Projet PROSPER : premiers ateliers de renforcement des capacités au Kenya
Du 26 au 31 mars 2026, le projet Erasmus+ PROSPER (Promoting Opportunities and Strengthening Partnerships for Enhanced Internationalisation between Europe and Kenya), coordonné par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a franchi une nouvelle étape avec l’organisation de deux ateliers de renforcement des capacités au Kenya.
Renforcer l’internationalisation par le partage de pratiques
Lancé officiellement en février 2025 à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le projet PROSPER a pour objectif de soutenir la dynamique de coopération internationale afin de renforcer la visibilité et la compétitivité des universités kenyanes sur la scène mondiale. Le projet se concentre sur trois axes majeurs de l’internationalisation universitaire : la communication internationale, l’élaboration de stratégies d’internationalisation adaptées aux défis actuels de l’enseignement supérieur au Kenya, et le développement de la collaboration numérique. Il contribue ainsi à renforcer les compétences du personnel universitaire et à consolider une coopération académique durable et innovante entre les partenaires européens et kenyans du projet.
Dans ce cadre, deux ateliers organisés par les universités kenyanes partenaires ont réuni plus de 50 participants issus des instances de gouvernance et de la communauté académique. Ces sessions interactives ont favorisé le partage de pratiques, l’échange d’expériences et le développement des stratégies d’internationalisation. Elles ont également contribué à nourrir une réflexion collective sur les outils, méthodes et cadres d’actions à mobiliser pour accompagner durablement les établissements dans leur dynamique d’ouverture à l’international.
Un cycle d’ateliers thématiques au service de la coopération
Le premier atelier, qui s’est tenu les 26 et 27 mars à l’université d’Eldoret, a été consacré à la structuration des stratégies internationales universitaires. Coanimé par les représentants de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’université d’Eldoret, cet atelier a également bénéficié de l’expertise d’autres partenaires du projet, issus de l’université européenne Viadrina de Francfort-sur-l’Oder (Allemagne) et de l’African Network for Internationalization of Education (ANIE). Les échanges ont notamment porté sur la manière de construire une stratégie d’internationalisation cohérente, d’identifier des indicateurs de suivi et d’évaluation pertinents et de structurer et négocier des partenariats équilibrés.
Les 30 et 31 mars, un second atelier portant sur la collaboration numérique s’est déroulé à l’Open University of Kenya, située dans la technopole de Konza. À travers des échanges interactifs, les participants ont partagé leurs pratiques liées aux outils numériques, exploré de nouvelles formes de collaboration hybrides et à distance, et discuté des défis liés à leur mise en œuvre. Les sessions ont également donné une place importante à des approches de co-construction et à des réflexions plus appliquées sur les conditions de déploiement de cadres de mobilité virtuelle et de coopération numérique entre établissements partenaires.
Traduire les échanges en outils opérationnels
Le cycle d’ateliers se poursuivra avec une troisième session organisée en ligne les 13 et 14 avril par le Training Centre in Communication (TCC Africa). Celle-ci portera sur le rayonnement académique et les enjeux associés aux publications scientifiques kenyanes, un levier essentiel pour renforcer la visibilité internationale des institutions.
À l’issue de ces différentes rencontres, trois groupes de travail thématiques seront constitués afin de formaliser les résultats du projet et contribuer à la production des livrables attendus. Ces groupes auront vocation à transformer les échanges menés pendant les ateliers en outils concrets, appropriables par les établissements partenaires et susceptibles d’être partagés plus largement comme modèles à l’échelle régionale. Ces avancées feront l’objet de discussions approfondies lors du prochain atelier d’évaluation intermédiaire, prévu en juin 2026 à l’université européenne Viadrina.
