ont mis des mois à me rendre ma caution.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours pour apprendre l'allemand, niveau N1 (ils sont très bien à la Freie, surtout avec Hartmut Hapke).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 en anglais (sur le papier) et j'ai énormément progressé, oui.
Si la langue du pays était différente de la langue d’enseignement, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Je n'avais choisi aucun cours en allemand, ne le parlant pas en arrivant ; hormis des cours de langue pour l'apprendre justement.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Allemagne ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Je m'étais déjà rendue en Allemagne occasionnellement, mais seulement quelques jours à Berlin. La vie y est très agréable, on s'y sent bien, en sécurité, les courses sont beaucoup plus abordables.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les courses alimentaires sont beaucoup moins chères qu'en France, et beaucoup beaucoup moins qu'à Paris. Les logements restent cependant assez chers.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ et de l'aide FSDIE pour les boursiers du Crous.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je conseille de vivre quand même en centre ville de Berlin, même s'ils étudient à la Freie Universität. L'université est vraiment bien, les cours y sont très qualitatifs et je la recommande largement. Il n'est pas nécessaire de parler un très bon allemand en amont.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Allemagne est différente de la France ?
Très différent, le respect des règles est très marqué voire trop parfois ; la bureaucratie allemande a été un point négatif de mon expérience, car très exigeante. Mais la vie est aussi plus agréable qu'en France car les gens respectent davantage l'espace de chacun, on s'y sent plus en sécurité (surtout dans les transports, en tant que femme, selon mon expérience).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur allemand ?
Les cours sont entièrement basés sur la participation et les interactions, ce n'est pas possible de rester passif, ce qui est très différent du système francais. On nous demande aussi beaucoup plus de travail en amont, plus de lectures, et donc d'autonomie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a fait gagner en indépendance, en confiance en moi et a été très enrichissante, sur le plan linguistique, amical, découverte, etc. Sur le plan professionnel, cela permet d'ouvrir de nouveaux horizons, de s'améliorer dans d'autres langues et compétences.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir ma deuxième année de master à Paris 1, rendre mon mémoire, effectuer un stage.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travailler dans un beau musée.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pas pour le moment.
-
Autriche (Université de Vienne)
Myriam, Autriche (2021-2022)
Myriam, étudiante en économie, est partie en échange 5 mois à l’université de Vienne (Autriche) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Autriche ?
Depuis le début de ma licence je savais que je voulais faire une mobilité internationale. J'avais envie de découvrir un autre système éducatif et de m'immerger dans une autre culture. J'ai choisi l'Autriche car je cherchais une destination germanophone, sans pour autant partir en Allemagne.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Vienne ?
J'ai choisi Vienne car c'est une ville que j'avais déjà visité pendant mes vacances et que j'avais adoré. Je voulais y retourner pour un plus long séjour pour découvrir la ville sous un autre angle et pouvoir vivre "comme une Autrichienne" pendant quelques mois.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Vienne ?
Non, pas vraiment.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
C'était excellent ! J'ai trouvé mon logement sur Facebook par un particulier assez facilement mais beaucoup de mes amis ont préféré prendre des logements étudiants pour être entourés d'autres étudiants. L'université de Vienne nous contacte 3/4 mois avant notre départ pour nous partager toutes les informations et une semaine d'intégration est organisée au début du semestre. Pour rencontrer des étudiants, ce n'est pas compliqué étant donné que tous les étudiants Erasmus sont là pour la même chose.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours de stratégie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 en anglais et B1 en allemand. Concernant l'anglais, j'ai surtout progressé sur ma fluidité de parole et sur les conversations informelles. Pour l'allemand, j'ai aussi pu apprendre du vocabulaire et avoir des vraies conversations.
Avez-vous pris des cours d’allemand sur place ?
J'ai choisi de prendre mes cours qu’en anglais pour être sûre de suivre mais le choix est plus restreint. Il y a beaucoup plus de cours proposés en allemand.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Autriche ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà venue 3 jours en vacances. Vienne est une ville très sécurisée où les habitants sont extrêmement respectueux des règles. Ils savent aussi très bien s'amuser et de nombreux endroits sont dédiés à ça. C'est une très belle ville à taille humaine où il fait bon vivre.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
C'est assez similaire à Paris. Le repas moyen au restaurant est autour de 10 euros (mais les restaurants étudiants proposent des formules à 6 euros). Les loyers sont moins chers (environ 400 euros/mois pour une chambre en résidence). Autrement, les prix des vêtements, des courses sont identiques à Paris.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai touché seulement la bourse Erasmus de 200 euros/mois.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Foncez ! Vienne est une ville incroyable, vraiment belle et les Autrichiens sont accueillants. Les cours sont faciles à suivre et l'université de Vienne accompagne ses étudiants internationaux durant tout le semestre.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Autriche est différente de la France ?
Il y a peu de différences, la culture est assez similaire. C'est vrai que l'Autriche et surtout Vienne ont gardé une dimension historique, avec un grand respect et une reconnaissance profonde pour l'histoire de leur pays.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur autrichien ?
Il y a peu d'heures de cours par semaine, par contre il y a beaucoup de lectures à faire individuellement pour suivre le cours. Les cours sont plutôt des moments de discussions entre le professeur et les élèves.
Il y a aussi le sytème TD / Amphi avec des cours obligatoires et d'autres non. Les professeurs sont aussi beaucoup plus approchables (tutoiement, on les appelle par leur prénom...).Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a apporté une expérience très enrichissante qui valorise mon parcours scolaire. Sur le plan personnel, c'est un moment vraiment à part dans mon cursus scolaire. Découvrir une autre ville et y étudier fait grandir.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon master.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Diplômée et avec un CDI.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui ! Erasmus m'a donné envie de vivre à l'étranger à court ou long terme, soit retourner en Autriche ou un pays anglophone.
-
Croatie (Université de Zagreb)
Pauline, Croatie (2020-2021)
Pauline, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l’université de Zagreb (Croatie) pendant son année de Licence 3 (année 2020-2021).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Croatie ?
La première raison qui m'a motivée à demander une mobilité était l'anglais. Il n'y a rien de mieux que d'être obligé de parler une langue pour s'améliorer. Également, l'expérience humaine : rencontrer des personnes de cultures différentes, qui ont une manière de penser différente, etc. Aussi, étudier en anglais : je visais le master de droit international donc maitriser l'anglais est impératif ainsi qu’avoir des notions d'autres droits que le droit français. J'ai choisi la Croatie un peu au hasard : j'étais partie en vacances là-bas l'année précédente et avais aimé le climat. Également, je savais que l'Italie, l'Espagne ou les Pays-Bas étaient très demandés et j'ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté.
Pourquoi avez-vous choisi Zagreb ?
Zagreb est la capitale de la Croatie. C’est donc intéressant d'un point de vue économique, culturel, social. Mais je me suis surtout focalisée sur les cours proposés par l'université, ceux de l'université de Zagreb s'intégraient bien dans mon projet de master et il y avait un large panel de choix. En plus, il n’y avait aucune autre ville proposée en Croatie pour l'EDS.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Zagreb ?
Non, jamais.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L’intégration s'est extrêmement bien passée, malgré la situation de Covid. L'administration était très réactive et répondait directement aux questions que nous avions par mail, même pour des questions ne concernant pas directement l'université. D'elle-même, elle nous a envoyé de nombreux documents nous expliquant en détail toutes les formalités administratives que les étudiants Erasmus doivent accomplir. Je ne me suis basée que sur ces documents et n'ai eu aucun autre problème administratif. En termes de sociabilité, les associations Erasmus étaient très actives. De nombreuses activités, week-ends et voyages d'intégration ont été organisés et m'ont permis de rencontrer beaucoup d'étudiants, Erasmus comme croates (ce qui était très enrichissant). Pour les logements, j'ai d'abord été en résidence (qui est très peu chère, 100e/mois maximum pour la meilleure résidence). Celle dans laquelle j'étais était propre, neuve et de très bonne qualité. Cependant, les 2 autres à disposition des étudiants le sont moins (j'ai pu m'y rendre car je connaissais des gens y résidant). Leur prix est moins élevé (entre 50 et 80e/mois). J'ai décidé ensuite d'intégrer une colocation afin d'avoir ma propre chambre (en résidence, chambres partagées à 2). Le logement n'était pas très cher comparé aux prix parisiens mais représente un plus gros budget (330e/mois, charges incluses). Néanmoins, il faut s'y prendre longtemps à l'avance sinon les sites louant des appartements pour Erasmus sont très chers par rapport à ce qu'un local pourrait trouver.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai aimé tous les cours que j'ai choisis, mais plus particulièrement le cours d'histoire du droit international, ayant un intérêt particulier pour le droit international.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
B2 (j'ai passé le TOEFL avant de partir). J'ai progressé surtout en termes d'aisance, avant j'avais une bonne compréhension de l'anglais, écrite comme oral, mais je n'aurais pas osé participer ou parler avec des étrangers, maintenant je tiens de longues conversations avec des étrangers en anglais. Cependant, j'ai progressé mais un de mes regrets est d'être restée avec beaucoup de Français. Il y avait au moins la moitié des Erasmus qui étaient français, donc assez compliqué de ne pas parler français.
Avez vous pris des cours de croate ?
Non le croate est une langue difficile et je n'ai appris que les mots de base (bonjour, merci...).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Croatie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la 2ème fois que j'allais en Croatie, mais la première dans le cadre de mes études. La vie était géniale : peu chère, les locaux parlent très bien anglais et sont plutôt accueillants, c'est un petit pays (et puisque la vie est peu chère) il est très facile de se déplacer dans tout le pays. J’ai donc pu visiter les grandes villes de Croatie et également les pays alentours (Hongrie, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, République tchèque, jusqu'en Autriche !).
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie est très peu chère par rapport à Paris. On peut facilement bien manger pour 5-6 euros grand maximum. Les courses coûtent à peu près le même prix qu'en France mais pour la vie sociale, c'est moins cher : on peut aller au café ou au restaurant pour moins cher qu'en France (50 centimes le café par exemple). On peut partir en week-end dans un grande villa avec piscine pour 100 euros les 2 jours.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, de la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De travailler l'anglais avant de partir, de revoir les bases et surtout de bien regarder toutes les formalités à accomplir. Certaines sont à effectuer en amont du départ, d'autres conditionnent l'accès aux cours, etc. Pour être en résidence, c'est plusieurs mois à l'avance qu'il faut formuler la demande, sinon il n'y a plus de place.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Croatie est différente de la France ?
Oui : mœurs vraiment différentes, la Croatie est sortie de la guerre il n'y a pas si longtemps et est longtemps restée fermée. C'est une destination touristique depuis peu. On ressent cela parfois.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur croate ?
Oui : en Croatie, les cours sont beaucoup plus participatifs, il n'y a pas de cours magistral, uniquement des sortes de TD où l'on est maximum 10 étudiants, on doit rendre quelques projets de groupes, on n'a pas forcément de partiel final et encore moins à l'écrit (sur 6 matières suivies, j'ai eu 2 examens terminaux : l'un était sous forme de questions orales/entretien de 15 min environ avec le professeur, l'autre était fait en groupe avec tous les étudiants et l'on nous posait des questions de cours. Toutes les autres matières ont été notées en contrôle continu et avec un gros travail à rendre, souvent une présentation orale sur un sujet choisi, accompagné d'un essai écrit sur le même sujet).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Déjà l'anglais. Ensuite l'autonomie, mais surtout sur le plan professionnel, j'ai compris que je voulais et étais capable de partir à l'étranger dans ma vie professionnelle. J'ai rencontré des gens de cultures totalement diverses (Brésiliens, Russes...). Ouverture d'esprit, sociabilité : je suis moins timide et vais plus vers les gens.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite, si cela est possible, repartir l'année prochaine. Déjà : effectuer un stage de 2 mois à l'étranger (peut-être en Espagne) et repartir en Erasmus dans les pays d’Europe de l'est si cela m'est permis. Après le master, je souhaite effectuer un VIA (volontariat international en administration) de 1 voire 2 ans.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Juriste de droit international en administration (consulat, secrétariat général des Affaires européennes, Commission européenne...).
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, pourquoi pas en Croatie, mais je suis motivée à m'expatrier dans un pays d’Europe de l'est.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
Je trouve que le programme Erasmus+ est plutôt abouti : bourses, facilité de candidature, les administrations d'accueil comme d'envoi sont assez réactives et répondent à nos demandes et nos interrogations. Néanmoins, les mobilités à l'étranger ne sont pas forcément valorisées (image que l'on fait toujours la fête, etc.) mais elles apportent beaucoup de choses professionnellement comme personnellement.
-
Danemark (Université de Copenhague)
Emma, Danemark (2021-2022)
Emma, étudiante en science politique, est partie en échange 4 mois à l’université de Copenhague (Danemark) pendant son année de Master 1 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Danemark ?
J'ai choisi de partir à l'étranger car je voulais avoir l'opportunité d'améliorer mon anglais en vivant en immersion dans un pays anglophone ou dans lequel les gens parlent très bien anglais. Avec le Covid qui restreignait les échanges hors Europe, les pays du nord de l'Europe, connus pour leur très bon niveau d'anglais, m'ont semblé être une destination de choix. En plus c'était l'occasion pour moi de découvrir le mode de vie des pays nordiques, qui sont réputés pour être ceux où les gens sont le plus heureux au monde !
Pourquoi avez-vous choisi Copenhague ?
Je ne connaissais pas Copenhague mais je n'en avais entendu que du bien. La ville avait l'air très jolie, paisible et regorgeant d'activités. Je n'ai pas hésité longtemps !
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Copenhague ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université de Copenhague a été très active avant et pendant le séjour. J'ai reçu plein de mails concernant des évènements d'intégration, de parrainage, et des aides pour trouver un logement. En plus l'université est toujours très réactive quand on les contacte par mail. J'avais souvent besoin de leur poser des questions sur divers sujets et ils m'ont toujours répondu très rapidement !
Quel était votre cours préféré ?
J'ai beaucoup aimé mon cours intitulé "Forced and Unforced Immigration", un cours très intéressant et interactif (comme tous les cours au Danemark d'ailleurs !)
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 en arrivant mais mon anglais était très "scolaire". Au Danemark j'ai pu pratiquer l'anglais dans un usage plus courant (discussions entre amis, interactions avec un professeur ou divers interlocuteurs de la vie quotidienne, etc.), ce qui me manquait cruellement !
Avez vous pris des cours de danois ?
Non je n'avais que des cours en anglais. Il ne me semble pas que c'était possible de suivre des cours en danois pour les étudiants étrangers.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Danemark ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma première fois au Danemark. La réputation du pays d'être l'un des pays où les gens sont les plus heureux au monde est totalement méritée ! Le mode de vie est très différent de celui de la France. Là-bas on peut sentir que les gens sont sereins, heureux, tranquilles. Tout le monde se déplace à vélo, aime manger sain, reste poli, fait du sport, ne se soucie pas du regard des autres. C'est difficile à expliquer mais là-bas tout est "bien fait", je veux dire que la ville est organisée de sorte à ce qu'il y fasse bon vivre, à ce que les gens ne soient pas constamment sur les nerfs et irritables : les métros circulent 24h/24h, les pistes cyclables sont sécurisées (aucun risque de se retrouver sur la route au milieu des voitures), les rues sont propres, etc.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Aïe les sujets qui fâchent... C'est le gros bémol de la vie là-bas... Au Danemark les gens gagnent beaucoup mieux leur vie qu'en France et donc les prix sont bien différents de chez nous... Une chambre étudiante environ 900€, une bouteille d'eau 3€, une boisson chaude et une collation dans un Expresso House 15€, la livraison d'un Uber Eats est aussi chère que la commande elle-même, etc. Bref la vie est chère mais il y a toujours moyen de trouver des prix "raisonnables" et de se débrouiller mais clairement là-bas je n'ai pas passé mon temps dans les restaurants, il a fallu faire des choix !
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui j'ai bénéficié d'une bourse Erasmus+ (que j'ai reçue bien après mon retour du Danemark).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous en avez la possibilité je vous conseille de profiter de Copenhague durant les beaux jours, en venant soit un peu plus tôt, soit en restant un peu plus longtemps, la ville est très agréable en été, ça vaut vraiment le coup. Aussi concernant le logement, je vous conseille vivement de passer par la Housing Foundation de l'université qui vous communiquera une liste des chambres étudiantes à pourvoir dans les résidences étudiantes de Copenhague. Ne cherchez surtout pas à trouver un logement par vos propres moyens (ce que moi j'ai fait par exemple ...), vous risquez de tomber de haut en voyant les prix et en vous faisant refouler parce que vous ne cherchez un logement que pour quelques mois. A Copenhague, 95% des étudiants étrangers vivent dans des "student dorms" qui sont souvent très modernes, proposant des activités sportives et des évènements étudiants. C'est selon moi la meilleure option en termes de logement !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Danemark est différent de la France ?
La culture danoise est très différente de la culture française notamment en raison du mode de vie plus serein qui règne là-bas.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur danois ?
Les cours à Copenhague n'ont rien à voir avec les cours en France. Pas de cours magistraux là-bas mais des cours interactifs où les échanges avec le professeur et entre étudiants sont vivement encouragés.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a surtout permis d'améliorer mon anglais et de prendre l'habitude de participer en cours.
Quels sont vos projets à court terme ?
-
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
-
Envisagez-vous de vous expatrier ?
J'ai beau avoir beaucoup aimé vivre là-bas pendant 4 mois, mais je ne pense pas vouloir m'expatrier à Copenhague car j'aime trop le mode de vie "latin" et puis je ne crois pas réussir à survivre aux hivers danois où la nuit tombe à 15h !
-
Espagne (Université de Saint-Jacques-de-Compostelle)
Clémence, Espagne (2017-2018)
Clémence, étudiante en géographie, est partie en échange 5 mois à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Espagne ?
J'ai choisi de partir à l'étranger pour améliorer mon niveau d'espagnol, et avoir une expérience d'autonomie à l'étranger. Je considère que vivre à l'étranger me permettait d'apprendre un espagnol parlé, du quotidien, qui ne peut pas être enseigné dans un cours de langue. J'ai choisi donc l'Espagne pour rester en Europe. Comme je partais lors de ma Licence 3, je ne voulais pas partir pendant un an parce qu'il y avait l'entrée en master notamment, je ne me voyais pas aller très loin de la France. De plus, partir en Espagne c'était partir avec le programme Erasmus donc un semestre à l'étranger très facile à organiser : pas de visa à obtenir, la même monnaie utilisée, la carte de couverture médicale universelle, et un pays proche de la France pour rentrer si besoin. De plus, j'ai reçu la bourse Erasmus.
Pourquoi avez-vous choisi Saint-Jacques de Compostelle ?
Je voulais aller en Espagne mais je ne voulais pas choisir les grandes villes comme Madrid ou Barcelone. Je me suis imaginée arriver à l'université à Paris pour un semestre, et la fac est très grande, il y a beaucoup de monde, la ville est très grande aussi, donc ça me paraissait plus dur de rencontrer des gens. Dans une petite ville, à taille humaine, ça me paraissait plus simple, et ça me rassurait aussi. J'ai choisi Saint-Jacques de Compostelle pour deux raisons : premièrement c'est la fac qui proposait les cours qui m'intéressaient le plus. Deuxièmement, une amie de ma sœur avait fait un Erasmus là-bas et elle m'a grandement conseillé cette ville.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle ?
Je ne connaissais pas du tout l'université de Saint-Jacques de Compostelle avant de m'intéresser aux échanges Erasmus que proposait Paris 1.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon enseignant référent Erasmus en Espagne a été très disponible dès mon arrivée. Je l'ai rencontré dès le lendemain de mon arrivée, il m'a conseillé sur les cours que je voulais choisir, qui m'intéresseraient. Nous étions très peu en classe, moins de 10 étudiants donc les professeurs ont été très à l'écoute, et toujours attentifs pour voir si je comprenais bien tout, si j'arrivais à suivre. Le bureau Erasmus de l'université a aussi été accueillant et disponible. Il nous fournissait des informations claires et en temps voulu concernant les documents Erasmus à envoyer (feuille d'arrivée, feuille de départ, contrat pédagogique). L'inscription générale à la fac a été plus compliquée parce que tous les membres de l'administration et tous les documents étaient exclusivement en galicien (il n'y avait pas de version espagnole ou anglaise). Ce sont vraiment les profs qui m'ont aidé à m'orienter dans l'université et à accéder par exemple à l'ENT de la fac. Concernant le logement, j'ai reçu des propositions de chambre en résidence étudiante, mais j'ai préféré trouver de mon côté une colocation en ville (je l'ai trouvé via un groupe Facebook). Pour s'intégrer et rencontrer des amis, ça a vraiment été grâce aux associations Erasmus, ils organisaient régulièrement des sorties pour visiter la ville, des voyages et des soirées.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai aimé tous mes cours mais particulièrement mon cours de géographie sociale et culturelle car il s'organisait vraiment autour de l’échange entre chaque étudiant après lecture de textes.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Avant mon arrivée en Espagne, j'avais un niveau B1/B2. J'avais suivi des cours d'espagnol à Paris 1 avant de partir donc je pouvais communiquer, j'étais au point sur les conjugaisons mais je manquais cruellement de vocabulaire du quotidien, et je n'osais pas prendre la parole. J'ai beaucoup progressé parce qu'il a bien fallu que je parle à l'oral sans préparer mes phrases avant. Lors du test de langue en ligne à la fin du semestre, j'avais toujours le niveau B2 mais je sais que mon niveau a beaucoup progressé, je parle maintenant avec aisance à l'oral et je comprends beaucoup mieux à l'oral comme à l'écrit.
Avez vous pris des cours d'espagnol sur place ?
Comme Saint-Jacques de Compostelle est situé en Galice, mes cours étaient donnés en galicien. Même si la langue est proche de l'espagnol, il m'a fallu un temps d'adaptation. Je n'ai pas suivi de cours de galicien là-bas, d'une part parce que pour les Erasmus c'était les cours d'espagnol qui étaient mis en valeur, et d'autre part parce que je ne trouvais pas très utile d'apprendre le galicien. Aujourd'hui je le regrette un peu, je peux comprendre assez bien les textes en galiciens et les gens qui le parlent mais je ne peux dire aucune phrase car je ne connais pas la conjugaison. Je fais mon mémoire de Master sur l'identité galicienne et quand j'ai voulu l'apprendre, je n'ai trouvé aucun cours à Paris.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Espagne ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà allée en Espagne en vacances mais je n'étais jamais allée en Galice, je ne connaissais rien de cette région. J'ai adoré la vie sur place, je me sentais vraiment comme à la maison, Saint-Jacques de Compostelle est une petite ville donc je me déplaçais tout le temps à pied, j'ai voyagé dans la région et les paysages sont vraiment magnifiques. La ville a une ambiance très paisible, mais elle s'anime tard le soir quand tous les étudiants sortent, c'est une ville très étudiante. On prend le temps de vivre ! De plus, la Galice est très fière d'être différente du reste de l'Espagne donc vivre là-bas, ça n'avait rien à voir avec Barcelone ou l'Andalousie que j'avais déjà visitées.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
L'Espagne est un pays moins cher que la France en général, et comme je n'étais pas dans une grande ville, la différence du coût de la vie comparé à Paris était énorme. Par exemple, mon loyer était de 165 euros par mois (grand appartement, chambre de 15m²). Mes courses de nourriture pour une semaine me coûtaient environ 20 euros. De plus, pour les sorties, quand on commande un verre dans un bar on vous donne les tapas gratuitement, et toutes les entrées en boite de nuit étaient gratuites.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus, j'ai reçu un peu plus de 500 euros pour un semestre de 5 mois.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je conseille premièrement à tous les étudiants de se lancer dans cette aventure. J'ai des amis de licence qui étaient tentés et qui au final n'ont pas envoyé de dossier Erasmus, je pense qu'ils sont passés à côté de quelque chose de super. Pour tous ceux qui veulent partir en Espagne, ce pays a vraiment une super ambiance, quelle que soit la ville, une atmosphère festive et détendue. Les personnes sont très avenantes, les Espagnols vous tutoient très rapidement, et c'est très facile d'échanger avec eux. Je conseille pour l'Espagne de choisir une petite ville, pour trouver peut-être une expérience plus "authentique" et sortir un peu des sentiers battus et des lieux très touristiques comme Madrid ou Barcelone, de choisir un endroit que vous ne connaissez pas du tout et auquel vous n'auriez pas pensé. Enfin bien sûr, je conseille d'aller à Saint-Jacques de Compostelle, parce que c'est tout simplement la meilleure ville d'Espagne !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Espagne est différente de la France ?
D'un point de vue culturel, l'Espagne est très proche de la France. Il y a la même culture d'aller prendre un café en terrasse, ou de faire des repas entre amis, mon mode de vie là-bas était très similaire à celui que j'ai en France, sauf que je faisais tout avec 2 ou 3 heures de décalage. Ce n'est pas un mythe, les Espagnols mangent très tard, vers 22h-23h, et ils sortent très tard après, mais c'est assez facile de se mettre dans le rythme. Je me suis sentie tellement à l'aise en Espagne que je n'avais parfois pas vraiment l'impression d'être à l'étranger, en tout cas je n'étais pas dépaysée, c'était vraiment comme à la maison.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur espagnol ?
L'enseignement était assez différent, mais je pense que cela était en partie lié à ma filière. En effet, en géographie, nous étions au maximum 7 étudiants en classe, donc nous avions le temps de lire les textes ensemble en classe, d'en débattre librement. Dans 3 de mes cours, les enseignants ne nous ont pas fait de partiels parce que nous avions été assidus et que nos notes et notre niveau lors du contrôle continu était satisfaisants. Mais c'est vrai que ce modèle n'est pas applicable à des classes de 30 personnes. Sinon, les cours étaient intéressants et les sujets bien approfondis, je n'ai pas senti que le niveau était plus "bas" qu'en France. Enfin, les étudiants espagnols ont une proximité avec leurs professeurs qui n'existe pas en France : tout le monde se tutoie en cours, les étudiants font même des blagues au professeur, etc. Je me suis même fait reprendre parce que je vouvoyais mon prof ! Mais là aussi, je pense que cela est en partie dû au fait que nous étions très peu d'étudiants et que par conséquent une ambiance plus conviviale est plus facile à installer.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a beaucoup apporté. Avoir suivi un cours de géopolitique en Espagne a confirmé mon choix d'orientation. Mon professeur de géopolitique de là-bas m'a même aidé à constituer mon dossier pour le master de Paris 1. Actuellement en master, je réalise un mémoire sur l'identité galicienne, avec l'aide de ce même prof de géopolitique qui est mon co-directeur de mémoire. Donc sur le plan académique, cet échange a été vraiment déterminant, et j'ai choisi comme continuité d'orienter mon sujet de mémoire sur la Galice. Sur le plan professionnel, je pense que je vais pouvoir vraiment valoriser mon niveau d'espagnol, et d'autre part cette expérience a confirmé ma volonté de travailler à l'étranger. Sur le plan personnel, la liste de tout ce que ça m'a apporté serait trop longue, mais ça a été une expérience qui a marqué un tournant dans ma vie sur plusieurs plans, et ça m'a donné encore plus envie de voyager.
Quels sont vos projets à court terme ?
A court terme, je vais donc réaliser mon mémoire sur l'identité galicienne, en partant cette fois en Argentine pour étudier la plus grande communauté galicienne qui vit à l'étranger. A défaut d'avoir trouvé des cours de galicien, j'aimerai bien l'an prochain commencer à apprendre le portugais qui est assez proche du galicien.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, je me vois travailler et vivre à l'étranger, dans un pays hispanophone de préférence, ou au moins d'utiliser l'espagnol dans mon travail.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, dans un pays d'Amérique latine, ou plus tard en Espagne (pour me rapprocher de la France si j'ai déjà passé quelques années sur un autre continent).
-
Estonie (Université de Tartu)
Marie, Estonie (2017-2018)
Marie, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l’université de Tartu (Estonie) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Estonie ?
J'ai toujours souhaité partir à l'étranger et Erasmus était la meilleure formule. Je ne voulais pas partir dans les gros pays où tous les Français vont comme l’Angleterre ou l’Espagne. Et pour être tout à fait honnête, je n'avais pas les résultats pour, alors j'ai un peu joué la stratégie en choisissant un pays où la demande n'allait pas être trop élevée.
Pourquoi avez-vous choisi Tartu ?
Tartu est LA grosse ville étudiante d'Estonie et l'université est très renommée. Étant parisienne, j'aimais assez l'idée d'aller dans une ville plus petite.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Tartu ?
Très vaguement. Et en poussant mes recherches pour savoir où je souhaitais partir, l'université de Tartu revenait régulièrement dans les pays baltes.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bon accueil et grosse communauté internationale. Les étudiants estoniens en tant que tels ne sont pas tellement bavards. Les logements sont directement donnés par l'université donc pas de problème à ce niveau-là. Je recommande fortement les dortoirs étudiants. Certes, vous êtes deux par chambre (quoique possibilité de louer une chambre entière), mais c'est là que vous vous ferez tous vos amis et que l'ambiance est. Les rares personnes qui ont souhaité louer un appartement indépendant (hors logement universitaire) disaient eux-mêmes le regretter.
Quel était votre cours préféré ?
Droit humanitaire (pas du tout mon domaine de prédilection et pourtant j'ai adoré). Dans l'ensemble, j'ai adoré tous mes cours puisque le système est très différent de la France. Les cours et l'apprentissage sont beaucoup plus libres. Pas de dissertation forcée une fois par semaine. En Estonie, il y avait une grosse importance donnée sur la participation orale mais sans forcer les étudiants. Dans mon cours de droit humanitaire par exemple, notre seule vraie notation était sur un mini mémoire, avec sujet au choix. Il est plus facile de travailler quand on fait ce que l'on aime.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais déjà un très bon niveau d'anglais et je ne pense pas avoir progressé. La vraie différence est que je pratique l'anglais tous les jours maintenant car je suis encore très proche d’amis anglophones ou internationaux.
Avez vous pris des cours d'estonien ?
L’Estonie a pendant longtemps été occupée par l'URSS. Les générations les plus âgées parlent encore le russe. J'ai pris des cours de russe simplement parce que je pense que c'est plus intéressant pour le futur que l'estonien.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Estonie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, première fois en Estonie et j'ai adoré la vie sur place.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
L'alimentation et les sorties ne sont pas chères (je crois que cela a augmenté depuis). Une pinte coûte environ 3€ et un paquet de cigarettes 5€.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ études. Il me semble que j'ai perçu 700€ au début et 200€ après le retour.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
D'y aller. Les dossiers administratifs font un peu peur mais ça vaut le coût. Un vrai conseil serait de ne pas hésiter à prendre les logements universitaires car c'est là que tout se passe.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Estonie est différente de la France ?
L’Estonie est une population assez fermée car encore un peu bridée par l'occupation russe qui n'est pas si vieille. Ne vous attendez pas forcément à vous faire des amis estoniens.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur estonien ?
Paradoxalement, la pédagogie estonienne se fonde assez sur l'orale et la participation libre de chacun. Il n’y a pas ou peu de travail d'un cours sur l'autre mais plutôt des recherches personnelles pour participer la fois d'après.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Très honnêtement, j'ai eu ma licence avec mention grâce à une pédagogie qui me convenait plus et donc des meilleures notes. Je suis revenue habiter en Estonie un an après mon Erasmus et j'y ai travaillé pendant un an. Malheureusement, avec le Covid-19, nous sommes rentrés. D'un point de vue personnel, j'en ressors avec beaucoup de bons souvenirs et de très bons amis encore aujourd'hui. Et même un bébé né à Tartu avec le papa rencontré pendant mon Erasmus.
Quels sont vos projets à court terme ?
J'habite maintenant au pays de Galles et y travaille.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
...
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pourquoi pas tenter un autre pays mais j’envisage aussi un retour en France.
-
Finlande (Université d'Helsinki)
Manon, Finlande (2024-2025)
Manon, étudiante en double licence science politique - histoire, est partie en échange 4 mois à l’université d'Helsinki (Finlande) pendant son année de Licence 3 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Finlande ?
Dès le début de ma double licence, j'avais le projet de partir à l'étranger. Je voyais un séjour Erasmus comme une opportunité de m'enrichir sur les plans humain et personnel, sans compter le "plus" que cela représenterait pour mes futures candidatures en Master. Je tenais à partir au sein d'un pays d'Europe du Nord : en effet, je souhaitais rester en Europe, tout en découvrant un pays possédant une culture, une langue et un climat très différents de la France. Mon vœu s'est donc concrétisé avec mon départ en Finlande, qui était d'ailleurs mon premier choix !
Pourquoi avez-vous choisi Helsinki ?
La ville d'Helsinki est très agréable ! C'est une capitale à taille humaine, près de la mer, depuis laquelle on peut se rendre facilement dans n'importe quelle région de la Finlande, voire dans d'autres pays - Estonie et Suède notamment. L'université d'Helsinki est réputée, les cours proposés sont divers et variés et on y propose de nombreuses activités. Bonus : les habitants de la ville parlent globalement très bien anglais, ce qui est pratique car le finnois n'est pas une langue aisée à maîtriser !
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Helsinki ?
J'avais déjà entendu parler de l'université d'Helsinki dans le cadre de l'alliance Una Europa, mais sans plus.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon accueil s'est très bien déroulé : l'université avait prévu une journée d'intégration afin de nous permettre d'être accompagnés dans nos démarches administratives (titres de transport, numéro d'identité finlandais, etc.). Les associations étudiantes (ESN et autres) ont organisé de nombreux événements pour nous permettre de faire la connaissance des autres étudiants internationaux, de découvrir l'université d'Helsinki et plus largement nous faire visiter la ville. L'ambiance était vraiment agréable !
Quel était votre cours préféré ?
J'ai suivi six cours différents - en histoire moderne et contemporaine ainsi qu'en science politique - et j'ai apprécié chacun d'entre eux ! Les thématiques étaient très différentes de ce que l'on étudie en France. Je pense que le cours qui m'a le plus marqué était celui intitulé "Social media, AI and extended reality", où l'on a étudié l'impact des nouvelles technologies sur nos sociétés contemporaines et nos modes de gouvernance (communication politique, démocratie participative, discours de haine sur les réseaux sociaux, etc.). Le cours était organisé autour d'ateliers et nous devions rédiger un papier de recherche pour la fin du semestre, c'était vraiment passionnant !
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Les langues d'enseignement proposées étaient essentiellement le finnois, le suédois (les deux langues officielles de la Finlande), ainsi que l'anglais ! J'ai suivi l'ensemble de mes cours en anglais, ce qui m'a réellement permis de progresser. Avant d'arriver, j'avais un niveau B2 et en repartant, j'avais un bon C1. Je pense que le fait de "vivre" en anglais m'a surtout permis d'être plus à l'aise dans l'usage de la langue : j'osais plus prendre la parole, j'avais moins peur de me tromper ou de ne pas trouver mes mots. C'est surtout sur ce point là que j'ai vu une différence.
Avez vous pris des cours de finnois ?
Je n'ai pas suivi de cours en finnois, ni en suédois.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Finlande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la première fois que je me rendais en Finlande et dans un autre pays d'Europe tout court, d'ailleurs. J'ai adoré vivre à Helsinki, mais le climat n'est pas pour tout le monde : j'y étais pendant l'automne et l'hiver et, rapidement, les températures ont chuté autour de zéro et le soleil a commencé à se lever vers 10h pour se coucher vers 16h.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie à Helsinki est assez cher : la nourriture pour commencer, car la plupart de la viande et des fruits/légumes sont importés. Les musées sont également assez chers : même pour les étudiants, il faut compter une entrée entre 12 et 20€ selon les lieux. Heureusement, la bourse Erasmus aide un peu !
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié d'une bourse Erasmus d'un montant d'environ 800€, qui a ensuite été revalorisé à 1300€, la Finlande étant l'une des destinations où le coût de la vie est le plus élevé en Europe.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
En ce qui concerne le logement, si vous souhaitez vous assurer une place, je vous conseille de faire une demande auprès de HOAS. Les appartements "Unihome" - l'autre service proposé par l'université d'Helsinki - sont généralement attribués aux étudiants restant en Finlande pendant un an. Si votre échange ne dure qu'un semestre, vous n'aurez donc que très peu de chances d'obtenir une place. Sur une note plus sympa, n'hésitez pas à visiter les nombreuses petites îles qui sont près d'Helsinki. On peut s'y rendre facilement en bateau et la plupart valent vraiment le coup d'œil !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Finlande est différente de la France ?
La Finlande est radicalement différente de la France : les rythmes de vie ne sont pas les mêmes (horaires du lever, du coucher, des repas). La langue n'a également rien à voir !
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur finlandais ?
Je dirais qu'il y en a plusieurs : en Finlande, le système de notation va de 0 à 5 et il suffit d'obtenir un 1 pour valider la matière. Contrairement au système français, les examens de fin de semestre ne sont pas très valorisés : les enseignants préfèrent généralement nous faire préparer des exposés ou rédiger des essais sur des sujets de notre choix. Les formats des cours sont également différents : pour certains, nous sommes une cinquantaine, pour d'autres, à peine 10 ! Mais les cours magistraux tels qu'on les connaît en France n'existent pas là-bas : dans tous les cours, les étudiants participent et prennent la parole pour partager des réflexions ou poser des questions.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
En ce qui concerne mon projet académique, je dirais que mon séjour a largement contribué à confirmer mon intérêt pour la communication politique ! Les cours que j'ai suivis et les essais que j'ai rédigés ont constitué de vrais atouts au moment de mes candidatures en Master, puisqu'il m'ont permis d'étoffer mes centres d'intérêt. J'ai également pu mettre en avant mes expériences de volontariat, puisque durant mon échange, j'ai été assistante dans des cours de français niveau débutant dispensés au sein de l'université d'Helsinki. C'est une expérience que j'ai adorée et c'est grâce à ça que j'ai rencontré l'essentiel de mes amis finlandais ! Sur le plan personnel, les gains sont aussi considérables : maturité, rencontres humaines, autonomie, etc.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je suis en première année de Master Action publique (APTER), toujours au sein de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ! J'espère être diplômée l'année prochaine et pouvoir entrer sur le marché du travail (ou bien préparer les concours de la fonction publique).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Vaste question !
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pas pour le moment, mais à voir ce que l'avenir me réserve :)
-
Grèce (Université Aristote de Thessalonique)
Manon, Grèce (2025-2026)
Manon, étudiante en double licence histoire-science politique, est partie en échange 4 mois à l'université Aristote de Thessalonique (Grèce) pendant son année de Licence 3 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Grèce ?
J'ai choisi de partir à l'étranger pour sortir de ma zone de confort. Je vis avec mes parents et mes frères et sœurs, je suis très proche d'amis à moi qui vivent à Paris. Je voulais apprendre à vivre seule et me mettre dans une situation de table rase pour gagner en maturité. J'ai choisi de partir en Grèce parce que j'ai déjà eu la chance de visiter le pays, que j'ai adoré. Je ne parle pas grec mais cela ne pas empêché de me sentir très à l'aise à Thessalonique.
Pourquoi avez-vous choisi Thessalonique ?
J'ai choisi Thessalonique car c'était l'une des rares villes à m'être accessible avec mon double cursus. Cette ville est un carrefour entre plusieurs pays, ce qui est idéal pour profiter de votre Erasmus pour visiter d'autres pays (Turquie, Géorgie, Bulgarie, etc.).
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Aristote de Thessalonique ?
Non, jamais.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Je recommande ABSOLUMENT cette université, les étudiants grecs ont formé une association spécialement pour accueillir les étudiants en Erasmus. Cette association a organisé des évènements d'intégration très diversifiés, anime un groupe WhatsApp pour aider les étudiants en difficultés, organise des voyages... La ville de Thessalonique accueille énormément d'étudiants en Erasmus mais pour autant les étudiants grecs sont très bienveillants et aidants. L'administration de l'université est très réactive et très bienveillante, même chose pour les professeurs qui veulent sincèrement vous guider et vous rendre la vie le plus facile possible. Pour mon logement, je n'ai pas fait très bonne pioche mais je sais que c'est plus une exception que la réalité. J'ai rencontré des gens à qui je me suis beaucoup attachée, même si au début je n'y croyais pas du tout.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était "Contemporary History of fascism and the far-right". Même si le cours est donné en grec, le professeur nous guide pour rendre un essai en anglais en fin de semestre. C'est l'occasion de travailler en autonomie tout en profitant d'un vrai soutien pédagogique.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Je suis arrivée en parlant anglais à un niveau C1. Pour autant j'ai bien sûr progressé, sur le vocabulaire académique notamment. Une amie est arrivée en étant niveau B2 et c'était largement suffisant, elle a énormément progressé elle aussi.
Avez vous pris des cours de grec ?
Non je n'ai pas pris de cours de grec, même si je sais que l'université en propose pour les élèves en Erasmus.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Grèce ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà venue en Grèce mais jamais à Thessalonique. J'ai adoré la vie là-bas, je m'y suis sentie très en sécurité, je rentrais seule chez moi vers minuit/1 heure du matin sans inquiétude. C'est une ville étudiante, il y a énormément de bars, de cafés, d'endroits pour sortir si c'est que vous cherchez. Si vous voulez un Erasmus plus calme, c'est aussi une ville qui est, je trouve, extrêmement agréable à explorer, il y a plein de sites culturels (monuments, musées...) qui sont géniaux.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
J'ai aussi choisi la Grèce pour le coût de la vie, si vous avez un budget limité c'est un super plan ! Pour le logement, surtout en colocation, vous pouvez trouver un appartement bien placé, bien isolé et sans problème de construction pour 350 euros par mois. Il faut chercher un peu et ne pas avoir peur de contacter des propriétaires locataires sur des sites de particulier à particulier, mais vous trouverez sans trop de problème.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse de mobilité Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous voulez faire un échange dans cette université (faites-le), je vous conseille de bien vous renseigner sur les cours qui sont donnés en anglais et ceux en grec pour être sûr d'avoir des modalités d'enseignement qui vous conviennent. Il est tout à fait possible de choisir un cours qui est donné en grec, les enseignants sont très arrangeants et vous proposeront un examen de fin de semestre en anglais, soit sur table, soit en rendant une dissertation. Si vous voulez partir à Thessalonique, il fait froid en décembre/janvier, mais il fait bien meilleur qu'à Paris sur la même période :)
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Grèce est différente de la France ?
J'ai principalement fréquenté d'autres étudiants en Erasmus, donc je ne saurais pas faire un bon compte-rendu de la réalité de la culture grecque, mais je me suis toujours sentie à mon aise et je n'ai pas vécu de chocs culturels.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur grec ?
Les standards académiques de mon université d'accueil sont très différents de Paris 1 : les cours demandent moins de travail et le volume horaire est bien plus faible.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Je souhaite poursuite des études en Relations internationales. Faire un Erasmus m'a permis d'avoir une première expérience de la vie à l'international. Sur le plan académique, le fait de faire un Erasmus est valorisé pour la sélection en Master. Sur le plan personnel, je me suis épanouie, j'ai grandi et j'ai pris confiance en moi. C'est une expérience que je recommande totalement et qui vous permettra de vous sentir mieux, de gagner en maturité et en capacité de recul.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite poursuivre en Master d'histoire des Relations internationales.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je voudrais travailler dans le domaine de la sécurité défense.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui je l'envisage, en Grèce notamment, mais aussi en Espagne par exemple.
-
Hongrie (Université hongroise des beaux-arts)
Marion, Hongrie (2019-2020)
Marion, étudiante en arts, est partie en échange 4 mois à l’université hongroise des beaux-arts (Hongrie) pendant son année de Licence 3 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Hongrie ?
Pour travailler mon anglais, sortir de ma zone de confort, découvrir un pays inconnu et une culture et une langue inconnue. Pour me confronter à une situation socio-politique différente de celle de la France.
Pourquoi avez-vous choisi Budapest ?
Capitale, grande profusion culturelle, coût de la vie abordable en tant qu'étudiante française de classe moyenne.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université hongroise des beaux-arts ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bon accueil de l'équipe pédagogique, surtout la référente Erasmus qui était très à l'écoute et d'une grande aide, des étudiants de l'université étaient toujours là pour nous aider dans nos déplacements, pour nous faire sociabiliser, nous intégrer ou nous aider sur des projets.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours d'art contemporain international présenté par une chercheuse hongroise très critique et analytique du marché de l'art.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un B2 et j'ai un C1 maintenant. Je me sens bien plus à l'aise à communiquer même en faisant des fautes. Je suis plus confortable avec le fait de parler pendant de longues discussions, etc.
Avez vous pris des cours de hongrois ?
Oui, de hongrois débutant, c’était très intéressant mais dur !
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Hongrie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui ! la vie était assez différente de Paris, le niveau de vie y est plus bas et les inégalités sociales plus importantes, la vie était très festive mais j'ai aussi réalisé mes privilèges en tant que française de classe moyenne en Hongrie.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Environ moitié plus bas qu'en France, mon appartement en location me semblait peu cher / 350 euros hors charges par mois pour une colocation de 80m2 qui était pour des locaux un coût assez cher dont je n'avais pas conscience à mon arrivée.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus de l'université qui m'a été transmise tard et qui n'aurait pas suffi si je n'avais pas eu un apport de mes parents pour vivre sur place.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Allez-y ! N'hésitez pas à aller voir les professeurs et étudiant(e)s pour monter des projets artistiques, ils se feront avec plus de facilité qu'à Paris 1 !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Hongrie est différente de la France ?
Oui, l'histoire de la Hongrie et l'influence du communisme ainsi que le régime autoritaire en font un pays très différent de la France bien qu'il y ait de nombreux points communs partagés entre pays européens et d'influence occidentale. Une importance de musées et sites culturels très enrichissants.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur hongrois ?
Pédagogie plus libre, moins punitive et anxiogène, une présence de studios pour les étudiants qui était très appréciée voire que je considère comme nécessaire et manquante dans l’UFR 04 d'arts plastiques.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Un important développement personnel et de mon réseau maintenant plus international qu'auparavant. Une confirmation dans le domaine artistique mais une déception à mon retour en France de ne plus jouir d'un enseignement qui m'épanouissait dans ma pratique artistique universitaire.
Quels sont vos projets à court terme ?
Avant l'arrivée du Covid je souhaitais retourner à Budapest pour trouver un stage mais la crise sanitaire m'en a empêchée. Je n'ai donc pas prévu d'y retourner à court terme mais je garde un très fort intérêt pour ce pays.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans une grande ville de province comme Marseille, à la tête d'un tiers-lieu artistique accueillant des projets pluridisciplinaires en potentielle collaboration avec des pays européens dont la Hongrie.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
J'aimerais bien en Espagne, au Danemark, en Hongrie.
-
Irlande (Trinity College Dublin)
Salomé, Irlande (2017-2018)
Salomé, étudiante en géographie, est partie en échange 8 mois au Trinity College Dublin (Irlande) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Irlande ?
Partir en Erasmus était un objectif depuis de nombreuses années. Je voulais étudier la géographie sous un nouvel angle. Découvrir une autre culture, universitaire et en général, ainsi que rencontrer des étudiants venant du monde entier. J'ai envisagé l'Irlande premièrement pour la langue, étant suffisamment fluent en anglais. Et j'ai finalement choisi le pays grâce à ce qu'on m'avait raconté du pays en général, n'y étant jamais allée moi-même, mais ayant des proches qui m’avaient fait part de leur expérience.
Pourquoi avez-vous choisi Dublin ?
Une seule université permettait un échange en géographie en Irlande. J'aurais toutefois probablement choisi Dublin de toute façon, celle-ci étant la capitale et la plus grande ville du pays.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de Trinity College Dublin ?
Oui.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil s'est globalement bien déroulé. L'université met en place un certain nombre d'évènements pour aider les étudiants internationaux à s'intégrer, et il est facile de rencontrer de nouvelles personnes si on le souhaite. L’inconvénient le plus important fut de trouver un logement, la ville connaissant une réelle crise immobilière, l'université n'a pas / ne pouvait pas être d'une grande aide.
Quel était votre cours préféré ?
"History of Irish Cartography".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'étais "fluent" (C2). J’ai particulièrement progressé en prononciation et en vocabulaire.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Irlande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. J'ai beaucoup aimé. Dublin offre toutes les attractions d'une grande ville (musées, cinémas, bars, etc..) ainsi que la possibilité de rester proche de la nature, randonnées et ballades dans la campagne irlandaise étant possibles en à peine 30 minutes de "RER".
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Plutôt élevé. Le logement spécifiquement est très cher (minimum 750€ par mois pour une chambre individuelle en centre-ville). Le travail est également assez précaire : la vie là-bas fonctionne beaucoup à la semaine, pour le loyer comme pour le salaire, ce qui veut aussi dire que l'on peut se faire mettre à la porte rapidement. Pour les petits boulots, j'ai travaillé dans un bar, les nuits, et il n'existe pas de majoration pour le salaire de nuit.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui. J’ai bénéficié de la bourse Erasmus+, ainsi que de ma bourse du Crous sur critères sociaux.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De se préparer bien en avance, particulièrement pour le logement, c'est-à-dire de commencer à regarder avant même d'avoir la réponse (celle-ci pouvant être un peu tardive face à la demande). Je leur conseillerais aussi d'essayer au maximum de visiter le pays : celui-ci est assez petit pour se permettre des allers-retours dans la journée un peu partout, et le paysage vaut la visite. Se renseigner au possible sur les cours offerts, c'est une superbe opportunité pour découvrir votre matière d'une nouvelle façon.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Irlande est différente de la France ?
La nourriture est différente : l'Irlande a une culture plus internationale et moins de spécialités du pays. Les gens sont très gentils mais il peut être plus compliqué de vraiment les connaître.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur irlandais ?
Absolument. Les classes sont beaucoup plus petites : il existe des filières pour seulement 10 étudiants par exemple. Les cours font rarement plus de 50 minutes, l'idée d'un amphi de 4 heures leur parait incongrue. La division entre cours d'amphi et TD est moins systématique.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
La transition au retour n'a pas été sans soucis mais de manière générale je suis extrêmement heureuse de mon expérience. Académiquement, celle-ci m'a permis de découvrir une nouvelle façon d'aborder ce que j'étudie, tout en me confortant dans ce que je souhaitais poursuivre comme spécialité professionnelle. Personnellement j'ai fait des rencontres très enrichissantes, créé des liens qui existent toujours et je l’espère continuerons d'exister pour longtemps. Mais j'ai également appris sur les liens à distance, avec ma famille et mes amis en France.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon master, possiblement faire une thèse. Retourner visiter l'Irlande.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Épanouie, avec un travail dans la cartographie à l'international.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, possiblement en Irlande, mais je n’exclue aucun pays.
-
Islande (Université d'Islande)
Ombline, Islande (2018-2019)
Ombline, étudiante en arts, est partie en échange 4 mois à l’université d’Islande pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Islande ?
Je voulais profiter de mes études supérieures pour avoir cette expérience et l'Islande était un pays qui me parlait depuis longtemps.
Pourquoi avez-vous choisi Reykjavik ?
Je n'ai pas eu trop de choix, Reykjavik étant la seule grosse ville d'Islande.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Islande ?
Non, jamais.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bien, je n'ai pas eu de mal à trouver un logement, j'avais un mentor au sein de l'université qui pouvait m'aider si j'en avais besoin. Je me suis rapidement fait des amis en allant aux soirées Erasmus organisées.
Quel était votre cours préféré ?
C'était le cours d'enseignement, où l’on apprenait la psychologie de l'enfant et les différentes techniques.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Il était correct, mais il s’est rapidement amélioré avec les cours et les amis étrangers.
Avez-vous pris des cours d’islandais ?
Je n'ai pas pris de cours en islandais mais j'apprenais tous les jours quelques mots.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Islande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Je suis partie en Islande environ 1 an avant mon programme d'échange, c'est d'ailleurs ce voyage qui m’a fait choisir l'Islande. La vie est très agréable là-bas, même s’il faut un moment pour s'habituer au peu d'heures de soleil.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie est très très chère, mais avec les aides pour les programmes d'échange, j'ai pu vivre tout à fait correctement.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ études.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De foncer ! C'est une expérience extra, avoir la chance de vivre dans un pays aussi différent de la France n'est pas donné à tout le monde.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Islande est différente de la France ?
Oui, sur beaucoup d'aspects. Les gens sont beaucoup plus respectueux de l'environnement déjà, mais aussi des autres.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur islandais ?
Les cours sont beaucoup mieux organisés et leurs profs passent plus de temps à faire du cas par cas, ils veulent connaitre nos histoires.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai appris énormément de choses sur moi-même et ma faculté à m'adapter à un nouvel environnement. Au niveau académique, je n'ai pas appris plus de choses que cela.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite déménager en Islande et faire ma vie là-bas.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas, je verrai bien.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, comme dit précédemment, en Islande.
-
Italie (Université de Naples - Frédéric II)
Diane, Italie (2018-2019)
Diane, étudiante en droit, est partie en échange 10 mois à l'université de Naples - Frédéric II (Italie) pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Italie ?
J'ai toujours été très enthousiaste à l'idée de pouvoir étudier à l'étranger. J'étais curieuse de vivre à l'étranger, de découvrir une nouvelle culture et d’apprendre une nouvelle langue. J'étais passionnée par l'Italie depuis toujours, je rêvais de parler italien.
Pourquoi avez-vous choisi Naples ?
J'ai choisi Naples parce que j'en avais eu des bons échos d'anciens étudiants partis dans le cadre d’Erasmus+. L'université de Naples est réputée en Italie. Elle n'exigeait pas un niveau de la langue minimum et proposait un cours intensif à la rentrée. Par ailleurs, ça me plaisait que la ville soit située au bord de la mer.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Naples - Frédéric II ?
Oui.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bien ! Une réunion d'accueil a été organisée au début de l'année pour tous les étudiants Erasmus. Nous avons eu la possibilité de nous inscrire à un cours intensif d'italien selon notre niveau. Il avait lieu tous les jours pendant trois semaines. Ces cours ont permis de tisser des liens d'amitié entre les étudiants. Une agence indépendante de l'université aide les étudiants sur place à trouver un logement. Les associations Erasmus organisent également quelques évènements d'intégration.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours de droit international public (diritto pubblico comparato). Il s’agissait de la dernière année du professeur. Le cours était rythmé par des interventions sur des thèmes variés de professeurs d'autres universités. J’ai également assisté à d’autres cours passionnants sur le droit matériel de l’UE ou encore sur le droit européen des biens culturels.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en italien lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
A mon arrivée, j’avais un niveau A2-B1 et à la fin de l’année, je suis passée à un niveau C1-C2 selon les compétences.
Avez-vous pris des cours d'italien sur place ?
Je n’ai pas pris de cours supplémentaires d’italien que ceux proposés par l’université à l’arrivée mais presque tous les cours étaient en italien.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Italie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà allée en Italie mais jamais à Naples. J'ai adoré y vivre ! La vie y est trépidante, les activités culturelles sont riches, la région est très belle et puis il y a le Vésuve. Cependant, la vie peut y être parfois pesante.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de vie était accessible pour nous venant de Paris. La pizza coûte 3,50 euros (ou 5 euros sur place). Le prix des aliments de base n'est pas très élevé.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai pu bénéficier de la bourse Erasmus+ (comme tous les étudiants partant dans ce cadre) et du complément ministériel du Crous.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Il faut y aller sans apriori ni préjugés et ne pas avoir peur de l'inconnu ! Naples est une ville unique. L'université est excellente et il est intéressant de découvrir le système universitaire italien.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Italie est différente de la France ?
Culturellement, j'ai pu découvrir l'Italie du Sud qui se distingue de l'Italie du Nord. L'échange culturel est extrêmement riche. J'ai été frappée par le partage d'idées et à quel point les évidences pour les uns peuvent diverger pour les autres.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur italien ?
J’ai pu observer que le rapport des étudiants avec les professeurs était différent et que les compétences écrites sont moins travaillées qu’en France.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Pendant ma mobilité à Naples, j'ai découvert un fort intérêt pour le droit européen dans lequel j'aimerais me spécialiser. J'ai développé un goût pour l'étranger, je n'hésiterais pas à demander des stages ou des échanges hors de France. J'ai réalisé mon attrait pour le droit international dont la spécialisation m'effrayait par sa généralité avant mon année Erasmus. Sur le plan personnel, je pense avoir développé une certaine capacité d'adaptation, d'écoute et d'observation.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, j'aimerais valider mon master 1 à Paris 1 puis effectuer un stage dans l'idéal à l'étranger.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Idéalement, j'adorerais parler plusieurs langues dans une même journée dans mon travail, conseiller et raisonner peut-être sur des questions européennes, qui sait ?
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Aucune idée.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
J'aimerais remercier l'université d'avoir retenu mon dossier pour mon départ en Italie. Cette année d'échange a été l’une des plus belles années de ma vie. J'adore l'Europe et je recommanderais à chaque étudiant d'en faire un. Aller dans une ville inconnue pour y étudier dans une langue étrangère est une chance incroyable. Merci ! Je pense que seules ces expériences de partage et de rencontre de l'autre peuvent permettre une connaissance et un rapprochement sincère et durable entre les différents pays.
-
Lettonie (Université de Lettonie)
Sirine, Lettonie (2024-2025)
Sirine, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l’université de Lettonie pendant son année de Licence 3 (année 2024-2025).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Lettonie ?
Je poursuis un parcours internationaliste, et ai toujours été attirée par les pays de l’Est. À défaut de pouvoir étudier en Russie, la Lettonie était un bon compromis.
Pourquoi avez-vous choisi Riga ?
C’est la capitale de la Lettonie, et cette université est réputée comme la meilleure du pays. Il est aussi préférable de se diriger vers les grandes villes car en dehors il n’y a pas grand mouvement.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Lettonie ?
Je l’ai trouvée par hasard.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Le logement a été aisément trouvé, il était indiqué sur le site de notre université Paris 1. C’était un établissement ressemblant à une auberge, le prix était très abordable, et non loin de la fac. Pour ce qui est des rencontres, l’intégration est difficile pour les étrangers. Les Lettons sont assez méfiants. Il est néanmoins aisé de nouer des amitiés avec les autres étudiants en échange.
Quel était votre cours préféré ?
Droit international public.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J’étais déjà très performante en anglais, mais pratiquer des cours techniques m’a fait progresser !
Avez vous pris des cours de letton ?
Je n’ai pas pris l’initiative d’apprendre le letton.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Lettonie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C’était en effet la première fois que je posais les pieds dans un pays de l’Est ! La météo est assez difficile en hiver, mais à partir du printemps c’est très doux. Un des gros avantages de la Lettonie est l’opportunité de voyager tout autour à bas prix.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
C’est abordable, un peu moins coûteux qu’en France. Par exemple, les forfaits de transports en commun s’élèvent à 20€ par mois. Mon loyer me coûtait 275€ en résidence étudiante. Les courses s’élevaient à environ 80€ par mois.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J’ai bénéficié de la bourse Erasmus+ ainsi que de l’aide à la mobilité du Crous, ce qui a largement couvert mes dépenses sur place.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Venez accompagnés ! Il est difficile de s’intégrer en tant qu’étranger. Et prévoyez des voyages une fois sur place.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Lettonie est différente de la France ?
La culture y est bien différente, bien que ce soit en Europe. On y retrouve quand même des éléments comme les gens en terrasse quand il fait beau.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur letton ?
Les cours étaient plus interactifs ! En tant qu’étrangers on bénéficiait d’une proximité avec les enseignants. C’était évidemment moins strict qu’en France, mais il faut prendre en compte que les cours sont en anglais.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Une autonomie exacerbée et une capacité d’adaptation. Le fait de prendre des initiatives aussi. Ça apporte un point de vue extérieur sur nos études qui peut faire du bien. Sur le plan personnel, je sais à présent que les pays de l’Est ne me conviennent pas ! Et sans cette expérience j’aurais eu des regrets.
Quels sont vos projets à court terme ?
Continuer sur un Master 2 en Droit international économique, passer le barreau l’année prochaine.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Au soleil avec tous mes diplômes en poche.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Évidemment ! Je dirais l’Espagne, la Turquie ou la Thaïlande. Faire du droit comparé.
-
Luxembourg (Université du Luxembourg)
Marion, Luxembourg (2019-2020)
Marion, étudiante en administration économique et sociale, est partie en échange 6 mois à l’université du Luxembourg pendant son année de Licence 3 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Luxembourg ?
Je souhaitais avoir une expérience à l'étranger, pour voir le fonctionnement d'une autre université. J'ai choisi le Luxembourg car le pays est francophone et une partie des cours (si ce n'est l'entièreté pour certaines UFR) est en français.
Pourquoi avez-vous choisi cette ville ?
Il n'y a qu'une université au Luxembourg.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Luxembourg ?
Non, je l'ai découverte sur leur site internet (très bien fait).
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université du Luxembourg prend grand soin de ses étudiants Erasmus (ils souhaitent attirer car c'est une université très jeune). L'université s'est chargée de me trouver un logement universitaire (très propre et spacieux par ailleurs !). L'équipe administrative est très à l'écoute. J'ai été surprise par la simplicité des démarches. Le personnel est très réactif à vos demandes/remarques. Au niveau des amis c'est un peu plus compliqué. Le Luxembourg est un petit pays et les élèves se connaissent souvent depuis la petite enfance. Il faut avouer qu'il est assez compliqué de s'intégrer (d'autant plus que les élèves parlent souvent luxembourgeois entre eux), mais cela constitue un défi et c'est ça aussi l'expérience Erasmus !
Quel était votre cours préféré ?
Macro-économie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Français (langue natale).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Luxembourg ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce fut mon premier long séjour.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les prix sont quasi-similaires à Paris intra-muros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
La bourse de base Erasmus+ (sans critères sociaux).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
C'est un très bon choix. Cependant, il faut avoir conscience que c'est un pays du Nord. L'ambiance n'est pas la même qu'en Espagne par exemple. Si vous aimez le calme, la propreté et la rigueur, vous apprécierez le Luxembourg !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Luxembourg est différent de la France ?
Ça ressemble beaucoup à la France. La seule différence est que les Luxembourgeois ont un niveau linguistique très élevé par rapport à nous. Ils parlent français, allemand, luxembourgeois et anglais (puis parfois une autre langue supplémentaire).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur luxembourgeois ?
La pédagogie est très différente de celle de Paris 1. Les professeurs entretiennent une relation souvent amicale avec les élèves. Professeurs et élèves sont mis sur un pied d'égalité. Si un élève souhaite intervenir de manière quelque peu virulente durant l'amphi, il ne sera pas renvoyé de cours (contrairement à en France).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
La mobilité fut courte (1 mois) en raison du virus. Mais il y a quand même eu des apports. J'ai appris à vivre en colocation avec des gens issus de divers horizons et cela s'est révélé très enrichissant. Aussi, avant cette expérience je pensais que toutes les universités d'Europe fonctionnaient de la même manière, avaient la même pédagogie… et en fait pas du tout !
Quels sont vos projets à court terme ?
Intégrer un Master 2.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travailler à l'étranger (Luxembourg ou Allemagne).
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, Luxembourg ou Allemagne.
-
Norvège (Université d'Oslo)
Chloé, Norvège (2025-2026)
Chloé, étudiante en droit, est partie en échange 4 mois à l'université d'Oslo (Norvège) pendant son année de Master 1 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Norvège ?
Je voulais avoir une expérience internationale, surtout dans le cadre de mon master de droit international général. La Norvège me semblait intéressante. Au-delà du parcours académique, le pays et sa nature m'intéressaient, et la découverte d'une autre culture. Également le fait que cela soit un pays très intégré dans le système européen et pourtant ne faisant pas partie de l'Union européenne.
Pourquoi avez-vous choisi Oslo ?
C'est la capitale, cela me semblait plus intéressant qu'une ville en périphérie.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Oslo ?
Oui, je pensais faire un second master dans cette université.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bon accueil, il y avait une semaine d'intégration où l'on a été parrainés par des étudiants norvégiens. Plein d'activités pour rencontrer d'autres étudiants, et beaucoup d'aide pour comprendre la vie sur place et mieux s'intégrer.
Quel était votre cours préféré ?
"Human-rights and counter terrorism".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
C1. Je pense que mon anglais oral est plus fluide.
Avez vous pris des cours de norvégien ?
Je n'ai pas pris de cours de norvégien, mais il y en avait qui étaient offerts spécialement pour les étudiants internationaux.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Norvège ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était la première fois. J'ai bien aimé mais j'ai trouvé la ville assez peu vivante, surtout hors week-end. J'ai adoré voyagé autour de la Norvège et dans différentes régions, mais la vie dans la ville-même beaucoup moins.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Très élevé. Les résidences étudiantes sont assez abordables (entre 500 et 600€ par mois pour une chambre seule, avec cuisine partagée, parfois salle de bain privée). Par contre le coût de la vie comme les courses est très élevé. Il y a des marques "premier prix" qui permettent d'économiser un peu mais c'est compliqué, il faut prévoir un budget. La moindre sortie est également très coûteuse, vraiment très chère.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Prenez un cours de langue, la charge de travail est vraiment légère et cela est toujours apprécié de connaître la langue du pays. Prévoyez un bon budget car tout est très cher mais c'est dommage de partir et de ne pouvoir rien faire une fois sur place. Utilisez "Too Good To Go" pour la nourriture, cela m'a sauvé mon Erasmus. Assistez à la semaine d'intégration, c'est là où j'ai rencontré tous mes amis. Et n'ayez pas peur de la colocation, globalement j'ai eu des bons retours, même de la part de personnes qui ne s'entendaient pas avec tous leurs colocataires, cela permet de rencontrer du monde tout de même.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Norvège est différente de la France ?
Oui, la vie est assez différente surtout à l'arrivée de l'hiver, où les Norvégiens restent beaucoup chez eux (car il fait froid et tout le temps nuit). Tout le monde est très sportif, j'avais l'impression de voir un Norvégien courir un marathon à chaque fois que je tournais la tête dans la rue. Tout est très cher car tout est importé. La seule chose abordable est le saumon finalement... La nature est considérée comme un trésor, et à raison. Ils ont une culture de laisser les endroits par lesquels ils sont passés intacts, voire en meilleur ordre qu'avant leur passage. Ils ne ferment pas leurs portes car le taux de criminalité est très bas. Tout est fait de façon électronique, tout est sur des applications, j'ai du en téléchargé au moins une dizaine pour tout avoir (plans de l'université, tickets de transport, etc).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur norvégien ?
Oui, j'avais 6h de cours par semaine, et tous mes examens étaient "open book". Je n'avais aucun devoir à part les "midterms" et les partiels de fin de semestre. "Open book" veut dire que j'avais accès à toutes les sources dont j'avais besoin, y compris mes cours. Si ce n'était pas ça, c'était un essai à rendre, et le sujet était donné dès le début du semestre...
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai beaucoup appris d'une autre culture, j'ai voyagé, j'ai rencontrés de nombreuses personnes extraordinaires. Académiquement cela m'a dissuadé d'y aller faire une autre année en master car je n'ai pas vraiment aimé les enseignements (et j'ai aussi suivi la moitié des enseignement du master que je voulais, pendant mon échange).
Quels sont vos projets à court terme ?
Intégrer le Master 2 administration internationale et faire en même temps un DU de criminologie l'année prochaine. Ensuite faire un second master à l'étranger pendant un an.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Aucune idée.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, pas encore d'idée de pays, je songe à passer les concours du ministère des affaires étrangères de catégorie B, mais donc je n'aurais pas vraiment de choix d'affectation. Sinon j'aimerais faire mon second master à Montréal ou Amsterdam.
-
Pays-Bas (Université d'Amsterdam)
Salomé, Pays-Bas (2017-2018)
Salomé, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l’université d’Amsterdam (Pays-Bas) pendant son année de Master 1 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi aux Pays-Bas ?
Des raisons académiques et personnelles m'ont poussée à partir étudier à l'étranger. Sur le plan universitaire, je souhaitais découvrir une manière différente d'enseigner et d'étudier que celle proposée en France. J'étudie le droit européen et il était donc très logique que je suive un programme d'échange dans un autre pays d'Europe. Sur le plan personnel, j'avais envie de voyager, de vivre seule et de parler d'autres langues.
Pourquoi avez-vous choisi Amsterdam ?
J'ai visité Amsterdam un an avant de candidater pour un échange là-bas. J'ai adoré cette ville, son ambiance, la mentalité et le mode de vie des habitants. Une très bonne amie y vivait et étudiait à l'université d'Amsterdam. Elle a donc pu me donner des conseils et m'aider à m'installer aux Pays-Bas.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université d'Amsterdam ?
Une amie étudiait déjà dans cette université. J'avais hésité à candidater pour cette université juste après le lycée, mais mon niveau d'anglais n'était pas suffisant et l'université est payante aux Pays-Bas.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université d’Amsterdam (UvA) est une université à la fois historique et moderne. Les anciens bâtiments, dans le centre-ville, ainsi que les nouveaux, où j'avais la plupart de mes cours, sont magnifiques. Tout a été incroyablement simple : les inscriptions aux cours, aux examens, l'obtention de ma carte étudiante, etc. Les locaux sont très accueillants, de nombreux espaces de travail et de détente sont ouverts, plus tard qu'en France. J'ai trouvé mon logement seule, mais l'UvA propose des places en résidence étudiante. Les associations d'étudiants internationaux de l'université sont très actives et organisent de nombreuses activités. Je me suis faite mes plus proches amis lors du week-end d'intégration organisé par ces associations.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai suivi des cours de droit international et européen. Tous les cours étaient en anglais. Mon cours préféré était un cours sur les conflits armés et le droit international humanitaire, enseigné par un professeur américain ayant travaillé en tant que "legal advisor" pour l'armée américaine. Son expertise était très enrichissante. L'examen était sous la forme d'une résolution de cas à partir de conflits hypothétiques imaginés par le professeur. J'ai dû lire beaucoup de documents en anglais et rédiger un "final essay" dans cette langue. J'ai découvert une nouvelle manière d'enseigner et de travailler.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais déjà un bon niveau d'anglais en arrivant. J'étais à l'aise pour avoir une conversation et comprenait globalement tout, aussi bien à l'écrit qu’à l'oral. J'avais cependant du mal à prendre la parole en public, et je ne maîtrisais pas le vocabulaire juridique. C'est également la première fois que j'ai dû écrire des dissertations en anglais. Ce qui m'a fait le plus progresser est le fait de devoir lire beaucoup et de manière rapide. Tout cela m'a évidemment fait progresser, en seulement 4 mois de cours.
Avez vous pris des cours de néerlandais sur place ?
J'ai pris des cours d'introduction au néerlandais, mais je me suis vite rendue compte de la difficulté de cette langue et du fait que tout le monde parle anglais très couramment, en tout cas dans les grandes villes. Je n'ai donc pas poursuivi les cours et n'ai pas appris beaucoup de mots en néerlandais.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois aux Pays-Bas ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'avais déjà visité Amsterdam, mais j'ai pu découvrir d'autres villes des Pays-Bas (Rotterdam, La Haye, Volendam, etc.). Le mode de vie des Néerlandais me plait beaucoup, venant d'une ville (Paris) très agitée et assez stressante. Je me suis rendue compte qu'une grande ville pouvait fonctionner et s’organiser différemment. J'ai particulièrement apprécié le fait de pouvoir utiliser mon vélo partout et tout le temps. Les transports en commun sont également très pratiques, une même carte permet de prendre le métro et les trains.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est globalement le même qu'à Paris (nourriture, restaurants, bars, etc.). Le prix des logements est cependant moins cher à Amsterdam qu'il ne l'est à Paris. En connaissant les endroits moins touristiques, on trouve quand même des prix raisonnables.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus+, n'étant pas boursière du Crous.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
J'ai adoré mon expérience aux Pays-Bas, et au sein de l'université d'Amsterdam. Je recommande tout simplement aux étudiants souhaitant faire un programme d'échange d'y aller et de découvrir par eux-mêmes !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que les Pays-Bas sont différents de la France ?
Les Néerlandais ont une mentalité différente de celle des Français. Ils sont moins conflictuels et règlent les problèmes de manière plus pacifique. Les villes sont organisées afin d'être agréables à vivre et à visiter à pieds et à vélo. Ce n'est pas non plus un dépaysement total pour un Français, mais il est intéressant de remarquer ces différences.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur néerlandais ?
La manière d'enseigner est complètement différente. Les cours sont organisés autour de diapositives, que les professeurs explicitent en cours. Les professeurs ont, pour la plupart, un travail autre que l'enseignement (avocats, legal advisors, etc.). Ils nous apportent donc leur perspective du terrain. Je n'ai eu que peu d'examens écrits ("partiels"), la plupart des cours s'achevaient par le rendu d'un "essay" d'une quinzaine de pages sur un sujet choisi par le professeur ou nous. La participation orale est très valorisée et attendue de la part des étudiants.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai intégré, à la suite de mon échange (effectué au S2 de mon M1), un M2 spécialisé dans le droit européen. Je pense que cet échange a été très bénéfique et m'a servi dans ma candidature. J'ai appris à vivre seule pendant ce semestre à l'étranger. J'ai également rencontré des personnes venant de différentes parties du monde, avec lesquelles je suis toujours en contact.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite devenir avocate et travailler dans le droit des étrangers.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je me visualise à l'étranger, travaillant à mon compte ou dans une organisation internationale. J'aimerais faire de l'enseignement également.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
J'envisage de travailler à l'étranger, que ce soit en Europe ou en Amérique latine.
-
Pologne (École des hautes études commerciales de Varsovie)
Flavia, Pologne (2017-2018)
Flavia, étudiante en management, est partie en échange 10 mois à l'École des hautes études commerciales de Varsovie (Pologne) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Pologne ?
Je voulais enrichir ma culture personnelle. La Pologne était un pays dont je ne connaissais pas grand-chose, et c'est justement ça qui m'intéressait !
Pourquoi avez-vous choisi Varsovie ?
Varsovie était le seul choix en Pologne pour mon cursus. Et même si ce n'était pas le cas, j'aurais choisi Varsovie pour plusieurs raisons. La première est que j'allais y vivre 10 mois, donc être dans la capitale m'assurait de ne pas trop m'ennuyer. Ensuite, la mobilité vers d'autres villes ou pays est plus simple depuis la capitale (avion, train, bus).
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'École des hautes études commerciales de Varsovie ?
Oui !
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bien. L'école organise une semaine d'intégration au début des deux semestres réunissant tous les étudiants internationaux. On découvre la ville à travers des jeux ludiques. On découvre aussi la vie nocturne. On s'attache très vite aux autres étudiants.
Quel était votre cours préféré ?
"Business plan". Le professeur était génial et on a présenté notre projet au Google Campus de Varsovie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau d'anglais moyen et j'ai beaucoup progressé. Mais cela dépend de chacun. Pour ma part, j'ai refusé des colocations avec des francophones pour m'obliger à parler anglais en dehors des cours.
Avez vous pris des cours de polonais ?
Oui j'ai pris des cours de polonais pour pouvoir me débrouiller au supermarché ou autres situations de la vie quotidienne. En effet, beaucoup de Polonais ne parlent pas anglais et on ne peut pas leur reprocher ça. On doit s'adapter. L'école propose des cours.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Pologne ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, il s’agissait de ma toute première fois. J'ai adoré ! Varsovie n'est pas très jolie, qu'on se le dise. Mais c'est une ville qui a beaucoup à offrir ! Les habitants sont géniaux, on y trouve des bars et restaurants sympas, et des boîtes de nuit top.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Vraiment pas cher ! Mon pass pour les transports me coûtait 10€ par mois. Je remplissais mon frigo pour très longtemps avec 100€, et une bière coûte entre 1 et 2€. Vous pouvez manger dans un bon restaurant pour 10€.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
La bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
N'ayez pas peur du froid, on s'y fait. Et apprenez à découvrir tout de cette ville ! Profitez des parcs, des bars branchés. A l'université, n'hésitez pas à poser des questions aux étudiants polonais qui sont en charge de votre intégration, ils sont au top.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Pologne est différente de la France ?
Oh que oui. On y respecte vraiment les règles. Ce n'est vraiment pas à prendre à la légère. Comparé à Paris, on se sent beaucoup plus en sécurité à Varsovie. Mais c'est moins vivant, les personnes y expriment moins leurs sentiments qu'en France, ce qui peut faire bizarre au début.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur polonais ?
Oui, il y a beaucoup de travaux de groupe et beaucoup moins de cours en amphithéâtre en Pologne. Il y a également beaucoup de QCM à l'américaine.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, cette mobilité m’a apporté une façon différente d'étudier. Au niveau professionnel, j'ai actuellement un emploi et je dois travailler en groupe avec des personnes ne pensant pas forcément comme moi, comme à SGH. Sur le plan personnel, j'ai appris sur moi-même. J'ai dû quitter ma famille et mes amis pendant 10 mois. J’ai fait des rencontres inoubliables et garde des souvenirs à vie !
Quels sont vos projets à court terme ?
J’aimerais intégrer un master qui me plaît.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je me vois travailler dans un autre pays (pourquoi pas la Pologne), ou à la tête de ma propre entreprise.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, au Portugal ou en Pologne.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
Il ne faut pas avoir peur de partir. Toute expérience est bonne à prendre. Notre temps est compté et il faut en profiter et sortir de sa zone de confort. Partir, c'est aussi se défaire de beaucoup de préjugés. Amusez-vous !
-
Portugal (ISEG - Université de Lisbonne)
Emma, Portugal (2018-2019)
Emma, étudiante en management, est partie en échange 5 mois à l’ISEG - Université de Lisbonne (Portugal) pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Portugal ?
J'ai choisi de partir à l'étranger afin de pouvoir découvrir un autre mode de vie, des méthodes d'éducation différentes de celles enseignées en France, ainsi que de pouvoir découvrir des personnes du monde entier et de pouvoir améliorer mon anglais. J'ai choisi le Portugal pour son climat, pour l'université, et pour sa localisation géographique permettant de découvrir d'autres villes / pays aux alentours.
Pourquoi avez-vous choisi Lisbonne ?
J'ai choisi Lisbonne car il y avait une bonne université en Économie et Gestion, et que c'est une ville agréable pour vivre.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'ISEG - Université de Lisbonne ?
Avant de me renseigner sur les universités partenaires, je ne connaissais pas l'ISEG.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'intégration au sein de l'université s'est très bien déroulée, la plupart des cours proposés étaient pour les étudiants Erasmus, donc j'ai pu rencontrer de nombreux amis rapidement. Il y a également des associations qui organisent des soirées, sorties, voyages pour les étudiants en Erasmus, ce qui permet de rencontrer de nouvelles personnes. Concernant le logement, je me suis débrouillée seule, mais il y a plusieurs sites qui proposent des colocations.
Quel était votre cours préféré ?
"Operation & Production Management".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'ai choisi d'avoir mes cours en anglais, mon niveau a bien évolué lors de l'échange, et ce, grâce aux cours mais également aux échanges avec les autres étudiants Erasmus.
Avez vous pris des cours de portugais ?
Oui, j'ai pris des cours de portugais qui étaient proposés par l'université.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Portugal ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'étais déjà allée au Portugal, ce n'était donc pas ma première fois. La vie sur place est très agréable, Lisbonne est une petite ville, mais suffisamment grande pour ne pas s'ennuyer. Il y a beaucoup d'activités, de visites et de sorties à faire. Les autres villes du Portugal sont facilement accessibles depuis Lisbonne, il est donc possible de découvrir le pays.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est moins important qu'à Paris, cependant comme tout est moins cher on se fait plaisir et cela peut revenir cher... Par exemple, on peut manger au restaurant pour 10-12€..
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié d'une bourse de mobilité Erasmus +, qui était d'un montant de 770€ pour le semestre.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Allez-y ! Choisissez des cours qui vous intéressent et qui peuvent vous apporter une valeur ajoutée. Essayez d'optimiser votre emploi du temps pour ne pas avoir cours le vendredi, afin de pouvoir partir en week-end pour visiter le Portugal, l'Espagne, les îles ou encore le Maroc. Profitez d'être à Lisbonne pour découvrir les villes du Portugal, pour profiter du soleil, du surf et de la vie calme et agréable.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Portugal est différent de la France ?
D'un point de vue culturel, le Portugal n'est pas vraiment différent de la France car c'est un pays européen. Cependant le mode de vie est différent à celui de Paris, la vie est beaucoup moins stressante, les gens sont beaucoup plus calmes, et sympas, c'est le mode de vie du sud !
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur portugais ?
Les méthodes d'enseignement sont un peu différentes, en effet les profs étaient plutôt dans une optique de nous apprendre des choses plutôt que de nous noter. De plus, à la fin de chaque semestre, les étudiants devaient noter les profs d'ISEG, peut-être que cela pousse les profs à être plus dans la valeur ajoutée qu'ils peuvent nous apporter que juste l'évaluation à la fin du module.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, cet échange m'a permis de découvrir de nouvelles matières non enseignées dans mon cursus en France telles que Social Network Analysis ou encore Experimental Economics. Sur le plan professionnel, cet échange m'a permis d'améliorer mon anglais. Sur le plan plus personnel, je pense que cet échange m'a permis de découvrir un nouvel environnement, de sortir de ma zone de confort parisienne. Être livré à soi-même dans un pays où l'on ne connait personne permet d'aller vers les autres, de s'ouvrir, et de gagner en maturité.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, je termine mon Master 2 pour ensuite commencer à travailler dans un cabinet d'audit.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, je me vois autre part qu'à Paris.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, je ne sais pas encore où mais Lisbonne me tente bien. J'y retourne régulièrement car beaucoup d'amis sont restés vivre là-bas.
-
République tchèque (Université Charles de Prague)
Élisa, République tchèque (2019-2020)
Élisa, étudiante en histoire, est partie en échange 4 mois à l’université Charles de Prague (République tchèque) pendant son année de Licence 3 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en République tchèque ?
Je souhaitais vivre une nouvelle expérience, rencontrer de nouvelles personnes issues d'autres pays, découvrir une nouvelle culture, voyager, et m'ouvrir l'esprit. Le choix du pays s'est fait « par défaut » au départ : étant en double licence il n'y avait pas énormément de choix et je souhaitais avoir mes cours en anglais (ce qui n'étais pas forcément possible en Italie ou en Espagne et j'avais quand même envie d'aller dans un pays inconnu). Parallèlement, en discutant avec d'autres étudiantes déjà parties, j'ai réalisé que cette destination me correspondait très bien.
Pourquoi avez-vous choisi Prague ?
On m’a toujours dit beaucoup de bien de Prague donc même si je ne connaissais pas du tout je n'étais pas inquiète.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Charles de Prague ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Impeccable, tout est fait pour nous rassurer. On reçoit de nombreux mails avant la rentrée universitaire indiquant précisément ce qu'il faut penser à faire/ à prendre avant et pendant notre séjour. Une fois sur place il y a pré-rentrée, visites des bâtiments, etc. Le personnel administratif est à l'écoute et souvent disponible. Il existe plusieurs organisations Erasmus (ESN, Oh My Prague, etc.) qui aident à s'intégrer et découvrir la ville.
Quel était votre cours préféré ?
"Memory of Holocaust in Central Europe".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
B1/ B2. Oui, j’ai énormément progressé car j'étais très très peu à l'aise à l'oral en anglais et au bout de quelques semaines ça devenait naturel (même si toujours des fautes, plus aucune crainte de parler en anglais et j'arrive beaucoup mieux à m'exprimer).
Avez vous pris des cours de tchèque ?
Oui, des cours de débutant en tchèque.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en République tchèque ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, très peu cher, vie facile (transports publics supers avec des Tramways toute la nuit). Cadre de vie très agréable (nombreux parcs).
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Très peu cher : le titre de transport étudiant était d’environ 5 euros par mois (pour tous les transports au sein de Prague), la pinte de bière à 1,5-2 euros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ études.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Suivre les groupes Facebook d'associations pour les étudiant.e.s Erasmus (moyen de faire des rencontres, de trouver des colocataires, d'être tenu informé des évènements, etc.), et ne pas oublier qu'il n'y a pas l'euro (couronne tchèque).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la République tchèque est différente de la France ?
Noël a une grande importance (décorations partout, plus qu'en France), fête nationale qui célèbre d'autres choses avec d'autres rituels, de nombreux lieux alternatifs, et une nourriture beaucoup moins raffinée.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur tchèque ?
L’enseignement français est centré sur l'écrit, la méthode est beaucoup plus exigeante.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Plus à l’aise en anglais, plus autonome, davantage envie de voyager, cette expérience m'a permis d'être beaucoup plus indépendante et de ne plus avoir peur de partir seule quelque part.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon M1, faire une année de césure pour aller à l'étranger à nouveau, faire mon M2 toujours à Paris 1.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Là comme ça je ne sais pas.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui ! En République tchèque (Prague) pourquoi pas car j'ai vraiment adoré, mais peut-être pas pour très longtemps non plus car les hivers sont rudes ! En Espagne j'aimerais beaucoup aussi.
-
Roumanie (Université Alexandru Ioan Cuza de Iași)
Claire, Roumanie (2021-2022)
Claire, étudiante en géographie, est partie en échange 6 mois à l’université Alexandru Ioan Cuza de Iași (Roumanie) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Roumanie ?
Je souhaitais réellement progresser en anglais. Lors du 3e appel, en Europe, il restait des places en Roumanie avec des enseignements en anglais et beaucoup de facilités pour partir.
Pourquoi avez-vous choisi Iași ?
Iasi n'est pas la capitale, mais pas inactive pour autant, bien au contraire. C'est une ville très étudiante, faite pour des étudiants. La ville se trouve dans la région de Moldavie, une des plus anciennes de Roumanie avec une culture encore très conservée.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université Alexandru Ioan Cuza de Iași ?
Comme la première université roumaine.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'intégration s'est faite très simplement étant donné que nous étions pour la plupart dans une résidence étudiante pour les Erasmus. Nous étions en colocation et il était très facile de parler avec les personnes dans les espaces communs. Il y a également l'association 'ESN', qui existe dans toutes les villes étudiantes, qui avait organisé quelques évènements pour l'intégration et la découverte de la ville.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré a été "Ecology". L'enseignant-chercheur nous faisait le cours spécialement pour nous en anglais et traitait de sujets très diversifiés. Il nous a également emmené en sortie de terrain avec d'autres étudiants roumains pour découvrir une belle forêt roumaine et ses interactions écologiques.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais une assez bonne compréhension de l'anglais, ce qui m'a permis de partir, mais un très mauvais niveau d'expression orale et écrite. Cette mobilité m'a fait énormément progresser, il m'est maintenant possible de parler et écrire avec fluidité.
Avez vous pris des cours de roumain ?
Cela était possible mais j'ai fait le choix de ne pas apprendre le roumain (même si nous avons appris les bases naturellement).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Roumanie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était ma deuxième expérience en Roumanie, j'y avais passé 1 mois avec une association auparavant. La vie sur place n'est pas stressante, on se sent en sécurité dans les villes, on trouve de tout dans les supermarchés. Le climat est le même qu'en France mais avec plus d'extrêmes. Les Roumains sont très sympas, même si pas extrêmement ouverts aux premiers abords.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est inférieur à celui de France, nous pouvions bien manger pour moins de 2€ par repas. Une boîte d'œufs bio coûte 1,50€ et le pain 0,30€, un ticket de bus 0,25€. Le logement en résidence 80€ par mois. Le LEI roumain tend à augmenter doucement (tant mieux pour eux !).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
La bourse Erasmus+.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De profiter de la résidence étudiante et aller à la réunion de rentrée pour tout bien comprendre pour le reste du semestre. Ne pas hésiter à aller voir les professeurs directement et à bien rester en communication avec eux. Profiter du système ferroviaire roumain, très lent mais peu cher, qui permet de bien découvrir le pays et les autres pays d’Europe de l'est.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Roumanie est différente de la France ?
La Roumanie n'est pas si éloignée de la France, surtout dans les villes. Il y a un doux mélange entre influence américaine, les anciens pays latins, et de l'ancien régime communiste. La culture moldave est aussi encore très présente. Effectivement le milieu rural ressemble à la France des années 50 avec des charrettes pour se déplacer.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur roumain ?
Les cours sont à plus petits effectifs avec des professeurs très proches des élèves et qui parlent beaucoup de leurs recherches. Ils nous demandent notre avis en cours. Le fonctionnement global reste le même, si ce n'est que vous aurez beaucoup de travail à faire en autonomie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Le choix des masters s'est fait durant ma mobilité et elle a clairement orienté mon choix sur un master avec du terrain et plus de concret. J'en retire également beaucoup d'exemples que j'utilise pour mettre en regard des exemples étudiés en cours. J'ai moins de difficulté à travailler en anglais, ce qui peut être indispensable dans beaucoup de milieux professionnels. D'un point de vue personnel j'en retire beaucoup de choses : de la confiance aux autres et en moi-même, la découverte de beaucoup d'émotions et une ouverture d'esprit. Une envie également d'être utile et de voyager sans empreinte carbone.
Quels sont vos projets à court terme ?
Faire un master et m'enrichir d'expériences associatives et professionnelles.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
En France. Partir dans un autre pays, permet tant d'apprécier le sien que de voir ce qui pourrait y être amélioré et de vouloir y contribuer efficacement.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pas pour le moment.
-
Royaume-Uni (Université du Kent)
Élisa, Royaume-Uni (2019-2020)
Élisa, étudiante en droit, est partie en échange 4 mois à l’université du Kent (Royaume-Uni) pendant son année de Master 1 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Royaume-Uni ?
Je voulais découvrir un autre système académique et une autre culture, et perfectionner mon anglais.
Pourquoi avez-vous choisi le Kent ?
Parce que c’était en Angleterre et que l'université du Kent me donnait bonne impression aussi bien au niveau académique (La Kent Law School bien classée à l'international) que pour son cadre.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université du Kent ?
Avant, jamais.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Génial, l'administration est extrêmement bien organisée et prend vraiment soin des nouveaux arrivants. Tout est guidé, et l'intégration largement facilitée. On trouve aussi facilement d'autres Français sur le campus.
Quel était votre cours préféré ?
"Public International Law".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 à la lecture et à la rédaction mais pas à l'oral. Aujourd'hui je n'ai plus ce blocage et je suis à l'aise pour tenir une conversation que ce soit en cours ou en dehors.
Avez vous pris des cours d'anglais sur place ?
J'ai pris des cours d'anglais d'apprentissage des méthodes ("essay writing").
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Royaume-Uni ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non, ce n'était pas ma première fois. J'ai retrouvé le cadre accueillant et chaleureux que j'adorais déjà au Royaume-Uni. L'ambiance de vie, au niveau étudiant mais aussi en dehors du campus est apaisante et les habitants sont profondément gentils.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie était élevé, du fait de la conversion euros/livres sterling. Par exemple, pour un restaurant, il faut compter plus de 15 livres, alors qu'en France entre 10 et 15€ suffiront.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ (1200€ environ) et la bourse du Crous (de 900€, qui est arrivée bien après mon retour d'Angleterre.).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je leur dirais de foncer, qu'ils pourront découvrir un cadre vraiment sympathique et profiter d'un système académique réellement enrichissant.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Royaume-Uni est différent de la France ?
Il est différent dans son ouverture aux autres. Par exemple, en cours, il y avait dans ma filière beaucoup d'étudiants internationaux. Chacun voulait véritablement converser avec chacun, au-delà des différences. C'est vraiment le côté accueillant et chaleureux qui dénote.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur britannique ?
Tout est radicalement différent. Mes cours en amphithéâtre (lectures) étaient dispensés avec maximum 50 élèves, mais plus souvent autour de 20 à peine et l'on pouvait poser des questions au professeur qui n'hésitait pas à nous demander nos avis. En TD ("seminars"), il y avait un réel échange sur nos idées entre les élèves mais aussi avec le professeur. En droit, c'est drastiquement différent car il n'y a pas de galop d'essai ni même de partiels, qui sont remplacés par des "essays" (qui demandent néanmoins aussi beaucoup de travail). Mais il y a beaucoup moins de conformisme.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai appris sur moi-même car j'ai vécu seule pour la première fois. Sur le plan académique, j'ai compris que certains systèmes étaient plus ou moins adaptés à certains types d'étudiants et qu'échouer au sein d'un système ne nous catégorisait pas. J'ai aussi lié d'incroyables amitiés qui perdurent toujours 1 an après.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon année de césure.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Peut-être travailler à l'étranger, peut-être pas. Seul l'avenir me le dira !
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, au Royaume-Uni.
-
Serbie (Université de Belgrade)
Clara, Serbie (2018-2019)
Clara, étudiante en management, est partie en échange 5 mois à l’université de Belgrade (Serbie) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Serbie ?
Je souhaitais un pays où je ne connaissais rien et où je devais obligatoirement me servir de l'anglais pour discuter ! Un pays que personne n'allait connaitre et qui me permettrait de m'ouvrir à une nouvelle culture.
Pourquoi avez-vous choisi Belgrade ?
Seule ville possible dans ce pays - c'est la capitale.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Belgrade ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Parfaitement bien, je me suis fait beaucoup d'amis grâce à l'association ESN (Erasmus Student Network).
Quel était votre cours préféré ?
Management des Ressources Humaines.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Apparemment B1/B2 avant le départ, aujourd'hui je peux dire que la progression est clairement visible ! Je me sens beaucoup plus à l'aise et je pense avoir un B2 confirmé sans prétendre au C1 (car je n'ai jamais passé de test le confirmant).
Avez vous pris des cours de serbe ?
Non.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Serbie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, j'ai pensé que c'était une ville fantastique, j'y retournerai.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Très peu cher, 5€ un repas complet au restaurant, c'est incomparable avec le coût de la vie en France.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
D'y aller sans se poser de question, il y fait bon vivre ! Faites confiance aux pays de l'Est !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Serbie est différente de la France ?
Incomparable. La culture vient de l'empire Ottoman, Belgrade est une ville pleine d'histoire ! Mais c'est au niveau de la gastronomie et de la politique que les différences sont majeures. C'est un pays qui se construit encore sur plusieurs points.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur serbe ?
Oui ! Les examens se font tous à l'oral, il y a beaucoup de travaux de groupe, pas d'amphis et uniquement des TD. Le système est intéressant.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Apports humains - on grandit toujours d'une expérience pareille, on ne s'en remet pas, on a qu'une envie : recommencer. Sur le plan professionnel, l'autonomie, l'indépendance et la confiance en soi en sont les résultats.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon master 2.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Partout et nulle part.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Potentiellement au Royaume-Uni, mais la France c'est bien aussi. Je reviens d'une expatriation au Canada déjà :) Je fais une pause maintenant.
-
Suède (Université de Stockholm)
Alice, Suède (2020-2021)
Alice, étudiante en double licence économie-histoire, est partie en échange 4 mois à l'université de Stockholm (Suède) pendant son année de Licence 3 (année 2020-2021).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Suède ?
J'ai tout d'abord choisi de partir en Suède car je n'avais jamais visité les pays nordiques. On entend souvent parler de ces pays pour leurs systèmes universitaires, leur très bonne maîtrise de l'anglais, mais également leur engagement écologique. Voulant me lancer dans des études d'économie du développement et financement de politiques de développement durable, ce pays était la destination idéale.
Pourquoi avez-vous choisi Stockholm ?
Je suis en double-licence économie-histoire, et pour pouvoir partir, il faut un accord dans l'université avec les deux départements. Je n'ai pas eu trop de choix concernant les destinations.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Stockholm ?
Non, je ne m'étais pas intéressée plus que ça à l'Université de Stockholm.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Pour des raisons personnelles je n'ai pas pu partir en Suède mi-août comme le font beaucoup d'étudiants. En effet, beaucoup d'étudiants Erasmus sont arrivés mi-août en Suède pour profiter des longs jours ensoleillés. L'Université de Stockholm propose également un service d'accueil. Des autocars viennent vous chercher à l'aéroport qui se trouve au Nord de Stockholm et vous emmènent sur le campus de l'Université. Ce service était proposé le 22 et 23 août. Ainsi, beaucoup d'étudiants ont pu se rencontrer et se lier d'amitié à ce moment. Cela vous évite également de payer 50 voire 60 euros de taxi pour vous rendre jusqu'au campus.
L'Université de Stockholm propose des logements sur plusieurs campus dont un juste à côté de l'Université, mais il faut s'y prendre tôt pour avoir une place, car les chambres ne sont pas très chères (450€/mois).
Je n'ai pas eu beaucoup de mal à me faire des amis. Je vivais donc sur le campus à côté de l'Université comme la plupart des étudiants Erasmus. De plus, des évènements sont organisés par les associations étudiantes pour permettre à tout le monde de se rencontrer. Il ne faut surtout pas hésiter à s'y rendre.
Quel était votre cours préféré ?
J'ai beaucoup apprécié le cours de développement économique. La plupart des cours étaient dispensés en petit groupe, ce qui permet d'avoir une meilleure relation avec les professeurs, qui furent pour ma part extrêmement bienveillants. Mon professeur de développement économique a même accepté de me rédiger des lettres de recommandation pour les Masters.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'ai fortement progressé en anglais. Mon niveau était à peu près à B2 avant de partir. J'ai eu la chance de partir en Suède, où la très grande majorité des Suédois sont bilingues et donc je n'ai pas eu à m'exprimer en suédois. Il faut faire attention lors du choix de sa destination. En effet, même si vous suivez des cours en anglais, les habitants et commerçants ne parleront peut-être pas ou peu anglais, ce qui peut parfois être compliqué, notamment pour se faire aider. En Suède tous mes cours étaient dispensés en anglais, et l'intervention orale est très encouragée. Même si j'avais un peu peur de m'exprimer en anglais au départ avec les Suédois de mon cours, ils m'ont vraiment encouragée à le faire, et cela m'a aussi permis de prendre confiance en moi et bien sûr de progresser. Les Suédois sont très bienveillants, ne se moquaient pas lorsque je faisais une erreur ou alors ne parlaient pas suédois devant moi (ce que beaucoup de Français vont faire lorsqu'ils sont avec des étrangers). Je ne me sentais donc pas « en trop » dans le cours (alors que j'étais la seule étudiante Erasmus dans un cours de 24 élèves).
Il ne faut surtout pas avoir peur de parler anglais, d'écrire... ce n'est qu'avec la pratique que vous allez progresser. Petit à petit je pensais, rêvais et parfois parlais en anglais avec des Français. Cependant, je pense avoir progressé dans le sens où aujourd'hui j'arrive facilement à m'exprimer, faire des phrases, les mots sortent tout seuls sans avoir besoin de réfléchir avant. Je ne pense pas avoir découvert beaucoup de nouveaux mots mais je fais moins de fautes, je suis bien plus à l’aise.
Avez vous pris des cours de suédois ?
J'ai pris quelques cours de suédois, mais non évalués.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Suède ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Comme dit précédemment, c'était la première fois pour moi que je me rendais en Suède. Malgré la période compliquée, la Suède a adopté une méthode toute autre : aucun masque dans les transports, bars et salles de sports ouverts... J'ai vraiment eu de la chance de partir dans un pays où la crise sanitaire ne se faisait pas trop ressentir. Cependant, tous mes cours étaient en ligne et les partiels à l'Université.
Les Suédois sont très accueillants et bienveillants. Pour avoir parlé avec certains Suédois, la pression concernant le travail à l'Université n'est pas du tout la même, c'est un système différent où la place est plus donnée à la réelle acquisition de compétences qu'à un bachotage permanent. L'année de césure ou le redoublement ne sont pas des choses mal vues.
Concernant le reste, la vie en Suède est assez calme, c'est un endroit assez reposant. A Stockholm on n’a pas vraiment l'impression d'être dans la capitale car il y a beaucoup de verdure. Une chose très importante là-bas est le fika, (une pause-café, goûter dans l'après-midi). J'ai vraiment apprécié cette manière de partager un moment avec ses amis, échanger, se reposer l'esprit...
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie dans les pays nordiques est chère, ce n'est pas un mythe. Cependant Stockholm est la capitale des pays nordiques la moins chère. Le coût de la vie est important et notamment le logement si vous n'êtes pas logé sur un campus étudiant. Cependant, les prix à Stockholm ne sont pas affolants non plus comparés au prix de la vie à Paris. Quand on a les bonnes adresses, il est assez simple de ne pas dépenser énormément. C'est plus le train de vie Erasmus qui rend cette période assez onéreuse.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai pu toucher la bourse Erasmus+ de 1500€.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Foncez ! C'est une expérience humaine et scolaire incroyable. Ce sera l'occasion de rencontrer des personnes des 4 coins de la Terre et d'échanger avec eux. Vous allez découvrir de nouveaux styles de vie et de nouvelles cultures. L'adaptation peut être un peu longue, notamment si vous vivez, comme moi, dans un campus où vous partagez votre cuisine avec 9 autres personnes... mais c'est une expérience à vivre ! Cette expérience m'a permis de progresser en anglais et également de préciser mon orientation grâce à la rencontre d'un professeur absolument génial ! J'ai pu découvrir un nouveau système universitaire, et cela m'a fortement donné envie de continuer mes études à l'étranger !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Suède est différente de la France ?
Bien sûr ! Les Suédois sont beaucoup moins stressés (cela reste mon point de vue). On parle du « lagom » c'est à dire « ni trop, ni pas assez », c'est le style de vie suédois. Je me suis vraiment sentie à ma place là-bas. Les Suédois sont extrêmement gentils et bienveillants, par exemple quand je demandais un renseignement dans la rue ou quoi, je n'ai jamais eu l'impression de déranger. Tous ceux que j'ai rencontré étaient très contents de rencontrer une Française et ont pris le temps d'échanger avec moi.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur suédois ?
En Suède, le temps de cours est moins volumineux. Les cours sont répartis en semestre, puis à l'intérieur du semestre en période A (septembre/octobre) et période B (novembre/décembre). J'ai eu tous mes cours en période A (choix personnel), et le rythme de travail était tout de même très soutenu. J'ai passé beaucoup de temps à la BU lors du mois d'octobre. De plus, les niveaux des cours restent élevés, voire très élevés. Le cours de macroéconomie que j'ai suivi était assez dur. Cependant, l'accompagnement de l'élève est de bien meilleure qualité. Les professeurs faisaient très attention à nous, et étaient de très bons conseils. Ils ne suivaient pas seulement un programme à la lettre, à finir avant telle date, mais adaptaient réellement le programme au niveau de la classe. Ils répondaient très scrupuleusement à nos questions et sans jugements. Les cours que j'ai suivi, notamment en histoire, n'étaient qu'avec des Suédois, c'est à dire que le niveau n'était pas adapté à des étudiants Erasmus, comme on peut l'entendre parfois. Certes, j'ai eu moins de cours, mais le niveau et le travail demandés étaient tout de même conséquents. La pédagogie reste tout de même meilleure en Suède selon moi, avec des cours avec moins d'élèves et un accompagnement plus personnalisé.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai pu trouver lors de cette mobilité une idée de Master. Suite à mon cours d'économie du développement, je me suis intéressée de plus près aux masters proposés dans cette discipline et à ses débouchés. Malgré le fait que je ne sache pas trop quoi faire comme métier plus tard, je suis convaincue qu'un master en économie du développement me plaira.
Quels sont vos projets à court terme ?
-
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
-
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne pense pas, j'ai beaucoup aimé mon voyage en Suède et j'aimerais pouvoir exercer dans d'autres pays plus tard, mais de là à y vivre sur une longue période je ne pense pas.
-
Turquie (Université de Galatasaray)
Louise, Turquie (2018-2019)
Louise, étudiante en droit, est partie en échange 5 mois à l'université de Galatasaray (Turquie) pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Turquie ?
Parce que je voulais développer mon profil international, en cohérence avec mes études de droit international, de préférence dans la zone MENA. De plus, l'aspect géopolitique de la Turquie m'a particulièrement attiré, et j'étais déjà parti à Istanbul auparavant, qui s'est révélé être un vrai coup de cœur.
Pourquoi avez-vous choisi Istanbul ?
Car j'étais déjà partie auparavant à Istanbul, qui s'est révélé être un vrai coup de cœur, mais également car c'était la seule ville possible en Turquie.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Galatasaray ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Super intégration avec un délégué de l'université qui avait pour mission de nous organiser des rencontres/soirées/apéros avec les Erasmus du semestre ainsi que les étudiants volontaires de l'université. Ce délégué nous a également aidé à remplir l'ensemble des procédures d'arrivée (conseils pour le logement, titre de séjour, etc.).
Quel était votre cours préféré ?
Étude du Moyen-Orient.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Les cours étaient dispensés en français.
Avez vous pris des cours de turc ?
Oui.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Turquie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non, j'y étais allée une semaine pour des vacances. La vie sur place est absolument géniale tant au niveau culturel (musées, musique, nourriture, football, etc.) qu'au niveau festif (nombreux festivals, vie de quartier animée, bars, etc.) mais également du fait de la diversité, tant à l'échelle de la ville d'Istanbul, qu'à l'échelle du pays.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Pas cher. Loyer : 200€ par mois / restaurant : pas cher / transport : 5€ par mois environ / cigarettes : 1€, etc.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, de la bourse Erasmus (700 euros).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Aucun conseil en particulier, à part de se laisser porter par le rythme incroyable d'Istanbul et de surtout voyager et découvrir le reste du pays.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Turquie est différente de la France ?
Complètement différente, avec une sociabilité et une hospitalité que je n'avais jamais connu jusqu'alors. Le côté religieux est présent (appel à la prière, ramadan, etc.) mais tout en acceptant la diversité et parvient à faire vivre ensemble des personnes d'origine culturelle diversifiée.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur turc ?
Oui. La Turquie laisse bien plus d'autonomie à ses élèves, et les modes d'évaluation sont beaucoup plus tournés vers des petits mémoires, des "papers", que sur du par cœur. La hiérarchisation professeur/élève était également beaucoup moins visible.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Ouverture d'esprit, souvenirs incroyables, apports théoriques très précieux pour la suite de mes études.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon Master 2 Droits africains, finir mon mémoire, passer le barreau.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Aucune idée.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pourquoi pas, en Turquie ce serait une possibilité, sinon dans un pays d'Afrique du Nord ou au Moyen-Orient.
-
Ukraine (Université nationale - Académie Mohyla de Kiev)
Laura, Ukraine (2019-2020)
Laura, étudiante en science politique, est partie en échange 4 mois à l’université nationale - Académie Mohyla de Kiev (Ukraine) pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Ukraine ?
Je n'avais pas effectué de mobilité étudiante à l'étranger et cette année était la dernière pour partir. L'Ukraine était une des destinations restantes en septembre 2019 pour un départ au second semestre et je m'y étais déjà rendue en tant que touriste quelques années auparavant. J'ai donc pensé que Kyiv serait la destination parfaite pour approfondir mes connaissances du pays et de l'Europe de l'Est hors Union européenne, compléter mes connaissances universitaires et apprendre une nouvelle langue.
Pourquoi avez-vous choisi Kiev ?
Kyiv est une très belle ville d'Europe de l'Est, peu connue et donc peu touristique mais avec un grand patrimoine, une double culture, beaucoup d'activités. C'est aussi une ville très étudiante qui évolue très rapidement et qui présente tous les avantages d'une capitale avec de grands espaces.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université nationale - Académie Mohyla de Kiev ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Le logement a été directement géré par le service des relations internationales de l'université, qui a été très réactif, ce qui m'a permis d'avoir une chambre en résidence universitaire. L'université étant à taille humaine, il est très aisé de rencontrer des étudiants ukrainiens, qui sont d'ailleurs très curieux, puisque peu d'étudiants étrangers y étudient. Un système de "buddy" a été mis en place pour que les étudiants internationaux puissent être guidés par des étudiants de l'université dans leurs démarches administratives et de la vie quotidienne, ce qui fut très utile. Des activités ont été organisées et je me suis rapidement fait des contacts avec mes camarades de classe, d'autres étudiants en échange et à la résidence.
Quel était votre cours préféré ?
Certainement un cours portant sur le concept de génocide en droit, avec un professeur très compétent et captivant, ce qui m'a permis de découvrir un pan de l'histoire ukrainienne que j'ignorais et d'opérer un retour sur des événements internationaux connus en passant par le droit.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais déjà un niveau C1-C2 en anglais en partant, mais la pratique quotidienne de l'anglais m'a sans doute permis de m'exprimer à l'oral avec davantage d'aisance.
Avez vous pris des cours d'ukrainien ?
J'ai suivi des cours d'ukrainien, trois fois par semaine pendant 1h30. Ce début d'apprentissage m'a été très utile pour comprendre et me faire comprendre, que ce soit au sein de l'université avec le personnel ou dans la vie de tous les jours, puisque l'anglais n'est pas encore très répandu. Je recommande de connaître l'alphabet cyrillique avant le départ pour être au moins en mesure de déchiffrer, ce qui s'avère très utile dans les transports.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Ukraine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce n'était pas ma première fois en Ukraine, je m'y suis rendue seule en 2017. Cet échange a été une expérience différente, par la longueur du séjour sur place et mes activités, mais surtout le contact avec la population a été plus approfondi. J'ai pu découvrir des lieux et des coutumes qu'on ne remarque généralement pas lorsqu'on s'y rend comme touriste. Les démarches administratives sont un peu complexes au premier abord, mais l'équipe de l'université est très disponible pour aider les étudiants en échange. Le coût de la vie est très abordable comparé à celui de Paris, ce qui permet de découvrir beaucoup de choses pendant le séjour. La vie à Kyiv est très animée mais il faut savoir où trouver l'information que l'on recherche et ne pas hésiter à demander, pour trouver des événements culturels ou des lieux spécifiques par exemple, car tout est majoritairement écrit en ukrainien ou en russe.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie en Ukraine est très abordable par rapport à la France, y compris à Kyiv. Un trajet en métro ou en bus coûte 30 centimes d'euros, un café ne dépasse jamais plus d'un euro, un repas dans une chaine de restaurants ukrainiens entre 3 et 5 euros, le loyer mensuel pour une chambre en résidence universitaire (cuisine et sanitaires partagés) une petite centaine d'euros. Les plus gros postes de dépenses sont pour le visa, la carte de séjour (obligatoire) et les vols Paris-Kyiv.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Il me semble plus intéressant d'avoir de bonnes bases en ukrainien ou en russe avant d'envisager un échange à Kyiv-Mohyla, car l'extrême majorité des cours est proposée en ukrainien (possibilité, selon les professeurs, de rendre les travaux en russe dans certains cas), la plupart des communications et l'équivalent de l'ENT le sont aussi. Dans tous les cas, être capable de rapidement lire le cyrillique est indispensable pour s'orienter et communiquer (dans le métro, au musée, pour faire des achats). Il est important de s'assurer avant le départ que les cours souhaités seront bien proposés lors de la période de l'échange, car des variations sont à prévoir et peuvent être difficiles à remplacer en cas de suppression d'un cours.
Kyiv demeure une destination encore peu connue des étudiants internationaux, il y en a très peu à Mohyla (nous étions quatre en échange lorsque j'y étais) ce qui permet d'être en complète immersion. La découverte de la ville et de la culture orthodoxe fut passionnante, les étudiants et l'équipe enseignante ont été très accueillants. Ce n'est pas une destination particulièrement festive, les cours sont exigeants, les modalités d'évaluation sont différentes (/100) avec une large part consacrée à l'expression orale. Je recommande totalement cette destination pour les étudiants curieux, qui n'ont pas peur de sortir des sentiers battus et d'aller vers les autres.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Ukraine est différente de la France ?
Le contact avec les gens peut paraître un peu plus difficile à établir qu'en France au premier abord, c'est pourquoi il ne faut pas hésiter à aller spontanément se présenter, poser des questions, demander de l'aide ou proposer des activités. D'un point de vue strictement culturel, l'usage des deux langues (l'ukrainien et le russe) est chose commune, cependant, dans certains cas, il convient d'être compréhensif et de faire des efforts pour utiliser l'une ou l'autre, et faire preuve de finesse lorsqu'on souhaite aborder des sujets sensibles.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur ukrainien ?
Le format des cours n'est pas le même, car l'université différencie les "séminaires" et les cours ("lectures") à proprement parler. La participation orale fait partie intégrante de la notation (prise de parole spontanée en plus des présentations/exposés), une préparation sérieuse des cours est requise (lectures obligatoires et complémentaires à réaliser chaque semaine) et les devoirs écrits d'un cours sur l'autre ne sont pas rares, en plus du partiel en fin de semestre. La notation est sur 100 points.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cet échange m'a permis d'assouvir en partie ma curiosité pour les pays de l'Est et d'en apprendre un peu plus sur l'Ukraine. J'y ai noué de réelles amitiés, ai pu commencer l'apprentissage d'une langue que je souhaite perfectionner et ai pu gagner en connaissances grâce à des cours que je n'aurais pas pu suivre en France.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je prépare les concours administratifs de la fonction publique française.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
A l’étranger.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, peu importe où.
Témoignages hors Europe
-
Afrique du Sud (Stage - Consulat Général de France au Cap)
Naomi, Afrique du Sud (2019-2020)
Naomi, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 6 mois au Consulat Général de France au Cap pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi en Afrique du Sud ?
Je suis passionnée par l'Afrique du Sud depuis de nombreuses années. Je souhaitais tout particulièrement réaliser un stage au Consulat général de France au Cap afin de renforcer mes connaissances sur l'histoire, la société et la culture de ce pays.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
L'année précédente, en 2019, lors de mon séjour en Afrique du Sud dans le cadre de mon Master 2 recherche, j'avais organisé un événement caritatif pour le Mandela Day à l’Alliance française du Cap, au nom de l’ONG française 2AEAS dont je suis membre, en soutien à la Denis Goldberg Foundation, et en coopération avec le Consulat Général de France au Cap. La soirée a été très appréciée par le Consulat, ce qui m'a permis d'y obtenir un stage.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée en Afrique du Sud ?
J'avais déjà séjourné à plusieurs reprises au Cap (13 mois au total) donc l'adaptation n'a posé aucun problème. En arrivant, j'ai logé chez des amis sud-africains le temps de me trouver un studio, ce qui a été très rapide. Cependant, l'Afrique du Sud étant un pays avec des inégalités sociaux-économiques et un taux de criminalité extrêmement important, les conditions de vie sont, selon moi, très pesantes et oppressantes au quotidien.
Et dans votre organisme d’accueil ?
Je me suis très bien entendue avec l'ensemble de l'équipe du Consulat Général de France au Cap, tout particulièrement ma tutrice de stage, la Consule Adjointe et le Consul Général.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais déjà un bon niveau d'anglais en arrivant grâce à mes précédents séjours en Afrique du Sud. Je ne pense pas avoir particulièrement progressé.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
J'ai eu l'opportunité de prendre des cours d'Afrikaans dans le cadre de mon stage au Consulat Général de France au Cap (qui représente l'une des 11 langues officielles du pays).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Afrique du Sud ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non, il s'agissait de ma cinquième fois. J'avais déjà vécu 13 mois en Afrique du Sud cumulés au total. Le Cap est une très belle ville et l'Afrique du Sud un pays très intéressant. Cependant, les inégalités socio-économiques et le taux de criminalité importants rendent selon moi les conditions de vie oppressantes et difficiles à supporter sur le long terme.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Au Cap, le coût de la vie est un peu moins élevé qu'en France. Etant donné qu'il y a beaucoup d'Européens qui y résident et qu'il s'agit d'un endroit touristique très en vogue, les loyers peuvent être équivalents à une grande ville française (hors Paris).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Je conseillerais à un étudiant de Paris 1 qui a une opportunité de stage en Afrique du Sud de s'y rendre car une expérience à l'étranger est extrêmement enrichissante, tant du point de vue professionnel que personnel. Cela lui permettra de découvrir de nouvelles cultures et d'acquérir une expérience à l'étranger, qui est un énorme avantage sur un CV. L'Afrique du Sud étant un pays compliqué à vivre (criminalité, pauvreté, inégalités sociaux-économiques, etc.), l'étudiant devra cependant bien prendre conscience de ces conditions de vie, qui peuvent parfois être pesantes, mais pas dangereuses si l'on reste vigilant. Avec une expérience professionnelle dans ce pays, l'étudiant pourra montrer à un employeur qu'il est autonome, entreprenant et capable d'assurer des missions en dehors de sa zone de confort.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l’Afrique du Sud est différente de la France ?
Oui, c'est complètement différent, bien que le Cap reste une ville avec beaucoup d'influences culturelles européennes, notamment en raison de la présence de beaucoup d'Européens.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail sud-africain ?
Oui.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Mon stage au Consulat Général de France au Cap m'a permis d'obtenir un stage à l'UNESCO, à la suite duquel j'y ai été embauchée en tant qu'Assistante de Programme. Ce stage à l'étranger m’a permis de consolider mes compétences et savoirs professionnels, de renforcer mes compétences relationnelles, de vivre des expériences uniques et de rencontrer des personnes intéressantes qui ont un parcours atypique. A travers mes missions et rencontres, j’ai également pu consolider mon projet professionnel futur. Je me suis aussi rendue compte que je souhaite vivre en France sur le long terme.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je viens d'être embauchée en tant qu'Assistante de Programme à l'UNESCO. J'ai pour projet d'effectuer une thèse en Histoire dans quelques années.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Professeur des Universités en Histoire.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Sur le court terme, oui, pour gagner en expérience professionnelle. Sur le long terme, je souhaite vivre en France, ce que j'ai compris lors de mes mobilités internationales.
-
Arabie saoudite (Stage - Mission de Défense de l'Ambassade de France)
Dina, Arabie saoudite (2019-2020)
Dina, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 4 mois à la mission de Défense de l'Ambassade de France en Arabie saoudite pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi en Arabie saoudite ?
Le stage s'inscrivait dans le cadre du Master 2 CIAMO (spécialité Sécurité et Défense). Je souhaitais partir pour un pays du Moyen-Orient, en mutations profondes.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
Candidature spontanée.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée en Arabie saoudite ?
Mon arrivée a été organisée par la Mission militaire de Défense (MDD). Les militaires m'ont intégrée tel un camarade à leur équipe. J'ai donc été rapidement intégrée. Le logement est au sein de l'ambassade.
Et dans votre organisme d’accueil ?
J'ai été intégrée parfaitement à la MDD. J'ai été présente à l'équipe et j'ai pu donc travailler avec tout le monde.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'ai progressé en arabe et en anglais.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Je n'ai pas pris de cours d'arabe.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Arabie saoudite ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Il s’agissait de ma première fois en Arabie saoudite. La vie sur place est coûteuse, mais il faut s'intégrer à la société et discuter avec les Saoudiens pour mieux connaître et comprendre le fonctionnement. Toutefois, la vie est aussi très différente en termes de mobilité, il faut en tenir compte.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie sur place est équivalente à une grande ville européenne telle que Londres ou Paris. Mais, il est possible de trouver des supermarchés peu chers, il faut éviter les lieux d'expatriés comme Carrefour, etc. Le Uber est très peu cher. Tous les musées et les lieux culturels sont payants, environ 20€.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Parler l'arabe et avoir une forte adaptabilité.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Arabie saoudite est différente de la France ?
Totalement différente. La société a encore des traits bédouins, tout en étant très occidentalisée.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail saoudien ?
Le vendredi, jour saint, il n'y a aucune d'administration qui travaille. Certaines s'arrêtent durant les heures de prières, en journée de travail. Il est important d'en tenir compte pour circuler ou contacter.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Une expérience terrain et une maturité.
Quels sont vos projets à court terme ?
Un autre stage au Moyen-Orient.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans la haute fonction publique.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, dans la région ANMO (Afrique du Nord et Moyen-Orient).
-
Argentine (Université UCES)
Laurène, Argentine (2017-2018)
Laurène, étudiante en philosophie, est partie en échange 12 mois à l’UCES (Argentine) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Argentine ?
J'ai choisi de partir à l'étranger car c'était l'occasion de vivre une expérience enrichissante dans le cadre de mes études : avoir la possibilité de finir ma licence et de voyager. Ce qui me semble être une chance à ne pas rater est le fait que ce n'est pas une année de césure, une année "off", mais bien une année qu’il faut de toute façon valider pour avancer dans son parcours d'études supérieures. Je me suis donc dit que quitte à faire ma dernière année de licence, autant la suivre à l'étranger, ce sera l'occasion de perfectionner une langue étrangère, de découvrir une nouvelle culture et une nouvelle façon d'étudier, et de voyager. J'ai choisi l'Argentine car je voulais partir en Amérique Latine dès le départ, et ce pays m'attirait simplement plus que les autres proposés.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Buenos Aires ?
Je suis partie à Buenos Aires car il existait déjà une université partenaire de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'UCES ?
Non, pas du tout.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Je ne me suis pas fait d'amis au sein de mon université pour des questions d'horaires (cours de 19h à 22h ou 23h) mais ça n'a pas été un problème sachant que j'ai eu l'occasion de rencontrer du monde ailleurs (activités, sorties, etc.) J'ai cherché un logement rapidement et j'ai eu la chance de trouver une colocation seulement avec des Argentins, ce qui m'a permis de m'intégrer rapidement.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré a été celui de portugais (avec une professeure brésilienne).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en espagnol lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'étais déjà capable de me faire comprendre et de comprendre l'espagnol. L'espagnol d'Argentine étant très différent de l'espagnol en général, il m'a fallu un petit temps d'adaptation, et aujourd'hui je suis totalement bilingue.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Argentine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la première fois que j'allais en Argentine. Pour faire simple, je suis tombée amoureuse du pays, de la culture, des gens. J'avais une qualité de vie très bonne, dans un pays où règne l'entraide et l'envie de partager. Ça m'a fait beaucoup de bien de sortir de Paris.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie sur place revient à très peu cher pour un Français ayant des euros. Mon loyer s'élevait à 6 000 pesos (soit 300 euros lorsque le pesos était à 20 pour 1 euro) et je vivais dans une grande maison avec une personne venant faire le ménage deux fois par semaine. Après le gros pic d'inflation du pays en juin 2018, mon loyer a été réévalué, mais idem, c'est resté très peu cher comparé à Paris. Pour ce qui est de la vie de tous les jours, les fruits et légumes étaient très peu chers, les sorties culturelles quasi gratuites et les voyages abordables selon la région visitée. Ce qui est sûr c'est que ça reste bien moins cher que la vie à Paris.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Je n'ai pas bénéficié de bourse.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je leur conseillerais de ne pas hésiter à partir ! Il faut, certes, avoir un peu le sens de la "débrouille" pour partir seul(e) un an à l'étranger, mais les gens sont de toute façon prêts à aider en Argentine. Une fois sur place, je leur conseillerais de multiplier les expériences de toutes sortes afin de s'ouvrir sur cette nouvelle culture et de rencontrer des gens, d'éviter les autres Français qui restent souvent entre eux, et de regarder le monde sans préjugés, avec un regard neuf. Ce qui compte le plus est le fait d'être prêt à changer ses habitudes et avoir l'envie de découvrir autre chose. L'Argentine, à mon avis, ne décevra jamais quelqu'un qui part avec cela en tête.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Argentine est différente de la France ?
L'Argentine est culturellement très différente de la France. Tout y est plus flexible, moins normé. Les relations entre les gens sont moins formelles, plus spontanées et chaleureuses. Par exemple, il est normal de partager un maté avec le professeur lors des cours. La notion de ponctualité est différente. Plus généralement, les gens sortent davantage, tout est régi par le social, le groupe, ce qui crée une société à taille humaine, Buenos Aires ayant, de plus, à mon avis, l'aspect d'un village, où la vie de quartier est plus importante qu'à Paris par exemple. Il existe, certes, de grands axes avec beaucoup de voitures, mais entre ces grandes avenues les immeubles sont souvent bas, les rues sont toujours arborées et les gens se saluent dans la rue. De plus, le temps y étant propice, les gens vivent plus à l'extérieur, il y a beaucoup d'évènements dans la rue et dans les parcs, notamment les week-ends.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur argentin ?
Tout d'abord, il est difficile de comparer vraiment Paris 1 et l’UCES, Paris 1 étant une université publique et l’UCES étant privée. Pour vraiment avoir une idée des différences, il faudrait comparer Paris 1 à l’UBA (Université de Buenos Aires). Cependant, de mon expérience à l’UCES, il m'a semblé que l'enseignement français est plus structuré et l'étudiant sait ce qu'on attend de lui. A l’UCES, en philosophie, il était rare de faire des "dissertations à la française". On attendait de nous plus de connaissances précises des textes et moins d'organisation d'idées. Mais je le répète, mes amis de l’UBA ont eu la sensation que l'enseignement était assez similaire à celui de Paris 1. En termes d'horaires, à l’UCES, un cours dure entre 3 et 4 heures systématiquement. De plus, il n'existe pas de système de compensation des notes en Argentine. Il faut valider toutes les matières choisies pour avancer dans son parcours. Car oui, il y a tant de cours par année d'études, et l'étudiant choisit combien de cours de première année de licence par exemple il souhaite suivre, ce qui fait qu'un étudiant ayant un travail à côté peut choisir de faire sa première année de licence en deux ans. Ce qui compte, c’est de valider toutes les matières de la licence (qui dure de 4 à 5 ans), peu importe en combien d'années.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, j'ai appris comment était abordée la philosophie dans un autre pays, ce qui a été très enrichissant. Avoir vécu à l'étranger dans le cadre de ses études est toujours un point positif au sein d'un parcours académique à mon avis. Sur le plan personnel, vivre à l'étranger m'a ouvert l'esprit, m'a appris à me débrouiller en toutes situations, m'a responsabilisé, mais m'a aussi permis de rencontrer de nouvelles personnes de nombreux pays. Partir un an dans l'hémisphère sud c'est aussi vivre les grandes vacances en janvier-février, donc avoir l'occasion de voyager au sein de son année scolaire. En réalité il est difficile de résumer à quel point cette expérience peut être enrichissante à qui souhaite la vivre. Je pense que s'ouvrir au monde et à une nouvelle culture, apprendre à prendre ses marques dans un nouveau pays reste le meilleur moyen d'apprendre à se connaître dans tous les sens du terme.
Quels sont vos projets à court terme ?
A court terme, je souhaite finir mon master et réussir à intégrer cette expérience en Argentine à ma vie de tous les jours à Paris 1.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Il m'est difficile de répondre, mais j'imagine quitter Paris et continuer de voyager le plus possible.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Quitter Paris à la fin de mon master est une évidence pour moi. M'expatrier à Buenos Aires dans quelques années est une possibilité que je ne néglige pas !
-
Australie (Université de Melbourne)
Mody, Australie (2022-2023)
Mody, étudiant en droit, est parti en mobilité 5 mois à l’université de Melbourne (Australie) pendant son année de Master 2 (année 2022-2023).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Australie ?
Étant un étudiant en droit international, je souhaitais découvrir la culture juridique anglo-saxonne. C'est pourquoi j'ai postulé pour le Master 2 Global Business Law and Governance, une formation proposant un échange universitaire vers plusieurs destinations. J'ai été finalement choisi pour intégrer la section Melbourne de ce Master.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Melbourne ?
Melbourne est une ville étudiante très diverse. C'est une très belle opportunité afin de rencontrer des étudiants provenant du monde entier. De plus, Melbourne est à proximité de nombreuses réserves et forêts où il est possible de rencontrer de nombreux animaux. Admirateur de la nature, je ne pouvais pas manquer cette opportunité.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Melbourne ?
Oui, l'université de Melbourne est assez réputée en droit.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Cela s'est très bien passé. L'université de Melbourne propose des navettes gratuites afin de récupérer les nouveaux arrivants à l'aéroport. De nombreux logements étudiants sont mis à disposition des étudiants internationaux. Bien que ces logements soient plutôt chers, ces appartements sont neufs, bien équipés, et très bien placés dans la ville. Concernant l'intégration, l'université organise avant le début des cours de nombreux évènements afin que les nouveaux arrivants sympathisent et s'intègrent. Je conseille fortement d'y prendre part, c'est le meilleur moyen de se faire des amis rapidement.
Quel était votre cours préféré ?
"English Professional Speaking". Il s'agissait d'un cours réservé aux étudiants étrangers destiné à améliorer leur utilisation de l'anglais à l'oral. Les cours consistaient en des petits travaux de groupe où l'on devait préparer des mises en situations dans un milieu professionnel. Les cours étaient intuitifs et l'enseignante très pédagogue. De plus, j'ai pu sympathiser avec de nombreux étudiants au sein de ce cours.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau d'anglais proche du C1. Cependant, j'éprouvais quelques difficultés à l'oral. Ces 5 mois m'ont permis de corriger ces difficultés, je peux désormais discuter facilement en anglais.
Avez-vous pris des cours d’anglais sur place ?
Tous les enseignements étaient dispensés en anglais, c'est pourquoi j'ai pris le cours d'English Professional Speaking afin de faciliter mon adaptation.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Australie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, il s'agissait de la première fois. Melbourne est une ville assez paisible et sûre. De manière générale, le climat à Melbourne était plutôt pluvieux avec beaucoup de vent. Nous avons pu voir le soleil qu'à la fin de mobilité vers le mois de novembre. Melbourne a une ambiance assez conviviale, c'est une ville où il est très facile de se faire des amis. La ville dispose d'un réseau de transport développé, il est aisé d'accéder en transports à la plage ou aux réserves.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie à Melbourne est très chère. Le logement représente la part la plus importante des dépenses. Je devais payer chaque semaine plus de 210 euros pour mon logement, ce qui est assez coûteux pour une résidence étudiante. La nourriture également est chère. Par exemple, un kebab coûte environ 11 euros à Melbourne, contre 6 euros à Paris (avant inflation). Les salaires sont néanmoins plus hauts, un petit job étudiant en hospitality est suffisant pour couvrir toutes ces dépenses.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse régionale de mobilité, ainsi que d'un supplément exceptionnel. L'ensemble des bourses équivalait à un montant de 1500 euros. Cependant, notre mobilité a débuté dès le mois de juillet pendant les grandes vacances. Par conséquent, les bourses de mobilité sont arrivées tardivement vers le mois de novembre. C'est pourquoi j'ai dû travailler à temps partiel dans un restaurant afin de pouvoir payer mon loyer.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
N'hésitez pas à voyager pendant votre temps libre. L'Australie dispose de paysages divers, allant des magnifiques plages aux forêts tropicales, il y en a pour tous les goûts. Ce pays regorge de nombreux animaux, c'est l'endroit parfait pour les rencontrer dans leurs habitats naturels. Soyez vigilants néanmoins, évitez de vous rapprocher trop près des kangourous !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Australie est différente de la France ?
Melbourne est une ville très occidentalisée, on n'est pas dépaysé quand on y arrive pour la première fois.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur australien ?
L'enseignement à Melbourne est typique des enseignements anglo-saxons : les enseignants envoient les matériels pédagogiques avant les cours afin que les étudiants puissent les préparer et interagir avec l'enseignant pendant le cours. Ce qui implique par conséquent plus de charge de travail à la maison, mais des enseignements plus vivants en contrepartie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a beaucoup appris. J'ai pu me familiariser avec la culture juridique des pays anglo-saxons. Travailler dans un restaurant australien m'a permis de développer mes capacités de communication en anglais. Enfin, cette mobilité m'a permis de gagner en maturité et en confiance, il s'agissait de la première fois que je quittais la maison de mes parents pendant une période aussi longue.
Quels sont vos projets à court terme ?
J'envisage de passer le concours du Ministère des Affaires Etrangères l'année prochaine.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
-
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Travailler dans la diplomatie et dans les relations internationales implique nécessairement de voyager. Je serai donc vraisemblablement amené à devoir m'expatrier au cours de ma carrière !
-
Brésil (Université pontificale catholique de São Paulo)
Gil, Brésil (2017-2018)
Gil, étudiant en droit, est parti en échange 5 mois à l’université pontificale catholique de São Paulo (Brésil) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Brésil ?
J'ai choisi le Brésil car c'était un pays que je voulais découvrir depuis très longtemps, et étant Portugais, la culture brésilienne m'intéressait d'autant plus au vu des liens importants entre ces deux pays.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de São Paulo ?
Au départ, je souhaitais partir à Rio de Janeiro, mais l'université d’État ayant eu des difficultés cette année, j'ai dû choisir São Paulo qui était mon deuxième choix.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université pontificale catholique de São Paulo ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil a été très sympa. L'université accueillait avant la rentrée l'ensemble des personnes en échange pour leur présenter l'université mais aussi pour effectuer avec eux quelques démarches administratives nécessaires. De plus, si vous le souhaitez, ils peuvent vous mettre en lien avec un "parrain" afin que ce dernier facilite votre intégration dans l'université et vous aide plus généralement en cas de doute.
Quel était votre cours préféré ?
Droit commercial.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J'étais bilingue en arrivant mais le fait de parler portugais et de l'écrire quotidiennement m'a tout de même permis de progresser encore un peu plus.
Avez-vous pris des cours de portugais sur place ?
Non, cependant l'université proposait soit un stage intensif avant que les cours commencent, soit tout au long de l'année des cours de portugais pour les étrangers.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Brésil ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était ma première fois au Brésil. La vie sur place était très sympa, et malgré les "a priori" sur la sécurité au Brésil, en ayant du bon sens et en suivant les conseils des locaux, il n’y a aucun souci.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de vie n'est pas à négliger, c'est évidemment moins cher que Paris mais ce n'est pas non plus un lieu où l'on peut mener une vie de luxe pour quelques euros. Il faut compter entre 300 et 500 euros pour le loyer.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
C'est une opportunité en or, profitez-en. C'est une chance de partir dans le cadre d'un échange tant sur le plan universitaire et professionnel, puisque cela permet de vous démarquer face aux parcours plus classiques, que sur le plan personnel, en ce que cela s'apparente à une aventure.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Brésil est différent de la France ?
Oui, les Brésiliens font preuve d'une grande ouverture d'esprit. Le soleil d'Amérique du sud joue sur leur personnalité : ce sont des gens souriants et accueillants.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur brésilien ?
Le Brésil est résolument tourné vers la pratique. Tous les étudiants en droit dès la L1 sont en stage. Votre visa ne vous permettra pas d'effectuer un stage, vous n'aurez donc que les cours, qui sont moins volumineux qu'à Paris 1. Par ailleurs, le système d'amphithéâtre n'existe pas, vous serez par classe de 25-30 face au professeur.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Grâce à cet échange, j'ai un profil académique plus complet qui me permet notamment de postuler dans des cabinets qui ont des relations particulières avec l'Amérique du sud. Sur le plan personnel, c'est une expérience de voyage et de découverte inoubliable.
Quels sont vos projets à court terme ?
Passer le barreau d'avocats de Paris.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Aucune idée.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Aucune idée.
-
Canada (Université de Montréal)
Sixtine, Canada (2018-2019)
Sixtine, étudiante en histoire, est partie en échange 4 mois à l’université de Montréal (Canada) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Canada ?
J'ai envoyé mon dossier pour demander à partir au Canada alors que j'étais encore en Erasmus. En 2017, j'ai effectué un échange à Venise pendant ma double-licence en histoire et en sciences politiques : tout se passait tellement bien, tant au niveau des cours que de la colocation et des nouveaux amis que j'ai pu me faire sur place que je ne voulais pas rentrer en France. Je voulais de nouveau partir pour mon master, ce qui était autorisé puisque nous avons tous droit à un échange par cycle (licence/master/doctorat). Le Canada s'est imposé d’emblée : je vivais la douceur des températures italiennes, je voulais alors tester son opposé : l'hiver canadien et ses -30°C.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Montréal ?
Je connaissais déjà Montréal pour y être allée. Mais mon échange précédent m'a appris combien une ville est différente lorsqu'on y vit : c'est l'expérience sur le long terme que je recherchais. Montréal a pour avantage d'être un grand pôle culturel, notamment pour les spectacles vivants, les musées et le divertissement en général. Pour une étudiante en M1 Patrimoine et Musées comme moi, c'était la destination idéale. Sans compter que mon mémoire de recherche de M1 portait sur les relations intergouvernementales Canada/Québec/Montréal - je m'étais donc déjà assez avancée sur ma liste d'archives à consulter sur place pour savoir que la plupart se trouvaient à Montréal et non à Ottawa.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université de Montréal ?
Oui, car l'UdeM (Université de Montréal) est extrêmement bien classée, que ce soit par le Times Higher Education ou les autres, notamment en histoire et en recherche.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon arrivée s'est extrêmement bien passée. J'étais pourtant relativement inquiète à ce sujet car je suis arrivée à moitié malade à Montréal, une semaine avant le début des cours. Il s'agissait du second semestre (hiver 2019) et je m'inquiétais un peu de n'avoir aucune activité d'intégration car contrairement à septembre, ce n'était pas la rentrée pour tout le monde. Mais j'ai vite été rassurée sur ce point : l'UdeM met en place à chaque nouveau semestre des ateliers, visites du campus et de la bibliothèque, soirées, restos, workshops, parrainages avec des étudiants (prise de contact avant même l'arrivée sur place) & co. Des tote-bags, agendas, mugs et autres goodies de l'UdeM qui sont disponibles à la boutique de la fac étaient également distribués à la rentrée des étudiants internationaux - dont le "Manuel de survie des étudiants" qui récapitule absolument tout ce qui est à notre disposition (où, quand, qui, comment, etc.). Sans compter qu'un professeur de la fac est attribué à chaque étudiant dès l’arrivée : il est là pour répondre à toutes nos questions tout au long du semestre... et parfois aussi pour prendre des cafés ensemble pour nous aider, sans prise de tête !
Côté logement j'étais en colocation sur le campus (à 5 minutes en bus, 15 minutes à pieds... ou plus selon le verglas, la poudreuse et le vent). Nous étions 5 étudiants dans notre colocation (mais plutôt 10 en réalité car notre appartement au second étage de la maison partageait la porte d'entrée avec une autre colocation de l'UdeM/HEC Montréal/Polytechnique au rez-de-chaussée) : j'en ai gardé un excellent souvenir, tout en rires, en jeux, en soirées Netflix sur les canapés, en ateliers "gâteaux sans levure" (un produit inexistant de l'autre côté de l'océan) et en soirées bougies enveloppés dans des plaids lorsque l'électricité a sauté par -30°C dehors).
Quel était votre cours préféré ?
"L'histoire aujourd'hui" dispensé par Michelle Dagenais. Un bon mixte entre théorie et cas pratique, jonglant avec les historiographies et surtout les politiques actuelles : déboulonner les statues, les rapports changeants entre histoire et mémoire, l'histoire publique et l'histoire dans le public, les limites de l'histoire, etc.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
De tous mes cours, je n'en avais qu'un seul en anglais. L'UdeM est avant tout une université francophone mais il est évidemment possible de prendre des cours en langue étrangère. J'étais donc bilingue en français et j'avais un niveau C1 en anglais (IELTS : 7.5/9).
Avez-vous pris des cours de langue sur place ?
Le Canada est bilingue, j'ai donc choisi d'avoir des cours en français et en anglais.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Canada ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce n'était pas ma première fois au Canada ou à Montréal. Mais j'ai beaucoup apprécié d'y vivre plusieurs mois. La vie étudiante est très riche en activités et la vie culturelle et sportive est incroyablement dense et variée en évènements. Il y en a pour tous les goûts. Certains pensent que partir en hiver au Canada revient à ne rien pouvoir faire car il fait trop froid : mais contrairement à Paris et son humidité, c'est un froid sec qui est à Montréal. Et c'était particulièrement agréable, une fois bien couverte, de partir patiner entre amis sur les lacs gelés de Montréal. Alors il y a certes eu des jours où la fac était fermée car les -39°C de la dernière tempête ont fait sauter les canalisations du campus et qu'ils devaient les réparer ; il y en a eu d'autres où il fallait mettre deux leggings sous le pantalon chaque matin avant de sortir dehors et mettre son portable chargé à 100% à l'intérieur de ses gants pour espérer que les 5 minutes dehors pour rejoindre la fac ne le déchargerait pas (faux espoir, prenez le câble de recharge avec vous). Mais c'est une expérience de vie plus qu'autre chose. Cela en devient drôle de voir tout le monde, prof compris, retirer ses bottes fourrées résistant à -40°C et rester simplement en chaussettes de ski en cours car s'il fait mortellement froid dehors, tout est mortellement surchauffé à l'intérieur. C'est aussi drôle de tirer au sort entre colocataires qui devra sortir les poubelles par -15 alors que la neige nous arrive jusqu'aux cuisses et qu'il faut presque nager dedans. Le tout est d'être bien entouré et de partager ces moments avec des amis sur place. Cela crée en tout cas des souvenirs pour la vie.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie sur place n'est pas plus chère qu'à Paris : c'est juste extrêmement différent. Si le loyer n'est pas très cher (nous étions 5 dans l'appartement en colocation et chacun payait 520$ canadiens, donc 330 euros/mois pour chaque chambre de 25m², toutes équipées en lit king size, bureau, chaise, tables de nuits, armoire, miroir, rideaux opaques, rangements - et les parties communes, à savoir salon/cuisine/entrée de l'appartement au second étage/entrée du rez-de chaussée de la maison/salle de bain/cave/terrasse). Hormis les vêtements d'hiver et de protection pour affronter le froid et ses températures négatives, tout ce qui est lié aux magasins a des prix similaires aux nôtres. Cependant, la nourriture est bien plus chère que chez nous (surtout pour les produits frais). De ce point de vue-là, cela ressemble assez aux Etats-Unis. Enfin, l'alcool est excessivement cher - et ne se vend plus à partir de 21h.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
De ne pas se décourager face aux paperasses administratives à remplir, tant pour Paris 1, pour l'UdeM que pour les services de l'immigration ! C'est démesurément long, remarquablement lent et incroyablement répétitif. Mais une fois sur place, on oublie tout cela !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Canada est différent de la France ?
Chaque pays a sa propre essence et sa propre culture. Le Canada est multiculturel et est officiellement bilingue. Il se distingue évidemment de la France : il est vrai que la région de Québec s'appelait auparavant « La Nouvelle France » ; pour autant, il ne faut pas s'attendre à retrouver une France bis de l'autre côté de l'Atlantique. L'intérêt serait d'ailleurs moindre... Si Montréal rassemble un nombre impressionnant de Français (ils habitent tous sur Le Plateau), ce n'est finalement pas pire que Londres. Montréal est un mixte parfait de la culture européenne et américaine concentrées en une seule ville : cela se voit notamment au niveau de l'architecture et des arts.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur canadien ?
Ni le format, ni la pédagogie, ni le nombre de cours ne fonctionnent de la même façon qu'en France. Les cours fonctionnent en séminaires ou (plus rarement) en TD. Nul cours magistral (ou du moins, pas en niveau master qui est le cycle 2 à l'UdeM). Cela rendait le format des cours, en plus petit comité (de 5 à 15 personnes max), très interactif, vivant et presque personnel (cours à 7 personnes). Il y avait toute une dimension « débat », confrontation d'idées, argumentation, qui était très intéressante. Nous n'étions pas du tout dans une logique de cours où le professeur enseigne en déblatérant son cours mais dans un format où chacun contribue à faire avancer la thématique du cours par des discussions qui partent de lectures à avoir fait pour le jour J (d'où la nécessité impérative de venir préparé(e) en cours).
Enfin, les crédits ECTS ne sont pas les mêmes : il faut donc prendre en compte la conversion des crédits internationaux à l'avance pour comprendre combien de cours nous sommes autorisés à suivre. En cycle 2 (master), le maximum était de 3 cours (ce que j'ai pris, j'ai tenu une semaine avant de passer à deux cours, ce qui était le plus conseillé). La charge de travail personnel est bien plus conséquente au Canada qu'en France (toujours deux à cinq lectures pour une séance, dont certaines peuvent faire 225 pages en anglais voire un livre entier de 482 pages).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Partir à l'étranger m'a permis d'acquérir une véritable autonomie que je n'avais pas lorsque j'étais à Paris. Une fois sur place, il faut se débrouiller seul(e) dans un pays qui n'est pas le nôtre, n'a pas la même langue (l'anglais et le québécois, ce n'est pas du français...) et n'offre pas les mêmes repères. C'est un peu le baptême du feu, et c'est incroyable. Y avoir goûté une fois m'a donné envie de repartir. Et si je n'avais pas eu la contrainte de faire mon M2 à Paris, je serai repartie aussitôt pour un autre pays. C'est aussi un formidable moyen pour rencontrer des personnes de tout horizon, et de mêler des nationalités des quatre coins du monde. Grâce à mes échanges et aux amis qu'ils m'ont donné, je sais désormais que s'il me prenait l'envie de partir pour la Grèce, l'Australie, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne ou les États-Unis, je n'y serai pas seule.
Sur le plan académique, cet échange m'a été d'un grand secours : c'est grâce à lui que j'ai compris que la recherche n'était définitivement pas une voie faite pour moi. J'ai mené mes recherches en histoire au Canada (en sillonnant les villes pour y trouver mes archives, parfois par -30°C en emmenant avec moi certains amis fidèles qui m'ont beaucoup soutenue... et ont bravé le froid avec moi). Et malgré tout, le côté solitaire et démesurément lent de la recherche m'a fait horreur. Je ne pense pas que je l'aurais réalisé aussi rapidement si j'étais restée à Paris où j'ai tous mes repères, ma famille et mes amis de toujours.
Enfin, d'un point de vue professionnel, un échange à l'étranger est toujours extrêmement bien perçu - d'autant plus aujourd'hui où cela est désormais devenu une norme. J'ai notamment pu le réaliser lors de mes différents stages où les RH et chefs de service en venaient toujours, lors de l'entretien, à me parler d'expériences à l'étranger en insistant combien ils trouvaient cela « essentiel ».
Quels sont vos projets à court terme ?
Terminer mon second M2 cette année pour compléter mon parcours et mes compétences, survivre au coronavirus et m'insérer sur le marché du travail d'ici quelques mois.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
A la tête de mon service dans une direction du patrimoine culturel d'une grande marque ou d'une institution publique.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, je retournerais bien vivre quelques temps au Canada, en Italie ou en Écosse.
-
Chili (Université du Chili)
Marie-Sara, Chili (2018-2019)
Marie-Sara, étudiante en droit, est partie en échange 6 mois à l'université du Chili (Santiago, Chili) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Chili ?
J'ai choisi de partir car je souhaitais avoir l'occasion de voyager tout en étudiant. Je souhaitais partir dans un pays hispanophone mais pas en Europe afin d'être dépaysée le plus possible. L'Amérique latine m'ayant toujours attirée, c'était la solution parfaite. Qui plus est, je suis étudiante en droit de l'environnement et l'offre de cours dans cette spécialité a réduit mes choix. Le Chili offre une possibilité immense de voyage, une pluralité incroyable de paysages entre désert et glacier qui m'a beaucoup motivée dans mon choix.
Pourquoi avez-vous choisi la ville de Santiago ?
Santiago était la seule ville proposée au Chili. Néanmoins, en quittant Paris, je souhaitais quand même être dans une grande ville pour l'offre culturelle, festive, etc. De primes abord, Santiago ne m'attirait pas forcément mais les alentours de la ville offraient des possibilités de sortie le week-end : randonnées, thermes, à 1h30 de la mer.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Chili ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Quelques mois avant mon arrivée, l'université m'a envoyé un guide de l'étudiant pour expliquer comment la rentrée, les cours, l'année allaient se dérouler. Iels donnaient également des conseils pour la vie sur place, quelques mots de jargon chiliens, les bonnes adresses, un aperçu des prix, etc. L'université avait également mis en place un système de partenariat/buddy avec un.e étudiant.e. On nous a donc attribué, après avoir rempli un formulaire sur nos goûts, un.e buddy. C'était très bien puisqu'on a pu échanger avec elles/eux avant d'arriver, ils/elles nous ont présenté leurs ami.e.s et aussi aiguillé avant notre arrivée ainsi que sur place.
L'université a également organisé une semaine d'intégration avec les autres étudiant.e.s internationaux.ales : activités sportives, goûter, visite du Parlement, cours de mise à niveau en droit chilien, etc. Enfin, à Santiago, il y a plusieurs associations qui organisent des activités pour les étudiant.e.s étranger.es : la fête du Miércoles Po’, des week-ends aux alentours de Santiago pour faire du surf ou découvrir une ville, des sorties culturelles, etc. Il n'y a pas de logement avec l'université mais dans le guide il y avait des adresses pour pouvoir se renseigner.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours de "Derecho del Medio Ambiente" (droit de l’environnement).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau B2/C1 quand je suis arrivée. J'ai surtout progressé pour ce qui est de l'espagnol conversationnel et l'oral. Toutefois, il faut savoir que je parlais l'espagnol (castillan) mais le chilien est assez différent : accent, des mots typiquement chiliens qui peuvent être déroutants. Malgré mon niveau, c'était assez difficile de comprendre au début mais on s'habitue rapidement.
Avez-vous pris des cours d'espagnol sur place ?
Non, mais j'avais suivi un cours avec Paris 1 avant de partir.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Chili ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui et plus largement sur le continent américain. J'avais un peu une idée fantasmée de la vie en Amérique latine, donc en arrivant, j'ai été un peu étonnée. Finalement, la vie à Santiago est assez similaire de celle dans n'importe quelle capitale occidentale. La ville n'est pas du tout dangereuse mais il faut faire attention dans certains endroits comme partout. Il y a plein de choses à faire : théâtre, concerts, sorties aux alentours (ski, rafting, randonnées, etc.), musées, etc.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie à Santiago est chère ! Je ne m'y attendais pas. Les prix sont similaires à la France. Les transports sont très chers (sauf les Uber/Cabify). Les loyers sont entre 300 et 500€ par mois. La nourriture (sauf marché) est assez chère aussi. Les prix dans les bars et restaurants sont également assez similaires à la France : 3/4€ pour un coca, 10/15€ le plat.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Si vous partez au 2ème semestre, ce sera l'hiver et il fait vraiment très froid. Pensez-y. Nous sommes toustes tombé.e.s malades. La ville est très polluée, l'air est parfois difficilement respirable. La vie étant chère, pensez à votre budget avant de partir surtout si vous comptez voyager. Ne vous inquiétez pas pour la langue, on s'habitue et progresse très vite. Les étudiant.e.s de l'université sont vraiment bienveillant.e.s et iels vous aideront toujours pour les cours !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Chili est différent de la France ?
D'un point de vue culturel, il n'y a pas tant de différences. La France et le Chili restent des pays de culture latine. Mais, il y a évidemment des différences notamment sur la ponctualité. Au Chili, les gens font également moins attention à leur apparence. J’ai trouvé que les Chilien.ne.s étaient moins honnêtes que les Français.e.s et pouvaient parfois être assez hypocrites avec les étranger.es notamment dans les relations amicales/amoureuses. Le Chili traversait et traverse une crise politique et sociale assez forte. Les inégalités sont très grandes. Les questions liées à l'avortement soulèvent régulièrement les foules.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur chilien ?
Oui, énormément. Il y a beaucoup d'interactions avec les professeur.e.s. Les cours durent moins longtemps (45min à 1h30) et nous sommes moins nombreux.ses dans les amphis. Il y a énormément de lectures à faire chez soi. Les examens sont souvent sous forme de QCM ou de réponses courtes.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Ma mobilité a été très bénéfique pour moi à tous ces niveaux. J'ai pu effectuer un stage en plus de mes cours au centre de recherche en droit de l'environnement car le Chili possède 3 tribunaux environnementaux. J'ai pu développer mes compétences théoriques. Sur le plan personnel, j'ai pu voyager énormément : Chili, Bolivie, Brésil, Argentine, Uruguay. Tous ces voyages ont été des expériences incroyables et inoubliables. J'ai rencontré des personnes du monde entier et pu échanger avec de nombreuses cultures. J'ai également découvert au Chili une thématique qui a changé mes projets pour le futur et a été mon sujet de mémoire : l'écoféminisme.
Quels sont vos projets à court terme ?
Finir mon Master 2 droit de l'environnement, passer le barreau, partir vivre 1 an au Maroc et travailler pour la Ceinture Verte.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travaillant dans une ONG écoféministe.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, au Maroc ou au Brésil.
-
Chine (Université municipale de Hong Kong)
Matthys, Chine (2017-2018)
Matthys, étudiant en histoire, est parti en échange 4 mois à l'université municipale de Hong Kong (Chine) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Chine ?
J’étais convaincu qu’un semestre à l’étranger serait une expérience décisive dans mon parcours universitaire et ce fut le cas, tant sur le plan personnel que sur le plan intellectuel. Cette expérience a grandement enrichi mon champ de connaissance tout comme ma perception des choses. De plus, cela m’a permis de confirmer mon attirance pour l’Asie.
Pourquoi avez-vous choisi Hong Kong ?
Hong Kong est résolument l’une des villes les plus cosmopolites d’Asie, c’est un carrefour de cultures et d’histoire, ce qui m’a attiré dès le début. Hong Kong a aussi l’avantage d’être une ville chinoise bénéficiant d’une relative autonomie, dans le système éducatif notamment. Tous mes cours étaient orientés vers l’Asie et la Chine notamment et j’ai vraiment apprécié l’impartialité du contenu éducatif.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université municipale de Hong Kong ?
Je n’avais jamais entendu parler de City University of Hong Kong avant de postuler, mais je dois avouer que je ne connaissais pas grand-chose des autres universités de Hong Kong non plus.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Le staff de City U est vraiment dédié aux étudiants et c’est très appréciable. Dès l’accueil, tout est mis en œuvre pour le bien-être des élèves afin que le semestre se passe le mieux possible et que les résultats des étudiants soient optimums. J’ai eu la chance d’avoir un logement dans la résidence étudiante, ce qui me permettait d’être à 8 min à pied des salles de cours. Enfin, pour faciliter l’intégration des étudiants, City U dispose de nombreuses associations étudiantes qui organisent beaucoup de sorties en ville, de soirées, de jeux, et ce, tout au long du semestre !
Quel était votre cours préféré ?
Difficile de choisir car ils étaient tous très différents et m’ont beaucoup apporté ! J’ai particulièrement aimé le cours de Relations Internationales dans la zone Asie-Pacifique, le cours de Religions et Sociétés en Asie et le cours sur l’évolution socio-politique de la Chine au XXe siècle.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d’enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
Oui, j’ai très clairement progressé ! Étudier en anglais des textes académiques et pratiquer la langue au quotidien, cela m’a permis de rendre d’autant plus familier l’usage de la langue anglaise. Lorsque je suis arrivé, même si j’étais capable de comprendre sans problème et de m’exprimer, j’ai considérablement gagné en assurance. Ainsi, je me suis habitué à travailler, à rédiger, et à penser en anglais dans un contexte universitaire.
Avez-vous pris des cours de chinois sur place ?
City U met en place des cours de cantonais dont j’ai pu profiter, en tant que grand débutant.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Chine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J’avais eu l’occasion de voyager en Chine et de découvrir Hong Kong avant de venir y étudier, mais y vivre... c'était une redécouverte totale ! Comme toutes les grandes villes, Hong Kong a des inconvénients et des avantages. Cependant, le climat tropical dont bénéficie la ville allié à son paysage montagneux offrent un cadre naturel exceptionnel ! Tout autour de cette jungle urbaine, il est possible de faire de nombreuses balades dans la forêt tropicale de Hong Kong, ou même de prendre le bateau pour visiter les îles de la baie de Hong Kong et leurs plages. La vie nocturne sur place est aussi quelque chose d’unique ! Enfin, Hong Kong regorge de restaurants délicieux !
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le logement est très cher à moins d’être logé en résidence étudiante. J’avais dû débourser environ 900€ pour tout le semestre en résidence étudiante alors que mes amis logés en ville déboursaient mensuellement une fois et demie cette somme tout en étant en colocation ! A part le logement, tout est très abordable à Hong Kong.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non, je n'ai bénéficié d'aucune bourse.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
L’intégration à Hong Kong n’est pas difficile. Parler un peu cantonais c’est un plus incontestable, mais on peut toujours se débrouiller avec l’anglais !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Chine est différente de la France ?
Oui clairement ! C’est une société dont la base culturelle est chinoise tout en étant aujourd’hui très internationale. Hong Kong revêt beaucoup de facettes, tantôt traditionnelle ancrée en Asie, tantôt ville ultra moderne à l’américaine.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur chinois ?
Oui tout à fait ! L’enseignement à Hong Kong est beaucoup moins préformaté qu’en France et plus diversifié lorsqu’il s’agit des exercices intellectuels et de la rédaction, ce qui est très agréable et plus créatif ! C’est un système à l’anglo-saxonne, on se concentre sur quelques matières et l’apprentissage est moins dense qu’en France, mais je dois avouer que le contenu des cours me semble plus complet en France et parfois mieux articulé.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cela m’a permis de confirmer mon attirance vers l’Asie et le fait que je me spécialiserai dans cette aire géographique et sur la Chine en particulier.
Quels sont vos projets à court terme ?
Maîtriser le mandarin, c’est pourquoi j’étudie actuellement cette langue de manière intensive à Pékin.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas exactement, mais j’espère travailler en lien avec l’Asie ou l’Afrique.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Quelque part en Asie, de préférence en Chine, au Japon ou à Singapour.
-
Colombie (Université du Rosaire)
Corentin, Colombie (2017-2018)
Corentin, étudiant en histoire, est parti en échange 5 mois à l'université du Rosaire (Colombie) pendant son année de Master 1 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Colombie ?
J'avais déjà effectué un échange universitaire au Canada et je souhaitais profiter de l'opportunité que m'offrait mon magistère de reproduire cette formidable expérience. J'ai choisi ce pays car je souhaitais perfectionner mon espagnol et que je ne souhaitais pas aller en Espagne ou dans un pays sud-américain plus proche de l'expérience que j'aurais pu avoir dans un pays européen (Argentine, Chili).
Pourquoi avez-vous choisi Bogota ?
C'était le seul choix d'université disponible pour ma formation (choix restreints par rapport à Paris 1).
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Rosaire ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bon accueil même si, de tempérament explorateur et peu enclin à suivre le chemin tout tracé, je n'ai pas vraiment profité du système d'accueil d'étudiants étrangers qui était pourtant très bon.
Quel était votre cours préféré ?
Trois cours ont particulièrement retenu mon attention : étude de l'aire Amérique latine/Caraïbes, systèmes politiques comparés, conflits et religions en Amérique latine.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en espagnol lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
B1 à B2. Oui j'étais complètement fluent au bout de deux mois et je suis reparti avec un niveau C1.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Colombie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. La vie sur place comporte des aspects plus aléatoires que dans nos sociétés européennes relativement aseptisées mais c'est ce qui en faisait tout le charme à mes yeux. L'aspect informel ou mal structuré de beaucoup de services en faisait une expérience d'adaptation permanente.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Peu cher comparé au coût de la vie à Paris, je me logeais et vivais sur place pour 500€ par mois alors que j'habitais dans une grande maison avec d'autres étudiants en plein centre historique et que je ne me restreignais pas forcément sur les sorties.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j'ai bénéficié de la bourse de la région Île-de-France. C'est notamment cette bourse qui m'a permis de financer mes voyages et découvrir le pays au-delà de Bogota, la capitale. Cette bourse a donc été cruciale dans la réussite de mon expérience.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Ne vous arrêtez pas aux visions paniquées et paranoïaques des médias ou des légendes urbaines sur la Colombie, beaucoup restent bloqués vingt voire trente ans en arrière. Le pays a énormément avancé depuis même s'il est loin d'être un exemple de perfection aujourd'hui, son histoire en fait un pays particulièrement attachant et passionnant.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Colombie est différente de la France ?
La religion catholique est extrêmement présente et cela se ressent dans les habitudes de la société (fêtes religieuses beaucoup plus célébrées, respect de la semaine sainte, etc.). Une part importante de la société (notamment pour ce qui est de la population étudiante qui vient souvent de la partie aisée et conservatrice de celle-ci) est sous le poids de normes sociales très arrêtées qui ne sont pas forcément perceptibles à première vue mais s'observent sur le long terme.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur colombien ?
Le modèle des universités colombiennes est directement calqué sur l'enseignement supérieur anglo-saxon. De nombreuses lectures sont données par les professeurs avant chaque cours et le cours sert à illustrer les notions mises en avant par les lectures, ce qui apporte une richesse, une profondeur et une interactivité. Les cours sont généralement assez courts (1h30) mais ont lieu deux fois par semaine. C'était donc une expérience rafraîchissante (bien que déjà connue à travers mon échange au Canada) et plus enrichissante que les cours dispensés en France où les cours magistraux ressemblent à une avalanche de données parfois peu digestes en l'absence de pédagogie adaptée. Les professeurs colombiens étaient justement très pédagogues.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a clairement apporté une spécialisation accrue sur l'aire latino-américaine-caribéenne dont je fais désormais une des forces principales de mon profil. Sur le plan personnel, les apports sont nombreux : d'une nouvelle langue à la découverte d'une culture étrangère en passant par de très nombreuses expériences qui nourrissent ma vision du monde et élargissent mon horizon.
Quels sont vos projets à court terme ?
Trouver un poste de chargé de plaidoyer dans une ONG.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Peut-être dans la recherche.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, j'envisage de vivre une année au Brésil et une année en Nouvelle-Zélande.
-
Corée du Sud (Université Sungkyunkwan)
Cloé, Corée du Sud (2019-2020)
Cloé, étudiante en management, est partie en échange 5 mois à l’université Sungkyunkwan (Corée du Sud) pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Corée ?
J’ai toujours voulu partir en échange universitaire pendant mes études supérieures. C’était d’abord un moyen de partir à l’étranger pour une longue période, d’étudier une autre culture et de découvrir de nouvelles personnes. De plus, j’avais également envie d’améliorer mon niveau d’anglais. Pour moi qui fais mes études en gestion, il était indispensable d’avoir une expérience internationale.
Pourquoi avez-vous choisi Séoul ?
Mon objectif était de partir en Asie. Pour moi Séoul était une destination idéale : un contraste entre tradition et modernité, une richesse culturelle incroyable et des universités de qualité. Séoul est donc une ville très développée mais avec un niveau vie très raisonnable en comparaison de Tokyo par exemple. Cet aspect financier est également rentré en compte dans mon choix.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Sungkyunkwan ?
Non, je ne connaissais pas cette université. À Séoul, il y a énormément d’universités. Cependant, j’avais choisi cette université principalement pour les cours dispensés.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Mon échange a été particulier car c’était en période de COVID-19. Je n’ai donc malheureusement jamais été dans mon université. Cependant les professeurs étaient très présents et j’ai quand même pu travailler avec les autres étudiants et découvrir de nouvelles personnes de différentes nationalités.
Quel était votre cours préféré ?
J’avais trois cours pendant mon échange. Un cours d’histoire de l’art de l’Asie, un cours d’histoire de la Corée et un cours de sociologie sur les pratiques et comportements asiatiques. Passionnée d’art, j’ai adoré le cours d’histoire de l’art avec une professeur passionnante.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J’avais un niveau C1 en anglais. J’étais plutôt à l’aise en compréhension et à l’écrit. Cet échange a été surtout bénéfique pour mon niveau d’anglais conversationnel. En effet, c’était la première fois que je devais parler anglais dans mon quotidien de tous les jours. Cela m’a évidemment beaucoup aidé pour développer mon niveau d’anglais à l’oral.
Avez vous pris des cours de coréen ?
Je n’ai pas pu prendre des cours de coréen à cause du COVID-19. L’université a préféré ne pas proposer des cours de coréen pour les étudiants débutants en échange.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Corée du Sud ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C’était ma première fois en Asie. J’ai adoré mon quotidien là-bas. La population locale est très accueillante et il y a énormément d’étrangers dans certains quartiers. Il est très simple de voyager en Corée pour découvrir le pays.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie à Séoul est très raisonnable pour une grande ville. Les logements sont entre 400 et 600 euros par mois et pour les chambres universitaires, c’est encore moins cher. Il est possible de manger au restaurant pour 5 à 10 euros (un peu plus si vous voulez un grand BBQ coréen !). Voyager en Corée est aussi très accessible avec de nombreux bus (maximum 20 euros).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, du complément ministériel (l’aide à la mobilité internationale).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Je pense que Séoul est l’un des meilleurs choix pour un échange en Asie. Il y a quelques règles à intégrer pour se fondre dans la population locale (retirer ses chaussures, être très respectueux des personnes âgées, donner l’argent avec ses deux mains, etc.). Pour le reste, il suffit de se laisser porter par Séoul.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Corée du Sud est différente de la France ?
Séoul est très différent. Il y a une culture très influencée par le confucianisme. Les traditions sont encore très présentes. On sent vraiment cette dualité entre tradition et modernité.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur coréen ?
Mon expérience a été particulière car tous les cours étaient à distance. Cependant, ils font énormément de sorties (au musée pour mon cours d’histoire de l’art). Il y a un énorme travail personnel qui est demandé. Les Coréens sont très sérieux concernant leurs études et cela est très important pour eux. La tricherie ou les retards sont pour eux une chose inconnue.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan professionnel, j’ai pu développer mon niveau d’anglais et avoir des cours d’histoire de l’art. Je souhaite en effet travailler en management culturel. Au niveau personnel, cette expérience m’a faite grandir. J’ai rencontré des personnes incroyables, visité des lieux splendides et gagné en autonomie mais aussi en assurance.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je suis désormais en alternance à la cité internationale des arts pendant mon M2 en CMSI (Conseil et Management Stratégique International). Mon expérience en Corée du Sud a été très appréciée lors de mon recrutement car la fondation d’art travaille principalement avec des artistes étrangers.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
J’aimerais travailler à l’étranger en management culturel.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, j’aimerais travailler en Espagne ou en Italie dans quelques années.
-
Côte d'Ivoire (Stage - Forces françaises en Côte d'Ivoire)
Victoire, Côte d'Ivoire (2020-2021)
Victoire, étudiante en science politique, a réalisé un stage de 6 mois aux forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI) pendant son année de Master 2 (année 2020-2021).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi en Côte d'Ivoire ?
Étant en Études Africaines, je cherchais un stage sur le continent africain.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
Sur le groupe Facebook "Communauté européenne du stage".
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée en Côte d'Ivoire ?
Très bien puisque ce n'était pas ma première fois en Afrique de l'Ouest donc je savais ce qui m'attendait. Je n'ai pas eu à rechercher de logement sur Abidjan car celui-ci est pris en charge par les FFCI. A noter que le prix moyen des loyers à Abidjan est équivalent au prix moyen des loyers de Paris.
Et dans votre organisme d’accueil ?
Un peu compliqué au début car j'étais totalement inconnue au milieu militaire.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Le français étant ma langue maternelle, je n'ai pas rencontré de soucis.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Côte d'Ivoire ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était ma première fois dans ce pays. J'ai adoré vivre en Côte d'Ivoire qui est un pays riche culturellement. Les diverses régions offrent des paysages et des ambiances totalement différentes et les Ivoiriens sont pour la plupart très accueillants.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les loyers ne sont pas donnés, entre 600 et 800 euros pour un studio dans le nord de Cocody (quartier d'Abidjan). Les restaurants étant tenus par des expatriés, les prix sont également élevés. Si vous avez un petit budget, il vaut mieux se rendre dans les maquis ivoiriens où un plat vous reviendra au maximum à 2 500 CFA (environ 4 euros).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Je leur conseille de plutôt trouver un stage sur Abidjan, car les autres grandes villes du pays sont un peu excentrées et proposent moins d'activités.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Côte d'Ivoire est différente de la France ?
Oui, de par les nombreuses ethnies, la Côte d'Ivoire possède une richesse historique et culturelle.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail ivoirien ?
Non car je travaillais avec un organisme français.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité m'a permis de renforcer ma spécialisation sur l'Afrique subsaharienne mais aussi de découvrir un milieu qui m'était jusqu'ici inconnu et qui ne m'attirait pas forcément.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je souhaite trouver une expérience professionnelle plus longue sur le continent africain.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans une ONG ou dans un institut culturel français en Afrique.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui au Gabon, en République Démocratique du Congo, au Rwanda ou au Burundi.
-
Égypte (FESP - Université du Caire)
Margaux, Égypte (2020-2021)
Margaux, étudiante en économie, est partie en échange 9 mois à la FESP - Université du Caire (Égypte) pendant son année de Licence 3 (année 2020-2021).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Égypte ?
J'ai toujours eu des envies d'ailleurs et l'expérience que propose un échange non seulement sur le plan culturel mais aussi personnel est unique dans une vie. Cela donne un avant-goût d'une velléité d'expatriation ou d'avenir professionnel. L'Egypte, de par son histoire, sa culture et ses paysages, est un pays dont on peut retirer quelque chose pour soi-même du fait du dépaysement et difficile d'accès pour une carrière professionnelle. C'est dans cette optique que j'ai choisi la destination de mon échange : un pays dans lequel je pourrai difficilement vivre/travailler autre que pendant mes études.
Pourquoi avez-vous choisi Le Caire ?
Le Caire a un côté mystique avec ses pyramides aux portes du désert. C'est une ville qui grouille de jour comme de nuit, remplie de paradoxes, peuplée par des Hommes profondément hospitaliers et une culture pharaonique encore bien présente. J'aime plutôt les villes des pays dits du 'Sud' et Le Caire incarne ce caractère.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université du Caire ?
Non et à tort ! Le niveau y est plus que correct et plus de sérieux de la part des élèves dans les études, à mon sens.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Les Egyptiens ont la culture de l'hospitalité. Vous trouverez toujours quelqu'un pour vous guider dans vos démarches ou itinéraires. Cependant, je pense qu'il faut être plutôt audacieux(se) pour choisir cette destination puisque nos repères européens ne sont plus et que la débrouille guidera votre échange. Concernant les liens amicaux, les élèves de la faculté sont très accueillants et se soucient de votre bien-être dans leur classe. Il est aussi très facile de vous lier d'amitié avec des Egyptiens(ne)s en dehors de la faculté, il suffit d'être ouvert(e) à la rencontre.
Quel était votre cours préféré ?
Macroéconomie.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Les cours se font en français et en anglais principalement. La vie courante est en anglais et/ou dialecte égyptien. J'ai progressé en anglais et j'ai débuté le dialecte.
Avez vous pris des cours d'arabe ?
Je n'ai pas pris de cours de dialecte, mon entourage m'a enseigné les basiques.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Égypte ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était ma première fois en Egypte. Du fait du change favorable pour les Européens, la vie est très facile car il y a une culture du service. Beaucoup de choses deviennent abordables en Egypte qui le sont moins en France.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Par exemple, se déplacer uniquement en Uber, dans la limite du raisonnable, est tout à fait abordable. Aller au restaurant plusieurs fois par semaine ou encore des week-ends en dehors du Caire aussi. Pour environ 200€ par mois, on peut avoir un grand appartement en colocation dans un quartier agréable.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui la bourse MIC : 700€/ mois + 530€ d'aide à l'installation (visa, billets d'avion).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Oubliez vos aprioris sur le pays, les gens, les stéréotypes de violences et dangers en tout genre. Allez voir par vous-même.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Égypte est différente de la France ?
C'est presque diamétralement opposé. La culture, la place de la religion, l'organisation, le tempérament des gens, la vision de la vie, tout !
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur égyptien ?
Puisque la FESP est une succursale de l’Université du Caire, le fonctionnement reste globalement le même qu'à Paris 1 ainsi que le contenu des cours.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Puisque l'enseignement est globalement similaire à celui de Paris 1, je n'ai pas forcément tiré quelque chose de ce point de vue-là. Par rapport à mon projet professionnel (finance d'entreprise), je ne suis pas sûre que cet échange m’ait permis de beaucoup plus m'aiguiller sur la question. Finalement, c'est surtout sur le plan personnel que cet échange m'a apporté : d'un point de vue ouverture d'esprit, sens de la débrouille, capacité à se créer un réseau social seule.
Quels sont vos projets à court terme ?
Intégrer le master que je souhaite en fin d'année universitaire.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Difficile de répondre. C'est tellement sujet aux rencontres et opportunités qui se créent. Peut être à l'étranger ou en France, c'est certainement mon travail qui me guidera. Mais la France est belle ;)
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Comme répondu précédemment, mon travail m'emmènera là où il doit m'emmener. Mes rencontres aussi. Je ne suis pas fermée à vivre en début de carrière à l'étranger. Mais ce qui est sûr, c'est que je souhaite passer une partie de ma vie en France.
-
États-Unis (Université de New York)
Alice, États-Unis (2019-2020)
Alice, étudiante en management, est partie en échange un semestre à l'université de New York (États-Unis) pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi aux États-Unis ?
Après un Erasmus à Berlin, je souhaitais partir dans un pays anglophone et découvrir sur plusieurs mois le mode de vie américain et son type d'enseignement.
Pourquoi avez-vous choisi New York ?
J'avais un attrait particulier pour la ville de New York au niveau culturel.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de New York (NYU) ?
Oui, c'est une des plus anciennes universités de New York qui possède une grande renommée internationale.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'université met en place des "onboardings", avec des journées d'intégration et de visite du campus. Les travaux de groupe n'ont commencé qu'à mi-semestre, mais ont facilité les contacts plus approfondis avec les étudiants américains. J'ai trouvé un appartement indépendamment de l'université.
Quel était votre cours préféré ?
"Political Strategy and Campaign Management".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en anglais lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau C1 (7,5/9 à l'IELTS). J'ai progressé sur le vocabulaire technique de mes cours notamment grâces aux lectures régulières à effectuer en amont.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois aux États-Unis ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Ce n'était pas la première fois. La vie sur place était très riche et il y a un grand réseau d'expatriés français. La ville parait chère au premier abord mais finalement il est assez facile de trouver des bons plans pour les repas, les sorties, etc.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Les loyers de mes amis et moi avoisinaient tous environ 1300-1400$ pour Manhattan (Lower Manhattan, East et West Village, etc.), et Williamsburg. Les musées étaient souvent gratuits avec la carte étudiante NYU. Les supermarchés comme Trader Joe's permettent de faire des courses à des prix raisonnables. Mealpal permet de déjeuner pour des prix abordables. Il existe aussi de nombreuses bonnes adresses pour les restaurants et sorties. Comme dans toutes les villes, tout dépend des quartiers !
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Préparez-vous à avoir beaucoup de travail si vous partez comme moi en "Graduate School". Attention à ne pas rester entre Français, c'est quelque chose de très facile à New York mais c'est sympa de rencontrer des locaux (mais pas si facile, donc il faut vous-même proposer des sorties).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que les États-Unis sont différents de la France ?
Assez différent au niveau des comportements, mais New York (qui ne représente pas très bien les États-Unis) est assez cosmopolite et on rencontre toutes sortes de personnes.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur américain ?
A NYU, j'avais énormément de travail personnel et très peu d'heures de cours (3 cours de 2h par semaine). Il faut être beaucoup plus autonome qu'en France.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Un atout supplémentaire grâce au renom de l'université dans le monde, des cours utiles et opérationnels, et une meilleure capacité à se débrouiller et à oser.
Quels sont vos projets à court terme ?
Je commence en janvier un stage au sein de Bpifrance dans le pôle développement du Fonds de fonds.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
J'ai plusieurs idées en tête, et je prévois de continuer à travailler dans l'écosystème start-up en France et à l'étranger.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Pourquoi pas vivre quelques années à New York, Berlin ou Madrid (entre autres !).
-
Inde (Université de Pondichéry)
Godefroy, Inde (2021-2022)
Godefroy, étudiant en administration économique et sociale, est parti en mobilité 4 mois à l'université de Pondichéry (Inde) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Inde ?
Plusieurs raisons :
1. Améliorer mon niveau en anglais
2. Une forte envie de voyager/de voir le monde
3. L’Inde est un pays très intrigant, avec une riche culture, que je voulais découvrir. Je voulais voir comment ce peuple vivait, pour ensuite comparer leur mode de vie avec celui occidental.
4. Pour obtenir un double diplôme (franco-indien).Pourquoi avez-vous choisi Pondichéry ?
Je n’avais pas le choix de la ville. Donc ce fut un choix par défaut. Mais compte tenu de son histoire, la ville de Pondichéry (ancien comptoir français), constituait une destination intéressante pour comprendre une partie des relations franco-indiennes.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler l'université de Pondichéry ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
J’ai logé sur le campus. J’avais une chambre attitrée. L’intégration s’est bien faite pour deux raisons. La première, parce que j’étais avec 5 autres étudiants français, donc je n’étais pas seul. La deuxième, parce que les étudiants et les professeurs indiens étaient très bienveillants avec nous. Ils nous parlaient facilement (ils étaient très ouverts), et nous aidaient souvent.
Quel était votre cours préféré ?
Le droit du travail (Labour Law).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
J’étais environ niveau B2 en anglais. Je pense qu’à la fin j’avais plutôt un niveau C1. J’ai surtout progressé sur le vocabulaire. Je maîtrisais plutôt la grammaire. Mais j’ai appris de nouveaux mots, que je réutilisais à l’oral et à l’écrit lors des examens.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Inde ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. Le campus était très grand. Je me déplaçais en scooter à l’intérieur même du campus. Plus globalement, la vie sur place était assez agréable. Le coût de la vie étant bas en Inde, je pouvais facilement me déplacer, je mangeais quasiment tout le temps au restaurant, je faisais du shopping, je visitais des lieux. La météo était très bonne aussi, voire un peu trop chaude par moments (+35 degrés certains jours). Je me suis fait des amis indiens à l’université. J’étais très heureux de la vie là-bas.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est faible. 1€ = 85 roupies. 100 euros = 8500 roupies. J’ai par exemple acheté un scooter d’occasion en bon état à 280€ (que j’ai revendu 150€ à la fin de mon séjour). J’avais donc un fort pouvoir d’achat.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Mobilité Île de France et l’aide à la mobilité internationale du Crous.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
1. Bien faire ses vaccins avant de partir en Inde.
2. Être très patient avec l’administration indienne (qui peut être très lente et compliquée).
3. Faire attention sur la route si vous conduisez un scooter (mieux vaut payer un tuk-tuk si vous ne vous sentez pas prêt pour conduire un véhicule là-bas). J’ai vu de mes propres yeux des accidents graves.Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que l'Inde est différente de la France ?
Oui très différente. La culture indienne est une culture orientale, aux antipodes de la culture occidentale française. D’un point de vue de la religion, la France repose historiquement sur une tradition chrétienne, alors que l’Inde possède une religion polythéiste, l’hindouisme (avec un grand nombre de dieux et déesses différents). La nourriture est aussi très différente. En France, nous mangeons du bœuf, mais les Indiens considèrent la vache comme sacrée et ne la mangent pas. D’ailleurs, je crois que l’Inde est l’un des plus grands pays végétariens. De mémoire, 30% de la population est végétarienne, ce qui est incomparable avec la France. D’un point de vue politique, la France est un État unitaire, alors que l’Inde est un État fédéral avec 28 États. Enfin, je dirais que la société française est beaucoup plus individualiste que celle indienne. Même s’il a été aboli, l’Inde a longtemps reposé sur le système des castes, un système très particulier et propre à l’Inde. Tous ces éléments font que la France et l’Inde sont des pays très différents, sur quasi tous les plans.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur indien ?
En France, les examens sont faits pour nous faire réfléchir, avec des cas pratiques, des questions de réflexion, etc. Alors qu’en Inde, les examens étaient souvent sous la forme de questions spécifiques, où je devais répondre à des notions vues en cours. C’était davantage du par cœur que de la réflexion.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique : j’ai obtenu un diplôme indien. J’ai pu utiliser ce projet d’études à l’international pour consolider mon CV en vue des candidatures en Master.
Sur le plan professionnel : cette mobilité a conforté mon désir de travailler dans le commerce [international si possible].
Sur le plan personnel : j’ai vécu une expérience humaine très intéressante, notamment en rencontrant des étudiants indiens de mon âge. Je n’avais jamais quitté l’Europe, donc ce fut un grand pas pour moi en Inde.Quels sont vos projets à court terme ?
L’année prochaine j’effectue une césure entre mon M1 et mon M2. Je compte faire un séjour linguistique en Asie ou en Océanie, d’environ 4-5 mois. L’Inde m’a donné ce goût pour la découverte. Je souhaite surtout perfectionner mon anglais.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas. Peut-être responsable de zone export en Asie.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne pense pas.
-
Japon (Université Keiō)
Margaux, Japon (2018-2019)
Margaux, étudiante en histoire, est partie en échange 6 mois à l'université Keiō (Japon) pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Japon ?
Je voulais étudier au Japon car ce pays m'attire depuis que j'étudie la langue (lycée) et que j'ai pu y passer une semaine. Je voulais y aller en tant qu'étudiante, d'une part parce que du point de vue de mes études, cela m'ouvrait à l'international et me promettait d'autant plus d'opportunités par la suite, d'autre part pour ne pas seulement visiter le pays en tant que touriste, mais pour y vivre, y avoir une activité et une sociabilité. Le statut d'étudiant est aussi très important car il permet de côtoyer des étudiants internationaux, tout spécialement d'Asie et d'Océanie.
Pourquoi avez-vous choisi Tokyo ?
Toutes les universités partenaires de Paris 1 sont à Tokyo, la ville était donc toute choisie. Même si ce choix était par défaut, j'en suis très contente. Vivre à Tokyo a vraiment été une expérience formidable. J'imaginais une ville monstre, tentaculaire et bondée, et j'ai été surprise du calme qu'on trouve un peu partout entre les rues animées, des très nombreux parcs et temples au bas des buildings, de la quiétude des habitants et de la possibilité de se déplacer partout en vélo en toute sécurité. Et bien sûr la ville et la région alentour offrent des centaines de sorties.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Keiō ?
Jamais, jusqu'à m'être renseignée sur les universités partenaires de Paris 1.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil a été parfait. L'université a organisé plusieurs amphis d'accueil pour expliquer le fonctionnement administratif et pédagogique. Avant même ces réunions d'information et l'arrivée au Japon, l'université envoie un calendrier d'orientation, notifiant l'accueil à l'université, celui du dortoir, les délais à ne pas dépasser en termes de déclaration à l'immigration pour le logement, les dates d'inscriptions et leur fonctionnement, et même les démarches à faire à l'immigration à l'arrivée à l'aéroport pour pouvoir faire un mi-temps en dehors des cours. Tout cela est ensuite répété lors des réunions et si on est perdu, les administrateurs sont extrêmement disponibles en fin de réunion ou au secrétariat pour les étudiants étrangers pour donner des indications et conseils très précis. Pour l'intégration, le buddy programme permet d'être assigné à un groupe international composé d'étudiants étrangers et japonais (environ 3 et 3) et l'association Kosmos de l'université organise des évènements régulièrement. Le Global Lounge, situé dans le campus principal des étudiants étrangers (notamment dans le cadre de KIP, notre programme d'échange), permet de trouver toute la journée et notamment pour le déjeuner, des étudiants étrangers et japonais qui souhaitent discuter, en mettant une langue ou une autre à l'honneur en fonction de la semaine. J'ai rencontré beaucoup de gens au Global Lounge et c'était très agréable de s'y retrouver, mais j'ai surtout rencontré mes amis en cours.
Quel était votre cours préféré ?
"Japan's Postwar Resurgence" était mon séminaire préféré. On y étudiait le Japon au sortir de la seconde guerre mondiale et l'occupation américaine mais on y discutait aussi de la société japonaise en général. C'était passionnant !
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Avant mon départ, j'avais validé auprès de mon enseignante d'anglais un niveau C1 académique. Avec ce séjour, je pense avoir un peu perdu en rigueur grammaticale mais j'ai assurément gagné en vocabulaire, en expression, surtout orale, et en capacité d'adaptation et de compréhension, même lorsque de nombreux mots me sont inconnus. Aujourd'hui je me dis bilingue.
Avez-vous pris des cours de japonais sur place ?
Oui, j'ai pris des cours de japonais. L'université permet de prendre jusqu'à 4 cours par semaine. Je déconseille d'en prendre plus de 2 car la grammaire apprise ainsi que le vocabulaire y sont les mêmes. La différence est dans l'appui sur l'oral ou sur l'écrit suivant le cours. Attention aussi si vous avez fait du japonais en France, à ne pas vous sous-évaluer. Il faut savoir que le cours va reprendre le niveau du début et avancer lentement sur chaque point de grammaire. Il serait dommage de ne pas progresser et de vous ennuyer. Ainsi si vous avez en-dessous de 16 lors de l’auto-évaluation parce que vous n'avez pas révisé avant, vous pouvez prendre le niveau supérieur (selon moi). Il vous est permis de participer à plusieurs niveaux jusqu'à la date limite de validation des inscriptions (environ 2 semaines après les inscriptions).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Japon ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'avais visité Kyoto il y a quelques années. Et j'ai profité du battement entre les semestres français et japonais pour parcourir le pays avec le JR Pass pendant deux semaines et faire du woofing. Je conseille vraiment les deux expériences. Elles permettent pour l'une de faire l'expérience de tourisme en sac à dos, d'utiliser la langue de façon pratique et de connaître l'art de l'accueil et du tourisme du Japon, et d'autre part de vivre dans une famille japonaise, d'étoffer sa langue, de vivre une véritable expérience de travail agricole et d'apprendre à cuisiner avec les produits locaux (j'ai choisi une ferme à Okinawa, la langue peut y être un peu différente avec le dialecte local mais le climat y est idéal l'hiver pour des travaux extérieurs).
La vie pendant mon semestre à proprement parler, étudiante et plus sédentaire, était vraiment confortable. La culture matérielle du Japon est portée sur le confortable, le pratique et le beau. La culture alimentaire y est très différente. Les restaurants y sont pour beaucoup très abordables, ce qui fait que lorsqu'en France, on a tendance à aller au restaurant une ou deux fois maximum dans la semaine et à manger chez soi le reste du temps, au Japon le rapport est quasiment inversé. Il faut être prudent les premières fois qu'on fait ses courses à ne pas dépenser plus que ce qu'on aurait dépensé en mangeant dehors ! Avec un peu d'habitude et le choix d'ingrédients japonais, on arrive au budget français pour ses courses.
J'ai choisi de vivre dans un studio que je partageais en colocation avec une personne plutôt que d'aller dans un des dortoirs de l'université car ils sont situés à Yokohama, à 1h de train du campus Mita (sud de Tokyo) et que je souhaitais vivre dans un "véritable" quartier et dans un appartement typique (tatamis, etc.). En partageant le loyer, nous arrivions à la même dépense que les étudiants du dortoir, sans payer le transport. En effet, je me déplaçais majoritairement en vélo. La ville étant immense, les trajets peuvent être longs, mais les vélos sont rois et bienvenus sur les trottoirs dans de nombreux quartiers comme sur la route et mon trajet logement-fac, qui faisait 45 minutes, était une balade très agréable en passant par les bordures du parc Chiyoda.
Les sorties ne manquent pas dans la ville et dans la région alentour. Si vous aimez les bains, ne réfléchissez pas trop avant d'aller dans un sento/onsen ! Qu'on y soit comme un poisson dans l'eau ou finalement pas du tout, c'est une expérience qui fait rencontrer les plus anciennes générations et donne un autre aspect de la culture matérielle.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie peut être très bon marché en adoptant pleinement le mode de vie japonais, notamment pour les courses. Les fruits sont considérés comme des petits bijoux, ils sont très bien présentés dans les magasins et sont beaucoup plus chers qu'en France (environ 300 yens la pomme, soit 2,50€). Les bananes sont les légumes les moins chers. Si vous voulez faire une poêlée de courgettes, comptez 150-200 yens la courgette (soit 1,50€). Il faut privilégier les oignons, le chou, les patates douces, les champignons, les pousses de soja, les carottes (chères mais grosses et à très bonne conservation). Le prix du poisson chute au fur et à mesure de la soirée, à guetter !
Ce sont certainement les transports qui coûtent le plus cher, et le logement. Mais l'un comme l'autre peut être contourné : l'un par le vélo ou le commuter pass (pour les étudiants, en enregistrant le trajet quotidien, le coût se transforme en forfait et les trajets ne sont plus décomptés), l'autre par le dortoir ou la colocation.
Aller au restaurant ou s'offrir une gourmandise dans la rue revient souvent au même prix, peu élevé. Il existe plusieurs fourchettes de prix pour les restaurants. Les moins chers, qui ont une spécialité (lamen, don, curry, ou même quelques tapas dans un izakaya ou maison de gyozas) varient entre 500 et 900 yens (soit entre 4 et 7€). Au-dessus, on trouve les fast-foods, les restaurants de sushi et de grill : entre 900 et 1500 yens (7-12€). Si vous comptez dépenser 20 euros, régalez-vous dans un gastronomique, teppan, sushi gastro, tendon ou autre. Ensuite en montant très haut, il y a les restaurants de wagyu, à partir de 8000 yens. Dans les Konbini, vous pouvez acheter une gourmandise pour 200-300 yens ou un bubble tea pour 400-600 yens.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non, je n'en ai pas bénéficié.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Hormis les informations déjà mentionnées, vous n'avez pas besoin de compte en banque ou d'abonnement téléphonie/data si vous ne passez que 6 mois. Il y a du Wi-Fi dans tous les Konbini (à tous les coins de rue) et vous pouvez charger vos itinéraires avant de partir de l’université ou de chez vous. Pour appeler vos proches et vos amis du Japon, vous utiliserez en majorité internet de toute façon (Line pour le Japon, votre réseau habituel pour la France). Le compte en banque ne sert pas si vous ne recevez pas de bourse japonaise. Assurez-vous seulement que votre compte français vous permet de retirer sans frais des yens (les nouvelles banques en ligne le font). Tout se fait en liquide au Japon !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Japon est différent de la France ?
C'est très différent, bien sûr ! On se réfère souvent aux traditions pour montrer l'altérité, mais même du point de vue de la modernité et de la technologie, c'est à la japonaise. Les rapports entre les gens sont très différents, le souci de l'autre est très important et passe par des comportements parfois insoupçonnés pour un Français. Il faut y aller l'esprit ouvert et apprécier la grande gentillesse des gens et le souci donné au service dans tout le pays.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur japonais ?
Quasiment tous mes cours, à l'exception des langues et du cours d'introduction à l'histoire de l'art japonais, étaient des séminaires. Ils reposaient sur une préparation à la maison par des lectures et une discussion en classe, orientée par le professeur. Les étudiants étaient fortement encouragés à s'exprimer et étaient valorisés dans leurs prises de position. On pouvait facilement y donner un point de vue personnel ou citer une expérience pour appuyer son avis et lancer la discussion. Le mode d'évaluation reposait souvent sur des terms, à mi-chemin entre la dissertation et le mémoire, faits en autonomie sur un sujet de notre choix en lien avec le cours, fondé sur des lectures et qui devait amener une originalité au sujet. La notation est également différente. Les professeurs valorisent énormément le soin dévolu au devoir. Si le travail est visible et de qualité, il est sanctionné par un A (16-18/20), s'il est remarquable, il est sanctionné par un S (20).
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité n'a pas suffi à faire la différence pour entrer dans le master MRIAE que j'envisageais depuis ma L2. Mais elle a conforté mon envie de travailler dans les relations internationales et de vivre à l'étranger. Ainsi je suis entrée dans un double master recherche en histoire entre Paris 1 et l’université Louis-et-Maximilien de Munich, pour connaître l'expérience de la recherche, acquérir en culture spécialisée dans les relations internationales, consacrer du temps à découvrir et approfondir les langues qui m'attirent et fréquenter à nouveau un monde académique international. Cela me prépare d'une autre façon aux concours et aux métiers de la diplomatie. Sur le plan personnel, c'était une expérience entière, j'en garde le savoir de mes cours, un savoir relationnel acquis au contact d'une toute autre culture et des amis de Singapour, d’Hong Kong, des Philippines, des États-Unis et du Japon. Nous restons en contact et nous avons prévu avec certains de nous rendre visite prochainement.
Quels sont vos projets à court terme ?
À court terme, je vais finir mes études. Et je saisirai chaque occasion qui se présentera d'étudier à l'étranger ou de rencontrer des étudiants étrangers.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je n'en ai pas la moindre idée.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui très sérieusement, mais pas nécessairement à vie. Au Japon certainement, ou ailleurs en fonction des opportunités proposées. Où que ce soit, je souhaite essayer de garder certains aspects du style de vie que j'y ai connu.
-
Koweït (Stage - Ambassade de France)
Sabrine, Koweït (2019-2020)
Sabrine, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 6 mois à l’Ambassade de France au Koweït pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi au Koweït ?
J’ai choisi de faire un stage à l’étranger dans le cadre de mon Master car je voulais découvrir les métiers liés à la coopération internationale et à la diplomatie dans la région du Moyen-Orient. Étant déjà familière avec la région du Maghreb et celle du Levant, je voulais découvrir la région du Golfe. C’est pour cette raison que mon choix s’est porté sur le Koweït.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
J’ai trouvé mon stage sur le site de l’emploi public qui recensent tous les stages du MEAE dans les domaines politique et culturel.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée au Koweït ?
Mon arrivée à Koweït City s’est bien passée, j’ai logé au Centre français d’archéologie et de sciences sociales (CEFAS) qui se trouve à proximité de l’ambassade. Le CEFAS, centre dédié à la recherche et à la coopération scientifique avec les pays du Golfe est aussi un lieu de convivialité où vivent stagiaires et chercheurs. Ces derniers m’ont beaucoup aidé à m’intégrer et à me familiariser avec mon nouvel environnement.
Et dans votre organisme d’accueil ?
A l’ambassade, mon arrivée et mon intégration se sont également bien déroulées, les membres de mon service m’ont aidé à m’adapter à mon environnement de travail, ils ont également su être à l’écoute et me conseiller notamment lors de certains moments de doutes.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
La langue de travail était le français (l’anglais occasionnellement).
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Étant donné que j’avais fait un stage de langue arabe de neuf mois à l’IFPO d’Amman en Jordanie l’année précédent mon stage, mon niveau d’arabe était C1.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Koweït ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c’était ma première fois au Koweït. Je n’ai pas particulièrement apprécié la vie sur place, le pays n’offre pas énormément de destinations à découvrir, la société est clivée entre nationaux et travailleurs étrangers et malheureusement je n’ai pas eu l’occasion de pratiquer la langue arabe car les Koweïtiens, lorsqu’ils sont accessibles, préfèrent parler en anglais ou en français pour les Francophones.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie sur place est très élevé, le plus cher étant le logement. J’ai eu la chance de loger au CEFAS et de bénéficier d’un logement à faible coût. Cependant certains stagiaires payaient une colocation 800 euros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui j’ai bénéficié de la bourse de mobilité de la Région Île-de-France et de l’Aide à la mobilité internationale.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
Préparez votre arrivée à l’aéroport de Koweït City car la demande de visa est un peu complexe. Assurez-vous de pouvoir loger au CEFAS, cela facilitera grandement votre stage. Le Koweït n’est pas un pays particulièrement animé, cependant il permet de voyager dans la région à faible coût.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Koweït est différent de la France ?
Bien sûr, le Koweït est culturellement différent de la France et même d’autres pays du monde arabe. Les pays du Golfe ont une culture qui leur est propre et c’est en ça que le séjour peut y être intéressant. On y découvre un autre visage de la culture arabe entre modernité et conservatisme.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail koweïtien ?
Non, pour ce qui est de mon environnement de travail, il n’y avait aucune différence avec la France puisque j’étais dans une institution française, la seule différence était le début de semaine qui commençait le dimanche et non le lundi.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Ce stage, bien qu’il ait été écourté à cause de la crise sanitaire, m’a permis de découvrir le fonctionnement d’une emprise française à l’étranger et de découvrir et me familiariser avec différents dossiers de la coopération bilatérale franco-koweïtienne. Sur le plan personnel, j’ai pu découvrir une nouvelle facette de la culture arabe et d’un autre mode de vie.
Quels sont vos projets à court terme ?
Postuler à une offre de Volontariat International dans un pays du monde arabe.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
J’espère être en poste dans le domaine de la coopération culturelle dans une emprise française dans un pays du monde arabe.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui !
-
Liban (Université Saint-Joseph de Beyrouth)
Baptiste, Liban (2018-2019)
Baptiste, étudiant en science politique, est parti en échange 5 mois à l’université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Liban ?
Un intérêt particulier pour le Moyen Orient, la volonté d’apprendre l’arabe, et la possibilité de voyager dans les pays de la région.
Pourquoi avez-vous choisi Beyrouth ?
Beyrouth est la ville la plus étudiante du Liban, et l’USJ est l’université qui me correspondait le plus.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université Saint-Joseph de Beyrouth ?
Non, pas avant de découvrir l’établissement dans la liste des échanges proposés par Paris 1.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L’accueil était très bien organisé, convivial, des “parrains” et “marraines” nous ont guidé dans l’université, dans Beyrouth, nous ont aidé pour les démarches administratives, les forfaits téléphoniques, etc. L’intégration entre les étudiants Erasmus+ s’est faite très naturellement. Concernant le logement, il est facile de trouver des places dans des colocations grâce aux différents groupes Facebook. Il faut juste être vigilant car certains propriétaires peuvent en profiter pour faire payer plus cher, ou ne pas rendre la caution, etc.
Quel était votre cours préféré ?
Le cours d’arabe était le meilleur à mon goût, très interactif, avec une excellente professeure.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous pris des cours sur place ?
La langue d’enseignement était majoritairement le français, exceptés certains cours en anglais. Ce n’était donc pas suffisant pour progresser en anglais. Je me suis toutefois inscrit en arabe niveau A2, ce qui m’a permis de progresser surtout à l’oral.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Liban ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C’était ma première fois au Liban. J’ai adoré y vivre pendant un semestre, Beyrouth est une ville tellement riche et intéressante à visiter, et aussi pour sortir avec des amis. Le Liban est également un pays merveilleux à découvrir, et assez petit pour avoir le temps d’en visiter une bonne partie.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Moins cher que le niveau de vie français sur certains aspects comme le logement (cela dépend tout de même des quartiers de Beyrouth) ou le transport. Mais faire ses courses dans un supermarché de type « occidental » revient vite à très cher, la plupart des produits étant issus de l’importation. Mais il est facile de se nourrir sans se ruiner dans des « bouis-bouis » un peu partout dans le pays.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Foncez, n’hésitez pas, ce pays est merveilleux.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Liban est différent de la France ?
Une culture très différente sous beaucoup d’aspects, avec beaucoup de communautés distinctes et également des codes sociaux très différents. Mais ça reste un pays très « occidental » et qui de par son histoire avec la France, reste très accessible pour un Français.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur libanais ?
Oui, la formation y est pour la plupart des cours beaucoup moins académique, plus centrée sur le travail personnel (beaucoup plus de dossiers et d’exposés dans toutes les matières). Les cours ont un contenu bien moindre qu’à Paris 1.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Personnellement, cela m’a permis d’ouvrir mon esprit à une nouvelle culture, et m’a donné un tout nouveau regard sur le Liban, le Moyen-Orient et le monde arabe. Professionnellement, même si l’arabe ne me sert pas au quotidien, cette expérience permet de prouver mon ouverture d’esprit et mon intérêt pour les enjeux du Moyen-Orient.
Quels sont vos projets à court terme ?
Terminer mon Master 2 développement et aide humanitaire.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je n’en ai aucune idée pour le moment, mais il est certain que j’adorerais retourner au Liban.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
J’aimerais effectuer des stages/volontariats à l’étranger soit en Amérique du Sud (Argentine, Pérou) ou au Moyen-Orient (Jordanie, Liban).
-
Maroc (Université euro-méditerranéenne de Fès)
Mickaël, Maroc (2018-2019)
Mickaël, étudiant en tourisme, est parti en échange 5 mois à l’université euro-méditerranéenne de Fès (Maroc) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Maroc ?
Les enseignements en patrimoine, découvrir un pays et une culture que je ne connaissais pas. Je souhaitais également avoir une nouvelle expérience à l'étranger avant de rentrer dans la vie active.
Pourquoi avez-vous choisi Fès ?
Par défaut, parce que l'université partenaire était à Fès. Elle aurait été à Rabat, je serais allé à Rabat.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF) ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Très bien. Accueil très chaleureux de la part de l'université. En rupture totale avec ce que l'on peut avoir en France et à Paris.
Quel était votre cours préféré ?
"Préservation des sites culturels".
Compétences linguistiques
Avez-vous pris des cours d'arabe sur place ?
Non car le français reste largement utilisé au Maroc mais apprendre quelques phrases et quelques mots utiles en arabe auprès de mes camarades était une expérience enrichissante.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Maroc ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui. La vie sur place est très différente de la vie en France. Certains aspects peuvent être déroutants et s'y adapter est très difficile (surpayer la vie sur place car européen et ne parlant pas la langue, conduite que j’ai trouvée calamiteuse, se faire accoster constamment dans les ruelles des médinas, mendicité des enfants, etc.). Mais d'autres sont largement positifs comme l'entraide et les traditions.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Pas cher. J'ai sous-loué un appartement de 110m2 à 350€ par mois. Le litre de gasoil est à moins d'un euro, les autoroutes ne sont pas chères (10€ l'aller-retour Rabat-Fès), la nourriture locale peu chère également (2€ pour deux melons, quelques tomates, plusieurs poivrons et oignons). Attention toutefois à ne pas surpayer les dépenses à prix variables (parkings, hôtels, pourboires, etc.).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, j’ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Avoir son propre véhicule pour profiter pleinement de la ville et du pays malgré la conduite dangereuse (université éloignée du centre-ville et pas de transports en commun).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Maroc est différent de la France ?
Oui. Le Maroc est un pays musulman et est, par conséquent, culturellement très éloigné de la France. Vivre le ramadan au Maroc est sûrement ce qui caractérise le plus cette différence culturelle (horaires des cours et des commerces adaptés, pas de femmes sur les plages pendant cette période, ville déserte à la rupture du jeun (19h), et ville bondée toute la nuit).
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur marocain ?
Pas tellement, beaucoup des enseignants sur place étaient français et les Marocains avaient souvent vécu ou étudié en France. Cependant, nous étions 8 dans la classe contre les amphis de 120 ou les TD d'une vingtaine de personnes en France. La pédagogie était donc forcément un peu différente et la proximité avec les enseignants aussi sans pour autant qu'il s'agisse de différences culturelles.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Que du positif. Les cours enseignés représentent un plus dans mon apprentissage même si c'est surtout le fait de vivre dans un pays comme le Maroc qui m'a le plus appris. Le fait de voyager énormément en quelques mois est également très enrichissant, d'autant plus lorsque que l'on étudie le tourisme.
Quels sont vos projets à court terme ?
Trouver un emploi en promotion de destination ou valorisation du patrimoine en France ou à l'étranger.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Certainement au bout du monde dans le secteur du tourisme.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, peu importe le pays. J'espère changer de ville ou de pays tous les 2-3 ans afin de continuer l'apprentissage des cultures à travers le monde. A mon sens, après 2-3 ans dans une ville, celle-ci n'a plus rien à nous apprendre, c'est pourquoi j'ai cette philosophie même si ce n'est pas toujours simple de repartir de zéro régulièrement.
-
Mexique (Tec de Monterrey)
Jennifer, Mexique (2021-2022)
Jennifer, étudiante en droit, est partie en échange 10 mois à l'ITESM - Institut de technologie et d'études supérieures de Monterrey (Mexique) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Mexique ?
Je souhaitais connaitre une nouvelle culture et apprendre l'espagnol. J'ai toujours été attirée par le Mexique, par la musique, la nourriture et l'ouverture d'esprit des locaux. J'avais aussi envie de me faire mon propre avis sur le pays.
Pourquoi avez-vous choisi Monterrey ?
Dans mon cas je n'ai pas pu choisir la ville dû au Covid, mais si c'était à refaire je ferais le même choix. La ville de Monterrey, est certes une ville industrielle, mais il y a énormément de choses à faire et étant une ville étudiante il y est plus facile selon moi de s'y retrouver et de se faire des amis aussi bien mexicains qu'étrangers. C'est aussi une ville très sécurisée, notamment la zone Tec (zone du campus).
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'ITESM ?
Non je ne connaissais pas cette université, mais c'est une des meilleures du Mexique.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Pour le logement j'ai tout trouvé via Facebook, avant mon départ on m'a aussi mis dans un groupe d'étudiants étrangers où on voyait des offres (d'anciens étudiants étrangers laissant leur appartement etc.). Ce groupe était géré par un organisme nommée Good Life, qui organisait de nombreuses activités pour nous (sorties, voyages, soirées, activités en tout genre). Il a donc été facile pour moi de me faire des amis surtout parmi les internationaux et par la suite des Mexicains se joignaient aussi aux activités.
Quel était votre cours préféré ?
Mon cours préféré était "Juicios Orales", un cours mêlant droit pénal/procédure pénale et histoire du droit pénal mexicain. J'ai pu faire un faux procès avec de vrais policiers et l'expérience était incroyable. J'avais aussi un cours intitulé "Institutions et Organismes internationaux" qui m'a beaucoup plu, puisqu'on voyait concrètement l'application des lois sur les populations et nous avions souvent des devoirs pratiques (reconstitution de réunion du Conseil de l'ONU par exemple).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en espagnol lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Mon niveau d'espagnol était un petit B2, j'ai drastiquement progressé puisque je suis maintenant trilingue. J'ai choisi de prendre tous mes cours en espagnol.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Mexique ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, c'était ma première fois au Mexique. J'ai trouvé l'accueil des locaux incroyable, les paysages fous et la nourriture très bonne. Il fait très bon vivre au Mexique, même si en hiver il faut se couvrir !
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie y est très faible. Je payais mon appartement 380 euros par mois, ce qui est cher pour là-bas (35m2 - tout compris - 10 minutes à pied de l'université - meublé). Un vol d'avion pouvait être de 30 euros entre chaque ville et les Uber de quelques centimes pour de longue distance.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de la bourse du Crous en plus de la bourse Île-de-France.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Se renseigner en avance sur les visas nécessaires selon la durée de la mobilité et écouter les locaux.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Mexique est différent de la France ?
Les gens sont plus ouverts, plus sociables et accueillants.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur mexicain ?
J'avais beaucoup moins d'heures de cours, plus de temps libre et des devoirs nécessitant moins de temps de préparation. Les professeurs disposent tous d'un PowerPoint, ce qui facilite la prise de note. Il y a aussi beaucoup plus de pratique que de théorie.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Grâce à cette mobilité, j'ai pu être acceptée dans le Master de mon choix : Droit international général à Paris 1 mais aussi trouvé un emploi nécessitant d'être bilingue/trilingue. Sur le plan personnel ça a été une expérience incroyable qui m'a permis de mieux me connaitre, me dépasser et gagner énormément en autonomie.
Quels sont vos projets à court terme ?
Faire un Master 2 toujours en droit international et par la suite travailler dans une organisation internationale.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Travailler pour une organisation internationale, à l'étranger.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, je ne sais pas encore. Je dois continuer de voyager pour trouver.
-
Népal (Stage - Bikalpa Art Center)
Mathilde, Népal (2018-2019)
Mathilde, étudiante en arts, a réalisé un stage de 3 mois au Bikalpa Art Center (BAC) pendant son année de Licence 3 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi au Népal ?
Je connaissais déjà le pays, j'y avais fait 5 mois d'humanitaire l'année précédente, durant mon année de césure. Intéressée par la jeune création et la scène artistique contemporaine des pays d'Asie du Sud, c'était pour moi une première expérience de m'immerger dans le marché de l'art asiatique et découvrir la scène locale.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
Une amie effectuait son stage au même moment dans cette structure.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée au Népal ?
Très bien, un logement m'était déjà attribué dès mon arrivée. Le loyer était très peu cher (environ 100/150 euros).
Et dans votre organisme d’accueil ?
Parfait, tous les repas étaient fournis par la structure (matin, midi, soir + thé/café à volonté). Je travaillais néanmoins à la népalaise donc 6j/7.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail (anglais) lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Correct, du moins assez pour discuter et communiquer mes idées.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Non, mais mon maître de stage me transmettait tous les jours un mot nouveau (sous forme de jeu).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Népal ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Non. J'adore, j'aimerais m'y installer.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Très peu cher.
1€ = 121 roupies
Loyer moyen : 200 euros/mois pour 45 m² + rooftop + jardin
Budget nourriture 1 mois : 50 euros
Transports en commun : quelques centimes
Visa : 90 euros (3 mois).Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, l’Aide à la mobilité internationale (Crous) et la bourse de mobilité de la Région Île-de-France.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
D'y rester au moins 3 mois et de prévoir 1 mois afin de visiter le pays. Malgré sa taille, sa richesse autant culturelle qu’historique est incroyable. Néanmoins, les transports en commun sont assez rustiques, si la personne a le mal des transports, je déconseille.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Népal est différent de la France ?
Très différent, mais il est très facile de s'adapter à ce mode de vie.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail népalais ?
Oui.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cela m'a permis de grandir et me donner les clefs d'un professionnalisme que j'aurais difficilement eu si tôt en France. Une grande autonomie.
Quels sont vos projets à court terme ?
Faire un stage de 6 mois au Brésil.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je n'aime pas me projeter autant, mais j'aimerais continuer à voyager et pouvoir travailler dans des centres d'art indépendants dans les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, au Népal mais je me laisse le temps d'y réfléchir et de concevoir mon projet.
-
Palestine (Université de Birzeit)
Carl, Palestine (2018-2019)
Carl, étudiant en histoire, est parti en échange 5 mois à l’université de Birzeit (Palestine) pendant son année de Master 2 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Palestine ?
Pour apprendre une nouvelle langue et découvrir cette région du monde si particulière.
Pourquoi avez-vous choisi Birzeit ?
Au-delà de choisir la ville, j'ai choisi de découvrir les Territoires palestiniens. Je voulais comprendre moi-même la situation sur place en discutant et en échangeant avec la population locale, sans préjugés ni jugement et tout en apprenant la langue.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Birzeit ?
Non.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil a été admirable sur tous les points. Je n’ai eu aucune difficulté à me faire des amis et la facilité à trouver un logement en location à Ramallah m'a permis de rencontrer de nombreux Palestiniens.
Quel était votre cours préféré ?
Histoire de la Palestine.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous progressé ?
A1. Suite à cette expérience, je suis A2 / B1. Les cours (hormis les cours de langue) se déroulaient en anglais, ce qui m'a permis d'approfondir cette langue.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Palestine ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Il s'agissait de ma première fois. Ce fut l'expérience la plus enrichissante de ma vie sur le plan personnel. Nous avons tendance à parler de la Palestine qu'à travers des mots violents, "guerre", "occupation", "colonisation", "apartheid". Si l'occupation incarne une triste réalité de la vie en Palestine, on ne peut réduire ce pays qu'à travers la vision nauséabonde de la guerre. Derrière le mur, il y a aussi des personnes, des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants, avec les mêmes rêves, les mêmes aspirations, le même goût pour la vie, souvent même un goût bien plus prononcé que le nôtre.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Faible. Le logement coûte 250 euros par personne par mois pour 80m2 avec 3 chambres.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Avoir l'envie, la motivation et le caractère pour surpasser des moments de stress (douane à l'aéroport de Tel Aviv, checkpoint, actualités). Avoir une force de caractère pour pouvoir vivre dans un pays sous occupation et savoir prendre le recul nécessaire. Mettre tous ses préjugés de côtés, refuser le logement proposé par l'université pour vivre à Ramallah en colocation, rencontrer, échanger et partager avec les Palestiniens.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Palestine est différente de la France ?
Oui. La religion dominante est différente avec des codes et des coutumes tout aussi différentes des nôtres. La famille est la base des rapports sociaux. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la Palestine est un pays ouvert avec de nombreux bars et restaurants donnant accès à des boissons alcoolisées.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur palestinien ?
Non.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai pu, grâce à ce séjour, approfondir la langue arabe et étoffer mon CV grâce à une expérience hors du commun. Sur le plan personnel, j'ai appris l'abnégation, j'ai appris à hiérarchiser les choses importantes de la vie. J'ai appris à vivre intensément et à savourer chaque moment.
Quels sont vos projets à court terme ?
Travailler dans la diplomatie.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
A l’étranger dans le monde arabe.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, dans la région Afrique du Nord / Moyen-Orient.
Avez-vous des remarques ou suggestions ?
Si vous partez réaliser un Erasmus à l'Université de Birzeit en Territoires palestiniens, vos sentiments seront mis à l'épreuve, les extrêmes vous atteindront en plein cœur et il vous sera parfois difficile de trouver un sens sur ce qui vous entoure.
-
Pérou (Université du Pacifique)
Farah, Pérou (2017-2018)
Farah, étudiante en droit, est partie en échange 12 mois à l’université du Pacifique (Lima, Pérou) pendant son année de Licence 3 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi au Pérou ?
Je voulais absolument partir en échange pendant mon cursus universitaire pour avoir une expérience de longue durée à l'étranger, découvrir un nouveau pays. J'ai choisi le Pérou car je voulais améliorer mon espagnol et vivre dans un pays avec une culture que je ne connaissais pas. Le Pérou m'a alors paru être une bonne opportunité pour cela, choc culturel garanti !
Pourquoi avez-vous choisi Lima ?
A ma connaissance il n'y avait qu'à Lima que l'échange pouvait se faire, il n'y a pas d'autres partenariats avec des universités d'autres villes du pays. Mais Lima m'attirait car elle se situe juste au bord de l'Océan Pacifique et c'est une ville qui bouge beaucoup.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université du Pacifique ?
Non, je ne connaissais pas cette université avant d'y effectuer mon échange.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
L'accueil des étudiants étrangers est vraiment top dans cette université, je n'aurais pas pu espérer mieux. Le service des relations internationales est très présent et aide les étudiants pour l'intégration dans la fac ou même pour toutes les démarches administratives comme l'obtention d'un visa par exemple. De plus, il organise une semaine complète d'intégration des étudiants étrangers avec plein d'activités pour découvrir la ville et se familiariser à la fac, pour rencontrer les autres étudiants en échange et les étudiants péruviens de la fac. L'intégration est très facile grâce à cette super organisation.
Quel était votre cours préféré ?
Le système est assez différent de l'université en France. Les classes sont exclusivement dispensées sous forme de TD. Il y a un bon nombre de cours qui sortent de l'ordinaire. Un des cours que j'ai trouvé intéressant était sur la Responsabilité et l’éthique des avocats dispensé par un député du parlement péruvien anciennement avocat. Je suis en droit et je suis habituée à suivre des cours assez théoriques à la fac en France. Dans cette classe l'approche était très pratique, il s'agissait d'avoir des débats sur des situations quotidiennes auxquelles sont confrontés les avocats dans l'exercice de leur métier. C'était une approche informelle de la profession que j'ai trouvé assez originale et qui permettait de débattre sur pleins de thèmes différents.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Les cours que je suivais étaient tous en espagnol. Il est par ailleurs possible de suivre des cours en anglais dans certaines filières (pas en droit). Je suis arrivée avec un petit niveau B2 n'ayant presque pas fait d'espagnol depuis le lycée. J'avais juste pris un TD d'espagnol à Paris 1 pendant mon premier semestre de L2 pour certifier que j'avais un niveau B2, qui est requis pour pouvoir partir. Mais en arrivant, ça a été difficile dans un premier temps de communiquer et de comprendre, les locaux parlent très vite et utilisent du vocabulaire qu'on ne connait pas forcément. Mon niveau n'était donc pas très élevé. Les premières semaines, j'ai dû m'habituer à suivre les cours seulement en espagnol mais ça aide à progresser très vite. Même si vous n'avez pas un très bon niveau, il faut essayer de prendre le plus de cours en espagnol et ne pas prendre tous les cours en anglais par facilité, ça aide à s'améliorer en espagnol plus vite et les profs sont très compréhensifs avec les étudiants en échange. Au bout de quinze jours, j'étais à l'aise pour prendre des notes dans toutes les classes. Après, pour s'améliorer à l'oral, il n'y a pas de secret, il faut pratiquer. Les cours sont un bon entrainement pour cela car ils sont beaucoup basés sur le débat et la participation orale. Il faut donc se forcer à parler et les progrès se font nettement sentir après quelques mois. Il faut donc arriver en ayant tout de même des bases d'espagnol, c'est sûr, mais pas besoin d'avoir un top niveau dès le départ. On progresse très vite sur place si on se donne les moyens. Il ne faut pas avoir peur de partir si l’on pense que notre niveau n'est pas assez bon.
Avez-vous pris des cours d'espagnol sur place ?
L'université d'accueil propose deux semaines intensives d'espagnol avant le début du semestre pour les étudiants qui ont besoin de revoir les bases avant de commencer les cours. Je ne l'ai pas fait mais beaucoup de mes amis les ont suivi et ont trouvé ça très utile.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Pérou ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Je n'étais jamais allée au Pérou, ni même en Amérique latine. En arrivant, le choc culturel se fait ressentir. La ville de Lima peut paraître désordonnée et chaotique au premier abord mais quand on commence à y vivre, on sent que l'ambiance est plus relax qu'en France. Les gens sont très accueillants et chaleureux. On apprend très vite à arriver en retard car la ponctualité ne fait pas partie de la culture péruvienne. Il faut aussi apprendre à négocier pour tout ; taxis, souvenirs, voyages, chose à laquelle nous ne sommes pas habitués en France.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie est de manière générale nettement moins chère au Pérou qu'en France. 1 euro équivaut à peu près à 3,8 soles, la monnaie locale. A titre d'exemple, on peut manger au restaurant le midi avec entrée, plat et boisson pour 3 euros. Pour un dîner dans un bon restaurant, il faut compter 15-20 euros pour un plat, une boisson et un dessert. Le bus est très économique comme moyen de transport quotidien, un trajet coûte 20 centimes d'euro environ. Les taxis sont également bon marché, une course pour se rendre du quartier touristique de Miraflores au centre historique coûte environ 5 euros (30mn en voiture). Il faut noter que la vie à Lima est plus chère que dans le reste du pays où vous pouvez trouver des prix encore en deçà. Cependant, le Pérou devient de plus en plus touristique et les prix sont à la hausse dans certains quartiers touristiques de la capitale (Miraflores et Barranco notamment).
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non, je n'ai pas eu de bourse de mobilité.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Tout d'abord, si vous recherchez une culture très différente et l'aventure, le Pérou est fait pour vous. C'est vraiment un super pays à visiter, avec une grande diversité et des paysages à couper le souffle. Si vous voulez nager avec des dauphins en Amazonie, faire du sandboard dans le désert, grimper au Machu Picchu et randonner dans des endroits incroyables, allez-y ! Pour ce qui est de Lima, elle reste une grande capitale de 12 millions d'habitants. Donc elle est certes tentaculaire, désorganisée et folle au niveau du trafic monstre aux heures de pointe. Mais certains quartiers sont tout à fait charmants et paisibles pour y poser ses valises. Je vivais à Miraflores, le quartier super animé avec pleins de restaurants, bars et parcs. Il est idéalement situé au bord de l'océan et est assez vert. D'autres quartiers sont tout aussi sympas pour vivre. C’est le cas de Barranco, San Isidro ou même Surco. Le quartier de la fac Jesús María est assez résidentiel, certains étudiants en échange y vivent. Il y a pas mal de choses à visiter et c'est agréable de profiter de la plage l'été. L'hiver à Lima n'est pas froid (15 degrés) mais c'est très nuageux et gris durant cette période, il ne faut pas s'attendre à avoir du soleil toute l'année. Après, il ne faut pas s'aventurer seul dans certains quartiers, faire attention aux taxis qu'on prend et faire particulièrement attention à ses affaires. La sécurité est un souci dont on entend souvent parler en Amérique latine et le Pérou n'y échappe pas mais si on n’est pas imprudent, on ne ressent pas l'insécurité.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Pérou est différent de la France ?
La culture péruvienne est très différente de la culture française. Tout se négocie là-bas et les choses ne fonctionnent pas toujours comme on le souhaite. Par exemple, l'administration pour obtenir un visa (pas forcément nécessaire si on reste un semestre) est très lente. Beaucoup de choses ne sont pas organisées. Mais il y a bien sur des bons côtés à cela, la vie parait moins stressante, et les gens sont vraiment super chaleureux.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur péruvien ?
A l'Universidad del Pacífico, les cours sont organisés sous forme de TD. On est donc toujours en petit comité. De manière générale, je trouve que les cours sont moins théoriques que ce que l'on peut connaitre en France. On travaille toujours sur des cas concrets, on fait des débats, et la participation orale est au centre des cours. Les profs sont assez relax avec les étudiants, on ressent moins la relation formelle professeur/étudiant là-bas. Par contre il y a pas mal de lectures à faire à la maison pour certains cours.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Le premier point c'est que mon niveau d'espagnol s'est considérablement amélioré en 1 an, et c'était l'un des buts de cette mobilité. Sur le plan académique, étant étudiante en droit, ça m'a permis de connaitre un autre système et d'avoir un élément de comparaison. C'est aussi surprenant de voir que le système universitaire péruvien est totalement différent de ce que l'on connait en France. Sur un plan plus personnel, ça m'a permis de faire de super rencontres, tant des étudiants en échange que des Péruviens. J'ai pu aussi faire des voyages incroyables au Pérou et dans les pays voisins. Mais surtout, l'expérience de vivre dans un pays étranger apporte beaucoup pour se connaitre soi-même et permet de voir que les choses fonctionnent totalement différemment ailleurs.
Quels sont vos projets à court terme ?
En rentrant en France, j'ai repris l'université en continuant en Master 1 de droit international à Paris 1.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
C'est une question à laquelle je n'ai pas encore la réponse ! Mais cette mobilité à l'étranger m'a fait voir les choses différemment et me questionner sur ce que je veux faire plus tard.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Si l'opportunité se présente, j'aimerais retourner vivre à l'étranger pour quelques temps c'est sûr. Mais il y a tellement de pays qui m'attirent qu'il est difficile de choisir !
-
Russie (École des hautes études en sciences économiques)
Lucia, Russie (2017-2018)
Lucia, étudiante en économie, est partie en échange 6 mois à l’École des hautes études en sciences économiques (Moscou, Russie) pendant son année de Master 1 (année 2017-2018).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Russie ?
J'ai choisi de partir à l'étranger parce que je souhaitais sortir de mon quotidien et avoir une expérience unique. J'ai choisi la Russie parce que je voulais absolument pouvoir m'améliorer dans une nouvelle langue.
Pourquoi avez-vous choisi Moscou ?
J'ai choisi Moscou parce que c'est une ville immense et impressionnante.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’École des hautes études en sciences économiques ?
Non, jamais !
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Le logement était incroyablement peu cher et j'ai rencontré des personnes très gentilles dans ces dortoirs proposés par l'Université. L'intégration s'est très bien déroulée pour ma part.
Quel était votre cours préféré ?
"Behavioral and Experimental economics".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
J'avais un niveau B2 en anglais et oui je me suis améliorée par une pratique quotidienne.
Avez-vous pris des cours de russe ?
J'avais un niveau très bas. Je connaissais à peine l'alphabet cyrillique et savais me présenter rapidement. J'ai beaucoup progressé à raison de m’être inscrite dans un niveau supérieur au mien et d'avoir pu bénéficier de 6h de russe par semaine.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Russie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui, la vie à Moscou est agréable. Il fait froid l'hiver mais cela ne m'a pas tant dérangé. On s'habitue vite. Il y a beaucoup de services et d'activité dans la ville.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Le coût de la vie est légèrement moins élevé qu'à Paris. Les produits alimentaires sont à peu près équivalents (beaucoup plus cher pour ce qui vient de l'étranger). Grâce au tarif étudiant en revanche, beaucoup d'activités sont moins chères. En ce qui concerne les sorties, le coût est équivalent à Paris. Une bière coûte environ 5€ dans le centre.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non malheureusement, la bourse (Mobilité Internationale de Crédits) a été créée juste après mon séjour.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Ayez une bonne capacité d'adaptation et soyez ouverts d'esprit ! La Russie peut paraître abrupte mais l'expérience que vous en tirerez sera inoubliable !
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Russie est différente de la France ?
Les règles de politesse sont très différentes. Les russes peuvent paraitre froids mais peuvent également se révéler très accueillants. Mais il est vrai que le premier contact n'est pas forcément le plus agréable. Ils sont généralement très surpris que des étrangers viennent dans leur pays !
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur russe ?
La parole est beaucoup plus donnée aux élèves qu'en France où le professeur fait des cours très souvent peu interactifs à l'Université. Beaucoup d'"essays" sont demandés et des présentations orales en ce qui concerne l'évaluation.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique ou professionnel, j'ai malheureusement peu d'éléments à ajouter. En revanche, sur un plan personnel, j'ai fait des rencontres vraiment riches et la Russie a été pour moi un échange très heureux et très positif sur ce plan. Je pense avoir eu une expérience originale et peu commune.
Quels sont vos projets à court terme ?
A court terme, j'espère finir mon master 2 et trouver un stage (et retourner en Russie rapidement je l'espère...).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans 10 ans, j'espère avoir un travail qui me rend heureuse.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
J'espère m'expatrier un jour. Puisque j'apprends également l'arabe, j'aimerais aller au Liban mais je n'exclue pas d'aller vivre aussi en Russie.
-
Sénégal (Stage - Alliance française de Kaolack)
Louise, Sénégal (2019-2020)
Louise, étudiante en histoire, a réalisé un stage de 5 mois à l’Alliance française de Kaolack pendant son année de Master 2 (année 2019-2020).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de faire un stage à l'étranger, et pourquoi au Sénégal ?
J'étais dans un master de coopération internationale orienté vers l'Afrique et avais envie de découvrir la coopération culturelle en Afrique subsaharienne.
Ce stage était-il obligatoire dans votre maquette de formation ?
Oui.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
J’ai cherché des stages en Alliance française et ai envoyé une candidature spontanée à l'Alliance française de Kaolack.
Votre arrivée
Comment s'est déroulée votre arrivée au Sénégal ?
Cela s'est bien passé. Mon maître de stage m'a accueilli à l'aéroport à Dakar et on a pris un taxi jusque Kaolack ensemble. J'étais installée dans un appartement prêté par l'AFK, avec une colocataire qui était en volontariat dans l'Alliance également.
Et dans votre organisme d’accueil ?
Très bien. Le personnel de l'Alliance a été très gentil et accueillant avec moi.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue de travail lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Français, donc c'était ma langue maternelle.
Si la langue du pays était différente de la langue de travail, avez-vous pris des cours dans cette langue ?
Je n'ai pas pris de cours de wolof, je ne suis restée que quelques semaines sur place en raison du Covid (état d'urgence au Sénégal, rapatriement en France). J'ai appris un petit peu avec mes collègues et je comptais apprendre plus au fur et à mesure mais je n'ai pas pu sur place. Je prends des cours cette année à l'Inalco.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois au Sénégal ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était la première fois. La vie était différente, notamment parce que Kaolack est une ville assez pauvre. Il faisait également très chaud. Je ne suis pas restée assez longtemps pour me faire une véritable idée mais j'ai apprécié ma vie là-bas, j'y ai passé des bons moments et était très bien accompagnée par mes collègues.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Je n'ai pas d'exemples précis mais le coût de la vie est assez bas, surtout sur les produits locaux.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Non.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés pour effectuer un stage dans le même pays que vous ?
D'apprendre quelques mots/phrases de wolof pour pouvoir au moins saluer au début, puis apprendre un petit peu au fur et à mesure. De se préparer à la chaleur en amenant des vêtements amples et légers, aux moustiques, et ne pas oublier de faire les vaccins.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que le Sénégal est différent de la France ?
Oui c'est un pays différent du point de vue culturel. Même si l'on parle français au Sénégal ce n'est pas le cas de tout le monde. A Kaolack notamment, la plupart des gens parlent wolof et souvent très peu le français, il faut s'adapter. C'est aussi un pays majoritairement musulman et Kaolack, une ville très marquée par la religion.
Avez-vous observé des différences entre le monde du travail français et le monde du travail sénégalais ?
Je travaillais dans une alliance française et donc dans un établissement français, mais une association de droit local. Le directeur était français et je n'ai pas vu de grandes différences dans la gestion. Un élément important était cependant la différence par rapport à l'informatique, un outil parfois moins bien utilisé, surtout par les personnes plus âgées.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Cette mobilité (même si elle a été écourtée par la crise sanitaire) m'a permis de valider mon M2 CIAMO et donc d'obtenir mon master. Elle m'a aussi permis d'avoir une expérience dans le milieu de la coopération culturelle en Afrique par le biais du travail au sein d'une alliance française au Sénégal et m'a appris beaucoup de choses sur ce travail et ce type d'organisation (j'étais assistante au pôle culturel de l'alliance). Sur le plan personnel cette mobilité m'a permis de découvrir le Sénégal, que j'avais très envie de visiter, et m'a donné envie d'y retourner. J'ai aussi rencontré des personnes très intéressantes, auxquelles je suis attachée, et que j'espère revoir !
Quels sont vos projets à court terme ?
Je suis actuellement en M2 recherche en Histoire de l'Afrique, donc je compte valider ce M2 puis peut-être repartir pour un stage, un service civique ou une mission d'assistante de français à l'étranger. Je songe aussi à passer l'agrégation.
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Sans doute dans l'enseignement (ou enseignement-recherche), en histoire.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne sais pas encore. Pourquoi pas.
-
Taïwan (Université nationale Chengchi)
Juliette, Taïwan (2021-2022)
Juliette, étudiante en histoire, est partie en échange 5 mois à l’université nationale Chengchi (Taïwan) pendant son année de Licence 3 (année 2021-2022).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi à Taïwan ?
Je voulais partir à l'étranger pour faire l'expérience d'une éducation dans un autre pays ; j'ai choisi Taïwan parce que c'est un pays sinophone et aussi parce qu'en raison du COVID il s'agissait de l'une des dernières destinations encore ouvertes en Asie.
Pourquoi avez-vous choisi cette ville ?
Taipei était le seul choix de ville pour Taïwan.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université nationale Chengchi ?
Non, pas avant la mobilité.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
Tout s'est très bien déroulé grâce à la coordinatrice en or qui était responsable des échanges internationaux à NCCU. Pour le logement, il y a un dortoir international propre et confortable à deux pas de l'université, mais aussi la possibilité de louer une chambre dans les dortoirs de la fac pour les plus petits budgets. Les professeurs sont bienveillants et de nombreux cours sont dispensés en anglais donc il n'y a pas de souci à se faire si l'on ne parle pas (très bien) chinois. Pour ce qui est des amis, les étudiants de NCCU sont ouverts, accueillants, curieux et respectueux ; de mon côté, j'ai fait de très belles rencontres de personnes avec qui je suis encore en contact aujourd'hui ! Si on est un peu plus timide, on peut se tourner vers la (nombreuse) communauté des étudiants en échange (il y a pas mal d'étudiants français, mais aussi britanniques et d’ailleurs en Europe).
Quel était votre cours préféré ?
Histoire de l'Asie du Sud.
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
C1/C2. Pas vraiment, mais c'était beaucoup plus aisé de suivre les cours.
Avez-vous pris des cours de chinois sur place ?
Oui ! Trois heures de cours par semaine étaient obligatoires dans mon cas (on a reçu une bourse du gouvernement taïwanais pour notre échange sur place donc c'était un cas un peu spécial), mais il y a bien sûr l'opportunité de s'améliorer en chinois !
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois à Taïwan ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
C'était la première fois. Par bien des aspects, la vie est assez similaire à la vie en France mais il y a aussi de grandes différences. Celle qui m'a le plus marqué, c'est la fréquence à laquelle les gens mangent dehors (au restaurant) ; pratiquement tous les jours, voire à tous les repas, et c'est dû au fait que les prix sont vraiment très peu chers. Il y a aussi énormément de choses à faire et à voir, que ce soit dans la ville même (centres commerciaux, musées, parcs) qu'ailleurs (randonnés dans les montagnes qui entourent la ville, les temples, etc.).
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Moins élevé qu'en France. On peut bien manger au restaurant pour des prix allant entre 2€ et 10€. L'électronique est un peu moins chère également (une paire d'écouteurs entre 5 à 10 €), pareil pour les forfaits téléphoniques (30€ pour plusieurs mois de 5G). Les transports : moins de 1€ pour un trajet pour Taipei.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
Oui, une bourse du gouvernement taïwanais.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Le climat est tropical et il peut faire vraiment très chaud et très humide donc prendre des vêtements légers et de l'antimoustique ! Les moustiques sont abominables. Par contre toutes les boutiques sont très climatisées donc emporter quand même des gilets / vestes. L'université est située un peu en dehors de la ville donc si vous voulez prendre un appartement en plein centre, c'est important de vérifier la distance et le trajet à l'avance (vous pouvez mettre plus d'une heure pour venir parfois donc si vos cours sont très tôt ou très tard, il faut prendre ça en compte). Pour les courses, je recommande d'acheter les fruits et légumes dans les marchés de rue et non au supermarché parce que les prix peuvent monter très vite. À NCCU, le campus est très grand donc si vous avez cours dans les bâtiments qui se situent dans les montagnes, n'hésitez pas à prendre les bus roses de la fac qui vous évitent une montée à pied de 15 minutes tout en sueur (le voyage coûte 1 NTD, ce qui revient à 3 centimes d’euro).
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que Taïwan est différent de la France ?
Bien sûr, la culture n'est fondamentalement pas la même, la langue et les coutumes de même.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur taïwanais ?
L'enseignement taïwanais est très axé autour du séminaire, c'est-à-dire autour du dialogue entre professeurs et élèves. Il n'y aura quasiment jamais de cours magistraux mais bien presque toujours des TD ; ce sont des cours qui sont structurés autour de la participation de l'élève et de ce que chacun a à apporter à la matière.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique, j'ai pu enfin étudier exclusivement de l'histoire asiatique ce qui est vraiment dur à trouver en licence à Paris 1. C'était donc enrichissant sur ce point de vue-là. Sur le plan personnel, c'est toujours une excellente expérience de pouvoir vivre en autonomie dans un pays étranger car ça permet de développer son indépendance et son adaptabilité.
Quels sont vos projets à court terme ?
?
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Dans une ambassade de France en Asie.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Oui, peu importe le pays.
-
Thaïlande (Thammasat University)
Dorine, Thaïlande (2025-2026)
Dorine, étudiante en droit, est partie en échange 4 mois à l’université Thammasat (Thaïlande) pendant son année de Master 2 (année 2025-2026).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Thaïlande ?
J'ai choisi de partir en Thaïlande car l'offre de cours est exceptionnelle pour une étudiante comme moi qui suis dans un master délocalisé à Bucarest alliant aussi bien le droit international public que les affaires internationales. Cet échange me permettait d'étudier des matières qui n'étaient pas inscrites dans mon programme, me permettant d'ajouter des spécialisations à mon parcours académique dans chaque domaine du droit international (des affaires ou public). Par ailleurs, je souhaitais vivre une expérience en Asie pour me permettre de découvrir de nouveaux droits tout en m'ouvrant d'autres portes pour une future carrière.
Pourquoi avez-vous choisi Bangkok ?
La ville de Bangkok m'attirait pour sa culture, son coût de la vie et sa chaleur humaine.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l’université Thammasat ?
Oui, j'en avais entendu parler lorsque j'étais en licence à l'Université Jean Moulin Lyon III.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
J'ai beaucoup aimé l'accueil à l'université. L'université est mon plus beau souvenir de la Thaïlande car j'étais partie pour étudier des matières que je rêvais d'étudier et je n'ai pas été déçue. Les professeurs sont hautement qualifiés, la plupart sont des professeurs thaïlandais issus de formations d'excellence. Un de mes professeurs avait même étudié à Cambridge. S'agissant de l'intégration, j'ai beaucoup aimé l'esprit de bienveillance qui règne au sein de l'université. S'agissant du logement, tout le monde trouve facilement car les étudiants vivent tous dans la même résidence.
Quel était votre cours préféré ?
Droit de la mer, Arbitrage singapourien (SIAC), ASEAN politics (ANASE).
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau dans la langue d'enseignement lorsque vous êtes arrivée ? Avez-vous progressé ?
Anglais et oui car tous les étudiants, y compris les Thaïlandais suivent le programme en anglais. Les cours sont dispensés par des professeurs dont l'anglais est parfait. Nous avons même eu l'intervention de professeurs américains et anglophones, alors j'ai beaucoup progressé.
Avez-vous pris des cours de thaï sur place ?
Je n'en ai pas pris car je n'ai pas pour objectif de vivre en Thaïlande, mais certains ont appris un peu la langue, c'est toujours enrichissant.
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Thaïlande ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
Oui c'était la première fois et j'ai beaucoup aimé la vie sur place. Les gens sont très accueillants et la vie est agréable. Bangkok est une très très grande ville mais c'est très international alors on est jamais perdu.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
Manger à la cantine de l'école (des dizaines et des dizaines de locaux cuisinent toute la journée à l'école, c'est délicieux, il y a des produits, des plats, et des desserts incroyables) ne coûte pas cher. Manger local ("street food") est abordable. Se faire livrer est moins cher également. On peut manger/boire pour 1 euro. La vie coûte moins cher qu'en France, c'est sûr. Néanmoins, c'est une ville développée et touristique, donc si on se rend dans un "mall", les prix sont comparables à la France : repas à 10-13 euros.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J'ai bénéficié de l'aide FSDIE-CVEC et de l'Aide à la mobilité internationale.
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Ne pas hésiter car Thammasat était une des plus belles expériences de ma vie.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Thaïlande est différente de la France ?
Bien sûr, l'Asie est différente donc la Thaïlande l'est aussi. La culture est magnifique, il y a beaucoup de temples et de musées à visiter. Il y a aussi, comme au Japon, une culture "cute" également.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur thaïlandais ?
Je trouve que leur façon d'enseigner est supérieure à la nôtre car en France, j'ai le sentiment qu'on laisse moins de place à la vraie réflexion, car les étudiants sont examinés sur leur capacité à retenir leur code civil ou des arrêts de justice. Évidemment, il faut apprendre mais j'ai été dans un environnement de travail très sain et j'ai beaucoup appris en ayant la possibilité de réaliser des mémoires de recherches très poussées et de réaliser des travaux de groupes très pertinents dans certaines matières. D'autres se basent sur le système français avec le même type d'examen. Il y a donc différents types d'examens selon les matières. Comme les étudiants choisissent librement ce qu'ils étudient, chacun choisit ce qui lui correspond le mieux. Aussi, l'excellence en France semble parfois inatteignable alors qu'en Thaïlande, un élève qui bosse dur peut obtenir des scores très élevés (même si ce n'est pas pour autant facile) alors que chez nous, il y a le célèbre "20 c'est Dieu, 19 c'est trop près de Dieu, 18 c'est le professeur, 17 c'est trop près du professeur et 16 c'est le maximum en droit").
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
J'ai acquis des spécialités juridiques qui me permettent de postuler à des postes auxquels je n'aurais pas pu postuler auparavant directement car je n'aurais pas étudier les matières clés.
Quels sont vos projets à court terme ?
Valider le semestre 2 de mon Master 2 et devenir juriste dans le domaine des fusions - acquisitions des sociétés/arbitrage singapourien (domaines juridiques découverts à Thammasat).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
En Asie.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Singapour par exemple ou l'Europe.
-
Tunisie (Université de Tunis)
Emmanuel, Tunisie (2018-2019)
Emmanuel, étudiant en histoire, est parti en échange 5 mois à l’université de Tunis (Tunisie) pendant son année de Master 1 (année 2018-2019).

Les raisons de votre mobilité
Pourquoi avez-vous choisi de partir à l'étranger, et pourquoi en Tunisie ?
Pour approfondir mes connaissances sur l'étude de l'Histoire dans un pays du Maghreb, observer sa situation contemporaine et pour me familiariser avec les langues arabes.
Pourquoi avez-vous choisi Tunis ?
En raison de son université, de la présence de plusieurs ressources (bibliothèque nationale par exemple) et plusieurs centres d'enseignement, dont l'IBLV (Institut Bourguiba des Langues Vivantes) où j'ai pu progresser en langue arabe classique.
Votre université d'accueil
Aviez-vous déjà entendu parler de l'université de Tunis ?
Non. J'en ai entendu en parler pour la première fois quand j'ai fait part à mes enseignants de ma volonté de partir dans un pays du Maghreb.
Comment s'est déroulé votre accueil au sein de l'université ?
J'ai été superbement accueilli par mon enseignant référent de Tunis, qui a pris soin de rendre ma vie universitaire la plus fluide possible. Les lacunes dans la coordination entre les administrations des deux instituts ont été plus que compensées par le personnel universitaire qui m'entourait, toujours soucieux de mon cas.
Quel était votre cours préféré ?
"Histoire du Maghreb médiéval".
Compétences linguistiques
Quel était votre niveau en langue arabe lorsque vous êtes arrivé ? Avez-vous pris des cours sur place ?
J'avais un niveau débutant en arrivant. Les cours de langue et les fréquentations quotidiennes m'ont permis de faire d'importants progrès à la fois en arabe classique et en dialecte tunisien. J’ai pris des cours à l'IBLV (Institut Bourguiba des Langues Vivantes).
La vie sur place
S'agissait-il de votre première fois en Tunisie ? Qu’avez-vous pensé de la vie sur place ?
J'avais passé deux semaines à Djerba (dans le cadre d'un stage archéologique) quatre mois auparavant. J'ai simplement adoré la vie sur place (même si elle requiert évidemment une volonté d'adaptation), et j'ai l'impression qu'elle a influencé positivement mon évolution personnelle.
Comment évaluez-vous le coût de la vie sur place ?
La vie coûte généralement trois fois moins cher qu'en France. Cela concerne en particulier le logement, l'alimentation d'origine locale (qui constitue l'essentiel de l'alimentation quotidienne), les vêtements et les objets de consommation courante. Les transports coûtent encore moins (même si moins voire beaucoup moins efficaces qu'en France). Les produits importés d'Europe coûtent plus cher qu'en France.
Avez-vous bénéficié de bourses de mobilité ?
J’ai bénéficié de la bourse Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits (650€/mois).
Quels conseils donneriez-vous à d’autres étudiants de l'université intéressés par la même mobilité que vous ?
Allez-y ! L'expérience est plus qu'agréable et très enrichissante, que ce soit sur le plan académique ou personnel. Le séjour demande au début, comme toute mobilité à l'étranger, une volonté et un temps d'adaptation et de connaissance, mais qui ne représente rien d'insurmontable.
Échanges interculturels
D’un point de vue culturel, diriez-vous que la Tunisie est différente de la France ?
Oui.
Avez-vous observé des différences entre l’enseignement supérieur français et l’enseignement supérieur tunisien ?
Pas tellement, le format des cours et de l'enseignement reste calqué sur le modèle français. J'ai par contre remarqué des différences au niveau de la recherche, à travers la participation à des séminaires/colloques de recherche : la façon de poser les questionnements autour d'un sujet peuvent parfois changer.
Apports de la mobilité internationale
Quels ont été les apports de cette mobilité sur votre projet académique et/ou professionnel, mais également sur le plan personnel ?
Sur le plan académique/professionnel : amélioration de mes compétences dans la langue de mes sources (arabe), observation des conditions contemporaines d'une partie de l'espace géographique objet de mes études, éléments et instruments d'analyse plus pointus, conviction de continuer dans un parcours de recherche. Sur le plan personnel : essentiellement l’avancement dans mon parcours de croissance et définition de moi-même en tant qu'adulte.
Quels sont vos projets à court terme ?
Terminer mon parcours en master d'Histoire du monde méditerranéen médiéval (spécialisation Histoire du Maghreb aux débuts de l'Islam).
Où vous voyez-vous dans 10 ans ?
Je ne sais pas.
Envisagez-vous de vous expatrier ?
Je ne sais pas.
Envie de partager votre expérience ?
Chaque parcours de mobilité est unique et votre témoignage peut éclairer d'autres étudiantes et étudiants qui envisagent de partir à l'étranger. Que vous ayez étudié dans une université partenaire de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ou effectué un stage à l'international, racontez-nous vos découvertes, vos défis, vos réussites et contribuez à valoriser la mobilité étudiante !